LES GRANDS CENTENAIRES FRANÇAIS

Investigations sur de possibles grands centenaires français décédés (anciens et modernes)

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Jean Antoine Marie François de Paule LE COURT D'HAUTERIVE (1758-1859) de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)

Message par Cyril le Sam 10 Fév 2018 - 15:03

D'après son acte de décès, Jean Antoine Marie François de Paule Le Court d'Hauterive, né le 13/12/1758 dans la paroisse du Port à Clermont-Ferrand, fils de feus François Le Court d'Hauterive et Jacquette Marguerite Françoise de Chazerat, veuf de Louise Victoire Adelaide Coutances, est décédé le 18/08/1859 en sa maison sise Petite rue des Grands Jours à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Les déclarants étaient ses petits-fils George Le Court d'Hauterive (25 ans, de Clermont-Ferrand) et Edme Amédée Ernest Seguin de Broin (32 ans, de Dijon).

L'acte de baptême correspondant existe : Jean Antoine Marie Francois de Paule, fils de messire Francois Le Court de Saint Agnes ("chevalier seigneur de Monplaisir et de Solignat, presidant en la cour des aydes de Clermont-Ferrand") et dame Jacquette Margueritte Françoise de Chaserat, est né le 13/12/1758 et a été baptisé le lendemain à Clermont-Ferrand. Le parrain était son "ayeul paternel" messire Jean Le Court ("ensien conseiller honnoraire en la cour des aydes de la ville de Clermont-Ferrand") et la marraine son "ayeule maternelle" dame Amable de Ribeyre, veuve d'Antoine Francois de Chaserat.

Les documents de mi-vie collectés confirment la longévité de Jean Antoine Marie François de Paule Le Court d'Hauterive :

1-2) Les actes de baptême de sa fille aînée, Victoire Adélaïde, née le 17/09/1784 à Issoire (Puy-de-Dôme), qui a d'abord été pré-baptisée le lendemain de sa naissance, mais "l'enfant n'a point reçu de nom nous réservant de suppléer aux cérémonies du baptême dans trois mois au plus tard". Elle a finalement reçu son prénom le 08/10/1784, à l'âge de 21 jours. Ses parents étaient Jean Antoine Marie François de Paul Lecourt d'Hauterive et Louise Adélaide Victoire de Coutances. Le parrain était le grand-père paternel François Lecourt de Saint-Agnes ("encien président en la cours des aides de Clermont-Ferrand, seigneur de Saulignac, Hauterive, Monplaisir, Perrier et autres lieux"), la marraine la grand-mère maternelle dame Anne Blanche Victoire de Maurepas, veuve de messire Louis marquis de Coutances. Etait aussi présente la grand-mère paternelle dame Jacquette Marguerite Françoise de Chazerat. Je n'ai pas été en mesure de retrouver l'acte de mariage de Jean Antoine Marie François de Paule Le Court d'Hauterive et Louise Adélaide Victoire de Coutances, mais ces actes de baptême fixent bien la généalogie de la famille.

3) L'acte de mariage de ladite Victoire Adelaïde Lecourt d'Hauterive, avec Jacques Claude Augustin Dupuy de Semur, est daté du 25/09/1804 à Clermont-Ferrand. La mariée y est dite née à Issoire le 17/09/1784, fille légitime et mineure de Jean Antoine Marie François de Paule Lecourt d'Hauterive et Louise Adelaïde Victoire de Coutances, habitant ensemble à Clermont-Ferrand. L'âge du père de la mariée n'est pas cité, mais tout concorde.

4) Un extrait du recensement de 1836 à Clermont-Ferrand, dans la Petite rue des Grands jours, montre qu'y vivaient alors Jean Antoine Lecourt d'Hauterive (77 ans), son épouse Louise Victoire de Coutances (72 ans), leur fils Charles Ernest Lecourt d'Hauterive (34 ans), sa femme Georgine Onslow (26 ans), leurs propres enfants Marie Lecourt (5 ans), Delphine Lecourt (3 ans) et Georges Lecourt (1 an), avec toute une ribambelle de domestiques. Les âges correspondent scrupuleusement aux dates que j'ai trouvées dans les registres et Georges est l'un des petits-fils de Jean Antoine Marie François de Paule Le Court d'Hauterive qui ont déclaré son décès en mairie de Clermont-Ferrand 23 ans et demi plus tard.

5) L'acte de décès de Louise Adélaide Victoire de Coutance indique qu'elle est décédée le 27/02/1843, chez son mari en la Petite rue des Grands jours à Clermont-Ferrand. Elle est dite âgée de 80 ans, épouse de Jean Antoine Marie François de Paule Lecourt d'Hauterive, fille de feus messire le marquis de Coutances et dame Anne Blanche Victoire Cochon de Maurepas.

J'aurais bien aimé trouver aussi l'acte de mariage de notre centenaire, mais même sans lui, avec les liens de parenté très clairs entre toutes ces personnes et les âges cités toujours exacts, que ce soit dans le recensement ou dans les actes de décès des deux époux, il est clair que Jean Antoine Marie François de Paule Le Court d'Hauterive est bien né à Clermont-Ferrand le 13/12/1758 et décédé à Clermont-Ferrand le 18/08/1859, à l'âge de 100 ans et 248 jours.
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Antoinette Claudine Julie LE DUC veuve LAW DE LAURISTON (1772-1873) de Paris VIII

Message par Cyril le Ven 9 Fév 2018 - 15:24

D'après son acte de décès, Antoinette Claudine Julie Le Duc, âgée de 100 ans et 3 mois, née à La Fère (Aisne), fille de Claude Marie Le Duc et de Marie Charlotte Victoire de Ronty, veuve de Jacques Alexandre Bernard Law marquis de Lauriston, est décédée le 14/01/1873 au 52 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Le premier déclarant était son petit-fils de 51 ans, Alexandre Louis Joseph Law marquis de Lauriston.

L'acte de baptême correspondant existe : Antoinette Claudine Julie, fille de Claude Marie "Duc nommé Le Duc" et Marie Charlotte Victoire de Ronty, est née et a été baptisée le 29/09/1772 à La Fère, dans le département de l'Aisne.

Les documents de mi-vie collectés confirment la longévité d'Antoinette Claudine Julie Le Duc :

1) Une copie certifiée conforme (datée du 29/08/1816) de l'acte de baptême de son premier enfant, Auguste Jean Alexandre, certifie qu'il est né le 10/10/1790 à La Fère, fils de Jacques Alexandre Bernard Law de Lauriston et Antoinette Claudine Julie Le Duc. Je n'ai pas pu retrouver l'acte de mariage qui a dû précéder cet acte de baptême, mais ce dernier affirme que les parents étaient unis en "légitime mariage". De plus, même si l'âge d'Antoinette Claudine Julie Le Duc n'est pas mentionné, elle est censée avoir tout juste fêté ses 18 ans à la naissance de son premier enfant, ce qui est cohérent.

2) L'acte de décès de ce même Auguste Jean Alexandre Law de Lauriston, devenu marquis, nous informe qu'il est décédé le 27/06/1860 à Paris. Il y est dit âgé de 61 ans, né à La Fère, fils de Jacques Alexandre Bernard Law marquis de Lauriston, décédé, et d'Antoinette Claudine Julie Le Duc, sa veuve, âgée de 87 ans, demeurant au 52 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Tout correspond.

3) L'acte de décès de son plus jeune fils, le comte Adolphe Napoléon Law de Lauriston, précise qu'il est décédé le 13/03/1867 à Paris. Il y est dit âgé de 62 ans, né à Paris, fils de Jacques Alexandre Bernard Law marquis de Lauriston, décédé, et d'Antoinette Claudine Julie Le Duc, sa veuve, demeurant au 52 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris.

Je n'ai pas pu faire mieux en termes de documents de mi-vie parce que la famille semble avoir quitté La Fère entre 1790 et 1800. Seul le fils aîné est né à La Fère ; les 2 autres enfants sont nés à Paris, donc leurs actes de naissance ont brûlé dans les incendies de la Commune de Paris en mai 1871. Même chose pour les actes de mariage des 2 enfants qui ont convolé. Quant aux recensements, il n'existaient pas à Paris à l'époque : c'était la seule commune de France qui n'en faisait pas, parce que c'était trop compliqué Laughing

Malgré tout, les documents collectés apportent suffisamment de preuves qu'Antoinette Claudine Julie Le Duc veuve Law de Lauriston, décédée à Paris le 14/01/1873, était bel et bien née à La Fère le 29/09/1772, ce qui lui confère une longévité de 100 ans et 107 jours.


