LES GRANDS CENTENAIRES FRANÇAIS

Investigations sur de possibles grands centenaires français décédés (anciens et modernes)

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Marie Anne Françoise DESCHAMPS (1757-1858), de Villenauxe (Aube)

Message par Barti le Mar 6 Mar 2018 - 21:22

L'acte de décès indique que Marie Anne Françoise Deschamps, âgée de cent un ans et treize jours, née à Villenauxe le 13 novembre 1757, veuve de Michel Petit, fille de Pierre Deschamps et de Marie Anne Collot, est décédée à Villenauxe le 26 novembre 1858. L'un des déclarants est son neveu par alliance Louis Victor Mirat (51 ans) chez qui elle demeurait à sa mort.

A Villenauxe, on retrouve notre présumée centenaire aux années suivantes :
- En 1856, Edmée Anne Françoise Deschamps veuve Petit (98 ans), rentière, vivait seule
- En 1851, Edm Anne Françoise Deschamps veuve Petit (93 ans), rentière, "sourde", vivait seule
- En 1846, Edmée Anne Françoise Déchamps veuve Petit (88 ans), rentière, vivait avec Agathe Legras (22 ans), journalière célibataire
- En 1841, Edme Anne Françoise Deschamps veuve Petit, rentière, vivait avec ou à côté de chez Agathe Marie Legras, célibataire, "infirme des bras et des jambes"
- En 1836, Michel Petit (92 ans), rentier, vivait avec Edme Anne Françoise Deschamps femme Petit (78 ans)

L'acte de décès de l'époux est par conséquent facile à trouver : Michel Petit, 94 ans, "époux de dame Edme Anne Francoise Deschamps", est décédé à Villenauxe le 2 mai 1837.

Le mariage a été célébré à Villenauxe le 27 Frimaire an 14 (= 18 décembre 1805). Michel Petit, 62 ans, veuf d'Anne Patin, a épousé Marie Anne Françoise Deschamps, 48 ans, fille des défunts Pierre Deschamps et Marie Anne Collot.
On peut lire dans cet acte de nombreux renseignements sur l'épouse et son ascendance : l'intéressée est née à Villenauxe le 13 novembre 1757, son père Pierre Deschamps est décédé à Villenauxe le 14 Messidor an 12 (= 3 juillet 1804), sa mère Marie Anne Collot est décédée à Villenauxe le 4 mars 1763, son aïeul maternel Joseph Collot est décédé à Villenauxe le 9 mars 1763, son aïeule maternelle Jeanne Navarre est décédée à Villenauxe le 16 mars 1747, son aïeul paternel Pierre Deschamps est décédé à Villenauxe le 21 avril 1759, son aïeule paternelle Françoise Paillard est décédée à Villenauxe le 5 février 1759.

Dans cet amas de données, on peut en particulier retenir la date de naissance présumée de l'épouse identique à celle indiquée sur son acte de décès, et la date de décès lointaine de sa mère qui limiterait considérablement la fourchette de dates de naissance possibles pour notre présumée centenaire.

L'acte de sépulture de Marie Anne Collot, 28 ans, dont le père Joseph Collot [décédé le 19 mars suivant et non le 9] et le mari Pierre Deschamps ont assisté à l'enterrement, confirme bien qu'elle s'est éteinte à Villenauxe le 4 mars 1763.

Un acte de baptême de Villenauxe confirme quant à lui qu'une fille de Pierre Deschamps et Marie Anne Colot, nommée Marie Anne Françoise, y est née et a été baptisée le 13 novembre 1757.
Avant la mort de la mère, le couple a eu une unique autre fille, Marie Louise, née le 30 décembre 1760. Je n'ai retrouvé d'acte de sépulture pour aucune des deux soeurs jusqu'au 4 mars 1763.

Si l'on compare toutes les informations que nous possédons, on s'aperçoit que notre présumée centenaire est bizarrement prénommée "Edmée" Anne Françoise et non "Marie" Anne Françoise sur l'acte de décès de son mari et l'intégralité des recensements. Ces recensements, quant à eux, corroborent tous la date de naissance revendiquée au décès et au mariage.

Une explication peut être trouvée pour le changement de prénom de "Marie" en "Edmée" : en effet, sur l'acte de baptême de Marie Anne Françoise, on constate que la marraine s'appelle Edmée Dupran. Or, il était courant pour les parrains et marraines d'attribuer leur propre prénom à leur filleul(e). Si Marie Anne Françoise n'a donc pas porté officiellement le prénom d'Edmée, elle l'a probablement portée officieusement, et s'est faite appeler ainsi sur tous les documents hors actes principaux.
La marraine de Marie Louise, quant à elle, se prénommait Louise Petit.

Malgré un mariage tardif, tout indique que Marie Anne Françoise Deschamps est bien décédée à l'âge de 101 ans et 13 jours.
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Marie Anne MOREAU (1763?/1768-1865), de Marnay-sur-Seine (Aube)

Message par Barti le Lun 5 Mar 2018 - 22:41

L'acte de décès indique qu'Anne Moreau, âgée de cent deux ans, née à Saint-Aubin, veuve de Louis Etienne Thierry, est décédée à Marnay-sur-Seine le 3 janvier 1865. Les déclarants sont son petit-fils Auguste Désert (36 ans) et son gendre Servais Désert (69 ans).

Les recensements de Marnay-sur-Seine nous apprennent que :
- En 1861, Anne Moreau veuve Thierry (98 ans), rentière, vivait avec Servais Désert (66 ans), sa femme Savine Alexandrine Thierry (64 ans) et leur fille Clémentine Désert (22 ans).
- En 1856, Anne Moreau veuve Thierry (88 ans), propriétaire, vivait chez Claude Servais Désert (58 ans), sa femme Alexandrine Savine Thierry (57 ans) et leurs filles Rose Désert (25 ans) et Clémentine Désert (18 ans).
- En 1851, Claude Désert (57 ans), sa femme Alexandrine Thierry femme Désert (54 ans) et leur fille Clémentine Désert (13 ans) vivaient avec Anne Moreau (84 ans), veuve, rentière, "leur mère".
- En 1846, Anne Moreau veuve Thierry (79 ans), manouvrière, vivait dans la maison voisine de Claude Désert (79 ans) [coquille probable], sa femme Alexandrine Thierry (49 ans) et leurs enfants Auguste Désert (18 ans), Rose Désert (15 ans) et Célina Désert (8 ans).
- En 1841, Servais Désert, sa femme Alexandrine Thierry et leurs enfants Louis Auguste, Rose Alexand[rine] et Clémentine vivaient avec ou dans la maison voisine d'Anne Moreau veuve Thierry "leur aieule".
- En 1836, Marie Anne Moreau veuve Thierry (67 ans), journalière, vivait chez ou dans la maison voisine de Servais Desert (40 ans), sa femme Savine Thierry femme Desert (39 ans), Auguste Desert (8 ans) et Rose Alexandrine Desert (4 ans).

On comprend à la lecture de ces recensements que, puisque Servais Desert était le gendre d'Anne Moreau et Auguste Desert son petit-fils, Savine Alexandrine Thierry était forcément sa fille. Cela nous permet de retrouver l'acte de mariage du couple, célébré le 10 janvier 1820 à Marnay-sur-Seine, dans lequel il est stipulé que Servais Desert a épousé Alexandrine Savine Thierry, née à Marnay-sur-Seine le 5 Frimaire an 4, fille des vivants Etienne Louis Thierry, demeurant à Marnay, et d'Anne Moreau.

Le père étant vivant le 10 janvier 1820 mais décédé en 1836, sa mort est logiquement survenue entre ces deux dates. Son acte de décès indique qu'Etienne Louis Thierry, 60 ans, est décédé à Marnay-sur-Seine le 1er avril 1820. Sa situation maritale non précisée et le nom des témoins ne permettent pas de le relier directement à Anne Moreau, mais seul cet acte de décès à Marnay peut correspondre à l'époux de cette dernière.

Contrairement à ce qui était indiqué sur son acte de mariage, Savine Alexandrine Thierry n'est pas née le 5 mais le 24 Frimaire an 4 (= 15 décembre 1795) à Marnay-sur-Seine. Il est indiqué sur son acte de naissance qu'elle est la fille d'Etienne Louis Thierry et d'Anne Moreau.

Le mariage de ce dernier couple a eu lieu 6 ans plus tôt à Saint-Aubin, paroisse de naissance présumée de notre présumée centenaire, le 18 janvier 1790. Etienne Louis Thiery a épousé Marie Anne Moreau, fille "mineure" de Charles Moreau et d'Anne Guillemard. Le terme "mineure" suggère que la mariée n'avait pas encore atteint son 25ème anniversaire à cette date.

En comparant les informations glanées jusqu'ici, on constate que le recensement de 1861 est cohérent avec l'âge indiqué sur l'acte de décès et suggère bien une naissance en 1762/1763. Toutefois, les recensements plus anciens de 1851, 1846 et 1836 suggèrent une naissance comprise entre 1767 et 1769. Pour bien casser l'espoir, l'acte de mariage de notre présumée centenaire suggère qu'elle est née au plus tôt le 18 janvier 1765. Or, (Marie) Anne Moreau est décédée le 3 janvier 1865. Il n'y aurait donc aucune chance pour qu'elle ait atteint au moins l'âge de 100 ans.

La déception est confirmée par le seul acte de baptême qui puisse correspondre : Marie Anne, fille de Charles Moreau et d'Anne Guillemard, est née et a été baptisée à Saint-Aubin le 23 octobre 1768.

Finalement, la centenaire n'était que nonagénaire, et Marie Anne Moreau (nommée simplement Anne dans tous les documents exceptés acte de baptême, acte de mariage et recensement de 1836) a vécu 96 ans et 72 jours.
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Mme Yvonneau

Message par Barti le Lun 5 Mar 2018 - 21:54

Arno a écrit:J'écoutais une vidéo mettant en scène Emile Aron, médecin centenaire décédé en 2011, auteur de plusieurs études sur le vieillissement. Au milieu de cette séquence, il a donné pour illustrer ses propos de nom de cette centenaire.




Son état civil était Madeleine Marie VEAU. Je rechercherai son acte de décès lorsque le site des archives d'Indre-et-Loire daignera fonctionner correctement.
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Mme Yvonneau, la centenaire du Boulay

Message par Arno le Lun 5 Mar 2018 - 20:24

J'écoutais une vidéo mettant en scène Emile Aron, médecin centenaire décédé en 2011, auteur de plusieurs études sur le vieillissement. Au milieu de cette séquence, il a donné pour illustrer ses propos de nom de cette centenaire.



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Marie BERTHAULT (1767-1868), de Troyes (Aube)

Message par Barti le Sam 3 Mar 2018 - 22:19

L'acte de décès indique que Marie Berthault, âgée de cent ans et neuf mois, né en la paroisse Saint-Nicolas de Troyes le 29 novembre 1767, veuve de Pierre Bourgoin, fille de Nicolas Berthault et Françoise Milard, est décédée à Troyes au n°29 de la rue des Marots le 6 septembre 1868. Les témoins sont son neveu et gendre Nicolas Berthault (75 ans) et son petit-fils Pierre Nicolas Bourgoin (44 ans).

En explorant les recensements de la rue des Marots, on constate que :
- En 1866, Marie veuve Bourgoin née Berthault (99 ans), rentière, vivait avec sa gouvernante Cécile Houzelot (62 ans)
- En 1861, Marie veuve Bourgoin née Berthaud (94 ans), rentière, vivait avec sa domestique Anne veuve Pougiat Bodier (78 ans)

Avant 1856, le quartier de Troyes abritant la rue des Marots faisait partie de la commune de Saint-Martin-ès-Vignes (réunie à Troyes la même année). On y constate que :

- En 1856, Marie Berthault veuve Bourgoin (89 ans), propriétaire, vivait seule
- En 1851, Marie Berthault veuve Bourgoin (84 ans), vivait seule
- En 1846, Marie Berthault veuve Bourgoin (80 ans), vivait seule
- En 1841, Marie Berthault veuve Bourgoin (74 ans), propriétaire, vivait seule
- En 1836, Marie Berthaut veuve Bourgoin (69 ans), rentière, vivait chez ou près de chez Nicolas Bourgoin (38 ans), Jeanne Martine Bourgoin épouse Bourgoin (38 ans), Pierre Nicolas Bourgoin (12 ans) et Gabriel Théodore Bourgoin (7 ans), les deux derniers écoliers. On peut penser que cette famille est apparentée à notre présumée centenaire, d'autant plus que le petit Pierre Nicolas Bourgoin peut parfaitement correspondre au petit-fils qui a déclaré son décès 32 ans plus tard.

L'acte de décès de Pierre Bourgoin précise que "l'époux de Marie Berthaut" est décédé à Saint-Martin-ès-Vignes le 16 décembre 1821 à l'âge de 62 ans. Outre son frère, le témoin du décès est un certain Nicolas Pierre Bourgoin (23 ans), fils du défunt, dont l'identité et l'âge correspondent aussi parfaitement au Nicolas Bourgoin cité sur le recensement de 1836. Il s'agissait donc bien du fils de Marie.

Le mariage a été célébré à Troyes le 2 Frimaire an 4 (= 23 novembre 1795). Pierre Bourgoin a ce jour-là épousé Marie Bertous, âgée de 28 ans, native de Troyes, fille de Nicolas Bertous et de Françoise Milard. Plus bas dans l'acte est indiqué que l'acte de naissance de l'épouse est daté du 29 novembre 1767 et constate qu'elle est née le même jour en la paroisse Saint-Nicolas.

Cet acte de naissance (de baptême en réalité) nous apprend effectivement que "Maire Bertaud", fille de Nicolas Bertaud et de Françoise Milard, est née et a été baptisée en la paroisse Saint-Nicolas de Troyes le 29 novembre 1767.

En dehors des modifications manifestes qu'a reçu le nom de famille Berthault entre la naissance et le décès de Marie, tout concorde niveau filiation et âge (seul le recensement de 1846 la vieillit d'1 an) pour admettre que notre présumée centenaire était bel et bien une centenaire authentique !

Marie Berthault s'est donc éteinte en 1868 à l'âge de 100 ans et 282 jours.
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Anne Françoise BIÉ (1767-1869), de Barbuise (Aube)

Message par Barti le Sam 3 Mar 2018 - 10:14

L'acte de décès indique qu'Anne Françoise Bié, âgée de cent deux ans et huit jours, née à Barbuise, veuve de Pierre Denis Rigau[?] fille de Nicolas Bié et d'Anne Soupeaux, est décédée à Barbuise le 24 mai 1869. Elle serait donc mathématiquement née le 16 mai 1767.
Les déclarants sont son fils Pierre Eugène Rigault (72 ans) et son petit-fils Alphonse Nicolas Jeanson (40 ans).

Les recensements de Barbuise nous apprennent que :
- En 1866, Anne Françoise Bié veuve Rigault (99 ans et 2 mois), sans profession, vivait avec sa fille célibataire et "idiote" Catherine Rigault (71 ans) [ce recensement fut signé le 1er août 1866]
- En 1861, Catherine Nanette Bié veuve Rigault (95 ans), sans profession, vivait avec sa fille "idiote" Catherine Rigault (66 ans)
- En 1856, Nannette Bié veuve Rigault (90 ans), sans profession, vivait avec sa fille "idiote" Catherine Rigault (61 ans)
- En 1851, Nannette Bié veuve Rigault (86 ans), rentière, vivait seule
- En 1846, Nannette Bié veuve Rigault (82 ans), vivait seule
- En 1836, Anne Françoise Bié (70 ans), veuve, manouvrière, vivait seule

Pierre Denis Rigault, 51 ans, "époux de Anne Françoise Bié", est décédé à Barbuise le 16 janvier 1816 d'après son acte de décès. Les témoins sont son fils Pierre Eugène Rigault (18 ans) [qui a déclaré le décès de sa mère 53 ans plus tard] et son cousin germain Jean Nicolas Rigault (39 ans).

Le 6 juin 1813 à Barbuise, Pierre Denis Rigaud comparaissait pour déclarer le décès de son beau-père Nicolas Bié "époux de fue Anne Soupos" décédé à 80 ans, ces derniers étant logiquement les parents d'Anne Françoise Bié.

D'après les tables décennales de Barbuise, le mariage du couple Rigault/Bié a eu lieu le 15 Vendémiaire an 3 (= 6 octobre 1794), mais les actes de mariage de l'an 3 ont disparu de la collection du greffe mise en ligne sur le site des AD10. Par chance, la collection communale existe toujours et la mairie de Barbuise a pu me fournir une copie de cet acte dans lequel on apprend que Pierre Denis Rigaux, 32 ans, a épousé Anne Françoise Bié, 24 ans [ce qui la ferait naître vers 1770 et non 1767], fille des vivants Nicolas Bié et Anne Souppeaux. Plus bas dans l'acte, on apprend que l'époux est né le 24 septembre 1763 à Courtavant, commune de Barbuise, et que l'épouse est née le 16 mai 1767 au même lieu. Cette dernière date, en parfaite cohérence avec l'âge revendiqué au décès, est contradictoire avec l'âge donné au mariage car Anne Françoise aurait été âgée de 27 ans et non 24. Cette erreur est peut-être liée à une mauvaise conversion du calendrier républicain bien que l'époux, lui, ait été affublé d'un âge à peu près correct (il avait 33 ans au lieu de 32).

Quoi qu'il en soit, si on fait un récapitulatif de tous les documents recueillis, on constate que la filiation de l'épouse est cohérente sur tous les actes, que son identité, à l'exception du "Catherine" accolé en 1861 au "Nanette" (que j'ai interprété comme un surnom affectif dérivé du prénom Anne) l'est aussi, que son âge [si on omet la coquille présente sur l'acte de mariage] est presque toujours surestimé (+ 1 an sur les recensements de 1836, 1856 et 1861 ; + 2 ans sur celui de 1851 ; + 3 ans sur celui de 1846) et qu'en dehors, il corrobore parfaitement une date de naissance au 16 mai 1767 (acte de décès, acte de mariage, recensement de 1866 où l'âge est précis au mois près).

En farfouillant dans les registres paroissiaux de Barbuise, le seul acte de baptême qui peut correspondre est sans surprise celui d'Anne Francoise, fille de Nicolas Bié et d'Anne Soupeau, née à Barbuise le 16 mai 1767 et baptisée le lendemain.

Conformément à ce qu'indiquait son acte de décès, Anne Françoise Bié a donc vécu précisément 102 ans et 8 jours.
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Hubert Léonard ROZÉ (1786-1892), d'Origny-le-Sec (Aube)

Message par Barti le Jeu 1 Mar 2018 - 22:24

L'acte de décès indique que Hubert Léonard Rozé, âgé de cent cinq ans, né à Origny-le-Sec le 3 novembre 1786, époux de Marie Anne Catherine Aurélie Marin, 79 ans, domiciliée à Origny-le-Sec, fils de Charles Rozé et Marie Herluison, est décédé à Origny-le-Sec le 18 mai 1892. Les témoins sont ses gendres Elisée Billiout (57 ans) et Clovis Duchat (41 ans).

Marie Anne Catherine Aurélie Marin, "veuve de Rozé Hubert Léonard" a survécu 8 ans à son mari puisqu'elle s'est éteinte à Origny-le-Sec le 8 juin 1901 à l'âge de 88 ans.

Les recensements d'Origny-le-Sec nous apprennent que :
- En 1886, Charles Rozé (100 ans), propriétaire, vivait avec sa femme Aurélie Marin (73 ans)
- En 1876, Charles Rozé (88 ans), cultivateur, vivait avec sa femme Aurélie Marin femme Rozé (63 ans)
- En 1866, Charles Rozé (80 ans), cultivateur, vivait avec sa femme Aurélie Marin femme Rozé (54 ans) et leur fille Eudoxie Rozé (20 ans)
- En 1856, Charles Rozé (70 ans), cultivateur, vivait avec sa femme Aurélie Marin (43 ans) et leurs filles Séraphine Rozé (18 ans) et Eudoxie Rozé (10 ans)
- En 1846, Hubert Rozé (59 ans), cultivateur, vivait avec sa femme Aurélie Marin (34 ans) et leurs filles Séraphine Rozé (8 ans) et Marie Eudoxie Rozé (15 jours)
- En 1836, Hubert Léonard Rozé (48 ans), cultivateur, vivait avec Aurélie Marin femme Rozé (23 ans) et Marie Herluison veuve Rozé (90 ans), propriétaire [il s'agit probablement de la mère d'Hubert si l'on en croit l'acte de décès de ce dernier]

Les informations et la chronologie de ces recensements nous permettent de retrouver :

- L'acte de naissance de Marie Eudoxie, fille de Hubert Léonard Rozé (59 ans) et de son épouse Aurélie Marin, née à Origny-le-Sec le 15 juin 1846.
- L'acte de naissance d'Aurélie Séraphine, fille de Hubert Léonard Rozé (51 ans) et de son épouse Aurélie Marin (24 ans), née à Origny-le-Sec le 22 octobre 1837 et déclarée en mairie le lendemain.
- L'acte de décès de Marie Herluison, 100 ans, veuve de Charles Rozé, décédée à Origny-le-Sec le 16 février 1841, dans lequel apparaît comme témoin son fils Charles Hubert Rozé (56 ans).

Le mariage a été célébré à Origny-le-Sec : Hubert Léonard Rozé, âgé de 46 ans, né à Origny-le-Sec, fils de défunt Charles Rozé et de vivante Marie Herluison, a épousé Marie Anne Catherine Aurélie Marin, âgée de 22 ans, le 3 juin 1835. Aucune date de naissance n'est indiquée dans l'acte.

Quant à Charles Rozé, "époux de Marie Herluison", celui-ci s'est éteint à Origny-le-Sec le 5 septembre 1811 dans sa sixième décennie de vie. L'un des deux témoins n'est autre que son fils Hubert Léonard Rozé âgé de 24 ans.

A ce stade, seul l'acte de décès fournit une date de naissance exacte qui serait le 3 novembre 1786. Les documents mentionnant l'âge de l'intéressé s'accordent globalement avec cette date théorique, à quelques petites exceptions près : Rajeunissement d'1 an sur les recensements de 1876 et 1836, rajeunissement de 2 ans sur l'acte de mariage, vieillissement d'1 an sur l'acte de décès de sa mère. Les 7 autres documents sont parfaitement cohérents. A noter qu'il est appelé Charles, surnom qu'il a probablement hérité de son défunt père, sur les 4 recensements les plus récents.

Le seul acte de baptême correspondant dans la paroisse d'Origny-le-Sec est celui de Hubert Leonard, fils du légitime mariage de Charles Rozé et de Marie Herluison, baptisé le 4 novembre 1786 et "né d'hier".

Malgré un mariage tardif, Hubert Léonard Rozé, né le 3 novembre 1786 et décédé le 18 mai 1892, s'est donc éteint à l'âge extraordinaire de 105 ans et 197 jours. Il est à l'état actuel de nos connaissances la personne la plus âgée de France à sa mort et très probablement l'un des rares doyens, hommes et femmes confondus, qu'a connu le pays.
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Aglaé Barbe PEULIER (1795-1899), de Villenauxe (Aube)

Message par Barti le Mer 28 Fév 2018 - 22:22

L'acte de décès indique qu'Aglaé Barbe Peulier, âgée de cent trois ans, née à Villenauxe-la-Grande le 2 octobre 1795, fille de Marc Marin Peulier et de Barbe Magdeleine Souris, veuve d'Adrien Nicolas Gambier, est décédée à Villenauxe le 18 mai 1899.

D'aussi loin que nous pouvons la y retrouver, les recensements de Villenauxe rue Sainte-Croix nous apprennent que :
- En 1896, Barbe Aglaée Peulier (100 ans), vivait avec sa petite-fille Stéphanie Gambier (54 ans) et son arrière-petite-fille Louise Ginaudeau (14 ans)
- En 1886, Aglaé Peulier (92 ans), propriétaire, vivait seule
- En 1876, Aglaée Barbe Peuillier veuve Gambier (80 ans), rentière, vivait seule
- En 1866, Aglaé Barbe Peulier veuve Gambier (70 ans), rentière, vivait avec sa domestique Augustine Bonnefoy (16 ans)
- En 1856, Nicolas Adrien Gambier (65 ans), propriétaire, vivait avec sa femme Aglaé Barbe Peulier femme Gambier (60 ans), leur petit-fils Jules Gambier (12 ans) et leur domestique Adeline Alexandrine Billiard (13 ans)

On déduit de la présence de M. Gambier en 1856 et du statut de veuve d'Aglaé en 1866 que l'époux est décédé entre ces deux dates.

En effet, d'après son acte de décès, Adrien Nicolas Gambier, 73 ans, "époux de Barbe Aglaé Peulier", est décédé à Villenauxe le 22 novembre 1864. D'après les tables des successions et absences, celui-ci a pour héritiers son fils Alphonse Gambier "et autre" et sa veuve Aglaé Barbe Peullier.

Le mariage des deux époux a eu lieu à Villenauxe le 22 septembre 1813. Adrien Nicolas Gambier, 23 ans, a épousé Barbe Aglaé Peulier, 18 ans, née à Villenauxe le 2 octobre 1795, fille de Marin François Peulier et de Barbe Madeleine Souris.

Il est indiqué sur ce dernier acte qu'Adrien Nicolas Gambier résidait à Nogent-sur-Seine. C'est dans cette même commune que l'on retrouve l'acte de naissance de son fils précédemment cité : Alphonse, fils d'Adrien Nicolas Gambier (27 ans) et de son épouse Barbe Aglaée Peulier, y est né le 10 juin 1818.

Un arbre en ligne me permet de localiser ses date et lieu de mariage. Ainsi, le 27 juin 1843 à Anglure (Marne), mademoiselle Julie Coyard a épousé Alphonse Gambier, âgé de 25 ans et 16 jours, demeurant à Villenauxe, né à Nogent-sur-Seine (Aube) le 10 juin 1818, fils d'Adrien Nicolas Gambier (52 ans) et de son épouse Barbe Aglaée Peulier (47 ans), tous deux domiciliés à Villenauxe.

Les documents collectés sont globalement très cohérents entre eux et suggèrent bien une naissance en fin 1795 sauf le recensement de 1886 qui vieillit notre présumée centenaire d'1 an, ce qui est bon signe. On peut noter une petite incohérence sur l'identité du père ("Marc Marin" selon l'acte de décès ; "Marin François" selon l'acte de mariage).

Le seul acte de naissance pouvant correspondre donne raison à l'acte de décès sur ce dernier point : Aglaë Barbe, fille de Marc Marin Peulier et de Barbe Magdeleine Souris, est née le 10 Vendémiaire an 4 (= 2 octobre 1795) et a été déclarée en mairie le surlendemain.
On peut constater que la date de la déclaration inscrite est "douzième vendémiaire l'an troizième de la république francaise" mais il s'agit en fait de la 4ème année républicaine ainsi qu'en attestent l'année du registre, les actes voisins et les tables décennales. On ne rajoutera donc pas une année de plus à notre centenaire !

Tout ceci permet de conclure qu'Aglaé Barbe Peulier s'est éteinte à l'âge assez extraordinaire pour l'époque de 103 ans et 228 jours.
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Appoline GILQUIN (1799-1900), de Fay (Aube)

Message par Barti le Mer 28 Fév 2018 - 0:06

L'acte de décès indique qu'Appoline Gilquin, âgée de cent ans et huit mois, née à Fay le 27 Vendémiaire an 8 (= 19 octobre 1799), veuve d'Etienne Marchand, fille de Simon Nicolas Gilquin et Louise Jeanne Blasque, est décédée à Fay le 3 juillet 1900 en la maison de son fils Alexandre Marchand. Les déclarants étaient ses petits-fils Louis Bigeard (48 ans) et Augustin Bigeard (46 ans).

Le recensement de Fay de 1896 nous apprend qu'à cette époque, Appoline Gilquin (96 ans), née à Fay, y vivait avec son fils Eugène Marchand (62 ans), également né à Fay.

Étienne Marchand, 82 ans, "époux de Gilquin Appoline", a selon son acte de décès rendu l'âme à Fay le 5 août 1880. Les deux déclarants étaient ses fils Etienne Alexandre Marchand (53 ans) et Eugène Honoré Marchand (46 ans). On retrouve donc les 2 fils du couple déjà cités, l'un sur l'acte de décès de sa mère, l'autre sur le recensement de 1896.

Les recensements antérieurs de Fay permettent de retrouver notre couple aux dates suivantes :

- En 1876, Etienne Marchand (77 ans), propriétaire, vivait avec sa femme Pauline Gilquin femme Marchand (75 ans) et leur fils célibataire Eugène Marchand (42 ans).
- En 1856, Etienne Marchand (58 ans), manouvrier, vivait avec sa femme Appoline Gilquin femme Marchand (55 ans) et leurs enfants célibataires Eugène Marchand (22 ans) et Mélanie Marchand (14 ans).
- En 1846, Etienne Marchand (48 ans), manouvrier, vivait avec sa femme Apoline Gilquin femme Marchand (46 ans) et leurs enfants célibataires Désirée Marchand (21 ans), Etienne Marchand (19 ans), Eugène Marchand (12 ans) et Mélanie Marchand (4 ans). Le fils d'Etienne semble être Etienne Alexandre lequel a déclaré le décès de son père et était propriétaire de la maison où est morte sa mère.

Parmi les actes de naissance des 4 membres de la fratrie ci-dessus cités, seul celui du 3ème mentionne l'âge de la mère : Eugène Honoré, fils d'Etienne Marchand (37 ans) et d'Appoline Gilquin (32 ans environ), est né à Fay le 5 septembre 1833.

Le mariage a eu lieu à Fay le 18 février 1822. Etienne Marchand y a ce jour-là épousé Appoline Gilquin, née le 28 Vendémiaire an 8 (= 20 octobre 1799), fille de Simon Nicolas Gilquin et de Louise Blasque.

Si l'on omet le changement de prénom (Appoline devient "Pauline" dans le recensement de 1876) qui pourrait simplement résulter d'une mauvaise compréhension de l'agent censeur, l'identité de la dite Gilquin est parfaitement cohérente au fil du temps. L'âge, s'il n'est absolument pas chaotique, n'est pas totalement régulier : notre présumée centenaire se fait rajeunir d'1 an en 1876, en 1856 et en 1833, et la date de naissance indiquée sur l'acte de mariage diffère d'un jour de celle indiquée sur l'acte de décès.

Finalement, le seul acte de naissance pouvant correspondre est celui d'Appoline, fille de Simon Nicolas Gilquin et de Louise Jeanne [le nom de famille n'est pas inscrit mais deux individus "Blasque" sont cités comme témoins et pourraient donc faire partie de la famille de l'épouse], déclarée à Fay le 28 Vendémiaire an 8 (20 octobre 1799) mais née le 27 Vendémiaire an 8 (19 octobre 1799).

C'est donc l'acte de décès qui avait la bonne réponse, et Appoline Gilquin est finalement morte à l'âge de 100 ans et 257 jours.
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Lazare GERMAINE (1801-1901), de Troyes (Aube)

Message par Barti le Dim 25 Fév 2018 - 16:28

L'acte de décès indique que Lazare Germaine, âgé de cent ans, né à Saint-André (Aube) le 10 avril 1801, veuf de Jeanne Delecole, fils de Jean Germaine et de Louise Millard, est décédé le 14 avril 1901 en son domicile à Troyes, Boulevard Danton n°33. Les déclarants étaient son fils Michel Honoré Germaine (55 ans) et son gendre Louis Anselme Douine (71 ans).

C'est dans la commune de Saint-André que l'on retrouve l'acte de décès de l'épouse : Jeanne Delécole, 81 ans, née à Troyes, "épouse de Germaine Lazare âgé de quatre-vingt-six ans", y est décédée le 23 janvier 1887. Les déclarants étaient son fils Honoré Germaine (41 ans) et son petit-fils Gabriel Germaine (33 ans). Le premier témoin semble être Michel Honoré Germaine qui a déclaré le décès de Lazare 14 ans plus tard puisque l'âge et l'un des deux prénoms correspondent.

Les recensements de Saint-André permettent d'y retrouver notre couple. Ainsi :

- En 1872, Lazare Germaine (73 ans), cultivateur né à Saint-André, vivait avec sa femme Jeanne Delécole (68 ans) née à Troyes.
- En 1856, Lazare Germaine (57 ans), cultivateur, vivait avec sa femme Jeanne Delécolle (50 ans) et leur fils Honoré Germaine (12 ans).

L'âge d'Honoré, que les trois documents le mentionnant font naître vers 1844/1845/1846, permet de retrouver son acte de naissance : Michel Honoré, fils de Lazare Germaine (43 ans) et de Jeanne Delécolle (38 ans), est né à Saint-André le 18 mai 1845 et a été déclaré le même jour.

Avant sa naissance, le recensement de 1836 permet de localiser à Saint-André le ménage constitué de Lazare Germaine (35 ans), Jeanne Delécole femme Germaine (29 ans), Antoine Bernard Germaine (9 ans), Marie Mélanie Germaine (10 mois) et Jean Germaine (74 ans), aïeul de Marie Mélanie qui, si cette dernière est bien la fille de Lazare, est donc le père de Lazare.

Deux actes de naissance à Saint-André permettent de confirmer que les 2 enfants du recensement de 1836 sont bien ceux du couple :

- Marie Mélanie Anastasie, fille de Lazare Germaine (34 ans) et Jeanne Délécole, est née le 3 février 1835.
- Antoine Bernard, fils de Lazare Frobert Germaine (26 ans) et Jeanne Délecole, est né le 19 novembre 1827.

Le mariage a été célébré à Saint-André le 3 novembre 1825 : Lazare Germaine, 24 ans, natif de Saint-André, fils des vivants Jean Germaine et Louise Millard, a épousé Jeanne Delecole, 20 ans, native de Troyes.

Seul l'acte de décès fournit une date de naissance exacte qui serait donc le 10 avril 1801. Cependant, les 8 autres documents collectés mentionnant l'âge de Lazare citent un âge globalement cohérent avec cette date avec 2 différences positives et 1 négative : Les recensements de 1872 et 1856 vieilliraient de 2 ans notre présumé centenaire ; l'acte de naissance de Michel Honoré le rajeunirait quant à lui d'1 an.

Finalement, le seul acte de naissance pouvant correspondre est celui de Lazare Germaine, fils de Jean Germaine et de Louise Millard, né à Saint-André le 20 Germinal an IX (= 10 avril 1801).

Quant au 2ème prénom "Frobert", présent sur l'acte de naissance de son fils Antoine Bernard, son existence peut être expliquée par l'identité de son parrain cité comme témoin sur l'acte de mariage : celui-ci s'appelait Lazare Frobert Maure et a très probablement baptisé de son prénom le nouveau-né du couple Germaine/Millard. Cependant, seul "Lazare" apparaît sur tous les autres documents administratifs.

Toutes ces preuves permettent donc de prouver que Lazare Germaine est mort tout juste centenaire, à l'âge de 100 ans et 4 jours.
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Joséphine PERRIOT (1802-1903), de Mussy-sur-Seine (Aube)

Message par Barti le Sam 24 Fév 2018 - 23:14

L'acte de décès indique que Joséphine Perriot, âgée de cent ans, onze mois et quatorze jours, née à Mussy-sur-Seine le 30 Ventose an X (= 21 mars 1802), veuve de François Disle décédé à Mussy le 31 décembre 1867, fille de Nicolas Perriot et Geneviève Tuboeuf, est décédée à Mussy-sur-Seine le 7 mars 1903.

On apprend grâce aux recensements de Mussy que :

- En 1896, Joséphine Perriot (93 ans) vivait seule à côté de chez François Disle (61 ans) et ses filles Léonie Alphonsine (18 ans) et Marie Marguerite (15 ans).
- En 1876, Joséphine Perriot veuve Disle (74 ans), journalière née à Mussy, vivait dans la même maison que deux autres ménages : celui constitué de François Paul Fleury (53 ans) et sa femme Antoinette Edmonde Disle femme Fleury (53 ans), tous deux nés à Mussy, ainsi que celui constitué de François Florentin Disle (41 ans), né à Mussy, sa femme Aglaé Lerat femme Disle (30 ans), née à Braisne (Aisne) et leurs fils Jules (9 ans) et Eloi (2 ans), tous deux nés à Mussy.

