LES GRANDS CENTENAIRES FRANÇAIS

Investigations sur de possibles grands centenaires français décédés (anciens et modernes)

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Marie Marguerite HUBLOT (1787-1889), de Trigny (Marne)

Message par Barti le Sam 17 Mar 2018 - 0:17

L'acte de décès indique que Marie Marguerite Hublot, âgée de cent un ans et six mois, née à Courville (Marne) le 24 septembre 1787, veuve de Joseph Luzurier décédé à Trigny, fille naturelle de Marie Marguerite Hublot, est décédée à Trigny le 25 mars 1889. Les déclarants sont son petit-gendre Remi Célestin Malot (45 ans) et son petit-fils Eugène Arthur Luzurier (39 ans).

D'après les recensements de Trigny :

- En 1886, Marie Eléonore Luzurier veuve Liance (62 ans) vivait avec sa fille Lucie Liance (25 ans), sa mère Marguerite Hublot veuve Luzurier (99 ans) et ses deux petits-enfants Gaston et Jeanne Prudhomme (2 ans et 5 mois).
- En 1872, Antoine Eugène Amand Luzurier (53 ans, né à Arcis-le-Ponsart) vivait avec sa femme Marie Anne Cesarine Martin (53 ans, née à Breuil) et "leur mère" Marie Marguerite Hublot (84 ans, née à Courville).
- En 1861, Marguerite Hublot veuve Luzurier (73 ans), rentière, vivait seule.
- En 1836, Joseph Luzurier (44 ans) vivait avec Margueritte Hublot femme Luzurier (48 ans) et leurs probables enfants Nicolas, Amand et Eléonore Luzurier (22, 17 et 12 ans).

Il m'a été impossible de localiser notre bonne dame dans le recensement de 1851, période à laquelle elle vivait probablement dans une autre commune.

Nous pouvons déduire des recensements et de l'acte de décès que Joseph Luzurier s'est éteint à Trigny entre 1836 et 1861. Effectivement, d'après son acte de décès, Joseph Luzurier, 48 ans, né à Courville, "marié à Marie Marguerite Hublot", est décédé à Trigny le 30 janvier 1842. Son décès a été déclaré par ses deux fils Nicolas Barthelemi Luzurier (27 ans) et Amand Luzurier (23 ans).

L'acte de décès de Barthélemi Nicolas Lusurier, 70 ans, fils de défunt Joseph Luzurier et de vivante "Marguerite Hublot, âgée de quatre-vingt-dix-sept ans", décédé à Trigny le 28 mars 1885, nous apprend qu'il était natif de Dravegny (Aisne). Ce lieu est confirmé par son acte de naissance dans lequel il est indiqué que Nicolas Barthelemi, fils de Joseph Lusurier et de Margueritte Hublot, a vu le jour à Dravegny le 9 décembre 1814.

Le mariage de notre présumée centenaire a eu lieu à Courville l'année précédente : Symphorien Joseph Lusurier, né à Courville, a épousé le 24 février 1813 Marie Margueritte, née à Courville le 24 septembre 1787, fille de Marie Marguerite Hublot et de père inconnu.

Tous les documents collectés mentionnant l'âge de Marie Marguerite corroborent sans exception la date de naissance indiquée à l'identique dans son acte de décès et son acte de mariage. La filiation et les lieux correspondent également. Le dossier semble bien béton et il ne reste plus que l'acte de baptême pour confirmer l'authenticité de cette centenaire.

Le voilà qui arrive pour boucler la boucle : Marie Margueritte, fille de Marie Margueritte Hublot et d'un père inconnu, est née à Courville le 24 septembre 1787 et a été baptisée le lendemain.

Marie Marguerite Hublot a donc bien vécu 101 ans et 182 jours.
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Nicolas Honoré MICHON (1789-1889), de Gourgançon (Marne)

Message par Barti le Jeu 15 Mar 2018 - 21:28

L'acte de décès indique que Nicolas Honoré Michon, âgé de cent ans, né à Gourgançon, fils d'Augustin Memmie Michon et de Marie Louise Mathellier, veuf de Marie Joséphine Billebaut, est décédé à Gourgançon le 11 avril 1889. Les déclarants sont son fils Pierre Edouard Michon (73 ans) et son petit-gendre Emile Alfred Lepage (46 ans).

Les recensements de Gourgançon nous apprennent que :

- En 1886, Pierre Edouard Michon (70 ans) vivait avec son père Nicolas Honoré Michon (97 ans).
- En 1876, Pierre Edouard Michon (61 ans) vivait avec sa femme Alexandrine Hatat femme Michon (63 ans) et son père Nicolas Honoré Michon (88 ans), veuf. Tous trois sont dits nés à Gourgançon.
- En 1866, Pierre Edouard Michon (51 ans) vivait avec sa femme Alexandrine Hatat femme Michon (53 ans) à côté du ménage constitué de François Ragan (71 ans), sa femme Thérèse Anrout femme Ragan (62 ans), Jules Gabriel Ragan (32 ans), sa femme Ludine Lepage femme Ragan (39 ans), les filles de ces derniers Adéline et Marie Ragan (12 et 7 ans) ainsi que "leur oncle" Nicolas Honoré Michon (77 ans), veuf.
- En 1856, Nicolas Honoré Michon (67 ans) vivait avec sa femme Marie Billebaut femme Michon (63 ans) dans la même maison qu'un autre ménage constitué de Pierre Edouard Michon (41 ans), sa femme Alexandrine Hatat femme Michon (43 ans) et leurs filles Denise et Marie Michon (15 et 11 ans).
- En 1846, Nicolas Honoré Michon (57 ans) vivait avec sa femme Marie Billebaut femme Michon (53 ans), leur fils Edouard Michon (31 ans), la femme de ce dernier Alexandrine Hatat femme Michon (33 ans), les filles de ces derniers Denise et Marie Michon (5 ans et 17 mois) et le père du chef de ménage [donc le père de Nicolas Honoré] Memmie Michon (92 ans).
- En 1836, Honoré Michon (47 ans) vivait avec sa femme Marie Billebaut femme Mich(on), Pierre Edouard Michon (21 ans) et "l'aïeul du précédent" Memmie Michon (83 ans).

Je ne me suis pas intéressé au lien de parenté entre les Michon et les Ragan (même si Ludine Lepage est probablement apparentée à Emile Alfred Lepage qui a déclaré le décès de notre doyen et dont il était "petit-gendre"), mais l'évolution du ménage dans le temps nous permet de retrouver l'acte de décès de Marie Joséphine Billebaut, 63 ans, épouse de "Nicolas Honoré Michon" lequel a déclaré le décès de sa femme et était dit âgé de 68 ans, qui indique qu'elle a trouvé la mort à Gourgançon le 20 mars 1857.

L'indication de l'âge de leur fils que l'on retrouve dans l'intégralité des recensements permet de mettre la main sur son acte de naissance : Honoré Pierre Edouard, fils de Nicolas Honoré Michon (25 ans) et de Marie Josephine Billebaut, est né et a été déclaré à Gourgançon le 20 août 1815.

Leur mariage a été célébré à Gourgançon deux ans plus tôt le 4 mars 1813 : Marie Josephine Billebaut a épousé Nicolas Honoré Michon, âgé de 24 ans et 10 jours, né à Gourgançon le 21 février 1789, fils d'Augustin Memie Michon et de Marie Louisse Mathellier.

Tous les documents corroborent dans l'ensemble l'identité et l'âge de Nicolas Honoré Michon qui serait donc né à Gourgançon le 21 février 1789. En fait, son acte de baptême nous apprend que Nicolas Honoré, fils d'Augustin Memmie Michon et de Marie Louise Mathellier, a bien été baptisé à Gourgançon le 21 février 1789 mais était "né d'hier", donc le 20 février 1789 !

A la vue de toutes ces informations, j'en conclue que Nicolas Honoré Michon est décédé à l'âge de 100 ans et 50 jours.
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Marie Thérèse LAVANDIER (1797-1897), de Cheminon (Marne)

Message par Barti le Mer 14 Mar 2018 - 18:51

L'acte de décès indique que Marie Thérèse Lavandier, âgée de cent ans, née à Cheminon le 1er Pluviose an 5 (= 20 janvier 1797), veuve de Pierre Fructidor Sibile décédé à Cheminon, fille de Jean Lavandier et Marie Thérèse Pierrejean, est décédée à Cheminon le 10 mai 1897. Les déclarants sont Sélim Alexandre Valleret (43 ans), petit-fils par alliance, et Paul Alexandre Ganthier (36 ans), petit-neveu de la défunte.

On retrouve notre présumée centenaire dans au moins 6 recensements à Cheminon :

- En 1896, Sélim Valleret (42 ans) vivait avec sa femme Marie Ernestine Sibile (39 ans), leur fils Fernand Valleret (16 ans), et sa "mère" Louise Thérèse Lavandier (99 ans). [il semble plus probable, compte tenu de la différence d'âge et des noms de famille, que cette dernière soit en fait la grand-mère de l'épouse du chef de ménage, lequel serait alors bien le petit-fils par alliance de Mme Lavandier comme indiqué dans l'acte de décès]
- En 1886, Claire Catherine Aubry (52 ans) vivait avec son "aïeule" Thérèse Marie Lavandier (90 ans).
- En 1876, Jules Nicolas Sibile (54 ans) vivait avec sa femme Marie Claire Aubry femme Sibile (42 ans) [très probablement la femme qui vivait seule avec notre présumée centenaire 10 ans plus tard : elle aurait donc été sa belle-fille et non sa petite-fille], leur fille unique Ernestine Valérie Sibile (19 ans) [probablement la future épouse Valleret compte tenu de l'âge, du prénom "Ernestine" et de son statut de fille unique] et sa mère Marie Thérèse Lavandier veuve Sibile (79 ans).
- En 1866, Jules Nicolas Sibile ([?]3 ans) vivait avec sa femme Marie Claire Aubry femme Sibile (32 ans), leur fille unique Ernestine Valérie Sibile (9 ans) et "leur aïeule" Marie Thérèse Lavandier veuve Sibile (69 ans).
- En 1856, Jules Nicolas Sibile (33 ans) vivait avec sa femme Marie Catherine Claire Aubry femme Sibile (22 ans) et "leur aïeule" Marie Thérèse Lavandier veuve Sibile (59 ans).
- En 1846, Pierre Sybille (52 ans) vivait avec sa femme Thérèse Lavandier (50 ans) et "leur fils" Jules Sybille (23 ans).

Tous ces renseignements rassemblés entre eux, un peu confus pour la plupart, permettent de fixer les liens de parenté : De son union avec Pierre Fructidor Sibile, Marie Thérèse Lavandier a eu un fils prénommé Jules Nicolas, lequel s'est marié à Marie Claire Catherine Aubry (donc belle-fille de Marie Thérèse Lavandier). Ce dernier couple a eu un enfant prénommé Ernestine Valérie Sibile (petite-fille de Marie Thérèse Lavandier) qui s'est vraisemblablement mariée à Sélim Alexandre Valleret (petit-fils par alliance).
En 1846, Marie Thérèse vivait avec son mari et son fils.
En 1856, elle vivait avec son fils et sa belle-fille.
En 1866, elle vivait avec son fils, sa belle-fille et sa petite-fille.
En 1876, elle vivait encore avec son fils, sa belle-fille et sa petite-fille.
En 1886, elle vivait avec sa belle-fille.
En 1896, elle vivait avec son petit-fils par alliance, sa petite-fille et son arrière-petit-fils.

On sait que Pierre Fructidor Sibille est décédé à Cheminon entre 1846 et 1856 : son acte de décès confirme ceci et indique que l'époux "de Marie Thérèse Lavandier, âgée de cinquante-sept ans" a trouvé la mort à Cheminon le 30 août 1854 à l'âge de 60 ans. L'un des déclarants était son fils Jules Nicolas Sibille (31 ans).

Grâce à l'âge du fils très cohérent dans le temps, on peut facilement retrouver son acte de naissance en date du 11 décembre 1822 à Cheminon dans lequel il est dit "né hier", fils de Pierre Fructidor Sibille (28 ans) et de Marie Thérèse Lavandier.

Le mariage fut célébré à Cheminon le 26 novembre 1821. Pierre Fructidor Sibille a épousé Marie Therese Lavandier, 25 ans, domestique à Maurupt (Marne), fille de défunt Jean Lavandier et de vivante Marie Thérèse Pierrejean. Les date et lieu de naissance ne sont pas indiqués.

Si on récapitule : l'identité et la filiation de notre présumée centenaire sont cohérentes (au bémol près qu'elle est appelée "Louise Thérèse" au lieu de "Marie Thérèse" en 1896), l'âge est tout aussi cohérent par rapport à la date de naissance indiquée dans l'acte de décès, et les liens de parenté avec les membres de sa famille chez qui elle a successivement vécu sont bien fixés. Aucun problème majeur n'est présent et aucune mauvaise nouvelle ne devrait donc s'inviter à nos recherches.

L'acte de décès de 1897 précisait que la défunte était née à Cheminon : L'acte de naissance de Marie Therese, fille de Jean Lavandier et Therese Pierrejean, née à Cheminon le 1er Pluviose de l'an 5 (= 20 janvier 1797) et déclarée en mairie le surlendemain, finit de nous convaincre que nous sommes en présence d'une authentique centenaire.

Marie Thérèse Lavandier est donc décédée à l'âge de 100 ans et 110 jours.
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Justine CUITOT (1796-1897), de Francheville (Marne)

Message par Barti le Mar 13 Mar 2018 - 19:17

Le Courrier du Centre du 5 août 1897 annonce la mort, à Francheville (Marne), de "Justine Cuitot femme Hermant, née le 6 avril 1796" à l'âge de 101 ans.



L'acte de décès indique que Justine Cuitot, âgée de cent un ans et trois mois, née à La Chaussée (Marne) le 17 Germinal an 4 (= 6 avril 1796), fille de Nicolas Cuitot et Marie Courtin, veuve de François Hermant, est décédée le 1er août 1897 à Francheville au domicile de son petit-fils Paul Hermant (42 ans) comparant aux côtés de Justin Hermant (60 ans), ce dernier fils de la défunte.

Les recensements de Francheville nous apprennent que :

- En 1896, Paul Hermant (40 ans) vivait avec sa femme Marie Juliette Benoist (39 ans) et ses deux enfants Alice et Georges Hermant (16 et 7 ans) dans la même maison que Justine Cuitot veuve Hermant (100 ans), née à La Chaussée, seule en ménage.
- En 1886, Paul Hermant (30 ans) vivait avec sa femme Juliette Benoit (28 ans) et leur fille Marie Julie Alice Hermant (5 ans) dans la même maison que Justine Cuitot veuve Hermant François (91 ans), seule en ménage.
- En 1876, Justine Cuitot veuve Hermant "Fs" (80 ans), rentière née à Francheville, vivait seule en ménage.
- En 1866, Justine Cuitot veuve Hermant "Fois" (70 ans), propriétaire, vivait avec son fils célibataire Justin Hermant (28 ans).
- En 1856, François Hermant (59 ans) vivait avec sa femme Justine Cuitot femme Hermant (59 ans) et leur fils Justin Hermant (18 ans) en compagnie d'un autre ménage constitué d'Alexandre Cuitot (29 ans) et de Valentine Seneuze femme Cuitot (23 ans).
- En 1846, François Hermant (51 ans) vivait avec sa femme Justine Cuitot femme Hermant (50 ans), et leurs enfants Charles, Constant, Appolinaire et Justin Hermant (21, 18, 10 et 8 ans).
- En 1836, François Hermant (39 ans) vivait avec Justine Cuitot femme Hermant (40 ans), Charles Hubert Hermant (10 ans), Constant Amable Hermant (8 ans) et François Appolinaire Hermant (11 mois).

Conformément à la fourchette de dates que l'on pouvait déduire de ces recensements, François Hermant, 65 ans, "époux de Cuitot Justine, âgée de soixante-cinq ans", est décédé à Francheville le 23 octobre 1861. L'un des comparants était son fils Justin Hermant (23 ans).
A noter que la mère de François, Marie Victoire Pérardel, était toujours en vie au décès de son fils et s'est éteinte quelques années plus tard à l'âge de 98 ans.

Le mariage a été célébré à Francheville le 4 novembre 1824 : François Hermant a épousé Justine Cuitot, née à La Chaussée le 7 Germinal an 4 (= 27 mars 1796), fille de Nicolas Cuitot et de Marie Josephe Courtin.

Les seules contradictions que l'on peut donc opposer à l'acte de décès jusqu'à maintenant sont le lieu de naissance indiqué dans le recensement de 1876 (Francheville au lieu de La Chaussée) et la date de naissance indiquée sur l'acte de mariage (7 Germinal au lieu du 17 Germinal de l'an 4). En dehors de cela, toutes les informations recueillies sont cohérentes.

L'acte de naissance donne raison à l'acte de décès sur ces deux petites erreurs car il nous apprend que Justine, fille de Nicolas Cuitot et de Marie Joseph Courtin, est née à La Chaussée le 17 Germinal an 4 (= 6 avril 1796) et a été déclarée le même jour.

La conclusion logique de ce compte-rendu est que Justine Cuitot est morte à l'âge de 101 ans et 117 jours.
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Marie Cécile ROLLET (1792-1897), de Louvercy (Marne)

Message par Barti le Lun 12 Mar 2018 - 20:49

Le Stéphanois du 26 décembre 1897 annonce la mort, à Louvercy, de Mme Raulet, née le 22 septembre 1792, âgée par conséquent de plus de 105 ans.



L'acte de décès indique que Marie Cécile Rollet, âgée de cent cinq ans et trois mois, né à Prosnes (Marne) le 22 septembre 1792, veuve de Stanislas Billick, fille de Jean Rollet et Marie Barois, est décédée à Louvercy le 18 décembre 1897 dans la maison de son "beau-petit-fils" Charles Isidore Debroies (53 ans) qui a déclaré son décès en compagnie de Louis Joseph Mangin (24 ans), arrière-petit-fils de la défunte.

On ne retrouve notre protagoniste à Louvercy que dans le recensement de 1896 où Charles Debroies (53 ans) vivait avec son gendre Eugène Déharbes (27 ans), ses deux-filles Hélène et Marthe Debroies (21 et 17 ans), sa petite-fille Suzanne Déharbes (2 ans), sa "belle-mère" Mérantie Billick (73 ans) et sa "bisaïeule" Cécile Raulet (103 ans). Ce document pose un problème de parenté car il désigne notre présumée centenaire comme l'arrière-grand-mère du chef de ménage alors que l'acte de décès désigne ce dernier comme beau-petit-fils de Marie Cécile Rollet, ce qui donne 1 génération de différence.

Dans les recensements antérieurs, c'est à Prosnes, commune de naissance présumée, qu'on la localise :
- En 1886, Cécile Rollet (95 ans) vivait avec Henriette Billick (56 ans) et Léon Billick (41 ans), tous deux de la "famille" de la chef de ménage.
- En 1876, Marie Cécile Rollet veuve Billick (85 ans) vivait avec sa fille célibataire Henriette Billick (46 ans).
- En 1866, Marie Cécile Rollet veuve Billick (74 ans) vivait avec sa fille célibataire Henriette Eugénie Billick (35 ans).
- En 1856, Anne Cécile Rollet veuve Billick (64 ans) vivait avec sa fille célibataire Henriette Eugénie Billick (24 ans).
- En 1846, Cécile Rollet veuve Billick (53 ans) vivait avec ses deux enfants célibataires Henriette Billick (14 ans) et Laurent Honoré Billick (10 ans).
- En 1836, Stanislas Billick (48 ans) vivait avec Marie Cécile Rollet (43 ans), Pierre Jules Billick (21 ans), Marie Cécile Emérancie Billick (16 ans), Jean François Billick (13 ans), Eugenie Euphrasie Henriette Billick (4 ans) et Laurent Honoré Billick (10 mois). Il ne fait aucun doute que nous sommes ici en présence du couple et de ses enfants.

Stanislas Billick est donc théoriquement décédé entre 1836 et 1846. Son acte de décès confirme cela et indique que "l'époux de Cécile Rollet" est décédé à Prosnes le 24 janvier 1838 à l'âge déclaré de 51 ans. L'un des déclarants est son fils Pierre Jules Billick (22 ans) qui est cité sur le recensement de 1836.

Le mariage a été célébré à Prosnes le 28 juillet 1814. Stanislas Billick, 30 ans, natif de Cracovie en Pologne, a épousé Cecile Rollet, 22 ans, née à Prosnes le 6 octobre 1792, fille de vivant Jean Rollet de feue Marie Jeanne Barois.

Les documents sont dans l'ensemble très cohérents et surtout prometteurs. Quelques petites incohérences se dressent dans le lot telles que le lien de parenté avec Charles Debroies, le prénom ["Anne Cécile" au lieu de "Marie Cécile"] sur le recensement de 1856, la date de naissance qui diffère de quelques jours sur l'acte de mariage [6 octobre 1792 au lieu du 22 septembre 1792] et les recensements de 1876 et 1886 qui vieillissent d'un an notre présumée centenaire.

Le mystère du lien de parenté dans la famille réunie autour de Charles Debroies en 1896 peut être facilement résolu. En effet, le 26 avril 1870 à Livry-sur-Vesle (commune réunie à Louvercy en 1964 pour former l'actuelle commune de Livry-Louvercy), celui-ci a épousé Marie Placide Remy, fille de Charles Eugène Remy et Marie Cécile Mérantie Billick. Or, le 9 juillet 1845 dans la même commune, Charles Eugène Remy a épousé Marie Cécile Mérantie Billick qui n'était autre que la fille de défunt Stanislas Billick et de vivante Marie Cécile Raulet. Si on interprète ces renseignements pour dresser la généalogie de la famille, Marie Cécile Mérantie Billick (qui apparaît sur les recensements de 1836 et 1896) était bien la belle-mère de Charles Debroies et, fille de Marie Cécile Rollet, cette dernière était donc la 'belle-grand-mère' du chef de ménage comme en attestait l'acte de décès de notre centenaire (et non sa bisaïeule).

La généalogie de la famille nous permet également de déduire que la petite Suzanne Déharbes, âgée de 2 ans en 1896, était l'arrière-arrière-petite-fille de Marie Cécile Rollet qui donc, comme le rapportait l'article du Stéphanois, avait bien "vu cinq générations grandir".

Le dernier mot (ou presque) revient à l'acte de baptême de Marie Cécile, fille de Jean Rollet et de Marie Barois, qui atteste qu'elle est née et a été baptisée à Prosnes le 22 septembre 1792.

Ma conclusion est que Marie Cécile Rollet est donc décédée le 18 décembre 1897 à l'âge de 105 ans et 87 jours, ce qui en faisait très probablement la doyenne des Français de l'époque.
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Mme Yvonneau : date de décès

Message par Barti le Lun 12 Mar 2018 - 10:24

Arno a écrit:J'écoutais une vidéo mettant en scène Emile Aron, médecin centenaire décédé en 2011, auteur de plusieurs études sur le vieillissement. Au milieu de cette séquence, il a donné pour illustrer ses propos de nom de cette centenaire.




Elle s'est éteinte au Boulay le 27 juin 1906 à l'âge de 101 ans et 1 mois.
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Pierre André LEROUX (1800-1900), de Comblizy (Marne)

Message par Barti le Dim 11 Mar 2018 - 18:03

L'acte de décès indique qu'André Pierre Leroux, âgé de cent ans, fils de Jean Hipolite Leroux et Marie Louise Godinat, veuf de Marie Louise Taillefer, est décédé à Comblizy le 27 octobre 1900. Les déclarants sont son fils Frédéric André Leroux (53 ans) et son petit-fils Frédéric André Malet (32 ans).
Le gros point négatif de cet acte est l'absence de lieu de naissance, mais nous le connaîtrons un peu plus tard.

Les recensements de Comblizy nous apprennent que :
- En 1896, André Frédéric Leroux (49 ans) vivait avec sa femme Eugénie Walle (46 ans), leurs enfants Alexiste Leroux (20 ans) et Eugène André Leroux (23 ans) ainsi qu'avec André Pierre Leroux (96 ans), rentier, "ascendant", et leur domestique Eugène Collet (10 ans).
- En 1886, Antoine Frédéric Leroux "(fils)" (39 ans) vivait avec sa femme Eugénie Walle (37 ans), leurs enfants Eugène Leroux (13 ans) et Alexisse Leroux (11 ans) ainsi qu'avec Pierre André Leroux "(père)" (86 ans), rentier, et leur domestique Auguste Doit (16 ans).
- En 1876, Frédéric André Leroux (29 ans, né à Comblizy) vivait avec sa femme Eugénie Walle (27 ans, née à Festigny), leurs enfants Eugène André Frédéric Leroux (3 ans, né à Comblizy) et Alexite Marie Eugénie (1 an, née à Comblizy) en compagnie d'un autre ménage composé de Pierre André Leroux (76 ans, né à Comblizy) et sa femme Marie Victorine Taillefer (71 ans, née à Corribert).
- En 1866, Pierre André Leroux (66 ans) vivait avec sa femme Victorine Taillefer (50 ans) et leurs enfants Frédéric Leroux (19 ans) et Docélie Leroux (17 ans).
- En 1856, Pierre Leroux (56 ans) vivait avec sa femme Louise Taillefer (40 ans), leurs enfants Frédéric Leroux (9 ans) et Docélie Leroux (7 ans) ainsi qu'avec leur domestique Héléonore Guillemin (17 ans).
- En 1846, Piere Leroux (46 ans) vivait avec sa femme Victoire Tailfere (31 ans) et Louise Gaudinat veuve Leroux (69 ans), "sa mère rentière" [évidemment la mère du chef de ménage et non de l'épouse].
- En 1836, Hippolite Leroux (70 ans) vivait avec sa femme Louise Gaudinat femme Leroux (59 ans), leurs fils célibataires Pierre Leroux (36 ans) et Frédéric Leroux (34 ans), et un total de 7 domestiques dont les identités ne sont pas importantes pour la suite.

Ces recensements permettent de mettre au clair quelques éléments :
- L'épouse Taillefer, dont le prénom d'usage n'est pas clairement défini, est décédée entre 1876 et 1886
- Notre présumé centenaire est né à Comblizy
- Leur fils André Frédéric est né à Comblizy vers 1847 et leur fille Docélie est née vers 1849
- Le mariage a eu lieu entre 1836 [date où Pierre vit encore chez ses parents] et 1846 [où il vit seul avec sa femme]

L'acte de décès de Marie Louise Taillefert, 63 ans, "épouse de Pierre André Leroux, âgé de soixante-dix-neuf ans", indique qu'elle s'est éteinte à Comblizy le 20 août 1879. L'un des déclarants est, tout comme sur l'acte de décès de son époux, son fils Frédéric André Leroux (32 ans).

L'acte de naissance de Docelie Rose Amanda, fille de Pierre Andre Leroux (48 ans) et Marie Louise Victoire Tailfaire (33 ans), indique qu'elle est née à Comblizy le 30 septembre 1848.

L'acte de naissance d'Andre Frederic, fils de Pierre Andre Leroux (45 ans) et Marie Louise Victoire Tailfer (31 ans), indique qu'il est né à Comblizy le 28 novembre 1846.

Le mariage a été célébré à La Caure (Marne) le 30 décembre 1845 : Marie Louise Victoire Taillefer a épousé Pierre André Leroux, 45 ans, né à Comblizy le 19 Pluviose an 8 (= 8 février 1800), fils de feu Jean Hypolite Leroux et de vivante Marie Louise Gaudinat.

Toutes les informations sont presque parfaitement cohérentes entre elles : seul l'acte de naissance de son fils le rajeunit d'1 an.

Finalement, le seul acte de naissance qui puisse correspondre est celui de Pierre André, fils de Jean Hipolitte LeRoux et de Marie Louise Gaudinat, né à Comblizy le 19 Pluviose an 8 (= 8 février 1800) et déclaré en mairie le lendemain.

Pierre André Leroux (nommé André Pierre seulement sur les deux documents les plus récents) est donc décédé à l'âge de 100 ans et 261 jours.
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Pauline dite Simone BENDA (1877-1985), doyenne des personnalités françaises

Message par Barti le Ven 9 Mar 2018 - 20:16

Pauline, fille d'Eugène Benda, négociant de 45 ans, et de son épouse Marie Maximilienne Canet, 33 ans, naît dans le 8ème arrondissement de Paris le 3 avril 1877.

Elle épouse le 15 décembre 1898, dans le même arrondissement, Charles Gustave Auguste Lebargy, professeur de musique et de déclamation, dont elle est l'élève. Ce mariage dissout le 16 décembre 1906 fut le point de départ de sa carrière d'artiste : Charles lui fit connaître la scène et elle joua dans de nombreuses pièces de théâtre d'auteurs célèbres dans les années 1900/1910.

Le 31 octobre 1909, elle se maria avec Laurent Pierre Scipion Claude Casimir-Perier, fils de l'ancien Président de la République démissionnaire Jean Casimir-Perier. Elle entretint durant son mariage une liaison avec l'écrivain Alain Fournier, et perdit l'amant en 1914, l'époux en 1915, tous deux tués au combat.

Le 17 août 1923, elle convola en troisièmes noces dans le 7ème arrondissement avec l'auteur dramatique Pierre Louis François Porché dont elle tint un rôle dans plusieurs des pièces.

C'est en 1930 qu'elle devint écrivaine en publiant son premier ouvrage Le Désordre. Elle publia par la suite d'autres nombreux romans.

Son 3ème et dernier époux meurt le 19 avril 1944.

A son plus grand regret comme elle en témoigna quelques jours avant son centenaire, Pauline Benda n'utilisa pas son vrai prénom sur la scène : "Je ne regrette qu'une chose dans toute ma vie, c'est de m'être appelée Simone. J'aurais dû, comme comédienne et comme écrivain, garder mon nom. La faute en est à Le Bargy. Il n'aimait pas mon prénom. Il m'a baptisée ainsi à cause d'un conte de Musset qui se termine par le «difficile à trouver, ce n'est pas la plante, c'est Simone»".

A la fin de sa vie, "Madame Simone" devint la doyenne des femmes de lettres françaises puis la doyenne des personnalités du pays. Décédée à Montgeron (Essonne) le 17 octobre 1985 à l'âge de 108 ans et 197 jours, elle est encore aujourd'hui, plus de 32 ans après sa mort, la détentrice du record de longévité des personnalités françaises.

 Wikipédia

Une interview de cette dame, datée de juillet 1971, est disponible au lien ci-dessous. Le visionnage de l'intégralité de la vidéo nécessite un abonnement à Ina Premium.

 ina.fr
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Marie Le Dévéhat

Message par Arno le Jeu 8 Mar 2018 - 22:45

Barti a écrit:Plus de 20 ans après son décès, Marie Le Dévéhat est encore la détentrice du record de longévité du Morbihan.

Exact, elle est aussi la 7e personne connue la plus âgée de tous les temps en Bretagne, 6 supercentenaires la précédant.
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Marie LE FLOCH veuve LE DÉVÉHAT (1887-1997)

Message par Barti le Jeu 8 Mar 2018 - 22:07

Marie Le Floch naît à Locmalo, petite commune du Morbihan, le 30 mai 1887 du mariage de Louis Le Floch, 45 ans, et de Marie Guilloux, 39 ans.

Établie à Paris à l'âge de 17 ans, domiciliée au n°6 de la rue Neuve du Théâtre dans le 15ème arrondissement, elle y épouse le 27 novembre 1909 Guillaume Marie Hervo, un autre morbihannais né à Séglien le 5 novembre 1884.

Veuve et domiciliée cette fois-ci au 81 rue Fondary, elle épouse en secondes noces Mathurin Le Dévéhat le 19 avril 1919 toujours dans le 15ème arrondissement. Mathurin, lui aussi morbihannais de naissance, est né à Melrand le 25 juin 1891.

En 1985, presque centenaire, Marie finit par revenir dans son département natal chez sa petite-nièce à Langoëlan puis intègre la maison de retraite de Ploërdut vers 1996.

Toujours pensionnaire de cette maison d'accueil pour personnes âgées, elle décède le 10 avril 1997 rue Émile Mazé à Guéméné-sur-Scorff, probablement à l'hôpital Alfred Brard, à l'âge de 109 ans et 315 jours, manquant à 2 mois près de devenir supercentenaire.

Voici deux articles archivés publiés en hommage à cette doyenne :

Le Télégramme - 3 juin 1996



Le Télégramme - 12 avril 1997


Plus de 20 ans après son décès, Marie Le Dévéhat est encore la détentrice du record de longévité du Morbihan.
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Marie HERLUISON (1741?/1749-1841), d'Origny-le-Sec (Aube)

Message par Barti le Mer 7 Mar 2018 - 20:42

La mère de l'ancien doyen des Français est-elle aussi morte centenaire ? Réponse maintenant.

L'acte de décès indique que Marie Herluison, âgée de cent ans, née à Orvilliers (Aube), veuve de Charles Rozé, est décédée à Origny-le-Sec le 16 février 1841. Le décès fut déclaré par son fils Charles Hubert Rozé (56 ans), plus connu sous sa vraie identité de Hubert Léonard Rozé (1786-1892).

Dans le recensement de 1836, on retrouve notre présumée centenaire Marie Herluison veuve Rozé (90 ans) vivant avec Hubert Léonard Rozé (48 ans) et Aurélie Marin femme Rozé (23 ans). Ce document contredit déjà le potentiel statut de centenaire de Marie en soutenant une naissance vers 1746 et non 1741.

Charles Rozé, "époux de Marie Herluison", dans l'acte de décès duquel Hubert Léonard Rozé (24 ans) est à nouveau cité comme témoin, est décédé à Origny-le-Sec le 5 septembre 1811.

Le mariage fut célébré à Origny-le-Sec le 12 janvier 1779. Charles Rozé a épousé Marie Herluison, fille majeure de Simon Herluison, procureur fiscal d'Orvilliers, et de Marie Terres, tous deux domiciliés à Orvilliers. Le terme "majeure" utilisé pour désigner l'épouse appuie un âge supérieur ou égal à 21 ans, même s'il est plus probable qu'il définisse un âge supérieur ou égal à 25 ans. Quoi qu'il en soit, Marie Herluison est forcément née au plus tard en janvier 1758.

Le mariage de Simon Herluison et Marie Terres a été célébré à Orvilliers le 6 février 1741. J'ai pu au fil des ans retrouver les enfants nés dans la fourchette de dates possibles de naissance de Marie. Ainsi :

- Victor Herluison est né le 2 mai 1742
- Pierre Herluison est né le 28 juin 1743
- Claire Herluison est née le 26 septembre 1745
- Marie Françoise Herluison est née le 7 octobre 1747 et est décédée le 3 décembre 1747
- Marie Herluison est née le 13 septembre 1749
- Tanche Herluison est née le 2 octobre 1751 et est décédée le 4 octobre 1759
- Simon Nicolas Herluison a été baptisé le 9 mai 1753
- Aimable Herluison est née le 30 avril 1755

Cette reconstitution permet de dégager une seule possibilité : notre présumée centenaire est Marie, née et baptisée à Orvilliers le 13 septembre 1749.

Marie Herluison n'est donc jamais devenue centenaire comme son fils, mais s'est tout de même éteinte à l'âge respectable de 91 ans et 156 jours.
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Marie Anne Françoise DESCHAMPS (1757-1858), de Villenauxe (Aube)

Message par Barti le Mar 6 Mar 2018 - 21:22

L'acte de décès indique que Marie Anne Françoise Deschamps, âgée de cent un ans et treize jours, née à Villenauxe le 13 novembre 1757, veuve de Michel Petit, fille de Pierre Deschamps et de Marie Anne Collot, est décédée à Villenauxe le 26 novembre 1858. L'un des déclarants est son neveu par alliance Louis Victor Mirat (51 ans) chez qui elle demeurait à sa mort.

A Villenauxe, on retrouve notre présumée centenaire aux années suivantes :
- En 1856, Edmée Anne Françoise Deschamps veuve Petit (98 ans), rentière, vivait seule
- En 1851, Edm Anne Françoise Deschamps veuve Petit (93 ans), rentière, "sourde", vivait seule
- En 1846, Edmée Anne Françoise Déchamps veuve Petit (88 ans), rentière, vivait avec Agathe Legras (22 ans), journalière célibataire
- En 1841, Edme Anne Françoise Deschamps veuve Petit, rentière, vivait avec ou à côté de chez Agathe Marie Legras, célibataire, "infirme des bras et des jambes"
- En 1836, Michel Petit (92 ans), rentier, vivait avec Edme Anne Françoise Deschamps femme Petit (78 ans)

L'acte de décès de l'époux est par conséquent facile à trouver : Michel Petit, 94 ans, "époux de dame Edme Anne Francoise Deschamps", est décédé à Villenauxe le 2 mai 1837.

Le mariage a été célébré à Villenauxe le 27 Frimaire an 14 (= 18 décembre 1805). Michel Petit, 62 ans, veuf d'Anne Patin, a épousé Marie Anne Françoise Deschamps, 48 ans, fille des défunts Pierre Deschamps et Marie Anne Collot.
On peut lire dans cet acte de nombreux renseignements sur l'épouse et son ascendance : l'intéressée est née à Villenauxe le 13 novembre 1757, son père Pierre Deschamps est décédé à Villenauxe le 14 Messidor an 12 (= 3 juillet 1804), sa mère Marie Anne Collot est décédée à Villenauxe le 4 mars 1763, son aïeul maternel Joseph Collot est décédé à Villenauxe le 9 mars 1763, son aïeule maternelle Jeanne Navarre est décédée à Villenauxe le 16 mars 1747, son aïeul paternel Pierre Deschamps est décédé à Villenauxe le 21 avril 1759, son aïeule paternelle Françoise Paillard est décédée à Villenauxe le 5 février 1759.

Dans cet amas de données, on peut en particulier retenir la date de naissance présumée de l'épouse identique à celle indiquée sur son acte de décès, et la date de décès lointaine de sa mère qui limiterait considérablement la fourchette de dates de naissance possibles pour notre présumée centenaire.

L'acte de sépulture de Marie Anne Collot, 28 ans, dont le père Joseph Collot [décédé le 19 mars suivant et non le 9] et le mari Pierre Deschamps ont assisté à l'enterrement, confirme bien qu'elle s'est éteinte à Villenauxe le 4 mars 1763.

Un acte de baptême de Villenauxe confirme quant à lui qu'une fille de Pierre Deschamps et Marie Anne Colot, nommée Marie Anne Françoise, y est née et a été baptisée le 13 novembre 1757.
Avant la mort de la mère, le couple a eu une unique autre fille, Marie Louise, née le 30 décembre 1760. Je n'ai retrouvé d'acte de sépulture pour aucune des deux soeurs jusqu'au 4 mars 1763.

Si l'on compare toutes les informations que nous possédons, on s'aperçoit que notre présumée centenaire est bizarrement prénommée "Edmée" Anne Françoise et non "Marie" Anne Françoise sur l'acte de décès de son mari et l'intégralité des recensements. Ces recensements, quant à eux, corroborent tous la date de naissance revendiquée au décès et au mariage.

Une explication peut être trouvée pour le changement de prénom de "Marie" en "Edmée" : en effet, sur l'acte de baptême de Marie Anne Françoise, on constate que la marraine s'appelle Edmée Dupran. Or, il était courant pour les parrains et marraines d'attribuer leur propre prénom à leur filleul(e). Si Marie Anne Françoise n'a donc pas porté officiellement le prénom d'Edmée, elle l'a probablement portée officieusement, et s'est faite appeler ainsi sur tous les documents hors actes principaux.
La marraine de Marie Louise, quant à elle, se prénommait Louise Petit.

Malgré un mariage tardif, tout indique que Marie Anne Françoise Deschamps est bien décédée à l'âge de 101 ans et 13 jours.
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Marie Anne MOREAU (1763?/1768-1865), de Marnay-sur-Seine (Aube)

Message par Barti le Lun 5 Mar 2018 - 22:41

L'acte de décès indique qu'Anne Moreau, âgée de cent deux ans, née à Saint-Aubin, veuve de Louis Etienne Thierry, est décédée à Marnay-sur-Seine le 3 janvier 1865. Les déclarants sont son petit-fils Auguste Désert (36 ans) et son gendre Servais Désert (69 ans).

Les recensements de Marnay-sur-Seine nous apprennent que :
- En 1861, Anne Moreau veuve Thierry (98 ans), rentière, vivait avec Servais Désert (66 ans), sa femme Savine Alexandrine Thierry (64 ans) et leur fille Clémentine Désert (22 ans).
- En 1856, Anne Moreau veuve Thierry (88 ans), propriétaire, vivait chez Claude Servais Désert (58 ans), sa femme Alexandrine Savine Thierry (57 ans) et leurs filles Rose Désert (25 ans) et Clémentine Désert (18 ans).
- En 1851, Claude Désert (57 ans), sa femme Alexandrine Thierry femme Désert (54 ans) et leur fille Clémentine Désert (13 ans) vivaient avec Anne Moreau (84 ans), veuve, rentière, "leur mère".
- En 1846, Anne Moreau veuve Thierry (79 ans), manouvrière, vivait dans la maison voisine de Claude Désert (79 ans) [coquille probable], sa femme Alexandrine Thierry (49 ans) et leurs enfants Auguste Désert (18 ans), Rose Désert (15 ans) et Célina Désert (8 ans).
- En 1841, Servais Désert, sa femme Alexandrine Thierry et leurs enfants Louis Auguste, Rose Alexand[rine] et Clémentine vivaient avec ou dans la maison voisine d'Anne Moreau veuve Thierry "leur aieule".
- En 1836, Marie Anne Moreau veuve Thierry (67 ans), journalière, vivait chez ou dans la maison voisine de Servais Desert (40 ans), sa femme Savine Thierry femme Desert (39 ans), Auguste Desert (8 ans) et Rose Alexandrine Desert (4 ans).

On comprend à la lecture de ces recensements que, puisque Servais Desert était le gendre d'Anne Moreau et Auguste Desert son petit-fils, Savine Alexandrine Thierry était forcément sa fille. Cela nous permet de retrouver l'acte de mariage du couple, célébré le 10 janvier 1820 à Marnay-sur-Seine, dans lequel il est stipulé que Servais Desert a épousé Alexandrine Savine Thierry, née à Marnay-sur-Seine le 5 Frimaire an 4, fille des vivants Etienne Louis Thierry, demeurant à Marnay, et d'Anne Moreau.

Le père étant vivant le 10 janvier 1820 mais décédé en 1836, sa mort est logiquement survenue entre ces deux dates. Son acte de décès indique qu'Etienne Louis Thierry, 60 ans, est décédé à Marnay-sur-Seine le 1er avril 1820. Sa situation maritale non précisée et le nom des témoins ne permettent pas de le relier directement à Anne Moreau, mais seul cet acte de décès à Marnay peut correspondre à l'époux de cette dernière.

Contrairement à ce qui était indiqué sur son acte de mariage, Savine Alexandrine Thierry n'est pas née le 5 mais le 24 Frimaire an 4 (= 15 décembre 1795) à Marnay-sur-Seine. Il est indiqué sur son acte de naissance qu'elle est la fille d'Etienne Louis Thierry et d'Anne Moreau.

Le mariage de ce dernier couple a eu lieu 6 ans plus tôt à Saint-Aubin, paroisse de naissance présumée de notre présumée centenaire, le 18 janvier 1790. Etienne Louis Thiery a épousé Marie Anne Moreau, fille "mineure" de Charles Moreau et d'Anne Guillemard. Le terme "mineure" suggère que la mariée n'avait pas encore atteint son 25ème anniversaire à cette date.

En comparant les informations glanées jusqu'ici, on constate que le recensement de 1861 est cohérent avec l'âge indiqué sur l'acte de décès et suggère bien une naissance en 1762/1763. Toutefois, les recensements plus anciens de 1851, 1846 et 1836 suggèrent une naissance comprise entre 1767 et 1769. Pour bien casser l'espoir, l'acte de mariage de notre présumée centenaire suggère qu'elle est née au plus tôt le 18 janvier 1765. Or, (Marie) Anne Moreau est décédée le 3 janvier 1865. Il n'y aurait donc aucune chance pour qu'elle ait atteint au moins l'âge de 100 ans.

La déception est confirmée par le seul acte de baptême qui puisse correspondre : Marie Anne, fille de Charles Moreau et d'Anne Guillemard, est née et a été baptisée à Saint-Aubin le 23 octobre 1768.

Finalement, la centenaire n'était que nonagénaire, et Marie Anne Moreau (nommée simplement Anne dans tous les documents exceptés acte de baptême, acte de mariage et recensement de 1836) a vécu 96 ans et 72 jours.
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Mme Yvonneau

Message par Barti le Lun 5 Mar 2018 - 21:54

Arno a écrit:J'écoutais une vidéo mettant en scène Emile Aron, médecin centenaire décédé en 2011, auteur de plusieurs études sur le vieillissement. Au milieu de cette séquence, il a donné pour illustrer ses propos de nom de cette centenaire.




Son état civil était Madeleine Marie VEAU. Je rechercherai son acte de décès lorsque le site des archives d'Indre-et-Loire daignera fonctionner correctement.
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Mme Yvonneau, la centenaire du Boulay

Message par Arno le Lun 5 Mar 2018 - 20:24

J'écoutais une vidéo mettant en scène Emile Aron, médecin centenaire décédé en 2011, auteur de plusieurs études sur le vieillissement. Au milieu de cette séquence, il a donné pour illustrer ses propos de nom de cette centenaire.



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Marie BERTHAULT (1767-1868), de Troyes (Aube)

Message par Barti le Sam 3 Mar 2018 - 22:19

L'acte de décès indique que Marie Berthault, âgée de cent ans et neuf mois, né en la paroisse Saint-Nicolas de Troyes le 29 novembre 1767, veuve de Pierre Bourgoin, fille de Nicolas Berthault et Françoise Milard, est décédée à Troyes au n°29 de la rue des Marots le 6 septembre 1868. Les témoins sont son neveu et gendre Nicolas Berthault (75 ans) et son petit-fils Pierre Nicolas Bourgoin (44 ans).

En explorant les recensements de la rue des Marots, on constate que :
- En 1866, Marie veuve Bourgoin née Berthault (99 ans), rentière, vivait avec sa gouvernante Cécile Houzelot (62 ans)
- En 1861, Marie veuve Bourgoin née Berthaud (94 ans), rentière, vivait avec sa domestique Anne veuve Pougiat Bodier (78 ans)

Avant 1856, le quartier de Troyes abritant la rue des Marots faisait partie de la commune de Saint-Martin-ès-Vignes (réunie à Troyes la même année). On y constate que :

- En 1856, Marie Berthault veuve Bourgoin (89 ans), propriétaire, vivait seule
- En 1851, Marie Berthault veuve Bourgoin (84 ans), vivait seule
- En 1846, Marie Berthault veuve Bourgoin (80 ans), vivait seule
- En 1841, Marie Berthault veuve Bourgoin (74 ans), propriétaire, vivait seule
- En 1836, Marie Berthaut veuve Bourgoin (69 ans), rentière, vivait chez ou près de chez Nicolas Bourgoin (38 ans), Jeanne Martine Bourgoin épouse Bourgoin (38 ans), Pierre Nicolas Bourgoin (12 ans) et Gabriel Théodore Bourgoin (7 ans), les deux derniers écoliers. On peut penser que cette famille est apparentée à notre présumée centenaire, d'autant plus que le petit Pierre Nicolas Bourgoin peut parfaitement correspondre au petit-fils qui a déclaré son décès 32 ans plus tard.

L'acte de décès de Pierre Bourgoin précise que "l'époux de Marie Berthaut" est décédé à Saint-Martin-ès-Vignes le 16 décembre 1821 à l'âge de 62 ans. Outre son frère, le témoin du décès est un certain Nicolas Pierre Bourgoin (23 ans), fils du défunt, dont l'identité et l'âge correspondent aussi parfaitement au Nicolas Bourgoin cité sur le recensement de 1836. Il s'agissait donc bien du fils de Marie.

Le mariage a été célébré à Troyes le 2 Frimaire an 4 (= 23 novembre 1795). Pierre Bourgoin a ce jour-là épousé Marie Bertous, âgée de 28 ans, native de Troyes, fille de Nicolas Bertous et de Françoise Milard. Plus bas dans l'acte est indiqué que l'acte de naissance de l'épouse est daté du 29 novembre 1767 et constate qu'elle est née le même jour en la paroisse Saint-Nicolas.

Cet acte de naissance (de baptême en réalité) nous apprend effectivement que "Maire Bertaud", fille de Nicolas Bertaud et de Françoise Milard, est née et a été baptisée en la paroisse Saint-Nicolas de Troyes le 29 novembre 1767.

En dehors des modifications manifestes qu'a reçu le nom de famille Berthault entre la naissance et le décès de Marie, tout concorde niveau filiation et âge (seul le recensement de 1846 la vieillit d'1 an) pour admettre que notre présumée centenaire était bel et bien une centenaire authentique !

Marie Berthault s'est donc éteinte en 1868 à l'âge de 100 ans et 282 jours.
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Anne Françoise BIÉ (1767-1869), de Barbuise (Aube)

Message par Barti le Sam 3 Mar 2018 - 10:14

L'acte de décès indique qu'Anne Françoise Bié, âgée de cent deux ans et huit jours, née à Barbuise, veuve de Pierre Denis Rigau[?] fille de Nicolas Bié et d'Anne Soupeaux, est décédée à Barbuise le 24 mai 1869. Elle serait donc mathématiquement née le 16 mai 1767.
Les déclarants sont son fils Pierre Eugène Rigault (72 ans) et son petit-fils Alphonse Nicolas Jeanson (40 ans).

Les recensements de Barbuise nous apprennent que :
- En 1866, Anne Françoise Bié veuve Rigault (99 ans et 2 mois), sans profession, vivait avec sa fille célibataire et "idiote" Catherine Rigault (71 ans) [ce recensement fut signé le 1er août 1866]
- En 1861, Catherine Nanette Bié veuve Rigault (95 ans), sans profession, vivait avec sa fille "idiote" Catherine Rigault (66 ans)
- En 1856, Nannette Bié veuve Rigault (90 ans), sans profession, vivait avec sa fille "idiote" Catherine Rigault (61 ans)
- En 1851, Nannette Bié veuve Rigault (86 ans), rentière, vivait seule
- En 1846, Nannette Bié veuve Rigault (82 ans), vivait seule
- En 1836, Anne Françoise Bié (70 ans), veuve, manouvrière, vivait seule

Pierre Denis Rigault, 51 ans, "époux de Anne Françoise Bié", est décédé à Barbuise le 16 janvier 1816 d'après son acte de décès. Les témoins sont son fils Pierre Eugène Rigault (18 ans) [qui a déclaré le décès de sa mère 53 ans plus tard] et son cousin germain Jean Nicolas Rigault (39 ans).

Le 6 juin 1813 à Barbuise, Pierre Denis Rigaud comparaissait pour déclarer le décès de son beau-père Nicolas Bié "époux de fue Anne Soupos" décédé à 80 ans, ces derniers étant logiquement les parents d'Anne Françoise Bié.

D'après les tables décennales de Barbuise, le mariage du couple Rigault/Bié a eu lieu le 15 Vendémiaire an 3 (= 6 octobre 1794), mais les actes de mariage de l'an 3 ont disparu de la collection du greffe mise en ligne sur le site des AD10. Par chance, la collection communale existe toujours et la mairie de Barbuise a pu me fournir une copie de cet acte dans lequel on apprend que Pierre Denis Rigaux, 32 ans, a épousé Anne Françoise Bié, 24 ans [ce qui la ferait naître vers 1770 et non 1767], fille des vivants Nicolas Bié et Anne Souppeaux. Plus bas dans l'acte, on apprend que l'époux est né le 24 septembre 1763 à Courtavant, commune de Barbuise, et que l'épouse est née le 16 mai 1767 au même lieu. Cette dernière date, en parfaite cohérence avec l'âge revendiqué au décès, est contradictoire avec l'âge donné au mariage car Anne Françoise aurait été âgée de 27 ans et non 24. Cette erreur est peut-être liée à une mauvaise conversion du calendrier républicain bien que l'époux, lui, ait été affublé d'un âge à peu près correct (il avait 33 ans au lieu de 32).

Quoi qu'il en soit, si on fait un récapitulatif de tous les documents recueillis, on constate que la filiation de l'épouse est cohérente sur tous les actes, que son identité, à l'exception du "Catherine" accolé en 1861 au "Nanette" (que j'ai interprété comme un surnom affectif dérivé du prénom Anne) l'est aussi, que son âge [si on omet la coquille présente sur l'acte de mariage] est presque toujours surestimé (+ 1 an sur les recensements de 1836, 1856 et 1861 ; + 2 ans sur celui de 1851 ; + 3 ans sur celui de 1846) et qu'en dehors, il corrobore parfaitement une date de naissance au 16 mai 1767 (acte de décès, acte de mariage, recensement de 1866 où l'âge est précis au mois près).

En farfouillant dans les registres paroissiaux de Barbuise, le seul acte de baptême qui peut correspondre est sans surprise celui d'Anne Francoise, fille de Nicolas Bié et d'Anne Soupeau, née à Barbuise le 16 mai 1767 et baptisée le lendemain.

Conformément à ce qu'indiquait son acte de décès, Anne Françoise Bié a donc vécu précisément 102 ans et 8 jours.
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Hubert Léonard ROZÉ (1786-1892), d'Origny-le-Sec (Aube)

Message par Barti le Jeu 1 Mar 2018 - 22:24

L'acte de décès indique que Hubert Léonard Rozé, âgé de cent cinq ans, né à Origny-le-Sec le 3 novembre 1786, époux de Marie Anne Catherine Aurélie Marin, 79 ans, domiciliée à Origny-le-Sec, fils de Charles Rozé et Marie Herluison, est décédé à Origny-le-Sec le 18 mai 1892. Les témoins sont ses gendres Elisée Billiout (57 ans) et Clovis Duchat (41 ans).

Marie Anne Catherine Aurélie Marin, "veuve de Rozé Hubert Léonard" a survécu 8 ans à son mari puisqu'elle s'est éteinte à Origny-le-Sec le 8 juin 1901 à l'âge de 88 ans.

Les recensements d'Origny-le-Sec nous apprennent que :
- En 1886, Charles Rozé (100 ans), propriétaire, vivait avec sa femme Aurélie Marin (73 ans)
- En 1876, Charles Rozé (88 ans), cultivateur, vivait avec sa femme Aurélie Marin femme Rozé (63 ans)
- En 1866, Charles Rozé (80 ans), cultivateur, vivait avec sa femme Aurélie Marin femme Rozé (54 ans) et leur fille Eudoxie Rozé (20 ans)
- En 1856, Charles Rozé (70 ans), cultivateur, vivait avec sa femme Aurélie Marin (43 ans) et leurs filles Séraphine Rozé (18 ans) et Eudoxie Rozé (10 ans)
- En 1846, Hubert Rozé (59 ans), cultivateur, vivait avec sa femme Aurélie Marin (34 ans) et leurs filles Séraphine Rozé (8 ans) et Marie Eudoxie Rozé (15 jours)
- En 1836, Hubert Léonard Rozé (48 ans), cultivateur, vivait avec Aurélie Marin femme Rozé (23 ans) et Marie Herluison veuve Rozé (90 ans), propriétaire [il s'agit probablement de la mère d'Hubert si l'on en croit l'acte de décès de ce dernier]

Les informations et la chronologie de ces recensements nous permettent de retrouver :

- L'acte de naissance de Marie Eudoxie, fille de Hubert Léonard Rozé (59 ans) et de son épouse Aurélie Marin, née à Origny-le-Sec le 15 juin 1846.
- L'acte de naissance d'Aurélie Séraphine, fille de Hubert Léonard Rozé (51 ans) et de son épouse Aurélie Marin (24 ans), née à Origny-le-Sec le 22 octobre 1837 et déclarée en mairie le lendemain.
- L'acte de décès de Marie Herluison, 100 ans, veuve de Charles Rozé, décédée à Origny-le-Sec le 16 février 1841, dans lequel apparaît comme témoin son fils Charles Hubert Rozé (56 ans).

Le mariage a été célébré à Origny-le-Sec : Hubert Léonard Rozé, âgé de 46 ans, né à Origny-le-Sec, fils de défunt Charles Rozé et de vivante Marie Herluison, a épousé Marie Anne Catherine Aurélie Marin, âgée de 22 ans, le 3 juin 1835. Aucune date de naissance n'est indiquée dans l'acte.

Quant à Charles Rozé, "époux de Marie Herluison", celui-ci s'est éteint à Origny-le-Sec le 5 septembre 1811 dans sa sixième décennie de vie. L'un des deux témoins n'est autre que son fils Hubert Léonard Rozé âgé de 24 ans.

A ce stade, seul l'acte de décès fournit une date de naissance exacte qui serait le 3 novembre 1786. Les documents mentionnant l'âge de l'intéressé s'accordent globalement avec cette date théorique, à quelques petites exceptions près : Rajeunissement d'1 an sur les recensements de 1876 et 1836, rajeunissement de 2 ans sur l'acte de mariage, vieillissement d'1 an sur l'acte de décès de sa mère. Les 7 autres documents sont parfaitement cohérents. A noter qu'il est appelé Charles, surnom qu'il a probablement hérité de son défunt père, sur les 4 recensements les plus récents.

Le seul acte de baptême correspondant dans la paroisse d'Origny-le-Sec est celui de Hubert Leonard, fils du légitime mariage de Charles Rozé et de Marie Herluison, baptisé le 4 novembre 1786 et "né d'hier".

Malgré un mariage tardif, Hubert Léonard Rozé, né le 3 novembre 1786 et décédé le 18 mai 1892, s'est donc éteint à l'âge extraordinaire de 105 ans et 197 jours. Il est à l'état actuel de nos connaissances la personne la plus âgée de France à sa mort et très probablement l'un des rares doyens, hommes et femmes confondus, qu'a connu le pays.
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Aglaé Barbe PEULIER (1795-1899), de Villenauxe (Aube)

Message par Barti le Mer 28 Fév 2018 - 22:22

L'acte de décès indique qu'Aglaé Barbe Peulier, âgée de cent trois ans, née à Villenauxe-la-Grande le 2 octobre 1795, fille de Marc Marin Peulier et de Barbe Magdeleine Souris, veuve d'Adrien Nicolas Gambier, est décédée à Villenauxe le 18 mai 1899.

D'aussi loin que nous pouvons la y retrouver, les recensements de Villenauxe rue Sainte-Croix nous apprennent que :
- En 1896, Barbe Aglaée Peulier (100 ans), vivait avec sa petite-fille Stéphanie Gambier (54 ans) et son arrière-petite-fille Louise Ginaudeau (14 ans)
- En 1886, Aglaé Peulier (92 ans), propriétaire, vivait seule
- En 1876, Aglaée Barbe Peuillier veuve Gambier (80 ans), rentière, vivait seule
- En 1866, Aglaé Barbe Peulier veuve Gambier (70 ans), rentière, vivait avec sa domestique Augustine Bonnefoy (16 ans)
- En 1856, Nicolas Adrien Gambier (65 ans), propriétaire, vivait avec sa femme Aglaé Barbe Peulier femme Gambier (60 ans), leur petit-fils Jules Gambier (12 ans) et leur domestique Adeline Alexandrine Billiard (13 ans)

On déduit de la présence de M. Gambier en 1856 et du statut de veuve d'Aglaé en 1866 que l'époux est décédé entre ces deux dates.

En effet, d'après son acte de décès, Adrien Nicolas Gambier, 73 ans, "époux de Barbe Aglaé Peulier", est décédé à Villenauxe le 22 novembre 1864. D'après les tables des successions et absences, celui-ci a pour héritiers son fils Alphonse Gambier "et autre" et sa veuve Aglaé Barbe Peullier.

Le mariage des deux époux a eu lieu à Villenauxe le 22 septembre 1813. Adrien Nicolas Gambier, 23 ans, a épousé Barbe Aglaé Peulier, 18 ans, née à Villenauxe le 2 octobre 1795, fille de Marin François Peulier et de Barbe Madeleine Souris.

Il est indiqué sur ce dernier acte qu'Adrien Nicolas Gambier résidait à Nogent-sur-Seine. C'est dans cette même commune que l'on retrouve l'acte de naissance de son fils précédemment cité : Alphonse, fils d'Adrien Nicolas Gambier (27 ans) et de son épouse Barbe Aglaée Peulier, y est né le 10 juin 1818.

Un arbre en ligne me permet de localiser ses date et lieu de mariage. Ainsi, le 27 juin 1843 à Anglure (Marne), mademoiselle Julie Coyard a épousé Alphonse Gambier, âgé de 25 ans et 16 jours, demeurant à Villenauxe, né à Nogent-sur-Seine (Aube) le 10 juin 1818, fils d'Adrien Nicolas Gambier (52 ans) et de son épouse Barbe Aglaée Peulier (47 ans), tous deux domiciliés à Villenauxe.

Les documents collectés sont globalement très cohérents entre eux et suggèrent bien une naissance en fin 1795 sauf le recensement de 1886 qui vieillit notre présumée centenaire d'1 an, ce qui est bon signe. On peut noter une petite incohérence sur l'identité du père ("Marc Marin" selon l'acte de décès ; "Marin François" selon l'acte de mariage).

Le seul acte de naissance pouvant correspondre donne raison à l'acte de décès sur ce dernier point : Aglaë Barbe, fille de Marc Marin Peulier et de Barbe Magdeleine Souris, est née le 10 Vendémiaire an 4 (= 2 octobre 1795) et a été déclarée en mairie le surlendemain.
On peut constater que la date de la déclaration inscrite est "douzième vendémiaire l'an troizième de la république francaise" mais il s'agit en fait de la 4ème année républicaine ainsi qu'en attestent l'année du registre, les actes voisins et les tables décennales. On ne rajoutera donc pas une année de plus à notre centenaire !

Tout ceci permet de conclure qu'Aglaé Barbe Peulier s'est éteinte à l'âge assez extraordinaire pour l'époque de 103 ans et 228 jours.
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Appoline GILQUIN (1799-1900), de Fay (Aube)

Message par Barti le Mer 28 Fév 2018 - 0:06

L'acte de décès indique qu'Appoline Gilquin, âgée de cent ans et huit mois, née à Fay le 27 Vendémiaire an 8 (= 19 octobre 1799), veuve d'Etienne Marchand, fille de Simon Nicolas Gilquin et Louise Jeanne Blasque, est décédée à Fay le 3 juillet 1900 en la maison de son fils Alexandre Marchand. Les déclarants étaient ses petits-fils Louis Bigeard (48 ans) et Augustin Bigeard (46 ans).

Le recensement de Fay de 1896 nous apprend qu'à cette époque, Appoline Gilquin (96 ans), née à Fay, y vivait avec son fils Eugène Marchand (62 ans), également né à Fay.

Étienne Marchand, 82 ans, "époux de Gilquin Appoline", a selon son acte de décès rendu l'âme à Fay le 5 août 1880. Les deux déclarants étaient ses fils Etienne Alexandre Marchand (53 ans) et Eugène Honoré Marchand (46 ans). On retrouve donc les 2 fils du couple déjà cités, l'un sur l'acte de décès de sa mère, l'autre sur le recensement de 1896.

Les recensements antérieurs de Fay permettent de retrouver notre couple aux dates suivantes :

- En 1876, Etienne Marchand (77 ans), propriétaire, vivait avec sa femme Pauline Gilquin femme Marchand (75 ans) et leur fils célibataire Eugène Marchand (42 ans).
- En 1856, Etienne Marchand (58 ans), manouvrier, vivait avec sa femme Appoline Gilquin femme Marchand (55 ans) et leurs enfants célibataires Eugène Marchand (22 ans) et Mélanie Marchand (14 ans).
- En 1846, Etienne Marchand (48 ans), manouvrier, vivait avec sa femme Apoline Gilquin femme Marchand (46 ans) et leurs enfants célibataires Désirée Marchand (21 ans), Etienne Marchand (19 ans), Eugène Marchand (12 ans) et Mélanie Marchand (4 ans). Le fils d'Etienne semble être Etienne Alexandre lequel a déclaré le décès de son père et était propriétaire de la maison où est morte sa mère.

Parmi les actes de naissance des 4 membres de la fratrie ci-dessus cités, seul celui du 3ème mentionne l'âge de la mère : Eugène Honoré, fils d'Etienne Marchand (37 ans) et d'Appoline Gilquin (32 ans environ), est né à Fay le 5 septembre 1833.

Le mariage a eu lieu à Fay le 18 février 1822. Etienne Marchand y a ce jour-là épousé Appoline Gilquin, née le 28 Vendémiaire an 8 (= 20 octobre 1799), fille de Simon Nicolas Gilquin et de Louise Blasque.

Si l'on omet le changement de prénom (Appoline devient "Pauline" dans le recensement de 1876) qui pourrait simplement résulter d'une mauvaise compréhension de l'agent censeur, l'identité de la dite Gilquin est parfaitement cohérente au fil du temps. L'âge, s'il n'est absolument pas chaotique, n'est pas totalement régulier : notre présumée centenaire se fait rajeunir d'1 an en 1876, en 1856 et en 1833, et la date de naissance indiquée sur l'acte de mariage diffère d'un jour de celle indiquée sur l'acte de décès.

Finalement, le seul acte de naissance pouvant correspondre est celui d'Appoline, fille de Simon Nicolas Gilquin et de Louise Jeanne [le nom de famille n'est pas inscrit mais deux individus "Blasque" sont cités comme témoins et pourraient donc faire partie de la famille de l'épouse], déclarée à Fay le 28 Vendémiaire an 8 (20 octobre 1799) mais née le 27 Vendémiaire an 8 (19 octobre 1799).

C'est donc l'acte de décès qui avait la bonne réponse, et Appoline Gilquin est finalement morte à l'âge de 100 ans et 257 jours.
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Lazare GERMAINE (1801-1901), de Troyes (Aube)

Message par Barti le Dim 25 Fév 2018 - 16:28

L'acte de décès indique que Lazare Germaine, âgé de cent ans, né à Saint-André (Aube) le 10 avril 1801, veuf de Jeanne Delecole, fils de Jean Germaine et de Louise Millard, est décédé le 14 avril 1901 en son domicile à Troyes, Boulevard Danton n°33. Les déclarants étaient son fils Michel Honoré Germaine (55 ans) et son gendre Louis Anselme Douine (71 ans).

C'est dans la commune de Saint-André que l'on retrouve l'acte de décès de l'épouse : Jeanne Delécole, 81 ans, née à Troyes, "épouse de Germaine Lazare âgé de quatre-vingt-six ans", y est décédée le 23 janvier 1887. Les déclarants étaient son fils Honoré Germaine (41 ans) et son petit-fils Gabriel Germaine (33 ans). Le premier témoin semble être Michel Honoré Germaine qui a déclaré le décès de Lazare 14 ans plus tard puisque l'âge et l'un des deux prénoms correspondent.

Les recensements de Saint-André permettent d'y retrouver notre couple. Ainsi :

- En 1872, Lazare Germaine (73 ans), cultivateur né à Saint-André, vivait avec sa femme Jeanne Delécole (68 ans) née à Troyes.
- En 1856, Lazare Germaine (57 ans), cultivateur, vivait avec sa femme Jeanne Delécolle (50 ans) et leur fils Honoré Germaine (12 ans).

L'âge d'Honoré, que les trois documents le mentionnant font naître vers 1844/1845/1846, permet de retrouver son acte de naissance : Michel Honoré, fils de Lazare Germaine (43 ans) et de Jeanne Delécolle (38 ans), est né à Saint-André le 18 mai 1845 et a été déclaré le même jour.

Avant sa naissance, le recensement de 1836 permet de localiser à Saint-André le ménage constitué de Lazare Germaine (35 ans), Jeanne Delécole femme Germaine (29 ans), Antoine Bernard Germaine (9 ans), Marie Mélanie Germaine (10 mois) et Jean Germaine (74 ans), aïeul de Marie Mélanie qui, si cette dernière est bien la fille de Lazare, est donc le père de Lazare.

Deux actes de naissance à Saint-André permettent de confirmer que les 2 enfants du recensement de 1836 sont bien ceux du couple :

- Marie Mélanie Anastasie, fille de Lazare Germaine (34 ans) et Jeanne Délécole, est née le 3 février 1835.
- Antoine Bernard, fils de Lazare Frobert Germaine (26 ans) et Jeanne Délecole, est né le 19 novembre 1827.

Le mariage a été célébré à Saint-André le 3 novembre 1825 : Lazare Germaine, 24 ans, natif de Saint-André, fils des vivants Jean Germaine et Louise Millard, a épousé Jeanne Delecole, 20 ans, native de Troyes.

Seul l'acte de décès fournit une date de naissance exacte qui serait donc le 10 avril 1801. Cependant, les 8 autres documents collectés mentionnant l'âge de Lazare citent un âge globalement cohérent avec cette date avec 2 différences positives et 1 négative : Les recensements de 1872 et 1856 vieilliraient de 2 ans notre présumé centenaire ; l'acte de naissance de Michel Honoré le rajeunirait quant à lui d'1 an.

Finalement, le seul acte de naissance pouvant correspondre est celui de Lazare Germaine, fils de Jean Germaine et de Louise Millard, né à Saint-André le 20 Germinal an IX (= 10 avril 1801).

Quant au 2ème prénom "Frobert", présent sur l'acte de naissance de son fils Antoine Bernard, son existence peut être expliquée par l'identité de son parrain cité comme témoin sur l'acte de mariage : celui-ci s'appelait Lazare Frobert Maure et a très probablement baptisé de son prénom le nouveau-né du couple Germaine/Millard. Cependant, seul "Lazare" apparaît sur tous les autres documents administratifs.

Toutes ces preuves permettent donc de prouver que Lazare Germaine est mort tout juste centenaire, à l'âge de 100 ans et 4 jours.
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Joséphine PERRIOT (1802-1903), de Mussy-sur-Seine (Aube)

Message par Barti le Sam 24 Fév 2018 - 23:14

L'acte de décès indique que Joséphine Perriot, âgée de cent ans, onze mois et quatorze jours, née à Mussy-sur-Seine le 30 Ventose an X (= 21 mars 1802), veuve de François Disle décédé à Mussy le 31 décembre 1867, fille de Nicolas Perriot et Geneviève Tuboeuf, est décédée à Mussy-sur-Seine le 7 mars 1903.

On apprend grâce aux recensements de Mussy que :

- En 1896, Joséphine Perriot (93 ans) vivait seule à côté de chez François Disle (61 ans) et ses filles Léonie Alphonsine (18 ans) et Marie Marguerite (15 ans).
- En 1876, Joséphine Perriot veuve Disle (74 ans), journalière née à Mussy, vivait dans la même maison que deux autres ménages : celui constitué de François Paul Fleury (53 ans) et sa femme Antoinette Edmonde Disle femme Fleury (53 ans), tous deux nés à Mussy, ainsi que celui constitué de François Florentin Disle (41 ans), né à Mussy, sa femme Aglaé Lerat femme Disle (30 ans), née à Braisne (Aisne) et leurs fils Jules (9 ans) et Eloi (2 ans), tous deux nés à Mussy.

Comme indiqué dans l'acte de décès de Joséphine, François Disle (72 ans), "époux de Joséphine Perriot âgée de soixante six ans", est décédé à Mussy le 31 décembre 1867.
On retrouve parmi les témoins son fils François Florentin Disle (32 ans) et son gendre François Paul Fleury (45 ans). Il s'agit des deux chefs de ménage qui vivaient dans la même maison que Joséphine en 1876. Même si le lien de parenté avec notre présumée centenaire n'était pas précisé, on sait maintenant que le premier était son fils et l'épouse du second, Antoinette Edmonde Disle, sa fille, lesquels seraient donc nés respectivement vers 1835 et 1823 à Mussy.

Le recensement de 1856 confirme le lien de parenté avec le fils puisque vivaient à cette époque à Mussy François Disle (60 ans), vigneron, sa femme Joséphine Perriot (53 ans) et leur fils François Florentin Disle (20 ans).

De même avec le recensement de 1836 montrant que vivaient ensemble à Mussy François Disle (40 ans), vigneron, Joséphine Perriot femme Disle (34 ans), journalière, Anne Disle (13 ans) et François Disle (7 mois). L'âge d'Anne concorderait avec celui d'Antoinette Edmonde et il s'agirait donc de la même personne. Quant à François, son âge suggère à nouveau une naissance vers 1835.

On peut retrouver l'acte de naissance de ce dernier dans lequel il est indiqué que François Florentin, fils de François Disle (40 ans) et de Joséphine Perriot (29 ans), est né à Mussy le 25 octobre 1835. Ayant 61 ans en 1896, il s'agit donc très probablement de l'homme qui vivait à côté de chez Joséphine la même année, bien que le lien de parenté n'y ait pas été précisé.

On peut également mettre la main sur celui d'Antoinette Edmonde dans lequel il est indiqué que la fille de François Disle et Joséphine Perriot est née à Mussy le 29 août 1823.

Le mariage des parents de ces deux rejetons a eu lieu à Mussy le 7 octobre 1822 : François Disle, né sans déclaration à Mussy le 12 novembre 1795, a épousé Joséphine Perriot, née à Mussy le 30 Ventose an X (= 21 mars 1802), fille de défunt Nicolas Perriot et de vivante Geneviève Tubeuf.

Le bilan que l'on dresserait des documents collectés est une concordance globale de l'âge, de l'identité de Joséphine et de son lien de parenté avec les autres personnes. Seul l'acte de naissance de François Florentin la rajeunit de 5 ans par rapport à l'âge qu'elle est censée avoir, ce qui est manifestement une erreur.

Finalement, le seul acte de naissance qui peut correspondre est celui de Josephine Perriot, née à Mussy-sur-Seine le 30 Ventose an X (= 21 mars 1802), fille de Nicolas Perriot et Geneviève Tuboeuf. Cette date de naissance étant celle donnée sur l'acte de mariage et l'acte de décès de l'intéressée, et à la lumière des nombreux autres documents collectés, il n'y a pas lieu de douter qu'il se rapporte bien à cette dernière.

Joséphine Perriot s'est donc éteinte à l'âge de 100 ans et 351 jours.
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Marguerite Sophie JEOFFRIN (1802-1903), de Jaucourt (Aube)

Message par Barti le Ven 23 Fév 2018 - 18:46

L'acte de décès indique que Marguerite Sophie Jeoffrin, âgée de cent un ans, née à Jaucourt le 16 Germinal an X (= 6 avril 1802), veuve de Jean Louis Moniot décédé à Jaucourt le 2 avril 1875, fille de Pierre Joseph Jeoffrin et d'Augustine Franquelort, est décédée à Jaucourt le 18 novembre 1903.

D'après les recensements de Jaucourt postérieurs au décès de l'époux :

- En 1901, Sophie Joffrin (98 ans) vivait avec sa domestique Clémence Henry (73 ans)
- En 1886, Sophie Joffrin veuve Monniot (84 ans), rentière, vivait seule

Jean Louis Moniot, 76 ans, "époux de Marie Sophie Jeoffrin", fils des défunts Jean Edme Moniot et Marie Marguerite Hurpoil, ancien maire de Jaucourt, est bien décédé dans cette commune le 2 avril 1875 conformément à ce qui était indiqué sur l'acte de décès de sa femme 28 ans plus tard.

D'après les recensements de Jaucourt antérieurs au décès de Jean Louis :

- En 1866, Jean Louis Moniot (67 ans), propriétaire, vivait avec sa femme Sophie Joffrin (65 ans)
- En 1851, J(ean) Louis Moniot (52 ans), propriétaire-cultivateur, vivait avec Sophie Jeoffrin "f M" (49 ans) [les initiales "f M" signifient très probablement 'femme Moniot']
- En 1836, J(ea)n Louis Moniot (38 ans), propriétaire et maire [c'est donc à cette époque qu'il dirigeait la commune], vivait avec Marg(ueri)te Sophie Joffrin femme Moniot (35 ans) ainsi qu'avec Marg(ueri)te Hurpoil veuve Moniot (57 ans), "ayeul" [il s'agissait de la mère de Jean Louis comme on le constate par l'identité des parents donnée dans l'acte de décès et l'acte de mariage de ce dernier]

Ce fameux mariage fut célébré à Jaucourt le 26 juin 1820 et a uni Jean Louis Monniot, né à Jaucourt le 15 Brumaire an 7 (= 5 novembre 1798), fils de Jean Edme Monniot et de Marie Margueritte Hurpoil, à Marie Sophie Jeoffrin, née à Jaucourt le 16 Germinal an X (= 6 avril 1802), fille de Pierre Jeoffrin [il est nommé "Pierre Joseph" deux lignes plus bas, en accord avec l'acte de décès de sa fille] et d'Augustine Francquefort.

Les actes et recensements fournissent sans exception un âge cohérent et concordant avec une naissance le 6 avril 1802. La seule incohérence réside dans le premier prénom de notre présumée centenaire (Marie selon l'acte de mariage et l'acte de décès de l'époux ; Marguerite selon le recensement de 1836 et son propre acte de décès). A noter que le prénom d'usage était vraisemblablement Sophie si on se réfère aux recensements de 1851, 1866, 1886 et 1891 ne mentionnant que celui-ci.

Le seul acte de naissance pouvant correspondre, et corroborant toutes les informations sur l'âge données jusqu'ici, est celui de Marg(ueri)te Sophie Jeoffrin, fille de Pierre Joseph Jeoffrin et d'Augustine Franquefort, née à Jaucourt le 16 Germinal an X (= 6 avril 1802).

Notre centenaire s'appelait donc bien Marguerite Sophie Jeoffrin et est décédée à l'âge de 101 ans et 226 jours.
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Jacques Silvain THIBÉSART (1811-1911), de Bar-sur-Aube (Aube)

Message par Barti le Jeu 22 Fév 2018 - 19:23

L'acte de décès indique que Jacques Silvain Thibésart, âgé de cent ans, né à Bar-sur-Aube le 5 mars 1811, époux de Thérèse Hortense Verrier domiciliée avec lui, fils de Louis Joseph Thibésart et de Barbe Mélanie Lécuyer, est décédé à Bar-sur-Aube le 16 décembre 1911. Le décès a été déclaré par son fils Aymard Thibésart (71 ans) et son petit-fils Henri Doré (43 ans).

Thérèse Hortense Verrier, "veuve de Jacques Silvain Thibésart", s'est éteinte à Bar-sur-Aube 2 ans après lui le 6 janvier 1914 à l'âge déclaré de 93 ans. On retrouve à nouveau parmi les déclarants Aymard Thibésart (73 ans), le fils du couple.

On constate sur le recensement de 1876 à Bar-sur-Aube que Sylvain Jacques Thibésart (65 ans), propriétaire né à Bar-sur-Aube, y vivait avec sa femme Hortense Verrier (56 ans), native de la même commune, et leur domestique Julienne Libert (17 ans).

On retrouve également à Bar-sur-Aube l'acte de naissance d'un fils de Jacques Sylvain Thibésard (29 ans) et de Thérèse Hortense Verrier (20 ans), né le 20 juillet 1840 et prénommé Louis Aymard. L'âge et l'identité correspondent : il s'agit bien du fils qui a déclaré les décès de ses 2 parents.

Le 11 juin 1838 à Bar-sur-Aube, selon leur acte de mariage, Thérèse Hortense Verrier a épousé Jacques Silvain Thibesart, âgé de 27 ans, né à Bar-sur-Aube le 5 mars 1811, fils de vivant Louis Joseph Thibesart et de défunte Barbe Melanie Lecuyer.

Cette liste de documents (acte de mariage, acte de naissance du fils, recensement de 1876, acte de décès) corrobore donc intégralement l'identité de Jacques et sa date de naissance en 1811.

L'acte de naissance de Jacques Silvin Thibesart, né le 5 mars 1811 à Bar-sur-Aube, fils de Louis Joseph Thibesart et de Barbe Mélanie Lecuyer, déclaré le lendemain en mairie, finit de nous convaincre que nous sommes en présence d'un authentique centenaire.


Jacques Silvain Thibésart a donc vécu 100 ans et 286 jours.
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Marie Dorothée HUGOT (1811-1912), de Coursan (Aube)

Message par Barti le Jeu 22 Fév 2018 - 12:18

L'acte de décès indique que Marie Dorothée Hugot, âgée de cent deux ans, née à Coursan le 27 juillet 1811, fille de Louis Hugot et de Marie Dorothée Racle, veuve de Jean Jérome Fraillery, est décédée à Coursan le 26 décembre 1912.
Le premier déclarant est son petit-fils Georges Lambert (55 ans).

Les recensements de Coursan nous apprennent que :
- En 1911, Sophie Hugot (née à Coursan en 1811), vivait seule en ménage dans la même maison qu'Alphonse Lambert (né à Coursan en 1830) et la famille de ce dernier composée de sa femme Victorine Fraillery (née à Coursan en 1846), de son fils Georges Lambert (né à Coursan en 1857), de sa belle-fille Julie Mignon (née à Racines en 1867) et de ses deux petites-filles Camille Lambert (née à Racines en 1887) et Georgette Lambert (née à Coursan en 1893). On déduit de cet extrait de recensement que Georges Lambert est le petit-fils qui a déclaré son décès et que par conséquent, Victorine Fraillery est la fille de la centenaire et Alphonse Lambert son gendre.
- En 1906, la même famille Lambert vivait dans la même maison que Sophie Hugot (née à Coursan en 1811).
- En 1901, la même famille Lambert vivait dans la même maison que Marie Dorothée Hugot (90 ans).
- En 1896, la même famille Lambert vivait dans la même maison que Sophie Hugot (84 ans), rentière.

Le décès de Jean Jérôme Fraillery, 86 ans, "époux de Hugot Marie Dorothée" a eu lieu à Coursan le 10 juin 1893. Les déclarants sont son gendre Louis Clément Alphonse Lambert (62 ans) et son petit-fils Georges Richard Lambert (35 ans) : tout correspond.

En reprenant les recensements antérieurs au décès de M. Fraillery, on constate que :
- En 1886, Jean Jérôme Fraillery (79 ans) vivait avec sa femme Dorothée Hugot (75 ans) dans la même maison que la famille Lambert précédemment citée dans laquelle n'apparaissaient pas encore Camille et Georgette nées respectivement 2 et 7 ans plus tard.
- En 1866, Jean Jérome Fraillery (58 ans), cultivateur, vivait avec sa femme Marie Dorothée Hugot (54 ans).
- En 1846, Jean Gerôme Fraillery (38 ans), laboureur, vivait avec son épouse Marie Dorothée Hugot femme Fraillery (37 ans) et leurs enfants Victorine (10 ans) [très probablement la future Mme Lambert] et Arsène (2 ans).
- En 1836, Jean Gerôme Fraillery (27 ans), laboureur, vivait avec Dorothée Hugot femme Fraillery (24 ans) et leur fille Victorine Fraillery (4 mois).

Leur mariage a eu lieu à Coursan le 11 juin 1833. Jean Gérôme Fraillery a ce jour-là épousé Marie Dorothée Hugot, 21 ans, née à Coursan le 27 juillet 1811, fille de vivant Louis Hugot et de défunte Marie Dorothée Racle.

Le changement de prénom en fin de vie de notre présumée centenaire (on passe de Dorothée/Marie Dorothée à "Sophie") est la raison pour laquelle j'ai pris soin de rechercher autant d'extraits de recensements. Mais globalement, il n'y a aucune mauvaise surprise : tous les documents corroborent une naissance en 1811 sauf le recensement de 1846 qui vieillit l'épouse de 2 ans, ce qui est une anomalie positive. "Sophie" était donc vraisemblablement un surnom donné par sa descendance (car elle n'en était pas affublée avant 1896).

On peut donc conclure en toute objectivité que l'acte de naissance de Marie Dorothée Hugot, née à Coursan le 27 juillet 1811 du mariage de Louis Hugot et Marie Dorothée Racle, et déclarée le même jour, est bien celui de notre centenaire.

Marie Dorothée Hugot a donc vécu 101 ans et 152 jours.
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Barti
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