Dernière édition par Cyril le Sam 10 Fév 2018 - 15:05, édité 1 fois
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Deux orthographes strictement équivalentes

Message par Arno le Ven 9 Fév 2018 - 14:17

Cyril a écrit:
Arno a écrit:
Cyril a écrit:Je peux apporter un peu d'eau à votre moulin en vous informant qu'en allemand, lorsque pour une raison ou une autre on ne peut pas inscrire le umlaut sur un "a", un "o" ou un "u" qui devrait en comporter un, on ajoute un "e" après cette lettre. Ainsi, pour un allemand, "Bächler" est l'équivalent de "Baechler". Il ne s'agit pas d'une approximation des fonctionnaires français, mais d'une règle linguistique, particulièrement utilisée dans les patronymes : ä=ae, ö=oe et ü=ue.
Je ne connaissais pas cette règle mais j'imagine mal pour quelle raison un fonctionnaire n'aurait pas été en capacité d'écrire ce signe au dessus du A. Nous étions en 1955, année du décès de l'intéressé, à l'époque de l'écriture manuscrite et éventuellement de la machine à écrire. Peut-être s'agissait-il alors d'une volonté délibérée de ne pas respecter une graphie non française. Si tel est le cas, c'est inadmissible !
Pardonne mon imprécision... En fait, il est également possible pour un allemand de remplacer ä/ö/ü par ae/oe/ue volontairement. Et justement, la graphie sans umlaut est couramment utilisée, de façon tout à fait volontaire, dans les patronymes allemands.
Ah d'accord ! BÄCHLER et BAECHLER sont donc deux graphies acceptables. Merci pour ces éclairages Cyril !
Super, ton idée ! Une fois de plus, notre activité nous apprend beaucoup de choses dans des domaines très diversifiés. C'est vraiment très enrichissant.
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On peut se passer du umlaut sans commettre un crime

Message par Cyril le Ven 9 Fév 2018 - 2:45

Arno a écrit:
Cyril a écrit:Je peux apporter un peu d'eau à votre moulin en vous informant qu'en allemand, lorsque pour une raison ou une autre on ne peut pas inscrire le umlaut sur un "a", un "o" ou un "u" qui devrait en comporter un, on ajoute un "e" après cette lettre. Ainsi, pour un allemand, "Bächler" est l'équivalent de "Baechler". Il ne s'agit pas d'une approximation des fonctionnaires français, mais d'une règle linguistique, particulièrement utilisée dans les patronymes : ä=ae, ö=oe et ü=ue.
Je ne connaissais pas cette règle mais j'imagine mal pour quelle raison un fonctionnaire n'aurait pas été en capacité d'écrire ce signe au dessus du A. Nous étions en 1955, année du décès de l'intéressé, à l'époque de l'écriture manuscrite et éventuellement de la machine à écrire. Peut-être s'agissait-il alors d'une volonté délibérée de ne pas respecter une graphie non française. Si tel est le cas, c'est inadmissible !
Pardonne mon imprécision... En fait, il est également possible pour un allemand de remplacer ä/ö/ü par ae/oe/ue volontairement. Et justement, la graphie sans umlaut est couramment utilisée, de façon tout à fait volontaire, dans les patronymes allemands.
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Impossibilité d'écrire le umlaut ?!

Message par Arno le Ven 9 Fév 2018 - 1:41

Cyril a écrit:
Arno a écrit:Etymologiquement aussi, je pense que la bonne transcription est BÄCHLER pour plusieurs raisons :
1) Il n'y a eu aucun BACCHLER né dans le Haut-Rhin entre 1891 et 1990. Je ne dispose pas de données antérieures.
2) En graphie cursive, un "e" mal formé ou partiellement effacé peut être lu comme un "c".
3) Si l'on considère que le patronyme est de langue allemande, les deux points au-dessus du A dans BÄCHLER n'ont pas le sens du tréma français mais du umlaut allemand. Ici, il indique que la prononciation du A doit s'infléchir vers le E. Ce qui m'amène à penser qu'au fil du temps, les fonctionnaires français ont eu tendance à transcrire ce qu'ils s'entendaient, à savoir BAECHLER.

Je peux apporter un peu d'eau à votre moulin en vous informant qu'en allemand, lorsque pour une raison ou une autre on ne peut pas inscrire le umlaut sur un "a", un "o" ou un "u" qui devrait en comporter un, on ajoute un "e" après cette lettre. Ainsi, pour un allemand, "Bächler" est l'équivalent de "Baechler". Il ne s'agit pas d'une approximation des fonctionnaires français, mais d'une règle linguistique, particulièrement utilisée dans les patronymes : ä=ae, ö=oe et ü=ue.
Je ne connaissais pas cette règle mais j'imagine mal pour quelle raison un fonctionnaire n'aurait pas été en capacité d'écrire ce signe au dessus du A. Nous étions en 1955, année du décès de l'intéressé, à l'époque de l'écriture manuscrite et éventuellement de la machine à écrire. Peut-être s'agissait-il alors d'une volonté délibérée de ne pas respecter une graphie non française. Si tel est le cas, c'est inadmissible !
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Bächler = Baechler

Message par Cyril le Ven 9 Fév 2018 - 1:27

Arno a écrit:Etymologiquement aussi, je pense que la bonne transcription est BÄCHLER pour plusieurs raisons :
1) Il n'y a eu aucun BACCHLER né dans le Haut-Rhin entre 1891 et 1990. Je ne dispose pas de données antérieures.
2) En graphie cursive, un "e" mal formé ou partiellement effacé peut être lu comme un "c".
3) Si l'on considère que le patronyme est de langue allemande, les deux points au-dessus du A dans BÄCHLER n'ont pas le sens du tréma français mais du umlaut allemand. Ici, il indique que la prononciation du A doit s'infléchir vers le E. Ce qui m'amène à penser qu'au fil du temps, les fonctionnaires français ont eu tendance à transcrire ce qu'ils s'entendaient, à savoir BAECHLER.

Je peux apporter un peu d'eau à votre moulin en vous informant qu'en allemand, lorsque pour une raison ou une autre on ne peut pas inscrire le umlaut sur un "a", un "o" ou un "u" qui devrait en comporter un, on ajoute un "e" après cette lettre. Ainsi, pour un allemand, "Bächler" est l'équivalent de "Baechler". Il ne s'agit pas d'une approximation des fonctionnaires français, mais d'une règle linguistique, particulièrement utilisée dans les patronymes : ä=ae, ö=oe et ü=ue.
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Bacchler / Baechler / Bächler

Message par Arno le Jeu 8 Fév 2018 - 23:57

Barti a écrit:


Le patronyme qu'il portait à sa mort est "Baechler". Il a probablement été modifié au fil de sa vie.

Ce monsieur est décédé doyen des français en 1955. Voir base 2.

Ce cas pose plus généralement le problème de savoir quelle orthographe du patronyme nous retenons lorsque celui-ci varie au cours de la vie de l'individu. En toponymie, c'est souvent la plus ancienne orthographe connue qui est la plus proche de la vérité originelle. Je conçois que cela ne s'applique pas nécessairement à la généalogie. 
Il me semble que c'est l'orthographe de l'acte de naissance qui doit prévaloir.
Etymologiquement aussi, je pense que la bonne transcription est BÄCHLER pour plusieurs raisons :
1) Il n'y a eu aucun BACCHLER né dans le Haut-Rhin entre 1891 et 1990. Je ne dispose pas de données antérieures.
2) En graphie cursive, un "e" mal formé ou partiellement effacé peut être lu comme un "c". 
3) Si l'on considère que le patronyme est de langue allemande, les deux points au-dessus du A dans BÄCHLER n'ont pas le sens du tréma français mais du umlaut allemand. Ici, il indique que la prononciation du A doit s'infléchir vers le E. Ce qui m'amène à penser qu'au fil du temps, les fonctionnaires français ont eu tendance à transcrire ce qu'ils s'entendaient, à savoir BAECHLER.
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Jean Baechler

Message par Barti le Jeu 8 Fév 2018 - 18:38

Arno a écrit:Selon son acte de naissance, il est né à Ostheim dans le Haut-Rhin le 9 août 1849.
On le retrouve dans une liste d'optants pour la nationalité française dans le bulletin des lois en 1872. La même date de naissance est renseignée. Il est naturalisé le 8 avril 1872. Il habite alors à Nancy.
L'article de "L'Aube" du 9 janvier 1950 lui consacre quelques lignes lorsqu'il est fait chevalier de la légion d'honneur par son statut d'ancien combattant de 1870.
On notera que son patronyme est orthographié Bacchler dans les deux derniers documents.


Le patronyme qu'il portait à sa mort est "Baechler". Il a probablement été modifié au fil de sa vie.

Ce monsieur est décédé doyen des français en 1955. Voir base 2.
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Catherine GASTON veuve MAURET/MORÈRE (1810?/1833-1920) de Carcassonne (Aude)

Message par Cyril le Jeu 8 Fév 2018 - 12:48

Le décès d'une soi-disant supercentenaire est rapporté dans le Nouvelliste Valaisan du 24/08/1924 : "Une pensionnaire de l'asile des "Petites Sœurs des pauvres", de Carcassonne, Mme veuve Catherine Mauret, vient de mourir à l'âge de cent dix ans. Elle était née le 4 avril 1810, à Erp (Ariège), et s'était mariée en 1842."

Son acte de décès reprend exactement les mêmes informations et ajoute que la veuve de Pierre Mauret, née Catherine Gaston, fille de feus Paul Gaston et Catherine Soum, s'est éteinte le 05/08/1920.

Je suis allé fouiller dans les archives de l'Ariège, et, après avoir localisé l'acte de naissance d'une certaine Catherine Gaston à Erp le 04/04/1806, j'ai compris qu'il y avait anguille sous roche. En réalité, la date du 04/04/1810 provient de son acte de mariage, dans lequel la date de naissance de la mariée est écrite en toutes lettres et où le "six" ressemble à un "dix". J'ai donc fait des recherches assez étendues (un bon demi-siècle) sur les tables décennales d'Erp et j'ai fini par comprendre qu'il y avait en réalité une confusion entre deux homonymes.

La première Catherine Gaston est née à Erp le 04/04/1806. Ses parents s'appelaient Paul Gaston (dit Chambon), un laboureur de 32 ans, et Catherine Soum. Cette première Catherine Gaston s'est mariée avec Pierre Mauret à Erp le 20/01/1842 : elle y est dite "âgée de 35 ans pour être née à Erp le quatre avril mil huit cent six" et "fille majeure de Paul Gaston cultivateur domicilié au dit Erp ici présent et consentant et de Catherine Soum décédée à Erp le trois janvier mil huit cent quarante un".

