Vieillesse et littérature

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Peur de la mort ?

Message par Arnaud56 le Jeu 13 Juil 2017 - 1:28

Cet article-récit a été publié dans un journal littéraire que, malgré des recherches sur Gallica, je ne suis pas parvenu à identifier en dépit de quelques élements typographiques caractéristiques. Cette page de revue a été portée à ma connaissance par TheMan qui, lui-même la tenait de son ami Claude Grégoire.
Ce récit met en lumière un paradoxe étrange qui voit la peur de mourir s'estomper avec l'inéluctable rapprochement de l'échéance funeste.
Georges Barbarin (1882 - 1965) est un poète, écrivain et journaliste connu. Il réalise en 1936 une évolution profonde et s'oriente vers le spiritualisme. Il publiera de nombreux ouvrages accessibles à tous. Une grande conscience...

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
avatar
Arnaud56
Admin

Messages : 1306
Date d'inscription : 20/10/2013
Age : 49

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Plutôt mourir bien vivant qu'exister à petit feu !

Message par Arnaud56 le Mar 2 Aoû 2016 - 18:40

Idea Rebelle, créatif, anticonformiste, provocateur et... attachant !


"On n’a pas toujours l’occasion. À mon âge. D’être là. Où on ne vous attend plus. D’être, sinon une surprise, un étonnement. Je n’y suis pour rien. La vie m’a ainsi fait. Petit mais costaud. Opiniâtre. Âpre. Constant. Dans l’effort. Comme dans le réconfort.
J’ignore pourquoi. Ascendance ? Atavisme ? Je sais. Mes racines sont ici. Dans ma famille. Ma grand-mère a vécu 106 ans. Ma mère beaucoup moins. Mais elle a gratté 20 ans. Sur tous les pronostics. Moi-même, voilà 35 ans, j’aurai dû quitter ce monde. La faucheuse n’a pas voulu de moi. Elle a eu peur. Sans doute. Du bordel que je pouvais mettre. Dans son organisation. Bien huilée.
Elle a préféré. Que je m’émousse un peu. Que je m’use. Un tantinet. Que je me fatigue. Quelle conne ! Elle a beau m’envoyer ses missi dominici. Aucun effet. Je m’en fous.
Pour être honnête, pas totalement. Ça me pète un peu les rouleaux. Au début, en tout cas. Maintenant, c’est plutôt un sujet d’amusement. Sauf. Qu’ils encombrent. Ma boîte mail. Avec leurs messages quotidiens. Inutiles. Déplacés.
Je ne suis pas. Celui qu’ils imaginent. Sur leurs bases de données. Oui, je suis un sénior. Non, je ne suis pas vieux ! Je vis encore. À 100 à l’heure. Je bande. Je baise. Je bois. Je fume. Je fais la fête. Pas de sieste. Dormir juste le nécessaire. Je pleure comme un enfant. Je ris comme un innocent. Je regarde chaque matin. Comme s’il était le premier.
J’ai envie d’aimer. Comme si ça ne m’était jamais arrivé.
Vous avez beau insister.
Je ne vous vois pas.
Je ne vous entends pas.
Je ne vous calcule pas (ça, c’est pour faire djeun…).
Audika,
Convention Obsèques,
Everstyl,
Stannah,
Solution Successions,
Stéradent,
Auto-bilan Santé…
Cassez-vous !
Vous ne m’impressionnez pas.
Vous ne me faites pas peur.
Au contraire.
Vous me rendez gourmand.
De ma vie.
Vous me renforcez.
Dans l’idée.
Qu’à la fin.
C’est moi.
Qui vais vous niquer."

 « Je préfère mourir bien vivant qu’exister à petit feu.  »
Léo Myself

  Blog Prose Restante
avatar
Arnaud56
Admin

Messages : 1306
Date d'inscription : 20/10/2013
Age : 49

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Le viager piégé

Message par Arnaud56 le Sam 23 Avr 2016 - 14:21

Jeanne Calment et son mari (et cousin issu de germains) Fernand n'eurent qu'une seule fille, Yvonne, née le 20 janvier 1898 et un seul petit-fils, Frédéric, né en 1926. Sa fille succomba à l'âge de 35 ans des suites d'une pneumonie et son petit-fils, devenu médecin cessa de vivre en 1963 à l'âge de 36 ans d'une rupture d'anévrisme due à un accident de moto. Destins tragiques...

En 1965, à l'âge de 90 ans, Jeanne n'avait donc plus d'héritiers. Par ailleurs, elle souhaitait finir sa vie dans sa maison alors qu’elle n’avait plus les moyens financiers de la conserver.Elle vendit alors, sans la moindre hésitation, son bien immobilier en viager à son notaire, André-François Raffray. Ce dernier, sentant la bonne affaire, s'engagea contractuellement à lui payer mensuellement une confortable rente de 2 500 francs. Il avait alors 47 ans. 

Il payera jusqu'à sa mort en 1995, à l'âge de 77 ans ; sa femme continuera ensuite de payer, jusqu'à la mort de Jeanne Calment. Au total, les époux Raffray auront versé plus de deux fois le prix du bien immobilier de Jeanne Calment conformément aux règles du viager !

Maigre consolation pour M. Raffray puisqu'il put tout de même profiter un peu de la maison lorsque Jeanne Calment migra vers la maison de retraite en 1985.
avatar
Arnaud56
Admin

Messages : 1306
Date d'inscription : 20/10/2013
Age : 49

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Fugue de la maison de retraite

Message par Arnaud56 le Mar 5 Avr 2016 - 0:28

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

"Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" de Jonas Jonasson

Une histoire qui commençait bien... Il semble, d'après les critiques, qu'elle s'égare ensuite dans un déroulement rocambolesque et farfelu. Dommage !
avatar
Arnaud56
Admin

Messages : 1306
Date d'inscription : 20/10/2013
Age : 49

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Le centenaire d'en-dessous

Message par Arnaud56 le Lun 4 Avr 2016 - 22:36

Nous l’apprenons samedi en descendant faire des courses. Une petite feuille avec sa photo est scotchée au carreau de la porte d’entrée en bas ; Carlotta pense d’abord à l’affichette qui prévient les gens d’une fête. Non. Il avait 105 ans. Le voisin juste en dessous. Nous apprenons son nom. Dans la semaine, mardi, il a crié mon bras, mon bras. Au retour des courses, la femme qui s’occupe des immeubles, Nazhia, m’arrête, est très émue, dit qu’elle s’occupait de lui depuis deux ans, était très gentil ; à la dernière galette avec sa famille, il a dit il faut garder une part pour Nazhia et c’est elle qui a été reine. C’est le troisième mort de l’immeuble en un an. La propriétaire est morte également ; tous les appartements sont à vendre.

"Mort jeudi" d'Alain SEVESTRE

Voilà qui évoque à la fois l'anonymat des grandes villes et l'isolement des personnes âgées. Les tournures littéraires sont froides. Le style télégraphique va droit au but. Pas de point d'exclamation : le ton est détaché, de l'ordre du constat.
avatar
Arnaud56
Admin

Messages : 1306
Date d'inscription : 20/10/2013
Age : 49

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Vieillesse et littérature

Message par Arnaud56 le Sam 12 Mar 2016 - 23:49

MESSAGE FONDATEUR DU SUJET


Dernière édition par Arnaud56 le Sam 23 Avr 2016 - 14:01, édité 1 fois
avatar
Arnaud56
Admin

Messages : 1306
Date d'inscription : 20/10/2013
Age : 49

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vieillesse et littérature

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum