LES GRANDS CENTENAIRES FRANÇAIS

Investigations sur de possibles grands centenaires français décédés (anciens et modernes)

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Jean Baptiste JEANTELOT (1813-1914), de Landreville (Aube)

Message par Barti le Mar 20 Fév 2018 - 19:31

L'acte de décès indique que Jean Baptiste Jeantelot, né à Landreville le 25 novembre 1813, fils de Jean Baptiste Jeantelot et de Nicole Marie Depontaillier-Olivier, veuf en premières noces de Marie Catherine Célestine Depontaillier-Olivier et en secondes noces de Marie Pauline Olivier, est décédé à Landreville le 15 janvier 1914.
Le décès a été déclaré par son neveu Camille Jeantelot (68 ans).

Sur le recensement de Landreville en 1911, on retrouve Jean Baptiste Jeantelot, né en 1813 à Landreville, oncle du chef de ménage Camille Jeantelot (né en 1845 à Landreville) [incontestablement l'homme qui a déclaré son décès]. Jean Baptiste vivait avec lui ainsi qu'avec la femme et la fille de son neveu.

Marie Pauline Olivier, 80 ans, "épouse de Jeantelot Jean Baptiste", native de Bar-sur-Seine, a précédé de peu son mari dans la tombe puisque celle-ci s'est éteinte à la rue basse de Landreville le 14 novembre 1909.

En 1906 cependant, impossible de retrouver le couple à Landreville, que ce soit chez Camille Jeantelot, à la rue basse ou partout ailleurs dans la commune. Force est donc de constater qu'ils résidaient ailleurs à cette date et qu'ils sont (re ?)venus à Landreville entre 1906 et 1909.

C'est un extrait de l'Annuaire administratif et statistique du département de l'Aube, publié en 1892, qui nous permet de les retrouver. En effet, dans la liste du jury d'expropriation du canton de Mussy-sur-Seine figure un certain Jean-Baptiste Jeantelot, propriétaire à Neuville-sur-Seine, laquelle commune est justement voisine de Landreville.
Bien sûr, rien n'indique qu'il s'agit bien de notre futur présumé centenaire, d'autant plus qu'il est impossible de le retrouver à Neuville-sur-Seine en 1896, mais ce n'est pas le cas des deux recensements antérieurs à 1892. Ainsi :

- En 1886, J(ea)n Baptiste Jeantelot (73 ans), rentier, vivait avec sa femme Pauline Olivier (57 ans)
- En 1881, Jean Baptiste Jeantelot (68 ans), meunier, vivait avec sa femme Pauline Olivier (52 ans)

En 1876, c'est à Landreville que l'on retrouve notre couple : Jean Baptiste Jeantelot (63 ans), propriétaire, vivait avec son épouse Marie Pauline Ollivier femme Jeantelot (38 ans), née à Bar-sur-Seine. L'âge indiqué pour l'épouse, inférieur d'environ 10 ans à son âge théorique, est ici probablement une erreur.

C'est à Plaines (Aube) que fut célébré leur mariage le 8 juillet 1873. Jean Baptiste Jeantelot, âgé de 59 ans, né à Landreville le 25 novembre 1813, fils de Jean Baptiste François Jeantelot et de Nicole Marie Depontailler-Olivier, veuf en premières noces de Marie Catherine Célestine Depontailler-Olivier décédée à Landreville le 1er mai 1872, a ainsi épousé Marie Pauline Olivier, née à Bar-sur-Seine le 16 mars 1829. L'âge de cette dernière sur le recensement de 1876 était donc bien sous-estimé d'environ 10 ans. Pour l'époux, tout concorde.

Sur le recensement de Landreville en 1872, on voit que Jean B(aptist)e Jeantelot (59 ans), propriétaire veuf, vivait seul.
Comme précisé sur l'acte de son second mariage, sa première femme Marie Catherine Célestine Depontaillier-Olivier "épouse de Jeantelot Jean Baptiste" s'était éteinte peu avant à Landreville le 1er mai 1872.

Sur deux recensements antérieurs explorés au hasard, on s'aperçoit que le couple vivait à Landreville aux dates suivantes :
- En 1866, Jean B(aptis)te Jeantelot (52 ans), propriétaire, vivait avec son épouse Marie Cath(erin)e Célestine "Deponaillier" (?) femme Jeantelot (55 ans)
- En 1856, Jean Baptiste Jeantelot (43 ans), propriétaire, vivait avec son épouse M(ar)ie Cath(erin)e Célestine "Deponiaillier"
(?) (45 ans)

Leur mariage a été célébré à Landreville le 23 janvier 1838. Marie Catherine Célestine Depontaillier-Olivier a ce jour-là épousé Jean-Baptiste Jeantelot, "âgé de vingt quatre ans un mois vingt-sept jours", né à Landreville le 25 novembre 1813, fils de Jean Baptiste Jeantelot (maire de Landreville) et de Nicole Marie Depontaillier-Olivier.

Tous les documents, que ce soient recensements ou actes officiels, sont parfaitement concordants pour affirmer que Jean Baptiste Jeantelot était bien centenaire. Tout cela est confirmé par son acte de naissance dans lequel il est écrit que Jean Baptiste, fils de Jean Baptiste Jeantelot et de Nicole Marie Depontaillier-Ollivier, est né le 25 novembre 1813 à Landreville et a été déclaré en mairie le lendemain.

Par conséquent, Jean Baptiste Jeantelot a vécu 100 ans et 51 jours.
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Assunta MATTEUCCI veuve MUGNANI (1883-1993)

Message par Barti le Dim 18 Fév 2018 - 17:56

Maria Assunta Matteucci est née le 4 avril 1883 dans la ville italienne de Capannori en Toscane. Elle s'y est mariée le 11 novembre 1906 avec Antonio Mugnani d'un an son aîné. Sur son acte de mariage ne figure pas son premier prénom "Maria" qu'elle a sans doute précocement abandonné.
Assunta s'est éteinte à Marseille, boulevard des Platanes, le 28 mars 1993 à l'âge de 109 ans et 358 jours. Elle a donc manqué à une semaine près de devenir supercentenaire.

Ce cas qui apparaît sur les vieilles listes "109-year-olds close to 110" du GRG fut dévoilé à l'organisme par Jean-Marie Robine sans information complémentaire (on peut noter la présence d'un point d'interrogation accolé au pays de naissance "Italy", qui semble vouloir dire que ce lieu n'a pas été confirmé quoique fortement suspecté à la vue de son nom de famille).

GRG

Merci à Laurent pour la découverte de son lieu de décès et l'obtention de son acte de décès !

Mme Mugnani était vraisemblablement à sa mort la vice-doyenne des Bouches-du-Rhône derrière une certaine Jeanne Calment.
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Sophie alias Marie VALLIER veuve CHANÉAC (1838?/c.1848 - 1942) de Sainte-Eulalie (Ardèche)

Message par Cyril le Sam 17 Fév 2018 - 22:44

Attention : ce compte-rendu est long... très long... voire très très long... Ne vous lancez pas dedans si vous n'avez pas un peu de temps libre devant vous ^^

D'après son acte de décès, Marie Valier [patronyme orthographié "Vallier" dans la table des successions et des absences], née à Saint-Martial le 19/12/1838, fille de Louis Valier et Marie Bonnefoi, veuve de Jean-Louis Philippe Chanéac, est décédée le 05/08/1942 à Bernardon, dans la commune de Sainte-Eulalie. Le déclarant était son fils Louis Chanéac (69 ans), domicilié au même lieu.

A première vue, ce cas semble authentique :

I. L'acte de naissance correspondant existe. Marie, fille de Louis Valier (32 ans) et Marie Bonnefoi (29 ans), est née le 19/12/1838 au mas de Liberté, dans la commune de Saint-Martial.

II. L'acte de mariage concorde. Le 02/05/1871 à Saint-Martial, se sont unis :
- Jean Louis Philippe Chaneac, né le 02/05/1841 à Saint-Andéol-de-Fourchades, fils de vivant Régis Chaneac et de feue Victoire Moulin, le père et le fils étant domiciliés à Saint-Andéol-de-Fourchades, comme la mère de son vivant
- Marie Vallier, née le 19/12/1838 à Saint-Martial, fille de vivants Louis Vallier et Marie Bonnefoi, tous trois étant domiciliés à Saint-Martial

III. Les publications des bans à Saint-Martial confirment toutes les informations de l'acte de mariage, y compris les âges des époux (30 ans pour Jean Louis Philippe Chanéac et 33 ans pour Marie Vallier), tout en précisant que les fiancés étaient célibataires. Bizarrement, bien que l'acte de mariage affirme "pareilles publications faites à St Andeol de Fourchades les seize et vingt trois du mois d'avril", lesdites publications sont absentes du registre concerné, qui n'est pourtant pas lacunaire.

IV. Deux actes de naissance témoignent de la venue au monde d'enfants du couple Chanéac-Vallier, les âges des parents étant conformes à ce qui était attendu :
1) Marie Judith Sophie, fille de Jean Louis Philippe Chanéac (31 ans) et Marie Vallier (34 ans), est née le 06/05/1872 à Liberté, dans la commune de Saint-Martial.
2) Louis Rémy, fils de Jean Louis Philippe Chanéac (49 ans) et Marie Vallier (52 ans), est né le 20/06/1890 au Founzalas, dans la commune de Saint-Martial.
Même si l'intervalle de 18 ans sans enfant est long et que l'âge de la mère au dernier accouchement est élevé (51 ans et demi si l'on se fie à sa date de naissance), ça passe encore.

V. Les tables des successions et des absences indiquent que Jean Louis Philippe Chaneac, époux de Marie Vallier, est décédé à Saint-Martial le 06/08/1926, à l'âge déclaré de 85 ans.

Mais c'est formidable tout ça ! Et hop, une nouvelle doyenne ardéchoise ?

Que nenni. Car il y a des choses qui clochent :

Dans le recensement de 1911 à Saint-Martial, le seul ménage qui puisse correspondre à notre couple Chanéac-Vallier vivait au Founzalas, occupant même la seule maison du lieu-dit, où Louis Rémy Chanéac avait vu le jour en 1890. Ce ménage était composé de Philippe Chanéac (né en 1841 à Saint-Andéol), sa femme Sophie Vallier (née en 1848 à Saint-Martial) et les enfants du chef de ménage, Marie et Rémy (nés en 1888 et 1890 à Saint-Martial). On ne sait pas si ce sont les enfants de Sophie Vallier, car la rédaction du recensement a été faite en respectant scrupuleusement les consignes officielles, à savoir indiquer le lien de chaque personne avec le chef de ménage. Quoiqu'il en soit, le chef de ménage ne peut être que Jean Louis Philippe Chanéac, dont l'acte de naissance confirme qu'il est né le 02/05/1841 à Saint-Andéol-de-Fourchades, des parents que nous lui connaissons déjà. Les registres de Saint-Andéol-de-Fourchades ne contiennent aucun homonyme approximatif, donc à moins d'imaginer un jumeau non déclaré prénommé Philippe, c'est bien notre homme. D'ailleurs, son fils Rémy Chanéac cité dans ce recensement n'avait pas d'homonyme non plus : il s'agit obligatoirement du fils de Jean Louis Philippe Chanéac et Marie Vallier, né le 20/06/1890. Dans ce cas, qui était sa sœur Marie Chanéac ? Les registres de Saint-Martial sont formels : il ne peut s'agir que de Marie Delphine, fille de Philippe Chanéac (49 ans) et Sophie Vallier (36 ans), née le 07/02/1888 au Founzalas. Mais si Marie Judith Sophie, Marie Delphine et Louis Rémy avaient effectivement le même père, ce dont je ne doute pas, comment expliquer que :
1) Marie Judith Sophie soit née de son légitime mariage avec Marie Vallier (34 ans) en 1872 ;
2) Marie Delphine soit née de son légitime mariage avec Sophie Vallier (36 ans) en 1888 ;
3) Louis Rémy soit né de son légitime mariage avec Marie Vallier (52 ans) en 1890 ;
4) Son épouse légitime en 1911 soit Sophie Vallier (née en 1848) en 1911 ?
Cette alternance serait impossible sans, au minimum, un divorce, un remariage, un second divorce très rapidement enchaîné avec un second remariage, plus encore un autre divorce ou veuvage, et un troisième remariage. C'est aberrant !

Une recherche de documents relatifs aux membres de la famille (ou à d'éventuels homonymes), menée dans les recensements, les actes de naissance, de publications de mariage, de mariage et de décès, à Saint-Martial et dans une douzaine de communes aux alentours, me conduit à conclure que les personnes localisées dans le recensement de 1911 étaient bel et bien notre présumée centenaire, son unique mari et une partie de leurs enfants. Bien qu'une absence de preuve ne soit pas une preuve d'absence, ici, il ne reste guère d'espoir que Marie Vallier ait eu 104 ans...

Cette fastidieuse étape m'a aussi permis de compléter la liste des enfants du couple Chanéac-Vallier :
1) Marie Judith Sophie, fille de Jean Louis Philippe Chanéac (31 ans) et Marie Vallier (34 ans), née le 06/05/1872 à Liberté, dans la commune de Saint-Martial
2) Louis Régis, fils de Philippe Chanéac (32 ans) et Sophie Vallier (26 ans), né le 16/09/1873 au Sucheyre, dans la commune de Saint-Andéol-de-Fourchades
3) Marie Séraphie Léonie, fille de Philippe Chanéac (34 ans) et Sophie Vallier (30 ans), née le 11/03/1875 et décédée le 25/07/1875 à Sucheyres, dans la commune de Saint-Andéol-de-Fourchades
4) Augustin, fils de Philippe Chanéac (34 ans) et Sophie Vallier (27 ans), né le 28/05/1876 à Sucheyres, dans la commune de Saint-Andéol-de-Fourchades
5) Jean François Régis, fils de Philippe Chanéac (37 ans) et Sophie Vallier (30 ans), né le 22/12/1878 à Sucheyres, dans la commune de Saint-Andéol-de-Fourchades
6) Joseph Léon, fils de Philippe Chanéac (43 ans) et Sophie Vallier (36 ans), né le 12/05/1884 et décédé le 15/12/1885 à Moulin de Ville, dans la commune de Saint-Andéol-de-Fourchades [sa mère étant prénommée "Marie Sophie" dans son acte de décès]
7) Philippe Rémy, fils de Philippe Chanéac (46 ans) et Sophie Vallier (39 ans), né le 30/11/1886 et décédé le 25/01/1887 au Founzalas, dans la commune de Saint-Martial
Cool Marie Delphine, fille de Philippe Chanéac (49 ans) et Sophie Vallier (36 ans), née le 07/02/1888 au Founzalas, dans la commune de Saint-Martial
9) Louis Rémy, fils de Jean Louis Philippe Chanéac (49 ans) et Marie Vallier (52 ans), né le 20/06/1890 au Founzalas, dans la commune de Saint-Martial

On constate que la famille a déménagé de Saint-Martial (commune de naissance de la fille aînée) vers Saint-Andéol-de-Fourchades (commune natale du père) en 1872-1873, avant de revenir à Saint-Martial en 1886. Grâce à ces déménagements, nous disposons d'un recensement supplémentaire, car contrairement à celles de Saint-Martial, les archives municipales de Saint-Andéol-de-Fourchades ont conservé leurs recensements antérieurs à 1911. Ainsi, dans le recensement de 1881, on retrouve nos fameux Chanéac, qui sont effectivement absents des recensements précédent et suivant : Philippe Chanéac (40 ans) et sa femme Sophie Vallier (33 ans) vivaient alors à Sucheyres, avec les enfants "du chef" [toujours ce respect scrupuleux des consignes de rédaction] Judith (9 ans), Philippe (8 ans), Augustin (5 ans) et Régis (3 ans). La composition familiale est conforme à celle attendue et les âges des enfants sont corrects. Seul le prénom du fils aîné ne correspond pas, mais l'erreur qui lui a fait hériter du prénom usuel de son père n'est pas particulièrement déroutante.

Notons en passant que ledit fils aîné est obligatoirement celui qui a déclaré le décès de sa mère en 1942. En effet, Louis Régis Chanéac était à 1 mois seulement de son 69ème anniversaire à l'époque. La mention marginale de décès sur son acte de naissance prouve qu'il a bien survécu à sa mère, puisqu'il a rendu l'âme le 07/02/1965 à Alba[-la-Romaine].

Quant à l'acte de décès de Marie Judith Sophie, bien qu'il commette l'erreur de la prétendre née à Saint-Andéol-de-Fourchades [ce qui est compréhensible dans la mesure où sa naissance a dû précéder de peu le déménagement], il lui donne pour parents Philippe Chanéac et Sophie Vallier, en contradiction avec son acte de naissance qui mettait en scène Jean Louis Philippe Chanéac et Marie Vallier [apportant une nouvelle preuve de la duplicité, en termes de prénoms, de notre présumée centenaire et de son mari]. Célibataire et âgée de 24 ans à son trépas le 31/01/1896 [un anniversaire qu'elle aurait effectivement pu fêter 3 mois plus tard], Marie Judith Sophie Chanéac s'est éteinte au Founzalas [où ses parents s'étaient installés en 1886 et vivaient toujours en 1911], dans la commune de Saint-Martial.

Mais la complexité de ce cas est surtout liée au fait que, systématiquement, la dame Vallier se prénommait Marie et adoptait un âge concordant avec une naissance en 1838 quand le sieur Chanéac se prénommait Jean Louis Philippe, alors qu'elle se prénommait Sophie et rajeunissait d'une dizaine d'années quand lui se prénommait Philippe. Sur 19 documents, la seule (et minime) entorse à cette règle apparaît dans l'acte de décès de Joseph Léon Chanéac, où ses parents sont désignés sous les prénoms de Philippe et Marie Sophie, sans indication d'âges. Cette homogénéité est extrêmement troublante puisque, au vu des preuves manifestes que ces deux couples (apparents) n'en formaient sans conteste qu'un seul (réel), elle donne l'impression d'une arnaque volontaire. Néanmoins, l'alternance des identités au cours du temps me laisse perplexe quant au possible intérêt d'une telle arnaque. En fin de vie, obtenir le prestige dont jouissaient les centenaires, d'accord. A la naissance du dernier enfant, "faire le buzz" dans les chaumières en accouchant à 52 ans, à la rigueur... Sauf qu'après avoir accouché au même endroit, 2 ans auparavant, à l'âge de 36 ans, c'était plus que douteux ! J'ai beau me creuser la cervelle, même en imaginant des maris jumeaux ou un homme bigame, il est inconcevable que ma conclusion d'un couple unique soit fausse : il aurait fallu que le couple Jean Louis Philippe + Marie abandonne successivement (à 9 ans d'écart minimum) ses enfants Judith et Rémy au couple Philippe + Sophie, disparaisse du paysage entre le premier abandon et la seconde naissance puis après le second abandon, et que ni le mariage (publication des bans comprise) ni les décès de Jean Louis Philippe et Marie ne soient enregistrés par un officier de l'état-civil à proximité de Saint-Martial, sans compter la coïncidence qui veut que les 7 enfants du couple Philippe + Sophie aient tous vu le jour après Judith mais avant Rémy !

Ce que je peux affirmer, c'est que les âges déclarés tout au long de la vie du mari, quels que soient les prénoms dont il s'affublait sur le moment, sont remarquablement cohérents, comme le montre le tableau ci-dessous :


Il n'y a qu'un seul document où l'âge du sieur Chanéac s'éloigne un tant soit peu de ce que dicte sa date de naissance. En effet, dans l'acte de naissance de sa fille Marie Delphine, il a déclaré avoir 49 ans (âge en rouge dans le tableau) alors qu'il était censé être âgé de 46 ans et 9 mois. Une unique erreur sur 16 documents, c'est plutôt un beau score pour le lieu et l'époque. En ce qui me concerne, il n'y a aucun doute : Jean Louis Philippe Chanéac et Philippe Chanéac étaient bel et bien le même homme.

Pour l'épouse, l'interprétation du tableau est beaucoup moins évidente :


Le graphique correspondant est plus facile à appréhender, car on peut y distinguer deux séries de points. En bas, ceux attribués à "Marie" (actes de mariage et de décès en rouge, publications de mariage et actes de naissance des enfants en bleu) qui sont compatibles avec une venue au monde en 1838, et en haut, ceux de son alter ego "Sophie" (en vert) qui ne le sont pas du tout :


Mathématiquement, si l'on exclut les documents qui semblent résulter d'une usurpation d'identité, la moyenne des années de naissance calculées de l'épouse de Philippe Chanéac est 1848, en accord avec le recensement de 1911. Malheureusement, dans les environs de Saint-Martial, aucun acte de naissance ne correspond. L'authentique Marie Vallier, née le 19/12/1838, aurait-elle quand même pu avoir une sœur née vers 1848 ?

Un examen minutieux des registres d'état-civil des communes alentour révèle que les parents de Marie Vallier, qui se sont installés à Liberté dans la commune de Saint-Martial après leur mariage, n'ont vraisemblablement plus jamais déménagé. Leur mariage, célébré le 07/02/1832 à Sagnes-et-Goudoulet, a ainsi scellé l'union de Jean Louis Vailher (25 ans) et Marie Rose Bonnefoi (24 ans).

Mes investigations démontrent que ce couple a engendré, au minimum, les enfants suivants :
1) Marie Rose, fille de Louis Valier (28 ans) et Marie [réécrit par-dessus "Rose"] Bonnefoi (27 ans), née le 13/02/1833 au mas de Liberté à Saint-Martial
2) Regis, fils de Louis Valier (29 ans) et Marie Bonnefoi (29 ans), né le 01/01/1836 au mas de Liberté à Saint-Martial
3) Jean Louis, fils de Louis Valier (30 ans) et Marie Bonnefoi (23 ans), né le 02/01/1837 au mas de Liberté à Saint-Martial
4) Marie, fille de Louis Valier (32 ans) et Marie Bonnefoi (29 ans), née le 19/12/1838 au mas de Liberté à Saint-Martial
5) Louis Jacques Philippe, fils de Louis Vallier (39 ans) et Marie Bonnefoi (38 ans), né le 14/12/1845 au mas de Liberté à Saint-Martial
6) Louis Philippe, fils de Louis Vallier (47 ans) et Marie Bonnefoi, né vers novembre 1852, décédé le 23/07/1853 à l'âge de 8 mois à Liberté, dans la commune de Saint-Martial

(Jean) Louis Vailler et Marie (Rose) Bonnefoi, qui sont respectivement décédés les 21/02/1878 et 08/04/1889 à Liberté dans la commune de Saint-Martial, ont donc déclaré la naissance de quatre de leurs enfants dans les 7 ans qui ont suivi leur mariage, puis du cinquième 7 ans plus tard, mais ont passé sous silence la venue au monde du sixième encore 7 ans après... La longueur de ces deux intervalles sans enfant, plus le fait que le benjamin de la fratrie n'a pas été déclaré en mairie, rendent plausible l'existence d'autres enfants non déclarés. Sophie Vallier, qui serait née vers 1848, pourrait fort bien en faire partie. Une fois adulte, elle aurait pu usurper l'identité de sa sœur Marie afin de se marier sans faire établir un acte de notoriété, à l'instar d'Anne Mounier en 1849 et de Fanny Flassayer en 1876. Comme pour cette dernière, il reste à mettre la main sur l'acte de baptême qui appuiera mes conclusions, mais contrairement aux registres paroissiaux de Saint-Julien-Boutières, ceux de Saint-Martial sont bien conservés aux archives départementales de l'Ardèche.

Cependant, l'histoire ne s'arrête pas là. Il existerait apparemment un couple homonyme des parents de notre présumée fausse centenaire, qui aurait vécu dans le même lieu-dit, mais dans la commune -et l'arrondissement- voisins. Les 3 enfants suivants pourraient être les leurs :
1) Jacque Antoine, fils de Louis Vailler (36 ans) et Marie Bonnefoi (30 ans), né le 19/01/1837 à Liberté, dans la commune de Saint-Martial (acte dressé en mairie de Sagnes-et-Goudoulet), décédé le 30/03/1837 à l'âge de 2 mois (en tant que fils de Louis Vaillier, 36 ans, et Marie Bonnefoi) au mas de Liberté, dans la commune de Saint-Martial (acte dressé en mairie de Saint-Martial)
2) Marie, fille de Louis Vailler (36 ans) et Marie Bonnefoi (30 ans), née le 26/05/1838 à Liberté, dans la commune de Sagnes-et-Goudoulet (acte dressé en mairie de Sagnes-et-Goudoulet)
3) Jean Louis, fils de Jean Louis Vailler et Marie Bonnefoi, né vers avril 1843, décédé le 03/07/1843 à l'âge de 3 mois au mas de Liberté, dans la commune de Saint-Martial (acte dressé en mairie de Sagnes-et-Goudoulet)

L'existence de ce couple homonyme est particulièrement sujette à caution. Les principaux éléments qui me conduisent à l'envisager quand même sont les écarts d'âges entre les naissances de Jean Louis Valier (02/01/1837) et Jacque Antoine Vailler (19/01/1837) d'une part, Marie Vailler (26/05/1838) et Marie Valier (19/12/1838) d'autre part, qui ne permettent pas leur conception par la même mère. Je n'ai attribué Jean Louis à ce couple que parce que son décès a été déclaré en mairie de Sagnes-et-Goudoulet, avec un patronyme orthographié "Vailler" que partageaient son frère et sa sœur. Néanmoins, ni cette variante orthographique, ni le fait que les deux pères semblaient avoir environ 4 ans d'écart, ne sont des arguments recevables quand on connaît un peu l'état-civil ardéchois de l'époque...

A vrai dire, je suis de plus en plus persuadé, quoique cette problématique n'ait finalement pas d'influence sur celle de la longévité de Sophie Vallier, que tous ces enfants ne formaient qu'une seule et même fratrie. Comment serait-ce possible ? Je me lance dans un exercice périlleux en dévoilant ci-dessous mes théories un peu tirées par les cheveux :
- Les 17 jours d'écart entre les naissances de Jean Louis et Jacque Antoine pourraient difficilement s'expliquer par la naissance décalée de jumeaux, qui n'existe de nos jours que grâce aux progrès de la médecine. En revanche, rien n'interdit d'imaginer, soit une déclaration légèrement décalée des naissances desdits jumeaux (par exemple parce que l'un des deux n'avait pas l'air viable mais a survécu contre toute attente), soit qu'il se soit agi d'un seul et même enfant. Cette seconde hypothèse, qui a ma préférence, a l'avantage d'expliquer à la fois pourquoi la seconde déclaration a été faite dans une autre mairie, et l'absence apparente d'existence légale de Jean Louis après sa naissance, alors que j'ai réussi à retracer intégralement la vie des 9 autres enfants.
- Les 207 jours d'écart entre les naissances de Marie Vallier et Marie Vailler pourraient tout aussi difficilement s'expliquer médicalement, car même un retour de couches instantané et une fécondation immédiate auraient fait de la cadette une "grande prématurée" selon les critères actuels (27 à 31 semaines d'aménorrhée), dont la survie aurait été pratiquement impossible à l'époque. Les deux Marie ayant finalement eu de longues vies bien distinctes, il me faut hasarder des hypothèses plutôt farfelues pour concilier leurs deux existences en tant que sœurs. La déclaration de naissance de la seconde ne pouvant pas avoir été anticipée, on pourrait imaginer que celle de la première ait été retardée de quelques mois. Ou bien, il pourrait s'agit de jumelles dont la seconde n'a été déclarée, dans une autre mairie peut-être moins regardante, que très tardivement. Ou encore, la seconde Marie est peut-être réellement décédée en bas âge, mais sa date de naissance aurait pu être usurpée ultérieurement par une sœur non déclarée née entre Marie Rose et Régis, vers 1834-1835... J'admets que tout cela est peu vraisemblable, mais en l'absence de trace légale du couple homonyme avant 1837 (naissance de Jacque Antoine Vailler) et après 1866 (mariage de Marie Vailler), l'écart d'âges entre les deux Marie est le seul élément qui fait obstacle à ce que nous les considérions comme des sœurs.

Selon une démarche inverse, parmi les 138 documents que j'ai recueillis sur cette famille, 3 mettent en lumière des liens de parenté intéressants :
1-2) Le 15/04/1875, lorsque Casimir Noharet a déclaré la naissance d'Anaïs Phanie, née de son légitime mariage avec Marie Vallier (celle qui était officiellement née le 19/12/1838), son premier témoin était le "beau-frère du comparant" Louis Jacques Philippe Vallier, 29 ans, demeurant à Liberté dans la commune de Saint-Martial. Ce dernier ne pouvait être que le Louis Jacques Philippe Vallier que nous connaissons déjà, né le 14/12/1845, lequel vivait effectivement à Liberté à l'époque. Puis, le 29/05/1877, le premier comparant au décès de Sophie, fille de Jacques Philippe Vallier et Sophie Exbrayat, était un "oncle de la défunte" Casimir Noharet, 42 ans, demeurant à Chareyre dans la commune de Saint-Martial. Tous les éléments de la vie des deux hommes coïncident. Il s'agit des mêmes que précédemment, ce qui me conduit à affirmer que Louis Jacques Philippe Vallier était le frère de la plus jeune des deux Marie.
3) Le 29/03/1877, lorsque Joseph Arnaud a déclaré la naissance de Michel Hyppolitte, né de son légitime mariage avec Marie Vailler (celle qui était officiellement née le 26/05/1838), son premier témoin était un "oncle de l'enfant" Louis Vaillier, 31 ans, demeurant à Liberté. Là encore, l'identification est facile, puisqu'il s'agit une fois de plus de Louis Jacques Philippe Vallier, qui était donc également le frère de la plus âgée des deux Marie.

Alors, si Louis Jacques Philippe Vallier était simultanément le frère des deux Marie, celles-ci étaient nécessairement sœurs entre elles. Logique, non ? Nous nous retrouvons donc avec une grande fratrie, au sein de laquelle se trouvaient 4 filles, qui ont toutes atteint l'âge adulte. J'ai déjà présenté mes résultats sur Sophie Vallier. Voilà maintenant ce que j'ai découvert sur ses 3 sœurs...

Marie Rose, l'aînée, née le 13/02/1833 à Saint-Martial, s'est mariée le 25/01/1864 à Saint-Martial, avec Michel Félix Arnaud. Le couple s'est installé à Saint-Andéol-de-Fourchades et a donné naissance à 5 enfants (entre 1865 et 1876), dont 4 ont atteint l'âge adulte. Marie Rose est devenue veuve le 23/09/1896, une décennie avant de s'éteindre à son tour, le 04/05/1907 à Saint-Andéol-de-Fourchades.

Comme le montre le tableau récapitulatif ci-dessous, Marie Rose se faisait généralement appeler "Rose" :


Quant à l'âge qu'elle déclarait avoir dans les documents officiels, il suffit de jeter un coup d'œil au graphique suivant pour se convaincre qu'il était le plus souvent cohérent avec sa date de naissance (matérialisée par un losange noir) :


Il me semble intéressant de remarquer que, après la mort prématurée de leur premier fils (Louis Régis Arnaud, né le 09/10/1866 et décédé le 21/07/1867 à Saint-Andéol-de-Fourchades), le couple Arnaud-Vallier n'a pas pris la peine de déclarer la naissance de Régis, vers 1868. En conséquence de quoi, le 22/01/1896 à Saint-Martial, ledit Régis a épousé Marie Louise Victorine Lafont sous l'identité et avec la date de naissance -écrite en toutes lettres- de son défunt frère. Ceci est la preuve indiscutable que des usurpations d'identité au sein d'une fratrie pouvaient encore se produire en Ardèche il y a 120 ans.

Passons maintenant à Marie, née le 19/12/1838 Saint-Martial. Elle s'est mariée le 11/02/1861 à Saint-Martial, avec Jacques Casimir Noharet. Le couple s'est établi à Saint-Martial et a donné naissance à 11 enfants (entre 1862 et 1879), dont 7 ou 8 ont atteint l'âge adulte. Après le décès de son mari le 18/02/1900, Marie a déménagé à Sagnes-et-Goudoulet, puis n'a pas tardé à passer de vie à trépas, le 19/01/1903 à Burzet.

Dans le tableau récapitulatif ci-dessous, on constate que cette Marie préférait visiblement se faire appeler "Marie Rose" :


D'ailleurs, il est facile de remarquer dans le graphique suivant que, bien qu'elle n'ait pas explicitement usurpé la date de naissance de sa sœur aînée le jour de son mariage, elle ne s'est pas gênée pour lui voler son âge à plusieurs reprises. Ainsi, lorsqu'elle usait de son propre prénom, elle déclarait habituellement des âges (en bleu) compatibles avec sa véritable date de naissance (matérialisée par un losange noir), mais quand elle s'appropriait le prénom de sa sœur, elle utilisait systématiquement l'âge qui allait avec (en rose) :


Il est particulièrement déroutant de constater que ce mode de fonctionnement, pour le moins insolite, est quasiment le même que celui qui a été mis en évidence avec sa sœur Sophie, à la différence près que l'époux de Marie, lui, ne changeait jamais de prénom. Ceci garantit à 100% que nous avons bien affaire à la même femme de 1861 à 1900, à moins d'imaginer que Casimir Noharet était bigame !

Finissons cet exposé avec Marie, née le 26/05/1838 à Sagnes-et-Goudoulet. Celle-ci s'est mariée le 07/02/1866 à Sagnes-et-Goudoulet, avec Joseph Arnaud (qui n'était pas le frère de Michel Félix Arnaud, l'époux de Marie Rose Vallier). Le couple s'est installé à Sagnes-et-Goudoulet et a donné naissance à 7 enfants (entre 1867 et 1880), dont 5 ou 6 ont atteint l'âge adulte, avant de déménager à Saint-Martial et d'y avoir un dernier enfant (en 1883), mort en bas âge. Marie est devenue veuve le 23/09/1922, puis a rendu l'âme à son tour, le 19/01/1930 à Saint-Martial.

Le tableau récapitulatif ci-dessous révèle que le surnom de prédilection de cette Marie était "Marie Anne" :


Le graphique suivant, dans lequel les actes de naissance et de mariage de Marie Anne sont matérialisés par des losanges noir et rouge montre que, si elle n'était pas très au point sur son âge (elle a même réussi à se tromper de 20 jours lorsqu'elle s'est mariée), l'ensemble reste à peu près cohérent :


Mathématiquement, sa date moyenne de naissance calculée sur la base de ses déclarations tourne autour de juillet 1839, avec un écart-type de plus ou moins 17 mois. Cela signifie que, si nous ignorions la date de naissance légale de Marie Anne, les statistiques la situeraient avec une forte probabilité entre février 1838 et décembre 1840. Or, le 26/05/1838 appartient bien à cet intervalle.

Par conséquent, sœurs ou non, je conclus que l'état-civil des 4 femmes étudiées peut être résumé ainsi :
- Marie Rose dite Rose Vallier, née le 13/02/1833 à Saint-Martial, épouse de Michel Félix Arnaud, est décédée le 04/05/1907 à Saint-Andéol-de-Fourchades, à l'âge de 74 ans.
- Marie dite Marie Anne Vallier, légalement née le 26/05/1838 à Sagnes-et-Goudoulet, épouse de Joseph Arnaud, est décédée le 19/01/1930 à Saint-Martial, à l'âge officiel de 91 ans.
- Marie dite Marie Rose Vallier, légalement née le 19/12/1838 à Saint-Martial, épouse de Jacques Casimir Noharet, est décédée le 19/01/1903 à Burzet, à l'âge officiel de 64 ans.
- Sophie Vallier, née vers 1848 certainement à Saint-Martial, épouse de Jean Louis Philippe Chanéac, est décédée le 06/08/1942 à Sainte-Eulalie, à l'âge de 94 ans environ. Telle est ma conclusion sur ce cas. Elle méritait bien un peu de couleur pour qu'on la voie !

J'espère être en mesure d'apporter un point final à ces investigations en mettant la main sur l'acte de baptême de Sophie (ou Marie Sophie) Vallier...


EDIT Arno : C'est un travail très impressionnant !
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Rose CHATRON veuve JOLIVET (1780-1881) de Vion (Ardèche)

Message par Cyril le Ven 16 Fév 2018 - 18:54

D'après son acte de décès, Rose Chatron, 101 ans, née à Saint-Victor, fille de feus Pierre Chatron et Jeanne Marchand, veuve de Joseph Jolivet, est décédée le 10/03/1881 à Vion. Le premier comparant était son gendre Jacques Darnaud (65 ans) de Vion.

Elle était veuve depuis plus d'une trentaine d'années, puisque l'acte de décès de Joseph Jolivet, époux de Rose Chatron, fils de feus Pierre Jolivet et Marie Lesson (domiciliés de leur vivant à Saint-Victor), témoigne de son trépas le 11/12/1847 à Vion. Il était âgé de 73 ans, selon la déclaration de son même gendre Jacque Darnaud (30 ans) de Vion.

Ledit gendre avait convolé tout récemment. En effet, c'est le 01/10/1847 à Vion que Jacques Darnaud (30 ans) avait épousé Angelique Jolivet, âgée de 28 ans d'après son acte de naissance dressé à Vion le 18/06/1819, fille de vivants Joseph Jolivet et Rose Chatron, tous trois étant domiciliés à Vion.

Le couple Jolivet-Chatron a donné naissance à 11 enfants :
1) Margeurite, fille de Joseph Jolivet et Rose Chatron, née le 2 nivôse IX (23/12/1800) à Vion
2) Pierre, fils de Josept Joulivet et Roze Chatron, né le 13 prairial XI (02/06/1803) à Vion
3) Maire Roze, fille de Joseph Jolivet et Roze Chatron, née le 11 floréal XIII (01/05/1805) à Vion
4) Joseph Andre, fils de Joseph Jollivet (31 ans) et Roze Chatron, né le 03/03/1807 à Vion
5) Jean Mathieux, fils de Joseph Jollivet (32 ans) et Rosze Chatron, né le 09/11/1808 à Vion
6) Marie Victoire, fille de Joseph Jollivet (33 ans) et Roze Chatron, née le 15/12/1810 à Vion
7) Marie Theraisse, fille de Joseph Jolivet (37 ans) et Rosse Chatron, née le 28/11/1812 à Vion
8) Rainne Marguerite, fille de Joseph Jolivet (38 ans) et Rose Chatron, née le 06/02/1815 à Vion
9) Marie Margeurite, fille de Joseph Jolivet (40 ans) et Rose Chatron, née le 19/11/1816 à Vion
10) Angelique, fille de Joseph Jolivet (42 ans) et Rose Chatron, née le 17/06/1819 à Vion [la future Mme Darnaud]
11) Reine Marguerite, fille de Joseph Jolivet (46 ans) et Rose Chartron, née le 23/08/1822 à Vion

Malheureusement, l'âge de la mère n'est pas indiqué sur ces documents et nous devons nous en remettre à l'acte de mariage pour en apprendre plus. L'union en question a été célébrée le 12 germinal V (01/04/1797) à Saint-Victor, entre :
- Joseph Jolivet, majeur, fils de vivants François Jolivet et Marie Leybari, tous trois étant domiciliés à Saint-Victor
- Rose Chatron, âgée d'environ 16 ans, assistée de son oncle Jean Pierre Chatron du lieu de la Seauve à Saint-Victor

Les identités des parents de l'époux ne correspondent pas à celles rapportées dans l'acte de décès de Joseph Jolivet un demi-siècle plus tard, mais cela était chose courante et ne signifie pas grand-chose. Quant aux identités des parents de Rose Chatron, elles ne sont même pas citées... Mais si elle avait bien 16 ans au moment de son mariage, elle aurait donné naissance à ses onze enfants entre 19 ans et 41 ans environ et aurait vécu approximativement 100 ans, ce qui serait parfaitement cohérent.

Notons cependant que la veille du mariage de Rose Chatron, dans la même mairie, une certaine Marie Chatron, fille de feus Pierre Chatron et Jeanne Marchand, a également convolé en justes noces. Il s'agirait de sa sœur aînée, puisqu'elle est dite majeure et n'a donc pas eu besoin de l'assistance de son oncle pour contracter mariage. Je détiens un acte de baptême qui a toutes les chances d'être le sien et qui atteste de sa naissance le 31/10/1766 à Saint-Victor, soit un peu moins de 3 ans après le mariage de ses parents (le 17/01/1764 à Saint-Victor).

Dans les registres de Saint-Victor, un seul acte de baptême peut correspondre à notre présumée centenaire : Marie Rose, fille de Pierre Chatron et Jeanne Marchand, est née dans la paroisse le 30/09/1780. Sa filiation est conforme à ce qui était attendu. De plus, elle aurait bien eu 16 ans à son mariage et serait décédée dans sa 101ème année.

Je conclus de ce qui précède que Marie Rose Chatron est actuellement la centenaire ardéchoise la plus ancienne connue et que sa longévité s'élève à 100 ans et 161 jours.
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Françoise Magdeleine DUPELOUX veuve GIROD (1783-1885) de Lyon (Rhône)

Message par Cyril le Jeu 15 Fév 2018 - 20:04

D'après son acte de décès, Françoise Magdeleine Dupeloux, 102 ans, née à Lemps (Ardèche), fille de feus Louis Joseph Dupeloux et Anne Françoise Fleurand, est décédée le 29/08/1885 dans son domicile au 5 place d'Ainay à Lyon (Rhône). Elle aurait donc vu le jour vers 1783.

Les recensements lyonnais montrent que notre présumée centenaire résidait place d'Ainay depuis au moins 34 ans :
- En 1881, Fanny veuve Girod, 99 ans, rentière, vivait au n°5 avec un domestique.
- En 1876, Mariette Duplout veuve Giraud, 94 ans, rentière, née en Ardèche, vivait au n°5 avec une cuisinière.
- En 1872, Fanny Girod, veuve, 90 ans, rentière, née en Ardèche, vivait au n°5 avec deux domestiques.
- En 1866, Duplouse veuve Giraud, 83 ans, rentière, vivait au n°1 avec deux domestiques.
- En 1861, Francoise Dupelot veuve Giraud, 78 ans, rentière, vivait au n°1 avec une domestique.
- En 1856, Fanny Dupelot veuve Giraud, 72 ans, rentière, vivait au n°1 avec une domestique.
- En 1851, Fanny Giraud née Dupeloup, veuve, 65 ans, vivait au n°1 avec son neveu Louis Dupeloup (18 ans, célibataire), une autre rentière et une domestique.

Ces recensements sont particulièrement inconstants en ce qui concerne le prénom de Françoise Magdeleine Dupeloux, laquelle n'est prénommée Françoise qu'en 1861, et utilise le reste du temps des surnoms (Fanny la plupart du temps, mais aussi Mariette en 1876). De même, les orthographes de son patronyme et de celui de son défunt époux varient : Dupeloup/Dupelot/Duplouse/Duplout pour elle, Giraud/Girod pour lui. Cependant, les âges avancés sont cohérents entre eux et globalement compatibles avec son année de naissance putative.

Pour en revenir à l'acte de décès, on peut imaginer qu'il existait un lien de parenté entre notre présumée centenaire et le premier comparant : Louis Philibert Balthazard Marie, comte du Peloux (53 ans). En l'occurrence, la naissance de ce dernier a été enregistrée dans les registres d'état-civil de Lyon. Ceux-ci nous apprennent que Louis Balthazard Philibert Marie, fils de François Auguste du Peloux (41 ans) et Jeanne Bernardine Marie Antoinette Servajan du Bretail, a vu le jour le 20/09/1831. Il avait donc bien 53 ans en août 1885. Ses parents s'étaient unis à Lyon le 19/05/1828 et l'acte indique que le jeune marié, François Auguste Dupeloux, né à Lemps le 12/02/1790, était le fils de feus Louis Joseph Dupeloux et Anne Françoise Flurand de Rancé. Le père du "comte du Peloux" était donc né dans la même commune et avait les mêmes parents que Françoise Magdeleine dite Fanny Dupeloux. Cette dernière était, par conséquent, la tante du comparant. D'ailleurs, pour peu qu'il ait été rajeuni de 1 à 2 ans sur le recensement de 1851, il est possible que "Louis Dupeloup" soit ce même neveu.

C'est à Genay (Rhône) que notre présumée centenaire a contracté mariage, le 18/09/1809. L'acte scelle l'union de :
- Jean Claude Girod, né à Rumilly (Mont-Blanc) le 15/01/1774, fils de vivant Thomas Girod et de feue Magdeleine Olive, domicilié à Neuville-sur-Saône (Rhône)
- Magdeleine Francoise Dupeloux, née à Lemps (Ardèche) le 21/03/1783, fille de feu Louis Joseph Dupeloux et de vivante Anne Francoise Fleurand de Rancé, domiciliée à Genay

Je n'ai pas réussi à mettre la main sur l'acte de décès de Jean Claude Girod, mais j'ai pu trouver les actes de naissance et de décès de celui qui semble avoir été son fils unique. Ainsi, Thomas Gustave, fils de Jean Claude Girod (environ 36 ans) et Magdelaine Françoise Dupeloux, est né le 11/10/1810 à Neuville-sur-Saône, où il est mort le 06/10/1815.

La cohérence des liens de parenté, plus la correspondance entre les âges déclarés et la date de naissance indiquée dans l'acte de mariage, permettent d'affirmer que l'acte de naissance associé est bel et bien celui de la doyenne lyonnaise décédée le 29/08/1885 : Francoise Magdeleine, fille de Louis Joseph Dupeloux et Anne Francoise Fleurand, est née le 21/03/1783 à Lemps et y a été baptisée le surlendemain.

Je conclus de ce qui précède que Françoise Magdeleine (dite Fanny) Dupeloux a vécu 102 ans et 161 jours.
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Germain Eugène Joseph LECURON (1793-1892) de Sancy (Meurthe-et-Moselle)

Message par Cyril le Mer 14 Fév 2018 - 14:17

Le 07/11/1892, le journal le Temps annonce le décès du centenaire Eugène Lecuron, de Nancy :


Son acte de décès précise que Germain Eugène Joseph Lécuron, receveur des douanes en retraite, est décédé le 26/10/1892 à Sancy [et non pas à Nancy]. Il est dit âgé de 99 ans et demi, né à Lille (Nord), fils des défunts Jacques Lécuron et Marie Pauline Mélanie Girard tous deux décédés à Bouquemaison (Somme), veuf d'Anne Françoise Rosalie Ladieudie décédée à Sancy (Meurthe-et-Moselle). Eugène Lécuron serait donc né en 1793.

Dans la mesure où ce n'était visiblement pas un centenaire, et comme je n'ai pas pu trouver son acte de naissance à Lille, j'ai vérifié son âge autrement...

A Sancy, il est possible de mettre la main sur deux recensements qui le citent :
- En 1891, au 7 rue des Ecoles, Eugène Lécuron, 98 ans, retraité des douanes, vit avec sa fille Julie Lécuron épouse Lajeunesse, 46 ans, son gendre et leurs enfants.
- En 1886, au même endroit et dans la même configuration familiale, on le retrouve sous le nom de Germain Lécuron, 93 ans, receveur en retraite.
Par calcul, ces recensements confirment son année de naissance : 1793.

L'acte de décès de son épouse nous apprend qu'Anne Françoise Rosalie Ladieudie est décédée le 03/12/1861. Elle était âgée de 65 ans, domiciliée et née à Sancy, fille des défunts Pierre Ladieudie et Anne Charlotte Munier décédés à Sancy. Germain Eugène Joseph Lécuron, son mari, 67 ans, receveur des douanes en retraite, était l'un des déclarants. Là encore, rien n'indique qu'il puisse être né avant 1793.

Enfin, sur l'acte de mariage de Germain Eugene Joseph L'Ecuron et Anne Françoise Rosalie Ladieudie, qui a été dressé à Sancy le 02/09/1829, toutes les informations sur les parents des époux et les époux eux-mêmes coïncident impeccablement. Il est écrit que Germain Eugene Joseph L'Ecuron est "né à Lille departement du nord, l'année mil sept cent quatre vingt treize, deuxième de la république française, comme il est constaté par l'acte de naissance délivré par Monsieur Beauvoir Maire de la Ville de Thionville le quatorze janvier mil huit cent vingt neuf cy annexe". Je ne m'explique ni pourquoi ni comment l'acte de naissance d'Eugène Lécuron a été fourni par le maire de Thionville mais le fait est là : il a été présenté au maire de Sancy le jour du mariage et il y était inscrit qu'Eugène Lécuron était né à Lille en 1793.

En fin de compte, Germain Eugène Joseph Lécuron est donc né dans le courant de l'année 1793 et décédé le 26/10/1892 : il ne pouvait donc pas avoir 100 ans. Le chiffre avancé de 99 ans et demi dans son acte de décès était clairement une bonne estimation, que mes investigations corroborent.
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Françoise Piérette HERBELET dite Franceline LAROCHE (1783-1887) de Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Message par Cyril le Mar 13 Fév 2018 - 17:13

Le 16/01/1887, le Journal du Loiret relate le décès de Mlle Laroche (104 ans) de Nancy :


Le 30/11/1884, le Bon Citoyen de Malakoff avait publié un court article pour le 102ème anniversaire de Mlle Franceline Laroche, qui serait donc née le 11/11/1782 :


Mais c'est une colonne de l'Est Républicain du 23/09/1935 qui nous en apprend davantage sur la vie de cette centenaire :


Selon ces "Souvenirs nancéiens", mademoiselle Françoise Laroche, affectueusement surnommée Franceline, avait 80 ans en 1863 et habitait au 32 rue de la Hache à Nancy. Son père et elle étaient arrivés à Nancy en 1814, et ont immédiatement engagé Thérèse Mouchefrin dite Théron comme bonne. Franceline Laroche et sa "servante au grand cœur" ont déménagé au 20 rue Saint-Nicolas en 1870. L'article précise qu'elle était âgée de 101 ans en 1884, mais commet une grossière erreur sur sa date de décès : "le 14 janvier 1877, à l'âge de 104 ans". Tout laisse à penser que la doyenne de Nancy est en réalité décédée le 14/01/1887.

Son acte de décès le confirme : Françoise Piérette Herbelet, âgée de 103 ans, née à Châlons-sur-Marne, célibataire, fille des défunts Jean François Herbelet et Anne Christine Le Roy, domiciliée à Nancy, est décédée au 20 rue Saint-Nicolas le 14/01/1887.

En remontant dans le temps, j'ai pu localiser 4 recensements lui correspondant :
- En 1886, au 20bis rue St-Nicolas, elle est désignée comme Pierrette Herbelet dite Laroche, 103 ans, rentière.
- En 1881, au 20 rue St-Nicolas, elle est désignée comme Franceline Herbelet, 99 ans, rentière [c'est le seul recensement où apparaît Thérèse Mouchefrin, sa domestique, qui est ici âgée de 89 ans].
- En 1876, au 20 rue St-Nicolas, elle est désignée comme Françoise Pierrette Laroche, 93 ans, rentière, célibataire, née dans la Marne.
- En 1872, au 24 rue St-Nicolas, elle est désignée comme Françoise Laroche, 88 ans, rentière, célibataire, née à Chalons (Marne), catholique sachant lire et écrire.

Les recensements mélangent ses prénoms (Françoise et Pierrette) et son surnom (Franceline), de même que son nom patronymique (Herbelet) et son surnom (Laroche). Les âges coïncident et donnent une date de naissance comprise entre 1782 et 1784. Sa commune de naissance, Châlons-en-Champagne dans le département de la Marne, est confirmée, de même que l'adresse de son domicile du 20 rue Saint-Nicolas. Franceline Laroche et Françoise Pierrette Herbelet sont donc bien une seule et même personne.

En cherchant dans les registres des baptêmes de Châlons-en-Champagne, j'ai retrouvé un acte qui lui correspond en tous points. Françoise Pierette Herbelet, fille de Jean François Herbelet et de son épouse Anne Christine Le Roi, est née et a été baptisée le 13/11/1783 dans la paroisse de la Sainte-Trinité.

J'ai également pu localiser les actes de décès des parents de Françoise Piérette Herbelet :
- Son père est décédé à Nancy le 24/10/1818, il est dénommé Jean Baptiste François Herbelet Laroche, 63 ans, natif de Châlons-sur-Marne, demeurant rue de l'Opéra à Nancy, époux d'Anne Christine Leroy.
- Sa mère est décédée à Nancy le 20/09/1854, elle est dénommée Anne Christine Leroy, 92 ans [son âge n'est manifestement pas exagéré car sa fille est sur le point de fêter ses 71 ans, sans compter qu'elle avait déjà eu un enfant au début de l'année 1782], née à Châlons-sur-Marne, rentière, veuve de Jean François Herbelet Laroche, domiciliée rue St-Dizier à Nancy.

Excepté une exagération d'un an dans les articles de journaux, tout coïncide, et Françoise Piérette Herbelet dite Franceline Laroche, née le 13/11/1783 et décédée le 14/01/1887, a atteint le bel âge de 103 ans et 62 jours.

La recherche de recensements supplémentaires à Nancy (disponibles uniquement sur place) est envisagée à moyen terme, afin de combler l'absence de documentation directe -pour cause de célibat- entre 1783 et 1872, mais l'authenticité de la longévité de Françoise Herbelet a peu de chances d'être remise en cause.
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Charles Nicolas Sigisbert HANRIQUEL (1811-1914) de Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Message par Cyril le Lun 12 Fév 2018 - 12:29

D'après son acte de décès, Charles Nicolas Sigisbert Hanriquel, âgé de 103 ans, né à Nancy le 04/05/1811, veuf de Barbe Lallement, fils des défunts Charles Hanriquel et Marie Coué, est décédé le 19/12/1914, au 48 rue de Mon Désert à Nancy.

Du côté des recensements de Nancy :
- En 1911, au 48 rue Mon Désert, Charles Hanriquel, né en 1811 à Nancy, représentant de commerce [il devait être retraité depuis belle lurette], vivait avec sa fille Marie Hanriquel, née en 1842 à Nancy.
- En 1906, au 48 rue Mon Désert, Charles Hanriquel, né en 1811 à Nancy, vivait avec sa fille Marie Hanriquel, née en 1842 à Nancy.
- En 1901, au 34 rue Mon Désert, Nicolas Hanriquel, 89 ans, vivait avec sa fille Marie Hanriquel, 58 ans.
- En 1896, au 34 rue Mon Désert, Charles Henriquel, 84 ans, voyageur de commerce, vivait avec sa fille Marie Henriquel, 54 ans, employée de commerce.

Les âges indiqués sur les recensements de 1896 et 1901 sont compatibles avec les années de naissance annoncées dans les recensements de 1906 et 1911. Par ailleurs, on apprend que Marie Hanriquel/Henriquel est, comme son père Charles/Nicolas Hanriquel/Henriquel, née à Nancy.

On retrouve ainsi très facilement l'acte de naissance de Marie Léonie Hanriquel, née le 19/04/1842 à Nancy, fille de Charles Nicolas Sigisbert Hanriquel, 30 ans, et de Barbe Lallement, 30 ans. L'âge du père concorde et l'identité de la mère est confirmée.

En remontant de quelques années, on tombe rapidement sur le mariage, célébré à Nancy le 02/06/1836, de Charles Nicolas Sigisbert Hanriquel, 25 ans, dont l'acte de naissance a été inscrit le 04/05/1811 sur les registres de Nancy, fils de Charles Hanriquel et de feue Marie Coué, avec Barbe Lallement, 25 ans, dont l'acte de naissance a été inscrit le 28/05/1811 sur les registres de Liocourt (à l'époque en Meurthe, aujourd'hui en Moselle), fille de Dominique Lallement et de Lucie Bernard.

Contrairement à son acte de décès, qui prétend que Charles Nicolas Sigisbert Hanriquel est né le 04/05/1811, son acte de mariage dit que son acte de naissance a été inscrit le 04/05/1811. Au regard dudit acte de naissance, la première affirmation est erronée, mais la seconde est exacte : c'est une confusion que l'on rencontre couramment. L'acte de naissance en question stipule que Charles Nicolas Sigisbert Hanriquel, fils de Charles Hanriquel et de Marie Coué, est né le 02/05/1811, mais que la déclaration a été faite en mairie de Nancy le 04/05/1811.

Par conséquent, Charles Nicolas Sigisbert Hanriquel a vécu 103 ans et 231 jours.
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Charles Augustin DELTRY (1790-1891) de Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Message par Cyril le Dim 11 Fév 2018 - 15:40

D'après son acte de décès, Charles Augustin Deltry, ancien militaire et médaillé de Sainte-Hélène, est décédé au 100 rue Saint-Dizier à Nancy le 16/10/1891. Il est dit âgé de 101 ans, né à Rambervillers (Vosges), fils des défunts Nicolas François Deltry et Libaire Dartier, et veuf de Cécile Duchateau. Charles Deltry serait donc né vers 1790.

Si l'on s'intéresse aux recensements de Nancy :
- En 1891, Charles Deltry, 101 ans, rentier, vivait au 100 rue St-Dizier avec sa domestique Amélie Hocquard, 46 ans.
- En 1886, Charles Deltry, 96 ans, rentier, vivait au 100 rue St-Dizier avec sa domestique Cécile Hocquard, 41 ans.
- En 1876, Charles Deltry, 86 ans, né à Rambervillers (Vosges), rentier, veuf, vivait au 100 rue St-Dizier avec sa servante Emélie Hacare, 25 ans [l'âge de la servante est erroné : elle devrait avoir 31 ans].
- En 1872, Charles Augustin Deltry, 82 ans, propriétaire, veuf, vivait au 100 rue St-Dizier avec sa servante Emélie Hocard, 27 ans.

Tous les recensements s'accordent sur le fait que Charles Deltry est né vers 1790 ; le recensement de 1876 confirme sa commune de naissance et celui de 1872 son second prénom.

J'ai également retrouvé l'acte de décès de la femme de Charles Deltry. On y apprend que Cécile Duchateau, 67 ans, née à Nancy, épouse de Charles Augustin Deltry, 74 ans, propriétaire domicilié à Nancy, fille des défunts Joseph Philbert Duchateau et Anne Marguerite Platel, est décédée le 05/12/1864 au 100 rue Saint-Dizier à Nancy. Cet acte de décès confirme l'identité des époux, leur lieu de résidence et l'année de naissance de Charles Deltry.

J'ai ensuite découvert sur Internet que Charles Deltry et Cécile Duchateau s'étaient mariés et avaient eu un enfant à Haroué (Meurthe-et-Moselle).

Leur acte de mariage, daté du 13/08/1816, prononce le mariage de Charles Augustin Deltry, né le 14/01/1790, fils de Nicolas François Deltry (54 ans) demeurant à Rambervillers et de Libaire d'Artier, avec Caecille Duchateau, fille de feu Maximin Joseph Philbert Duchateau et d'Anne Catherine Platel (53 ans). Les identités des époux sont confirmées [il n'y a que des modifications mineures de prénoms pour les parents de la mariée] et la date de naissance précise de Charles Deltry est donnée.

Quant à leur enfant, Charles Dieudonné Deltry, il est né le 26/04/1825 à Haroué. Son acte de naissance cite son père Charles Augustin Deltry, 35 ans, "caffetier" demeurant à Haroué, et sa mère Cecile Duchateau, 28 ans. Là encore, les âges concordent.

Nous en venons enfin à l'acte de baptême. Celui-ci confirme que Charles Augustin Deltry, fils de Nicolas François Deltry et de Libaire Dartier, tous deux originaires de Rambervillers, est né dans cette commune le 14/01/1790.

Par conséquent, Charles Augustin Deltry a atteint l'âge de 101 ans et 275 jours.
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Mme Roques née Hardy (1850?-1951)

Message par Arno le Sam 10 Fév 2018 - 22:21

Elle est décédée en juillet 1951. Cet article comporte une contradiction en affirmant que son centenaire a été fêté en début d'année puis qu'elle est morte à 101 ans quelques mois après ! C'est fou comme le temps passe vite !
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Jean Antoine Marie François de Paule LE COURT D'HAUTERIVE (1758-1859) de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)

Message par Cyril le Sam 10 Fév 2018 - 15:03

D'après son acte de décès, Jean Antoine Marie François de Paule Le Court d'Hauterive, né le 13/12/1758 dans la paroisse du Port à Clermont-Ferrand, fils de feus François Le Court d'Hauterive et Jacquette Marguerite Françoise de Chazerat, veuf de Louise Victoire Adelaide Coutances, est décédé le 18/08/1859 en sa maison sise Petite rue des Grands Jours à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Les déclarants étaient ses petits-fils George Le Court d'Hauterive (25 ans, de Clermont-Ferrand) et Edme Amédée Ernest Seguin de Broin (32 ans, de Dijon).

L'acte de baptême correspondant existe : Jean Antoine Marie Francois de Paule, fils de messire Francois Le Court de Saint Agnes ("chevalier seigneur de Monplaisir et de Solignat, presidant en la cour des aydes de Clermont-Ferrand") et dame Jacquette Margueritte Françoise de Chaserat, est né le 13/12/1758 et a été baptisé le lendemain à Clermont-Ferrand. Le parrain était son "ayeul paternel" messire Jean Le Court ("ensien conseiller honnoraire en la cour des aydes de la ville de Clermont-Ferrand") et la marraine son "ayeule maternelle" dame Amable de Ribeyre, veuve d'Antoine Francois de Chaserat.

Les documents de mi-vie collectés confirment la longévité de Jean Antoine Marie François de Paule Le Court d'Hauterive :

1-2) Les actes de baptême de sa fille aînée, Victoire Adélaïde, née le 17/09/1784 à Issoire (Puy-de-Dôme), qui a d'abord été pré-baptisée le lendemain de sa naissance, mais "l'enfant n'a point reçu de nom nous réservant de suppléer aux cérémonies du baptême dans trois mois au plus tard". Elle a finalement reçu son prénom le 08/10/1784, à l'âge de 21 jours. Ses parents étaient Jean Antoine Marie François de Paul Lecourt d'Hauterive et Louise Adélaide Victoire de Coutances. Le parrain était le grand-père paternel François Lecourt de Saint-Agnes ("encien président en la cours des aides de Clermont-Ferrand, seigneur de Saulignac, Hauterive, Monplaisir, Perrier et autres lieux"), la marraine la grand-mère maternelle dame Anne Blanche Victoire de Maurepas, veuve de messire Louis marquis de Coutances. Etait aussi présente la grand-mère paternelle dame Jacquette Marguerite Françoise de Chazerat. Je n'ai pas été en mesure de retrouver l'acte de mariage de Jean Antoine Marie François de Paule Le Court d'Hauterive et Louise Adélaide Victoire de Coutances, mais ces actes de baptême fixent bien la généalogie de la famille.

3) L'acte de mariage de ladite Victoire Adelaïde Lecourt d'Hauterive, avec Jacques Claude Augustin Dupuy de Semur, est daté du 25/09/1804 à Clermont-Ferrand. La mariée y est dite née à Issoire le 17/09/1784, fille légitime et mineure de Jean Antoine Marie François de Paule Lecourt d'Hauterive et Louise Adelaïde Victoire de Coutances, habitant ensemble à Clermont-Ferrand. L'âge du père de la mariée n'est pas cité, mais tout concorde.

4) Un extrait du recensement de 1836 à Clermont-Ferrand, dans la Petite rue des Grands jours, montre qu'y vivaient alors Jean Antoine Lecourt d'Hauterive (77 ans), son épouse Louise Victoire de Coutances (72 ans), leur fils Charles Ernest Lecourt d'Hauterive (34 ans), sa femme Georgine Onslow (26 ans), leurs propres enfants Marie Lecourt (5 ans), Delphine Lecourt (3 ans) et Georges Lecourt (1 an), avec toute une ribambelle de domestiques. Les âges correspondent scrupuleusement aux dates que j'ai trouvées dans les registres et Georges est l'un des petits-fils de Jean Antoine Marie François de Paule Le Court d'Hauterive qui ont déclaré son décès en mairie de Clermont-Ferrand 23 ans et demi plus tard.

5) L'acte de décès de Louise Adélaide Victoire de Coutance indique qu'elle est décédée le 27/02/1843, chez son mari en la Petite rue des Grands jours à Clermont-Ferrand. Elle est dite âgée de 80 ans, épouse de Jean Antoine Marie François de Paule Lecourt d'Hauterive, fille de feus messire le marquis de Coutances et dame Anne Blanche Victoire Cochon de Maurepas.

J'aurais bien aimé trouver aussi l'acte de mariage de notre centenaire, mais même sans lui, avec les liens de parenté très clairs entre toutes ces personnes et les âges cités toujours exacts, que ce soit dans le recensement ou dans les actes de décès des deux époux, il est clair que Jean Antoine Marie François de Paule Le Court d'Hauterive est bien né à Clermont-Ferrand le 13/12/1758 et décédé à Clermont-Ferrand le 18/08/1859, à l'âge de 100 ans et 248 jours.
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Antoinette Claudine Julie LE DUC veuve LAW DE LAURISTON (1772-1873) de Paris VIII

Message par Cyril le Ven 9 Fév 2018 - 15:24

D'après son acte de décès, Antoinette Claudine Julie Le Duc, âgée de 100 ans et 3 mois, née à La Fère (Aisne), fille de Claude Marie Le Duc et de Marie Charlotte Victoire de Ronty, veuve de Jacques Alexandre Bernard Law marquis de Lauriston, est décédée le 14/01/1873 au 52 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Le premier déclarant était son petit-fils de 51 ans, Alexandre Louis Joseph Law marquis de Lauriston.

L'acte de baptême correspondant existe : Antoinette Claudine Julie, fille de Claude Marie "Duc nommé Le Duc" et Marie Charlotte Victoire de Ronty, est née et a été baptisée le 29/09/1772 à La Fère, dans le département de l'Aisne.

Les documents de mi-vie collectés confirment la longévité d'Antoinette Claudine Julie Le Duc :

1) Une copie certifiée conforme (datée du 29/08/1816) de l'acte de baptême de son premier enfant, Auguste Jean Alexandre, certifie qu'il est né le 10/10/1790 à La Fère, fils de Jacques Alexandre Bernard Law de Lauriston et Antoinette Claudine Julie Le Duc. Je n'ai pas pu retrouver l'acte de mariage qui a dû précéder cet acte de baptême, mais ce dernier affirme que les parents étaient unis en "légitime mariage". De plus, même si l'âge d'Antoinette Claudine Julie Le Duc n'est pas mentionné, elle est censée avoir tout juste fêté ses 18 ans à la naissance de son premier enfant, ce qui est cohérent.

2) L'acte de décès de ce même Auguste Jean Alexandre Law de Lauriston, devenu marquis, nous informe qu'il est décédé le 27/06/1860 à Paris. Il y est dit âgé de 61 ans, né à La Fère, fils de Jacques Alexandre Bernard Law marquis de Lauriston, décédé, et d'Antoinette Claudine Julie Le Duc, sa veuve, âgée de 87 ans, demeurant au 52 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Tout correspond.

3) L'acte de décès de son plus jeune fils, le comte Adolphe Napoléon Law de Lauriston, précise qu'il est décédé le 13/03/1867 à Paris. Il y est dit âgé de 62 ans, né à Paris, fils de Jacques Alexandre Bernard Law marquis de Lauriston, décédé, et d'Antoinette Claudine Julie Le Duc, sa veuve, demeurant au 52 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris.

Je n'ai pas pu faire mieux en termes de documents de mi-vie parce que la famille semble avoir quitté La Fère entre 1790 et 1800. Seul le fils aîné est né à La Fère ; les 2 autres enfants sont nés à Paris, donc leurs actes de naissance ont brûlé dans les incendies de la Commune de Paris en mai 1871. Même chose pour les actes de mariage des 2 enfants qui ont convolé. Quant aux recensements, il n'existaient pas à Paris à l'époque : c'était la seule commune de France qui n'en faisait pas, parce que c'était trop compliqué Laughing

Malgré tout, les documents collectés apportent suffisamment de preuves qu'Antoinette Claudine Julie Le Duc veuve Law de Lauriston, décédée à Paris le 14/01/1873, était bel et bien née à La Fère le 29/09/1772, ce qui lui confère une longévité de 100 ans et 107 jours.


Dernière édition par Cyril le Sam 10 Fév 2018 - 15:05, édité 1 fois
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Deux orthographes strictement équivalentes

Message par Arno le Ven 9 Fév 2018 - 14:17

Cyril a écrit:
Arno a écrit:
Cyril a écrit:Je peux apporter un peu d'eau à votre moulin en vous informant qu'en allemand, lorsque pour une raison ou une autre on ne peut pas inscrire le umlaut sur un "a", un "o" ou un "u" qui devrait en comporter un, on ajoute un "e" après cette lettre. Ainsi, pour un allemand, "Bächler" est l'équivalent de "Baechler". Il ne s'agit pas d'une approximation des fonctionnaires français, mais d'une règle linguistique, particulièrement utilisée dans les patronymes : ä=ae, ö=oe et ü=ue.
Je ne connaissais pas cette règle mais j'imagine mal pour quelle raison un fonctionnaire n'aurait pas été en capacité d'écrire ce signe au dessus du A. Nous étions en 1955, année du décès de l'intéressé, à l'époque de l'écriture manuscrite et éventuellement de la machine à écrire. Peut-être s'agissait-il alors d'une volonté délibérée de ne pas respecter une graphie non française. Si tel est le cas, c'est inadmissible !
Pardonne mon imprécision... En fait, il est également possible pour un allemand de remplacer ä/ö/ü par ae/oe/ue volontairement. Et justement, la graphie sans umlaut est couramment utilisée, de façon tout à fait volontaire, dans les patronymes allemands.
Ah d'accord ! BÄCHLER et BAECHLER sont donc deux graphies acceptables. Merci pour ces éclairages Cyril !
Super, ton idée ! Une fois de plus, notre activité nous apprend beaucoup de choses dans des domaines très diversifiés. C'est vraiment très enrichissant.
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On peut se passer du umlaut sans commettre un crime

Message par Cyril le Ven 9 Fév 2018 - 2:45

Arno a écrit:
Cyril a écrit:Je peux apporter un peu d'eau à votre moulin en vous informant qu'en allemand, lorsque pour une raison ou une autre on ne peut pas inscrire le umlaut sur un "a", un "o" ou un "u" qui devrait en comporter un, on ajoute un "e" après cette lettre. Ainsi, pour un allemand, "Bächler" est l'équivalent de "Baechler". Il ne s'agit pas d'une approximation des fonctionnaires français, mais d'une règle linguistique, particulièrement utilisée dans les patronymes : ä=ae, ö=oe et ü=ue.
Je ne connaissais pas cette règle mais j'imagine mal pour quelle raison un fonctionnaire n'aurait pas été en capacité d'écrire ce signe au dessus du A. Nous étions en 1955, année du décès de l'intéressé, à l'époque de l'écriture manuscrite et éventuellement de la machine à écrire. Peut-être s'agissait-il alors d'une volonté délibérée de ne pas respecter une graphie non française. Si tel est le cas, c'est inadmissible !
Pardonne mon imprécision... En fait, il est également possible pour un allemand de remplacer ä/ö/ü par ae/oe/ue volontairement. Et justement, la graphie sans umlaut est couramment utilisée, de façon tout à fait volontaire, dans les patronymes allemands.
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Impossibilité d'écrire le umlaut ?!

Message par Arno le Ven 9 Fév 2018 - 1:41

Cyril a écrit:
Arno a écrit:Etymologiquement aussi, je pense que la bonne transcription est BÄCHLER pour plusieurs raisons :
1) Il n'y a eu aucun BACCHLER né dans le Haut-Rhin entre 1891 et 1990. Je ne dispose pas de données antérieures.
2) En graphie cursive, un "e" mal formé ou partiellement effacé peut être lu comme un "c".
3) Si l'on considère que le patronyme est de langue allemande, les deux points au-dessus du A dans BÄCHLER n'ont pas le sens du tréma français mais du umlaut allemand. Ici, il indique que la prononciation du A doit s'infléchir vers le E. Ce qui m'amène à penser qu'au fil du temps, les fonctionnaires français ont eu tendance à transcrire ce qu'ils s'entendaient, à savoir BAECHLER.

Je peux apporter un peu d'eau à votre moulin en vous informant qu'en allemand, lorsque pour une raison ou une autre on ne peut pas inscrire le umlaut sur un "a", un "o" ou un "u" qui devrait en comporter un, on ajoute un "e" après cette lettre. Ainsi, pour un allemand, "Bächler" est l'équivalent de "Baechler". Il ne s'agit pas d'une approximation des fonctionnaires français, mais d'une règle linguistique, particulièrement utilisée dans les patronymes : ä=ae, ö=oe et ü=ue.
Je ne connaissais pas cette règle mais j'imagine mal pour quelle raison un fonctionnaire n'aurait pas été en capacité d'écrire ce signe au dessus du A. Nous étions en 1955, année du décès de l'intéressé, à l'époque de l'écriture manuscrite et éventuellement de la machine à écrire. Peut-être s'agissait-il alors d'une volonté délibérée de ne pas respecter une graphie non française. Si tel est le cas, c'est inadmissible !
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Bächler = Baechler

Message par Cyril le Ven 9 Fév 2018 - 1:27

Arno a écrit:Etymologiquement aussi, je pense que la bonne transcription est BÄCHLER pour plusieurs raisons :
1) Il n'y a eu aucun BACCHLER né dans le Haut-Rhin entre 1891 et 1990. Je ne dispose pas de données antérieures.
2) En graphie cursive, un "e" mal formé ou partiellement effacé peut être lu comme un "c".
3) Si l'on considère que le patronyme est de langue allemande, les deux points au-dessus du A dans BÄCHLER n'ont pas le sens du tréma français mais du umlaut allemand. Ici, il indique que la prononciation du A doit s'infléchir vers le E. Ce qui m'amène à penser qu'au fil du temps, les fonctionnaires français ont eu tendance à transcrire ce qu'ils s'entendaient, à savoir BAECHLER.

Je peux apporter un peu d'eau à votre moulin en vous informant qu'en allemand, lorsque pour une raison ou une autre on ne peut pas inscrire le umlaut sur un "a", un "o" ou un "u" qui devrait en comporter un, on ajoute un "e" après cette lettre. Ainsi, pour un allemand, "Bächler" est l'équivalent de "Baechler". Il ne s'agit pas d'une approximation des fonctionnaires français, mais d'une règle linguistique, particulièrement utilisée dans les patronymes : ä=ae, ö=oe et ü=ue.
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Bacchler / Baechler / Bächler

Message par Arno le Jeu 8 Fév 2018 - 23:57

Barti a écrit:


Le patronyme qu'il portait à sa mort est "Baechler". Il a probablement été modifié au fil de sa vie.

Ce monsieur est décédé doyen des français en 1955. Voir base 2.

Ce cas pose plus généralement le problème de savoir quelle orthographe du patronyme nous retenons lorsque celui-ci varie au cours de la vie de l'individu. En toponymie, c'est souvent la plus ancienne orthographe connue qui est la plus proche de la vérité originelle. Je conçois que cela ne s'applique pas nécessairement à la généalogie. 
Il me semble que c'est l'orthographe de l'acte de naissance qui doit prévaloir.
Etymologiquement aussi, je pense que la bonne transcription est BÄCHLER pour plusieurs raisons :
1) Il n'y a eu aucun BACCHLER né dans le Haut-Rhin entre 1891 et 1990. Je ne dispose pas de données antérieures.
2) En graphie cursive, un "e" mal formé ou partiellement effacé peut être lu comme un "c". 
3) Si l'on considère que le patronyme est de langue allemande, les deux points au-dessus du A dans BÄCHLER n'ont pas le sens du tréma français mais du umlaut allemand. Ici, il indique que la prononciation du A doit s'infléchir vers le E. Ce qui m'amène à penser qu'au fil du temps, les fonctionnaires français ont eu tendance à transcrire ce qu'ils s'entendaient, à savoir BAECHLER.
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Jean Baechler

Message par Barti le Jeu 8 Fév 2018 - 18:38

Arno a écrit:Selon son acte de naissance, il est né à Ostheim dans le Haut-Rhin le 9 août 1849.
On le retrouve dans une liste d'optants pour la nationalité française dans le bulletin des lois en 1872. La même date de naissance est renseignée. Il est naturalisé le 8 avril 1872. Il habite alors à Nancy.
L'article de "L'Aube" du 9 janvier 1950 lui consacre quelques lignes lorsqu'il est fait chevalier de la légion d'honneur par son statut d'ancien combattant de 1870.
On notera que son patronyme est orthographié Bacchler dans les deux derniers documents.


Le patronyme qu'il portait à sa mort est "Baechler". Il a probablement été modifié au fil de sa vie.

Ce monsieur est décédé doyen des français en 1955. Voir base 2.
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Catherine GASTON veuve MAURET/MORÈRE (1810?/1833-1920) de Carcassonne (Aude)

Message par Cyril le Jeu 8 Fév 2018 - 12:48

Le décès d'une soi-disant supercentenaire est rapporté dans le Nouvelliste Valaisan du 24/08/1924 : "Une pensionnaire de l'asile des "Petites Sœurs des pauvres", de Carcassonne, Mme veuve Catherine Mauret, vient de mourir à l'âge de cent dix ans. Elle était née le 4 avril 1810, à Erp (Ariège), et s'était mariée en 1842."

Son acte de décès reprend exactement les mêmes informations et ajoute que la veuve de Pierre Mauret, née Catherine Gaston, fille de feus Paul Gaston et Catherine Soum, s'est éteinte le 05/08/1920.

Je suis allé fouiller dans les archives de l'Ariège, et, après avoir localisé l'acte de naissance d'une certaine Catherine Gaston à Erp le 04/04/1806, j'ai compris qu'il y avait anguille sous roche. En réalité, la date du 04/04/1810 provient de son acte de mariage, dans lequel la date de naissance de la mariée est écrite en toutes lettres et où le "six" ressemble à un "dix". J'ai donc fait des recherches assez étendues (un bon demi-siècle) sur les tables décennales d'Erp et j'ai fini par comprendre qu'il y avait en réalité une confusion entre deux homonymes.

La première Catherine Gaston est née à Erp le 04/04/1806. Ses parents s'appelaient Paul Gaston (dit Chambon), un laboureur de 32 ans, et Catherine Soum. Cette première Catherine Gaston s'est mariée avec Pierre Mauret à Erp le 20/01/1842 : elle y est dite "âgée de 35 ans pour être née à Erp le quatre avril mil huit cent six" et "fille majeure de Paul Gaston cultivateur domicilié au dit Erp ici présent et consentant et de Catherine Soum décédée à Erp le trois janvier mil huit cent quarante un".

La seconde Catherine Gaston est née à Erp le 28/12/1833. Ses parents s'appelaient Jean Gaston, un cultivateur de 31 ans, et Catherine Boisseau. Cette seconde Catherin Gaston s'est mariée avec Jean Morère à Erp le 17/10/1854 : elle y est dite "âgée de vingt ans huit mois pour être née à Erp" et "fille mineure de Gaston Jean et de Boissau Catherine cultivateurs demeurant à Erp ici présents et consentants".

Ces deux dames avaient donc en commun leur prénom (Catherine), leur nom (Gaston), leur commune de naissance et de mariage (Erp), et accessoirement le prénom de leur mère (Catherine). De plus, leurs noms d'épouse se ressemblaient : "Mauret" et "Morère".

Toutes les informations données dans l'article de journal et l'acte de décès (date de naissance, identités des parents et de l'époux) semblent désigner la première Catherine Gaston, même si son année de naissance a manifestement été mal lue. Mais alors, aurait-elle 114 ans ?

Pas du tout ! En effet, la première Catherine Gaston est décédée à Erp le 29/06/1873. Son acte de décès dit : "Gaston Catherine âgée de soixante-six ans cultivatrice demeurant à Erp épouse de Mauret Pierre est décédée en la maison de son mari". C'est imparable ! Il ne peut en aucun cas s'agir de la seconde Catherine Gaston, qui avait alors 39 ans et était mariée avec Jean Morère.

Jean Morère, lui, est décédé à Erp le 07/01/1882 : "Morère Jean, âgé de soixante-cinq ans, cultivateur, époux de Cathérine Gaston". Quant à Pierre Mauret, il a rendu l'âme à Erp le 20/02/1887 : "Mauret Pierre, cultivateur, âgé de soixante-dix-sept ans, demeurant à Erp, y étant né, veuf de Gaston Catherine, cultivatrice, domiciliée à Erp". Donc Pierre Mauret est mort veuf, ce qui n'était pas le cas de Jean Morère.

Entre le décès de son époux Jean Morère le 07/01/1882 et son propre décès le 05/08/1920, près de 4 décennies se sont écoulées et il n'est pas étonnant que le nom des parents de Catherine Gaston ait été oublié, de même que sa date de mariage, ou que le nom de son défunt mari ait été confondu avec un quasi-homonyme. N'oublions pas non plus qu'elle avait changé de département, ce qui lui donnait toute latitude pour réécrire sa vie et se faire passer pour centenaire...

En conclusion, la véritable Catherine Gaston épouse Mauret est décédée à l'âge 67 ans et 86 jours, tandis que Catherine Gaston veuve Morère, qui avait usurpé l'identité de la précédente, est décédée à l'âge de 86 ans et 220 jours.
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Jean Bachler (1849-1950?)

Message par Arno le Mer 7 Fév 2018 - 23:26

Selon son acte de naissance, il est né à Ostheim dans le Haut-Rhin le 9 août 1849.
On le retrouve dans une liste d'optants pour la nationalité française dans le bulletin des lois en 1872. La même date de naissance est renseignée. Il est naturalisé le 8 avril 1872. Il habite alors à Nancy.
L'article de "L'Aube" du 9 janvier 1950 lui consacre quelques lignes lorsqu'il est fait chevalier de la légion d'honneur par son statut d'ancien combattant de 1870.
On notera que son patronyme est orthographié Bacchler dans les deux derniers documents.



Dernière édition par Arno le Jeu 8 Fév 2018 - 12:50, édité 1 fois
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Pierre Joseph CHOCQ (1805-1892) de Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Message par Cyril le Mer 7 Fév 2018 - 14:53

D'après son acte de décès, Pierre Joseph Chocq, époux de Marie Marguerite Galland, est décédé le 09/05/1892, au 7 rue Courbet à Nancy, à l'âge de 102 ans. L'un des témoins était son fils, Paulin Chocq, un tailleur de pierre de 28 ans (74 ans de moins que son père), lequel ignorait le nom de la première épouse et des parents de son père, mais prétendait qu'il était né à Rupt, dans les Vosges.

Avec le recensement de 1891, les choses se gâtent. Pierre Joseph Chocq y est dit âgé de seulement 85 ans ! Or, il n'y a aucun doute sur son identité : il vit au 7 rue Courbet à Nancy, chez Paulin Chocq, un tailleur de pierres de 27 ans dont il est le père, sa mère étant Marie Galand, 63 ans. Sont également présentes dans la maisonnée l'épouse de Paulin Chocq (Marie Rosalie Antzemberger, 32 ans) et leur fille (Marie Marthe Chocq, 3 ans). Pierre Joseph Chocq serait-il finalement né vers 1806 au lieu de 1790 ?

Avant 1891, pas moyen de mettre la main sur un recensement citant Pierre Joseph Chocq. Heureusement, ce merveilleux outil qu'est Internet m'apprend qu'il a auparavant vécu dans d'autres communes...

Je retrouve ainsi l'acte de naissance de Paulin Chocq. Ce dernier a vu le jour à Ruppes (Vosges), et non pas à "Rupt", le 27/05/1864, ce qui correspond bien à 27 ans en 1891 et 28 ans en 1892. Ses parents étaient Joseph Chocq, 58 ans, ce qui confirme l'année de naissance 1806, et Marie Anne Galand, 35 ans, ce qui correspond à 62 ans en 1891. Une mention marginale indique que Paulin Chocq a épousé Marie Marthe Eugénie Antzenberger à Nancy le 31/12/1903. Il s'agit donc bien de la même famille, même si le fils s'est marié 15 ans après avoir procréé, ce qui était rare à l'époque.

A Ruppes, je mets aussi la main sur l'acte de mariage des parents de Paulin. C'est le 29/04/1861 que Joseph Chocq, 55 ans, né à Sauvigny (Meuse), fils des défunts François Chocq et Anne Marchal, veuf de Marie Catherine Marchal décédée à Clérey-la-Côte (Meurthe-et-Moselle), a épousé Marie Anne Galand, 32 ans, née à Ruppes, fille de Nicolas Galand (62 ans) et de feue Marie Catherine Marchal. Il est amusant de remarquer que la mère de la mariée s'appelait exactement comme la première épouse du marié et, après vérification, que les deux soient nées la même année ! "Marchal" devait être un patronyme fréquent dans la région, car c'était également celui de la mère du marié.

L'acte de décès de la première épouse de Pierre Joseph Chocq nous apprend que Marie Catherine Marchal est décédée le 10/02/1861 à Clérey-la-Côte à l'âge de 63 ans. Ses parents ne sont pas nommés, mais on sait qu'elle est née à Jubainville (Vosges). Son époux Pierre Joseph Chocq était âgé de 56 ans en 1861, donc né vers 1805.

Leur acte de mariage a été établi à Jubainville le 09/01/1827. Joseph Chocq était âgé de 21 ans (ce qui nous ramène à 1806), né à Savigny, fils de François Chocq et de feue Anne Marchal. Marie Catherine Marchal était âgée de 26 ans, née à Jubainville, fille de feu François Marchal et de Marie Jeanne Marchal.

Tous ces renseignements nous mènent naturellement à l'acte de naissance suivant : Joseph Chocq (Pierre était donc uniquement un nom d'usage, apparu quelque part entre 1827 et 1861), né à Sauvigny le 06/06/1805 (17 prairial de l'an XIII), fils de François Chocq dit "le Jeune" (32 ans) et d'Anne Marchal.

En fin de compte, Joseph Chocq n'avait que 86 ans et 338 jours. Son âge est resté conforme à son état-civil de sa naissance jusqu'au recensement de 1891 et n'a été exagéré (de 15 ans) qu'au moment de son décès...
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Trois centenaires en 1951

Message par Arno le Mar 6 Fév 2018 - 22:32

Ces entrefilets sont parus dans le journal "L'Aube" respectivement les 6, 12 et 17 janvier 1951.


Pour ce dernier, on notera qu'un Benjamin Lassus né le 29 mars 1849 et habitant également Mesnil-le-Roi figure dans la base 4. Seul le prénom diffère...
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Retronews

Message par Arno le Mar 6 Fév 2018 - 21:09

Barti a écrit:
Arno a écrit:
Pouvesle doit être son nom marital mais pourquoi "Angèle"  Question

Je confirme que c'est bien la même personne. Quant à Angèle, il s'agit vraisemblablement d'un surnom.
Sur quel site as-tu trouvé ces articles de l’Émancipateur ?
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Mme Pouvesle née Lemoine

Message par Barti le Mar 6 Fév 2018 - 19:51

Arno a écrit:
Pouvesle doit être son nom marital mais pourquoi "Angèle"  Question

Je confirme que c'est bien la même personne. Quant à Angèle, il s'agit vraisemblablement d'un surnom.

Sur quel site as-tu trouvé ces articles de l’Émancipateur ?
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De "Mée Angèle" à MLF Lemoine ?

Message par Arno le Mar 6 Fév 2018 - 13:21

Barti a écrit:Marie Louise Fleurantine Lemoine
Naissance : 25 février 1846 (Bannay, Cher)
Décès : 21 février 1951 (Bannay, Cher)

Age final : 104 ans, 361 jours

Merci à Dany Chambre pour la commune de décès et le nom de naissance de cette centenaire.
 
Articles parus le 23 février 1950 et le 15 février 1951 dans "L'Emancipateur"



Pouvesle doit être son nom marital mais pourquoi "Angèle"  Question
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Re: Investigations sur de possibles grands centenaires français décédés (anciens et modernes)

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