La seconde Catherine Gaston est née à Erp le 28/12/1833. Ses parents s'appelaient Jean Gaston, un cultivateur de 31 ans, et Catherine Boisseau. Cette seconde Catherin Gaston s'est mariée avec Jean Morère à Erp le 17/10/1854 : elle y est dite "âgée de vingt ans huit mois pour être née à Erp" et "fille mineure de Gaston Jean et de Boissau Catherine cultivateurs demeurant à Erp ici présents et consentants".

Ces deux dames avaient donc en commun leur prénom (Catherine), leur nom (Gaston), leur commune de naissance et de mariage (Erp), et accessoirement le prénom de leur mère (Catherine). De plus, leurs noms d'épouse se ressemblaient : "Mauret" et "Morère".

Toutes les informations données dans l'article de journal et l'acte de décès (date de naissance, identités des parents et de l'époux) semblent désigner la première Catherine Gaston, même si son année de naissance a manifestement été mal lue. Mais alors, aurait-elle 114 ans ?

Pas du tout ! En effet, la première Catherine Gaston est décédée à Erp le 29/06/1873. Son acte de décès dit : "Gaston Catherine âgée de soixante-six ans cultivatrice demeurant à Erp épouse de Mauret Pierre est décédée en la maison de son mari". C'est imparable ! Il ne peut en aucun cas s'agir de la seconde Catherine Gaston, qui avait alors 39 ans et était mariée avec Jean Morère.

Jean Morère, lui, est décédé à Erp le 07/01/1882 : "Morère Jean, âgé de soixante-cinq ans, cultivateur, époux de Cathérine Gaston". Quant à Pierre Mauret, il a rendu l'âme à Erp le 20/02/1887 : "Mauret Pierre, cultivateur, âgé de soixante-dix-sept ans, demeurant à Erp, y étant né, veuf de Gaston Catherine, cultivatrice, domiciliée à Erp". Donc Pierre Mauret est mort veuf, ce qui n'était pas le cas de Jean Morère.

Entre le décès de son époux Jean Morère le 07/01/1882 et son propre décès le 05/08/1920, près de 4 décennies se sont écoulées et il n'est pas étonnant que le nom des parents de Catherine Gaston ait été oublié, de même que sa date de mariage, ou que le nom de son défunt mari ait été confondu avec un quasi-homonyme. N'oublions pas non plus qu'elle avait changé de département, ce qui lui donnait toute latitude pour réécrire sa vie et se faire passer pour centenaire...

En conclusion, la véritable Catherine Gaston épouse Mauret est décédée à l'âge 67 ans et 86 jours, tandis que Catherine Gaston veuve Morère, qui avait usurpé l'identité de la précédente, est décédée à l'âge de 86 ans et 220 jours.
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Jean Bachler (1849-1950?)

Message par Arno le Mer 7 Fév 2018 - 23:26

Selon son acte de naissance, il est né à Ostheim dans le Haut-Rhin le 9 août 1849.
On le retrouve dans une liste d'optants pour la nationalité française dans le bulletin des lois en 1872. La même date de naissance est renseignée. Il est naturalisé le 8 avril 1872. Il habite alors à Nancy.
L'article de "L'Aube" du 9 janvier 1950 lui consacre quelques lignes lorsqu'il est fait chevalier de la légion d'honneur par son statut d'ancien combattant de 1870.
On notera que son patronyme est orthographié Bacchler dans les deux derniers documents.



Dernière édition par Arno le Jeu 8 Fév 2018 - 12:50, édité 1 fois
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Pierre Joseph CHOCQ (1805-1892) de Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Message par Cyril le Mer 7 Fév 2018 - 14:53

D'après son acte de décès, Pierre Joseph Chocq, époux de Marie Marguerite Galland, est décédé le 09/05/1892, au 7 rue Courbet à Nancy, à l'âge de 102 ans. L'un des témoins était son fils, Paulin Chocq, un tailleur de pierre de 28 ans (74 ans de moins que son père), lequel ignorait le nom de la première épouse et des parents de son père, mais prétendait qu'il était né à Rupt, dans les Vosges.

Avec le recensement de 1891, les choses se gâtent. Pierre Joseph Chocq y est dit âgé de seulement 85 ans ! Or, il n'y a aucun doute sur son identité : il vit au 7 rue Courbet à Nancy, chez Paulin Chocq, un tailleur de pierres de 27 ans dont il est le père, sa mère étant Marie Galand, 63 ans. Sont également présentes dans la maisonnée l'épouse de Paulin Chocq (Marie Rosalie Antzemberger, 32 ans) et leur fille (Marie Marthe Chocq, 3 ans). Pierre Joseph Chocq serait-il finalement né vers 1806 au lieu de 1790 ?

Avant 1891, pas moyen de mettre la main sur un recensement citant Pierre Joseph Chocq. Heureusement, ce merveilleux outil qu'est Internet m'apprend qu'il a auparavant vécu dans d'autres communes...

Je retrouve ainsi l'acte de naissance de Paulin Chocq. Ce dernier a vu le jour à Ruppes (Vosges), et non pas à "Rupt", le 27/05/1864, ce qui correspond bien à 27 ans en 1891 et 28 ans en 1892. Ses parents étaient Joseph Chocq, 58 ans, ce qui confirme l'année de naissance 1806, et Marie Anne Galand, 35 ans, ce qui correspond à 62 ans en 1891. Une mention marginale indique que Paulin Chocq a épousé Marie Marthe Eugénie Antzenberger à Nancy le 31/12/1903. Il s'agit donc bien de la même famille, même si le fils s'est marié 15 ans après avoir procréé, ce qui était rare à l'époque.

A Ruppes, je mets aussi la main sur l'acte de mariage des parents de Paulin. C'est le 29/04/1861 que Joseph Chocq, 55 ans, né à Sauvigny (Meuse), fils des défunts François Chocq et Anne Marchal, veuf de Marie Catherine Marchal décédée à Clérey-la-Côte (Meurthe-et-Moselle), a épousé Marie Anne Galand, 32 ans, née à Ruppes, fille de Nicolas Galand (62 ans) et de feue Marie Catherine Marchal. Il est amusant de remarquer que la mère de la mariée s'appelait exactement comme la première épouse du marié et, après vérification, que les deux soient nées la même année ! "Marchal" devait être un patronyme fréquent dans la région, car c'était également celui de la mère du marié.

L'acte de décès de la première épouse de Pierre Joseph Chocq nous apprend que Marie Catherine Marchal est décédée le 10/02/1861 à Clérey-la-Côte à l'âge de 63 ans. Ses parents ne sont pas nommés, mais on sait qu'elle est née à Jubainville (Vosges). Son époux Pierre Joseph Chocq était âgé de 56 ans en 1861, donc né vers 1805.

Leur acte de mariage a été établi à Jubainville le 09/01/1827. Joseph Chocq était âgé de 21 ans (ce qui nous ramène à 1806), né à Savigny, fils de François Chocq et de feue Anne Marchal. Marie Catherine Marchal était âgée de 26 ans, née à Jubainville, fille de feu François Marchal et de Marie Jeanne Marchal.

Tous ces renseignements nous mènent naturellement à l'acte de naissance suivant : Joseph Chocq (Pierre était donc uniquement un nom d'usage, apparu quelque part entre 1827 et 1861), né à Sauvigny le 06/06/1805 (17 prairial de l'an XIII), fils de François Chocq dit "le Jeune" (32 ans) et d'Anne Marchal.

En fin de compte, Joseph Chocq n'avait que 86 ans et 338 jours. Son âge est resté conforme à son état-civil de sa naissance jusqu'au recensement de 1891 et n'a été exagéré (de 15 ans) qu'au moment de son décès...
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Trois centenaires en 1951

Message par Arno le Mar 6 Fév 2018 - 22:32

Ces entrefilets sont parus dans le journal "L'Aube" respectivement les 6, 12 et 17 janvier 1951.


Pour ce dernier, on notera qu'un Benjamin Lassus né le 29 mars 1849 et habitant également Mesnil-le-Roi figure dans la base 4. Seul le prénom diffère...
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Message par Arno le Mar 6 Fév 2018 - 21:09

Barti a écrit:
Arno a écrit:
Pouvesle doit être son nom marital mais pourquoi "Angèle"  Question

Je confirme que c'est bien la même personne. Quant à Angèle, il s'agit vraisemblablement d'un surnom.
Sur quel site as-tu trouvé ces articles de l’Émancipateur ?
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Mme Pouvesle née Lemoine

Message par Barti le Mar 6 Fév 2018 - 19:51

Arno a écrit:
Pouvesle doit être son nom marital mais pourquoi "Angèle"  Question

Je confirme que c'est bien la même personne. Quant à Angèle, il s'agit vraisemblablement d'un surnom.

Sur quel site as-tu trouvé ces articles de l’Émancipateur ?
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De "Mée Angèle" à MLF Lemoine ?

Message par Arno le Mar 6 Fév 2018 - 13:21

Barti a écrit:Marie Louise Fleurantine Lemoine
Naissance : 25 février 1846 (Bannay, Cher)
Décès : 21 février 1951 (Bannay, Cher)

Age final : 104 ans, 361 jours

Merci à Dany Chambre pour la commune de décès et le nom de naissance de cette centenaire.
 
Articles parus le 23 février 1950 et le 15 février 1951 dans "L'Emancipateur"



Pouvesle doit être son nom marital mais pourquoi "Angèle"  Question
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Olympe BOUSSY/BOISSIE (1810-1904) de Saint-Julien-Labrousse (Ardèche)

Message par Cyril le Mar 6 Fév 2018 - 12:35

Nous repartons maintenant sur une série de cas déjà connus, authentiques ou pas, ardéchois ou non, qui n'ont pas eu droit à leur compte-rendu, avant de finir en apothéose (autour du 16 février) avec une usurpation d'identité entre sœurs particulièrement bizarre...

L'article de journal qui constitue notre source pour ce cas fait état de Mme Olympe Boussy, buraliste, qui serait décédée le mercredi 28/12/1904 à Saint-Julien-Labrousse, à l'âge de 104 ans :


L'acte de décès envoyé par la mairie de Saint-Julien-Labrousse est celui d'une demoiselle Marguerite Rose Olimpe Boissie, décédée le 27/12/1904 à midi, à l'âge de 95 ans. Elle serait née à Bourg-Saint-Maurice (Savoie), fille de Jean Louis Boissie (receveur) et d'Henriette Rose Tourrasse.

La mairie de Saint-Julien-Labrousse m'a également envoyé l'acte de naissance de cette dame, qui était manifestement déjà détenu sur place et annexé à l'acte de décès. Cet acte est parfaitement cohérent avec les informations de l'acte de décès, qu'il a certainement permis de rédiger : Marguerite Rose Olimpe Boissie est née le 28/02/1810 à midi à Bourg-Saint-Maurice (département du Mont-Blanc), fille de Jean Louis Boissie (receveur des droits réunis, 25 ans, natif de Tournon en Ardèche) et d'Henriete Rose Tourrasse (native du Cheilard [aujourd'hui Cheylard] en Ardèche).

Les recensements de 1851 à 1901 à Saint-Julien-Labrousse permettent de confirmer que l'acte de naissance et l'acte de décès sont bien ceux de le même personne. L'âge d'Olimpe Boissie reste cohérent avec une naissance en 1810 jusqu'au recensement de 1891, puis il subit une inflation de 17 ans entre 1891 et 1901 :

- En 1901, Olympe Boissy, rentière de 97 ans, héberge une pensionnaire et une domestique.

- En 1896, Olimpe Boissy, rentière de 90 ans, vit seule.

- En 1891, Olympe Boissy, rentière de 80 ans, vit seule.

- En 1886, Olympe Boissie, rentière de 76 ans, vit seule.

- En 1881, Olimpe Boissy, rentière de 70 ans, vit seule.

- En 1876, Olympe Boissy, française célibataire [situation matrimoniale confirmée] de 65 ans, née en Savoie [département de naissance confirmé], vit seule.

- En 1872, Olympe Boissy, rentière célibataire de 60 ans, née à Chambéry [approximation grossière de son lieu de naissance : Bourg-Saint-Maurice est situé à 100 km de Chambéry] en Savoie, vit seule.

- En 1866, Olympe Boissie, buraliste [profession confirmée] célibataire de 54 ans, vit avec une domestique.

- En 1861, Olympe Boissie, ménagère célibataire de 50 ans, vit avec un célibataire de 43 ans nommé Louis Boissie et une domestique.

- En 1856, Olympe Boissy, fille célibataire de 45 ans, vit avec sa mère de 65 ans, Rose Henriette Tourasse veuve Boissy [identité de la mère confirmée], et Louis Boissy, un confiseur célibataire de 35 ans qui pourrait être son frère.

- En 1851, Olimpe Boissy, rentière célibataire de 40 ans, vit avec un propriétaire marié de 60 ans, J. Louis Bo(i)ssy [identité du père confirmée] ; une rentière de 60 ans, Rose Tourasse [sa mère] ; un célibataire de 30 ans, Louis Boissy, dont je n'arrive pas à lire la profession [son frère présumé] ; et une domestique.

Tout concorde pour affirmer que Marguerite Rose Olimpe Boissie est née le 28/02/1810 à Bourg-Saint-Maurice et décédée le 27/12/1904 à Saint-Julien-Labrousse, âgée de 94 ans et 303 jours.
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Anne MICHELON alias Marie MICHEL veuve DELARBRE (1839-1936) de Beauvène (Ardèche)

Message par Cyril le Lun 5 Fév 2018 - 16:19

D'après son acte de décès, Marie Michel, née le 10/05/1829 à Gluiras, "fille de feu Louis" [sans autres renseignements], veuve de Jean Pierre Louis Delarbre, est décédée le 16/06/1936 au domicile de son fils Louis Delarbre (57 ans), au lieu-dit Extrémianoux à Beauvène.

Notons, pour commencer, qu'il n'existe pas d'acte de naissance correspondant, de près ou de loin, à ces informations...

La commune de Beauvène ayant été créée à partir de Gluiras en 1924, le lieu-dit Extrémianoux faisait auparavant partie de Gluiras. Or, les registres d'état-civil de cette commune ne contiennent qu'un seul acte de naissance qui puisse être celui de Louis Delarbre, dans l'hypothèse où il serait effectivement né à Gluiras. En l'occurrence, il s'agit de Jean Pierre Louis, fils de Jean Pierre Delarbre (61 ans) et Marie Michel (40 ans), né le 04/09/1879 à Extrémianoux. Des mentions marginales précisent que l'intéressé, qui a épousé Victorine Louise Moins le 15/04/1921 à Gluiras, a trépassé le 06/08/1950 à Beauvène.

Considérant que :
- "Louis" est inclus dans "Jean Pierre Louis" ;
- Jean Pierre Louis Delarbre est né à Extrémianoux et décédé, après 1936, dans la commune de Beauvène ;
- sa date de naissance lui donnerait 56 ans et 9 mois au décès de sa mère, à un cheveu des 57 ans attendus ;
- son père s'appelait Jean Pierre Delarbre, ce qui est extrêmement proche de Jean Pierre Louis Delarbre ;
- sa mère, bien qu'elle soit plus jeune que prévu de 10 ans, s'appelait Marie Michel ;
il semble raisonnable d'affirmer que Jean Pierre Louis Delarbre était le fils de Marie Michel qui a déclaré son décès.

Dans le recensement de 1911 à Gluiras, on trouve à Extrémianoux un ménage composé de Marie Delarbre (née en 1836 à Gluiras) et de ses enfants Jean Delarbre (né en 1879 à Gluiras) et Julie Delarbre (née en 1883 à Gluiras). Marie Delarbre, dont l'année de naissance est intermédiaire entre celle extrapolée de l'acte de naissance de son fils (1839) et celle revendiquée à sa mort (1829), a toutes les chances d'être notre présumée centenaire, touchée par une crise d'inflation de longévité ! Quant à Jean Delarbre, il s'agit sans nul doute de Jean Pierre Louis Delarbre.

Mes recherches montrent que Jean Pierre Louis Delarbre était l'avant-dernier d'une fratrie de 8 enfants. Voilà la liste de ses 7 sœurs, présentée dans l'ordre antéchronologique, et agrémentée de diverses précisions utiles à la compréhension de l'ensemble :

8) Judith Marie, fille de Jean Pierre Delarbre (64 ans) et Marie Michel (45 ans), née le 05/07/1882 à Extrémianoux, mariée avec Hubert Ranc le 23/08/1915 à Gluiras
=> Il s'agit vraisembablement de la "Julie" du recensement de 1911, en dépit de l'erreur d'une année commise sur sa naissance.

6) Léonie Victorine, fille de Jean Pierre Delarbre (59 ans) et Marie Michel (36 ans), née le 15/04/1877 à Extrémianoux, mariée avec Lacombe Gaillard le 04/05/1899 à Gluiras
=> Une mention marginale stipule : "Par jugement du Tribunal Civil de Privas (Ardèche) en date du 25 avril 1899, l'acte ci-contre a été rectifié en ce sens que la mère y sera dénommée Michelon Anne au lieu de Michel Marie qui l'entache d'irrégularité." Neuf jours plus tard, sur son acte de mariage, Léonie Victorine Delarbre est dite fille de feu Jean Pierre Delarbre (décédé le 31/01/1893 à Gluiras) et de vivante Anne Michelon (domiciliée à Gluiras).

5) Célestine, fille de Jean Pierre Delarbre (51 ans) et Anne Michelon (32 ans), née le 10/02/1874 à Extrémianoux

4) Victorine Marguerite, fille de Jean Pierre Delarbre (50 ans) et Anne Michelon (38 ans), née le 30/05/1872 à Extrémianoux

3) Louise Victoire Elisabeth, fille de Jean Pierre Delarbre (52 ans) et Marie Michelon (33 ans), née le 21/12/1870 à Extrémianoux, mariée avec Jean Pierre Jules Fargier le 20/05/1899 à Gluiras
=> Sur son acte de mariage, dressé 16 jours après celui de sa sœur Léonie Victorine, Louise Victoire Delarbre est dite fille de feu Jean Pierre Delarbre (décédé le 31/01/1893 à Gluiras) et de vivante "Michelon Marie ou Michelon Anne" (domiciliée à Gluiras).

2) Brigitte Victorine, fille de Jean Pierre Delarbre (35 ans) et Anne Michelon (28 ans), née le 01/08/1869 à Extrémianoux

1) Marie Mélanie, fille de Marie Michel et de père inconnu, née le 02/10/1866 à Extrémianoux
=> Sa naissance a été légitimée à la fin de l'acte de mariage de ses parents : "les époux ont déclaré devant les témoins susnommés qu'ils reconnaissent pour leur fille légitime un enfant enregistré à Gluiras le trois octobre 1866 sous le N°53 avec les prénoms de Marie Mélanie, étant par erreur que la mère a été dénommée Marie Michel, son vrai nom étant Anne Michelon, mère dudit enfant".

Ledit mariage avait été célébré le 20/03/1869 à Gluiras, entre :
- Jean Pierre Delarbre, né en 1830 à Gluiras, fils de feus Jacques Delarbre et Marie Combier [dont la filiation est conforme à celle indiquée sur son acte de décès, selon lequel l'époux d'Anne Michelon a rendu l'âme le 31/01/1893 dans son hameau natal d'Extrémianoux, à l'âge déclaré de 64 ans]
- Anne Michelon, née le 10/06/1839 à Gluiras, fille de vivant Pierre Michelon et de feue Anne Ranc

Le fait que notre présumée centenaire jonglait avec deux identités, Marie Michel et Anne Michelon, est attesté par plusieurs documents. Les preuves les plus flagrantes de cette duplicité sont apportées par la reconnaissance de Marie Mélanie Michel dans l'acte de mariage de l'intéressée, ainsi que la mention marginale de jugement rectificatif sur l'acte de naissance de Léonie Victorine Delarbre.

Quant à ses âges déclarés, ils fluctuent de façon plutôt chaotique, mais nettement à la hausse. La date de naissance revendiquée dans l'acte de décès de Marie Michel (10/05/1829) n'est que pure invention, contrairement à celle citée dans son acte de mariage (10/06/1839) du vivant du père de l'intéressée.

L'acte de naissance correspondant témoigne de la venue au monde d'Anne, fille de Pierre Michelon (45 ans) et Anne Ranc (30 ans) à Extrémianoux, dans la commune de Gluiras, le 10/06/1839.

Par conséquent, Marie Michel, dont le véritable nom était Anne Michelon, n'a vécu que 97 ans et 6 jours.
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Octavie Nézida VERGER veuve CHAMBOULEYRON & CHAMBOULEYRON (1840-1943) de Saint-Pierre-la-Roche (Ardèche)

Message par Cyril le Dim 4 Fév 2018 - 14:53

D'après son acte de décès, Octavie Nézida Verger, née le 23/09/1840 à Saint-Vincent-de-Barrès, fille d'Antoine Verger et Marie Euphrosine Ranc, veuve en premières noces de Louis Chambouleyron et épouse en secondes noces d'Alphon [sic] Chambouleyron, est décédée le 31/05/1943 à Saint-Pierre-la-Roche. Le déclarant était Paul Boisson (45 ans), époux de Gabrielle Marie-Louise Elisabethe Martaresche, petite-fille de la défunte.

Voilà ce que nous apprennent les recensements de Saint-Pierre-la-Roche :
- En 1911, Nézéda Verger, née en 1850 à Saint-Pierre-la-Roche [au lieu de 1840 à Saint-Vincent-de-Barrès] vivait chez sa fille Maria Chambouleyron (née en 1869 à Saint-Pierre-la-Roche), elle-même mère de Marie Louise et Jeanne Martaresche (nées en 1900 et 1901 à Saint-Pierre-la-Roche). Leurs actes de naissance montrent que, si la cadette est effectivement née en 1901, l'aînée a vu le jour le 03/07/1899 : il s'agit de Gabrielle Marie-Louise Elisabeth Martaresche [dont le mari a déclaré le décès de la grand-mère en 1943], fille de Jean Alexis Emile Martaresche (32 ans) et Marie Antonia Séraphie Chambouleyron (30 ans).
- En 1901, Nésida Verger, 60 ans [retour à l'âge attendu], vivait avec son mari Alphonse Chambouleyron (61 ans) et son beau-frère Théophile Chambouleyron. Dans la même maison, on retrouve Marie Chambouleyron (31 ans) avec ses filles Gabrielle (1 an) et Jeanne Martaresche (1 mois), cette fois-ci accompagnées de leur mari et père Emile Martaresche (34 ans).
- En 1891, Nézida Verger, 50 ans, vivait avec son mari Alphonse Chambouleyron (51 ans), qui hébergeait -entre autres- sa mère Lucie Vernet (82 ans), sa fille Louise Chambouleyron (12 ans), ainsi que ses nièces Léonie (23 ans) et Séraphie Chambouleyron (21 ans).
- En 1881, Nézida Verger, 41 ans, vivait avec son mari Alphonse Chambouleyron (43 ans), sous le toit duquel on retrouve notamment Léonie (14 ans), Maria (12 ans) et Louise Chambouleyron (3 ans), lesquelles sont ici désignées comme "leur[s] fille[s]", ainsi que sa mère Lucie Vernet (74 ans).
- En 1872, Nasida Verger veuve Chambouleyron, 32 ans, née à Saint-Vincent-de-Barrès, vivait avec ses filles Léonie et Marie Chambouleyron (5 ans et 3 ans, nées à Saint-Pierre-la-Roche), chez sa belle-mère Lucie Vernet veuve Chambouleyron (63 ans) et ses 4 enfants célibataires, dont Alphonse Chambouleyron (32 ans, né à Saint-Pierre-la-Roche).

Il est aisé de comprendre que notre présumée centenaire a successivement épousé deux frères, le premier [Louis Chambouleyron selon l'acte de décès] étant le père de Léonie et Marie/Maria/Séraphie, et le second [Alphonse Chambouleyron, décédé à Saint-Pierre-la-Roche le 16/03/1909] étant le père de Louise, donc l'oncle des précédentes.

Remontons le temps d'acte en acte :
- Le 02/01/1878 à Saint-Pierre-la-Roche, est née Marie Leoni Louise, fille d'Alphonse Vincent Chamboulayron (38 ans) et Enegida Octavi Verger (37 ans). Il s'agit de "Louise", fille unique du second lit.
- Le 08/02/1876 à Saint-Pierre-la-Roche, Alphonse Chamboulayron, né le 23/01/1839 à Saint-Pierre-la-Roche, fils de feu Louis Chamboulayron et de vivante Lucie Vernet, a épousé Octavi Nezida Verger veuve Chamboulayron, née le 24/09/1840 à Saint-Vincent-de-Barrès, fille de vivant Antoine Verger et de feue Marie Euphroisine Ranc.
- Le 15/09/1870 à Saint-Pierre-la-Roche, est décédé Louis Chambouleyron, 33 ans, né à Saint-Pierre-la-Roche, fils de feu Louis Chambouleyron et de vivante Lucie Vernet, époux de Négida Verger (30 ans).
- Le 20/05/1869 à Saint-Pierre-la-Roche, est née Marie Antonia Séraphi, fille de Louis Chambouleyron (32 ans) et Nésida Verger (29 ans). Il s'agit de "Marie" alias "Maria" alias "Séraphie", fille cadette du premier lit et future madame Martaresche [mariage contracté le 14/09/1898 à Saint-Pierre-la-Roche selon la mention marginale].
- Le 28/01/1867 à Saint-Pierre-la-Roche, est née Leonie Marie, fille de Louis Chambouleyron (29 ans) et Octavie Nezida Verger (26 ans). Il s'agit de "Léonie", fille aînée du premier lit.
- Le 25/04/1866 à Saint-Pierre-la-Roche, Louis Chambouleyron, né le 13/02/1837 à Saint-Pierre-la-Roche, fils de feu Louis Chambouleyron et de vivante Marie Lucie Vernet, a épousé Octavie Nezida Verger, née le 23/09/1840 à Saint-Vincent-de-Barrès, fille de vivant Jacques Antoine Verger et de feue Marie Euphrosine Ranc.

La seule fausse note dans tout le tableau est la grossière erreur de décennie et de commune commise dans le recensement de 1911, mais cette coquille n'impacte pas la recevabilité du dossier. Quant aux difficultés qu'ont eu les officiers d'état-civil à orthographier le prénom Nézida, elle est compréhensible... Mon arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère Pulcherie a eu le même problème Laughing

L'acte de naissance de notre centenaire se trouve bien là où on l'attendait : il atteste qu'Octavie Nézida, fille de Jacques Antoine Verger (40 ans) et Marie Euphrosine Ranc (27 ans), est effectivement née le 23/09/1840 à Saint-Vincent-de-Barrès.

Par conséquent, Octavie Nézida Verger a atteint la longévité remarquable de 102 ans et 250 jours.
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Marie Anne FERRAPY veuve FINAT (1830-1932) de Flaviac (Ardèche)

Message par Cyril le Sam 3 Fév 2018 - 14:26

Voici un cas ardéchois découvert par Laurent Toussaint.

D'après son acte de décès, Marie Anne Ferrapy, née à Saint-Symphorien-sous-Chomérac le 09/07/1830, fille de feue Marie Ferrapy, veuve de Michel Victor Finat, est décédée le 28/04/1932 au lieu-dit Mûre, dans la commune de Flaviac.

Les actes de naissance et de mariage localisés par Laurent fournissent des informations concordantes :
- Marianne, fille "naturelle" de Marie Ferapie et de père inconnu, est née le 09/07/1830 à Saint-Symphorien.
- Le 17/12/1859 à Flaviac, Michel Victor Finat (30 ans), né à Moulins (Allier) mais domicilié à Privas, a épousé Marie Anne Ferrapy (29 ans), née à Saint-Symphorien mais domiciliée à Flaviac, fille de vivante Marie Ferrapy et de père inconnu.

C'est entre Privas et Flaviac que s'est déroulée la vie de femme de notre présumée centenaire. Les documents collectés permettent d'en retracer chronologiquement les principales étapes :
- Le 10/10/1860 à Privas (rue du Collège), naissance de Julie, fille de Victor Michel Finat (30 ans) et Marie Anne Ferapie (30 ans)
- En 1861 à Privas (rue du Collège), recensement du couple Victor Fina (31 ans) et Marie Espinal (30 ans) [le patronyme inattendu de l'épouse et l'absence de Julie peuvent surprendre]
- Le 24/11/1861 à Privas (rue du Collège), naissance d'Isaac, fils de Victor Michel Finat (31 ans) et Marie Anne Ferrapy (31 ans)
- Le 26/09/1863 à Flaviac, décès de Julie Finat, fille de Michel Victor Finat (33 ans, demeurant à Privas) et Marie Anne Ferrapy (demeurant à Flaviac)
- En 1866 à Privas (rue du Collège), recensement du couple Victor Finand (36 ans) et M[ar]ie Anne Ferapie (36 ans) avec leur fils Isaac (4 ans et demi)
- Le 09/07/1866 à Privas (rue du Collège), naissance de Julie, fille de Michel Victor Finat (36 ans) et Marie Anne Ferapy (36 ans)
- En 1872 à Privas (rue du Collège), recensement du couple Victor Finnat (41 ans, né à Moulins dans l'Allier) et Marie Espinnasse (41 ans, née à Flaviac) avec leurs enfants Isaac Finna (10 ans, né à Privas) et Julie Finna (6 ans, née à Privas) [le retour du patronyme alternatif de notre présumée centenaire, dans la mesure où ses année et commune de naissance, de même que ses liens familiaux, sont corrects, ne remet aucunement en doute son identité]
- En 1876 à Privas (rue du Collège), recensement du couple Victor Fina (46 ans, né dans l'Allier) et Marianne Férapi (46 ans, née en Ardèche)
- En 1886 à Flaviac (Mûre et Contrevent), recensement du couple Victor Finat (56 ans) et Marie Espinasse [3ème occurrence du patronyme alternatif] (56 ans) avec leur fille Julie (20 ans)
- Le 18/02/1887 à Flaviac, mariage de Julie Finat (née le 09/07/1866 à Privas), fille de vivants Michel Victor Finat et Marie Anne Férapy (domiciliés à Flaviac), avec Edouard Sallée (né le 18/12/1860 à Pranles)
- En 1891 à Flaviac (Mûre et Contrevent), recensement du couple Victor Finat (61 ans) et Marie Espinasse [4ème et dernière occurrence de son patronyme alternatif] (61 ans) avec leur fils Isaac (29 ans), leur fille Julie (25 ans), leur gendre Edouard Sallée (30 ans) et leurs petites-filles Juliette et Anélie Sallée (2 ans et 5 mois)
- Le 05/12/1907 à Flaviac, décès de Victor Michel Finat (77 ans), époux de Marie ["Anne" est presque entièrement caché par le bord corné de la feuille] Férapy
- En 1911 à Flaviac (Mure), recensement de Marie Finat (née en 1830 à Saint-Symphorien), belle-mère d'Edouard Sallée (né en 1860 à Pranles), lui-même époux de Julie Sallée (née en 1866 à Privas), la mère de ses filles Juliette et Anély (nées en 1889 et 1890 à Flaviac)

Malgré l'apparition chronique du patronyme alternatif "Espinasse" et les orthographes toutes plus approximatives les unes que les autres de "Finat" et "Ferrapy", tous les documents collectés donnent à Marie Anne Ferrapy un âge compatible avec une naissance en 1830. De même, les lieux de naissance et les liens familiaux mentionnés sont toujours exacts.

Il est intéressant de remarquer que la déclaration de naissance de notre centenaire a été faite par un certain Pierre Espinas (32 ans). Se pourrait-il qu'il ait été son père biologique, ou tout du moins qu'il ait été apparenté à ce dernier ? Nous ne le saurons jamais avec certitude, mais cela me semble la meilleure façon d'expliquer la dichotomie patronymique observée ici...

Quoi qu'il en soit, il n'y a pas de raison de douter que Marie Anne Ferrapy ait réellement vécu 101 ans et 294 jours.
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Marie Thérèse MAZOYER veuve JEAN (1834-1936) de Les Vans/Saint-Paul-le-Jeune (Ardèche)

Message par Cyril le Ven 2 Fév 2018 - 13:04

D'après son acte de décès, Marie Thérèse Mazoyer, née à Thines le 20/08/1834, fille de Jean Mazoyer et Marie Reinouard, veuve de Joseph Jean, domiciliée aux Ayres à Saint-Paul-le-Jeune, est décédée le 29/05/1936 à l'hôpital des Vans.

Dans le recensement de 1911 à Saint-Paul-le-Jeune, Marie Jean, née en 1838 à Thines, vivait seule au hameau des Ayres.

Acte à l'appui, Joseph Jean, fils de feus Baptiste Jean Jean et Rose Reboul, époux de Marie [dont le patronyme "Mazoyer" n'est mentionné que dans la table des successions et des absences], est décédé le 14/12/1894 dans sa commune natale de Saint-Paul-le-Jeune, à l'âge déclaré de 62 ans.

Le mariage de notre présumée centenaire a été célébré le 21/01/1863 à Saint-Paul-le-Jeune, unissant :
- Jean Joseph Jean, 28 ans, né et domicilié à Saint-Paul-le-Jeune, fils de vivant Jean Baptiste Jean et de feue Rose Reboul
- Marie Thérèse Mazoulier, 28 ans, née à Thines mais domiciliée à Saint-Ambroix (Gard), fille de vivants Jean Mazoulier et Marie Reynouard

Comme le jour de son mariage, le patronyme de Marie Thérèse était parfois orthographié de manière approximative, ainsi qu'en témoignent les actes de naissance de ses enfants, enregistrés à Saint-Paul-le-Jeune :
1) Marie Céline, fille de Joseph Jean (29 ans) et Marie Mazoulier (28 ans), née le 24/04/1863 aux Aires
2) Germaine Valerie, fille de Joseph Jean (32 ans) et Marie Renouard [remplacement du patronyme de la mère par celui de sa mère à elle, une erreur difficilement compréhensible mais pourtant classique] (31 ans), née le 08/01/1867 aux Aires
3) Léonie Josephine, fille de Joseph Jean (36 ans) et Marie Mazoyer (35 ans), née le 26/11/1869 aux Ayres
4) Joseph Hippolyte, fils de Joseph Jean (40 ans) et Marie Mazouyer (40 ans), né le 12/05/1874 aux Ayres
5) Joseph Auguste, fils de Joseph Jean (43 ans) et Marie Mazoyer (43 ans), né le 28/04/1877 aux Ayres

Contrairement au recensement de 1911, qui rajeunissait notre présumée centenaire de 4 ans, les âges déclarés dans son acte de mariage et les actes de naissance de ses enfants sont compatibles avec une naissance le 20/08/1834, à une petite marge d'erreur près (maximale dans l'acte de naissance de Germaine Valérie, où sa mère devrait avoir 33 ans et non 31).

Du côté des recensement de Thines :
- En 1861, Marie Mazoyer, 25 ans, célibataire, vivait chez ses parents Jean Mazoyer (61 ans) et Marie Reynouard (60 ans).
- En 1856, Marie Mazoyer, 21 ans, célibataire, vivait chez ses parents Jean Louis Mazoyer (60 ans) et Marie Reynouard (63 ans).
- En 1851, Marie Mazoyer, 18 ans, célibataire, vivait chez Louis Mazoyer (48 ans) et sa femme Marie Reynouard (51 ans).
- En 1846, Marie Mazoïer, 12 ans, vivait chez ses parents Louis Mazoïer (46 ans) et Marie Reynouard (47 ans).

Malgré l'imprécision des âges de ses parents, il semble bien que l'année de naissance de Marie Mazoyer (qui n'utilisait visiblement pas le prénom "Thérèse" dans la vie de tous les jours) tourne autour de 1833-1835.

Dans les registres d'état-civil de Thines, le seul acte de naissance qui puisse correspondre est celui de Marie Therese, fille de Jean Mazoyer (35 ans) et Marie Reinoard (30 ans), née le 20/08/1834.

Je conclus de ce qui précède que Marie Thérèse Mazoyer a bel et bien atteint l'âge de 101 ans et 283 jours.
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Marie Angélique MILLIA (1844-1945) de Lamastre (Ardèche)

Message par Cyril le Jeu 1 Fév 2018 - 12:19

D'après son acte de décès, Marie Angélique Millia, née à Lyon (Rhône) le 29/04/1844, "fille de père et mère dont les noms ne nous sont pas connus", célibataire, est décédée le 20/11/1945 à Lamastre (Ardèche)... Une vieille fille, née hors du département, et dont on ignore l'identité des parents : ce n'était pas gagné d'avance ! L'acte de décès précise cependant qu'elle est passée de vie à trépas dans la "maison Reynaud" à Macheville et que la déclarante était Eva Julie Reynaud (53 ans), la "gardienne de la défunte".

Dans le recensement de 1911 à Lamastre, on retrouve Marie Millia, née en 1844 à Lyon, qui vivait déjà dans le faubourg de Macheville, chez Hélène veuve Reynaud (née en 1830 au Crestet) dont elle était la "pupille". La table des successions et des absences indique que Marie Helène Julien, veuve de Jean Victor Reynaud, est ensuite décédée le 05/05/1914 au lieu de Macheville à Lamastre, à l'âge déclaré de 80 ans. Acte de décès en main, Victor Reynaud, époux d'Hélène Jullien, avait lui-même perdu la vie à Macheville le 27/03/1898, à l'âge déclaré de 80 ans.

Les registres d'état-civil de Lamastre renferment également l'acte de naissance de la future "gardienne" Eva Julie Reynaud, fille de Régis Marius Reynaud (36 ans) et Thérèse Marie Savy (32 ans), née le 25/02/1892. Ses parents s'étaient unis civilement le 22/01/1887 à Boffres et l'acte nous confirme que le marié était le fils de vivants Victor Reynaud et Hélène Julien.

Régis Marius Reynaud était né le 27/02/1856 à Désaignes, où 5 recensements mettent en scène notre présumée centenaire :
- En 1866, Marie Millia, 22 ans, célibataire, élève de l'hospice, était domestique chez Victor Reynaud (40 ans), sa femme Hélène Julien (36 ans) et leurs enfants, dont Marius (12 ans).
- En 1861, Marie Millia, 17 ans, célibataire, élève de l'hospice, était domestique chez Victor Reynaud (41 ans), sa femme Hélène Julien (30 ans) et leurs enfants [Marius n'est pas cité].
- En 1856, Marie Millia, 12 ans, élève de l'hospice, était en nourrice chez Claude Escoffier (38 ans) et sa femme Victoire Gerland (30 ans), dans la maison même où vivaient Victor Reynaud (38 ans), sa femme Hélène Julien (26 ans) et leurs enfants, dont Marius (6 mois).
- En 1851, Angelique Millia, 7 ans, vivait chez Victor Reynaud (32 ans) et sa femme Hélène Julien (21 ans).
- En 1846, Marie Mellia, 2 ans, élève de l'hospice et enfant trouvé, vivait chez Victor Reynaud (26 ans, célibataire) et sa sœur Marie Reynaud (30 ans, célibataire). En effet, Jean Victor Reynaud et Marie Hélène Jullien ne se sont mariés que le 11/09/1849 au Crestet, commune où était née la promise le 18/05/1831 [au lieu de 1830 comme indiqué dans le recensement de 1911].

A Lyon, où l'acte de naissance de Marie Angélique Millia est introuvable, le registre des enfants abandonnés de l'hospice de la Charité nous informe que :
- Marie Angelique Millia, née le 29/04/1844 et "reçue le 2 mai 1844", fille illégitime de Benoite (28 ans), a été baptisée à l'hospice et enregistrée à la Croix Rousse.
- Marie Angelique Millia a d'abord été placée chez Pierre Royer et Jeanne Marie Véron à Saint-Voy (Haute-Loire) le 03/05/1844, puis chez Victor Reynaud à Désaignes le 04/05/1845.

Dans les registres de l'ancienne commune de la Croix-Rousse [absorbée par Lyon en 1852] se trouve bien l'acte de naissance espéré : Marie Agelique (sic), fille de Benoite Françoise Millia (28 ans), a vu le jour le 29/04/1844 au 4 rue du Pavillon.

Par conséquent, Marie Angélique Millia a vécu jusqu'au bel âge de 101 ans et 205 jours.
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Adèle DELHOMME veuve VACANCE et POMERAT (1841-1942) du Pouzin (Ardèche)

Message par Cyril le Mer 31 Jan 2018 - 15:51

D'après son acte de décès, Adèle Delhomme, née le 24/06/1841 à Lachapelle-sous-Aubenas, fille de feus Blaise Delhomme et Jeanne Amblard, veuve en premières noces de Jean Louis Vacance et en deuxièmes noces de Louis André Pomerat, est décédée le 29/05/1942 au Pouzin.

Le recensement de 1911 au Pouzin répertorie une famille composée de Louis Pomerat (né en 1834 au Pouzin), sa femme Adèle (née en 1841 à Lachapelle), son fils Albert (né en 1872 au Pouzin) et sa belle-fille Eugénie (née en 1880 à Silhac).

Albert devait être le fils d'un précédent mariage du second époux de notre présumée centenaire, puisque ces derniers ne se sont unis que le 13/01/1891 au Pouzin. Ce jour-là, Louis André Pomérat, né le 04/02/1834 au Pouzin [en accord avec le recensement de 1911], veuf d'Eugénie Delhomme et "beau-frère de la future", a épousé Adelle Delhomme, née le 25/06/1841 à Lachapelle, fille de feus Blaize Delhomme et Jeanne Amblard, veuve de Jean Louis Vacance, domiciliée au Pouzin.

Son acte de décès indique que Jean Louis Vacance, fils de Jean Jacques Vacance et Rose Silhol (domiciliés à Lagorce), veuf de Marie Ligonesche et mari d'Adèle Delhomme, est décédé le 16/04/1868 à Aubenas, à l'âge déclaré de 36 ans.

L'union du couple Vacance-Delhomme aura été de courte durée (et stérile), la cérémonie de mariage ayant été célébrée le 26/11/1866 à Aubenas. Jean Louis Vacance (34 ans), né à Lagorce mais domicilié à Aubenas, fils de vivants Jean Jacques Vacance et Rose Silhol, veuf de Marie Ligonesche, a ainsi épousé Adèle Delhomme, née le 24/06/1841 à Lachapelle, "domiciliée à Aubenas et avant à Lachapelle", fille de feus Blaise Delhomme et Jeanne Amblard décédés à Lachapelle.

Voilà ce que nous apprennent les recensements de Lachapelle :
- En 1861, Adèle Delhome (19 ans) vivait à la Figuière avec sa sœur Eugénie Delhome (23 ans) [certainement la future première veuve de Louis André Pomérat et mère d'Albert Pomérat].
- En 1856, Adèle Delhomme (14 ans) vivait à la Figuière avec sa mère Jeanne Amblard veuve Delhomme (54 ans) et sa sœur Eugénie Delhomme (19 ans, célibataire), chez leur frère Alexandre Delhomme (33 ans) et son épouse Sophie Georges (28 ans).
- En 1846, Adèle Delhomme (4 ans) vivait à la Figuière chez ses parents Blaise Delhomme (54 ans) et Jeanne Amblard (46 ans), avec ses frère et sœurs célibataires Alexandre (24 ans), Justine (19 ans), Rose (17 ans), Euphrasie (13 ans) et Julie (8 ans).

Tous les documents collectés concordent, que ce soit en termes d'âges ou de liens familiaux. L'acte de naissance d'Adelle, fille de Blaize Delhomme (50 ans) et Jeanne Amblard (40 ans), atteste qu'elle est bel et bien née le 24/06/1841 à Lachapelle[-sous-Aubenas].

J'en conclus qu'Adèle Delhomme est décédée à l'âge de 100 ans et 339 jours.
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Julie Marguerite BARD veuve DELARBRE (1842-1942) de Saint-Cierge-la-Serre (Ardèche)

Message par Cyril le Mer 31 Jan 2018 - 0:18

D'après son acte de décès, Julie Bard, née à Vernoux[-en-Vivarais] le 01/03/1842, fille de Pierre Bard et Anne Marthe Rissoan, veuve Delarbre, est décédée le 27/12/1942 à Saint-Cierge-la-Serre. Si la défunte se prénomme Julie dans l'acte lui-même, en marge, elle a pour identité complète "Bard Julie Marguerite".

A Saint-Cierge-la-Serre, la piste s'arrête là... Cependant, muni des identités des parents et du patronyme de l'époux, j'ai pu mettre la main sur ce qui est manifestement l'acte de mariage de notre présumée centenaire, quelques 7 décennies avant son trépas et à une vingtaine de kilomètres au nord. Ainsi, le 24/03/1869 à Boffres, a été célébrée l'union de :
- Régis Delarbre, célibataire, né le 23/12/1846 à Saint-Barthélemy-le-Pin, fils de vivants Jean Pierre Delarbre et Suzane Catalon
- Marguerite Bard, célibataire, née le 01/03/1842 à Vernoux [dite âgée de 27 ans à la publication des bans], fille de vivants Pierre Bard et Anne Marthe Rissoan, tous trois étant domiciliés au lieu de l'Hierne à Boffres [commune limitrophe de Vernoux]

Julie Marguerite Bard a été recensée 6 fois à Boffres :
- En 1856, Julie Bard (13 ans) vivait chez ses parents Pierre Bard (60 ans) et Marie Roussain [orthographe approximative] (40 ans), avec ses 3 sœurs Victoire Bard (18 ans), Marie Bard (16 ans) et Suzanne Barrier [patronyme incorrect] (11 ans).
- En 1861, Julie Bard [son âge est illisible mais pourrait être "18 ans"] vivait à Lierne, chez ses parents Pierre Bard (65 ans) et Marie Rissoan [orthographe correcte cette fois-ci] (53 ans), avec ses 3 sœurs Victoire Bard (23 ans), Marie Bard (20 ans) et Suzanny Bard [patronyme correct cette fois-ci] (16 ans).
- En 1866, Julie Bard (24 ans) vivait à l'Hierne, chez ses parents J[ea]n Pierre Bard (69 ans) et Marie Rissoan (58 ans), avec sa sœur Suzannie Bard (22 ans).
- En 1872, Marguerite Bard (27 ans) vivait à Duchamp, avec son mari Régi Delarbre (25 ans), tous deux étant nés à Boffres [encore une erreur].
- En 1876, Marguerite Bard (31 ans) vivait au Moulin des Bernard, avec son mari Régis Delarbre (30 ans), tous deux étant nés dans le département de l'Ardèche mais pas dans la commune de Boffres [erreur réparée].
- En 1881, Julie Bard (38 ans) vivait au Moulin des Barnard, avec son mari Régis Delarbre (36 ans).

En dépit du conflit de prénoms entre "Julie" et "Marguerite", la cohérence au niveau de l'âge et des liens familiaux (parents, sœurs et mari) indique clairement que nous avons affaire à une seule et même personne.

Au-delà de 1881, Julie Marguerite Bard et Régis Delarbre se volatilisent de Boffres... Je ne me rappelle plus quel chemin m'y a mené car cela fait 4 mois que j'ai bouclé ce cas, mais j'ai réussi à retrouver la trace du couple à une vingtaine de kilomètres à l'est-sud-est de Boffres et à l'est-nord-est de Saint-Cierge-la-Serre, dans une commune du département voisin de la Drôme : Etoile[-sur-Rhône].

Voilà ce que nous apprennent les recensements étoiliens (on ne dit pas "stellaires" Laughing) :
- En 1891, Marguerite Blard [orthographe approximative] (48 ans) vivait à Pavillon, avec son mari Régis Delarbre (43 ans) et leur fils adoptif Louis Monteil (9 ans).
- En 1896, Marguerite Bart [encore une orthographe différente] (52 ans) vivait dans le quartier de Lapeyrouse, avec son mari Regis Delarbre (49 ans) et leur fils adoptif Louis Monteil (14 ans).
- En 1901, Marguerite Barde [une orthographe de plus] (58 ans) vivait dans le quartier de Lapeyrouse, avec son mari Régis Delarbre (55 ans) et le "fils du chef" Louis Delarbre (19 ans) [qui était logiquement Louis Monteil].
- En 1906, Julie Bar [4ème orthographe en 4 recensements], veuve, née en 1843 [au lieu de 1842] à Vernoux, vivait seule à Lapeyrouse.

Je n'ai pas trouvé davantage d'informations sur Louis Monteil, mais il ne me semble pas aberrant de penser que le couple Delarbre-Bard était en manque d'enfant depuis longtemps au moment de son adoption. En effet, au cours des 12 premières années du mariage, leur seul bébé qui ait fait l'objet d'un acte de naissance n'a vécu que 2 mois : Julie, fille de Régis Delarbre (23 ans) et Marguerite Bard (27 ans), est née le 21/01/1870 à Duchamp [où ses parents ont été recensés en 1872] dans la commune de Boffres, pour décéder au même lieu le 19/03/1870 selon la déclaration de son grand-père Jean Pierre Delarbre (58 ans).

L'ensemble des documents collectés permet d'établir le graphique suivant (où les points rouges représentent les actes de mariage et de décès), d'après lequel Julie Marguerite Bard devrait être née aux alentours de 1842-1843 :


En fin de compte, malgré l'alternance intempestive des prénoms "Julie" et "Marguerite", qui ne coexistent que dans son acte de décès, tout porte à croire que l'acte de naissance de notre centenaire est bel et bien celui qui a été établi au nom de Marguerite, fille de Pierre Bard (46 ans) et Anne Marthe Rissoan (38 ans), née le 01/03/1842 à Vernoux.

Par conséquent, la vie de Marguerite dite Julie Bard a duré 100 ans et 301 jours.
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Louis Philippe VIANÈS (1839-1940) de Fabras (Ardèche)

Message par Cyril le Lun 29 Jan 2018 - 19:07

D'après son acte de décès, Louis Philippe Vianès, né à Fabras le 01/05/1839, fils de feus François Vianès et Louise Veyrenc, veuf de Victorine Cayrier, est décédé le 14/01/1940 à Fabras.

Selon le recensement de 1911 à Fabras, Philippe Vianès, né en 1840 à Fabras, vivait au chef-lieu de la commune avec sa femme Victorine (née en 1851) et leur fils Félicien (né en 1880).

L'acte de naissance d'Henri Félicien Vianès, fils de Philippe Vianès (41 ans) et Victorine Cayrier (29 ans), né le 22/01/1880 à Fabras, ne laisse aucun doute quant au fait que cet enfant, qu'une mention marginale dit décédé le 27/02/1965 à Aubenas, était le jeune homme cité dans le recensement de 1911.

Ses parents s'étaient mariés 7 ans plus tôt, par acte passé en mairie de Fabras le 30/04/1873. Ce jour-là, Louis Philippe Vianès, né le 01/05/1839 à Fabras, fils de vivant François Vianès domicilié à Fabras et de feue Lucie Veyrenc [au lieu de "Louise"], veuf de Louise Clap décédée à Fabras, a épousé Marie Rose Victorine Cayrier, née le 17/03/1851 [même année que dans le recensement de 1911].

L'acte de décès de l'épouse de Philippe Vianès indique que Louise Françoise Clap, fille de Pierre Clap et Marie Grimaud, est décédée au chef-lieu de Fabras le 17/04/1871, à l'âge déclaré de 23 ans. Le second comparant était le beau-père de la défunte, François Vianès (75 ans), c'est-à-dire le père de notre présumé centenaire.

La pauvre jeune femme n'était maman que depuis 1 mois et demi... En effet, Philippe Hippolite François Vianès, fils de Philippe Vianès (31 ans) et Louise Clap (23 ans), était né le 04/03/1871, mais sa condition d'orphelin de mère ne l'a pas empêché de vivre près de 82 ans, puisqu'une mention marginale fait état de son décès le 03/02/1953 à Aubenas.

L'acte de mariage qui a scellé cette première union a été dressé le 26/10/1869 à Fabras, entre :
- Louis Philippe Vianès, né le 01/05/1839 à Fabras, fils de vivant François Vianès et de feue Lucie Veyrenc [même prénom que dans le second acte de mariage], le père et le fils étant domiciliés à Fabras
- Marie Françoise Louise Clap, née le 23/10/1847 à Fabras, fille de vivant Pierre Clap et de feue Marie Grimaud

Dans la mesure où tous les documents collectés donnent des informations concordantes, l'acte de naissance de Louis Philippe Vianès, fils de François Vianès (42 ans) et Lucie Veyrenc (39 ans), qui indique qu'il est né le 01/05/1839 à Fabras, achève de nous convaincre de son statut de centenaire. L'officier d'état-civil qui a rédigé son acte de décès a manifestement mal déchiffré le prénom de sa mère, mais il faut bien reconnaître qu'un "L" suivi de 5 petites dents de scie dont l'une des dernières porte un point, c'est assez dur à lire...

Louis Philippe Vianès, dont j'imagine qu'il devait son prénom au locataire du Palais des Tuileries, a ainsi atteint la belle longévité de 100 ans et 258 jours.
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Marie Antoinette VINCENT veuve CHERMEZON (1826-1926) de Vernoux (Ardèche)

Message par Cyril le Dim 28 Jan 2018 - 19:11

D'après son acte de décès, Marie Antoinette Vincent, née à Outre-Furens (Loire) le 18/02/1826, fille de feus Louis Vincent et Marie Barlet, veuve de Mathieu Jean François Chermezon, est décédée le 13/09/1926 à Colin, dans la commune de Vernoux[-en-Vivarais].

Voilà ce que nous apprennent 3 des recensements de Vernoux (parmi d'autres que je n'ai pas jugé utile de collecter) :
- En 1911, Marie Vincent, née en 1826 à Saint-Etienne [qui a absorbé Outre-Furens en 1855], vivait au Terron de Collin chez Marie Chermezon (née en 1850 à Lyon) et ses enfants Marie Gabrielle Cabaret (née en 1887 à Vernoux) et Juliette Jeanne Cabaret (née en 1888 à Vernoux). Marie Vincent était censée être la "belle-mère" du chef de ménage, ce qui est clairement une coquille.
- En 1886, Marie Vincent, 59 ans, veuve, vivait déjà au Terron de Collin, chez André Cabaret (49 ans) et sa femme Louise Chermezon (37 ans). Cette fois-ci, le lien de parenté entre le chef de ménage et sa "belle-mère" Marie Vincent est exact.
- En 1872, Marie Vincent veuve Chermezon, 46 ans, née dans la Loire [où se trouve Outre-Furens], vivait au Terron de Collin avec sa fille Marie Louise Chermezon, 21 ans, née dans le Rhône [où se trouve Lyon].

Le mariage de Marie alias Louise alias Marie Louise Chermezon a été célébré le 15/07/1884 à Vernoux. Ce jour-là, Pierre André Cabaret, né le 29/11/1836 à Nouans (Sarthe), a épousé Marie Chermezon, née le 12/07/1850 à Lyon, fille de feu Jean François Mathieu Chermezon (dont l'acte de décès a été enregistré le 16/11/1871 à Vernoux) et de vivante Marie Vincent, la mère et la fille étant domiciliées à Terron de Collin.

La date de naissance de Marie Chermezon, puisque tel était son unique prénom à l'état-civil, est confirmée par un acte selon lequel la fille de Jean Francois Mathieu Chermezon (42 ans) et Marie Vincent est née le 12/07/1850 rue du Palais Grillet, dans la capitale des Gaules.

De même, la date de décès de Mathieu Jean François Chermezon est confirmée par un acte selon lequel l'époux de Marie Vincent, né à Silhac, fils de feus Jean Pierre Chermezon et Marianne Bertrand, est décédé le 16/11/1871 au Terrons de Collin dans la commune de Vernoux, à l'âge déclaré de 63 ans.

L'acte de mariage de notre présumée centenaire, daté du 28/02/1848 à Outre-Furens, est également cohérent avec le reste des documents, puisqu'il a scellé l'union de :
- Mathieu Jean François Chermezon, né à Silhac le 23/05/1808, fils de feus Jean Pierre Chermezon et Marianne Bertrand, domicilié rue Palais Grillet à Lyon
- Marie Vincent, née à Outre-Furens le 18/02/1826, fille de vivants Louis Vincent et Marie Barlet, tous trois étant domiciliés au lieu du Treuil à Outre-Furens

L'acte de naissance correspondant atteste que Marie, fille de Jean Louis Vincent (30 ans) et Marie Barlet, est née le 18/02/1826 au Treuil, dans la commune d'Outre-Furens.

Marie Antoinette Vincent, qui s'appelait en réalité Marie Vincent (son acte de décès étant le seul à mentionner un prénom supplémentaire) a donc vécu durant 100 ans et 207 jours.
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