Comme indiqué dans l'acte de décès de Joséphine, François Disle (72 ans), "époux de Joséphine Perriot âgée de soixante six ans", est décédé à Mussy le 31 décembre 1867.
On retrouve parmi les témoins son fils François Florentin Disle (32 ans) et son gendre François Paul Fleury (45 ans). Il s'agit des deux chefs de ménage qui vivaient dans la même maison que Joséphine en 1876. Même si le lien de parenté avec notre présumée centenaire n'était pas précisé, on sait maintenant que le premier était son fils et l'épouse du second, Antoinette Edmonde Disle, sa fille, lesquels seraient donc nés respectivement vers 1835 et 1823 à Mussy.

Le recensement de 1856 confirme le lien de parenté avec le fils puisque vivaient à cette époque à Mussy François Disle (60 ans), vigneron, sa femme Joséphine Perriot (53 ans) et leur fils François Florentin Disle (20 ans).

De même avec le recensement de 1836 montrant que vivaient ensemble à Mussy François Disle (40 ans), vigneron, Joséphine Perriot femme Disle (34 ans), journalière, Anne Disle (13 ans) et François Disle (7 mois). L'âge d'Anne concorderait avec celui d'Antoinette Edmonde et il s'agirait donc de la même personne. Quant à François, son âge suggère à nouveau une naissance vers 1835.

On peut retrouver l'acte de naissance de ce dernier dans lequel il est indiqué que François Florentin, fils de François Disle (40 ans) et de Joséphine Perriot (29 ans), est né à Mussy le 25 octobre 1835. Ayant 61 ans en 1896, il s'agit donc très probablement de l'homme qui vivait à côté de chez Joséphine la même année, bien que le lien de parenté n'y ait pas été précisé.

On peut également mettre la main sur celui d'Antoinette Edmonde dans lequel il est indiqué que la fille de François Disle et Joséphine Perriot est née à Mussy le 29 août 1823.

Le mariage des parents de ces deux rejetons a eu lieu à Mussy le 7 octobre 1822 : François Disle, né sans déclaration à Mussy le 12 novembre 1795, a épousé Joséphine Perriot, née à Mussy le 30 Ventose an X (= 21 mars 1802), fille de défunt Nicolas Perriot et de vivante Geneviève Tubeuf.

Le bilan que l'on dresserait des documents collectés est une concordance globale de l'âge, de l'identité de Joséphine et de son lien de parenté avec les autres personnes. Seul l'acte de naissance de François Florentin la rajeunit de 5 ans par rapport à l'âge qu'elle est censée avoir, ce qui est manifestement une erreur.

Finalement, le seul acte de naissance qui peut correspondre est celui de Josephine Perriot, née à Mussy-sur-Seine le 30 Ventose an X (= 21 mars 1802), fille de Nicolas Perriot et Geneviève Tuboeuf. Cette date de naissance étant celle donnée sur l'acte de mariage et l'acte de décès de l'intéressée, et à la lumière des nombreux autres documents collectés, il n'y a pas lieu de douter qu'il se rapporte bien à cette dernière.

Joséphine Perriot s'est donc éteinte à l'âge de 100 ans et 351 jours.
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Marguerite Sophie JEOFFRIN (1802-1903), de Jaucourt (Aube)

Message par Barti le Ven 23 Fév 2018 - 18:46

L'acte de décès indique que Marguerite Sophie Jeoffrin, âgée de cent un ans, née à Jaucourt le 16 Germinal an X (= 6 avril 1802), veuve de Jean Louis Moniot décédé à Jaucourt le 2 avril 1875, fille de Pierre Joseph Jeoffrin et d'Augustine Franquelort, est décédée à Jaucourt le 18 novembre 1903.

D'après les recensements de Jaucourt postérieurs au décès de l'époux :

- En 1901, Sophie Joffrin (98 ans) vivait avec sa domestique Clémence Henry (73 ans)
- En 1886, Sophie Joffrin veuve Monniot (84 ans), rentière, vivait seule

Jean Louis Moniot, 76 ans, "époux de Marie Sophie Jeoffrin", fils des défunts Jean Edme Moniot et Marie Marguerite Hurpoil, ancien maire de Jaucourt, est bien décédé dans cette commune le 2 avril 1875 conformément à ce qui était indiqué sur l'acte de décès de sa femme 28 ans plus tard.

D'après les recensements de Jaucourt antérieurs au décès de Jean Louis :

- En 1866, Jean Louis Moniot (67 ans), propriétaire, vivait avec sa femme Sophie Joffrin (65 ans)
- En 1851, J(ean) Louis Moniot (52 ans), propriétaire-cultivateur, vivait avec Sophie Jeoffrin "f M" (49 ans) [les initiales "f M" signifient très probablement 'femme Moniot']
- En 1836, J(ea)n Louis Moniot (38 ans), propriétaire et maire [c'est donc à cette époque qu'il dirigeait la commune], vivait avec Marg(ueri)te Sophie Joffrin femme Moniot (35 ans) ainsi qu'avec Marg(ueri)te Hurpoil veuve Moniot (57 ans), "ayeul" [il s'agissait de la mère de Jean Louis comme on le constate par l'identité des parents donnée dans l'acte de décès et l'acte de mariage de ce dernier]

Ce fameux mariage fut célébré à Jaucourt le 26 juin 1820 et a uni Jean Louis Monniot, né à Jaucourt le 15 Brumaire an 7 (= 5 novembre 1798), fils de Jean Edme Monniot et de Marie Margueritte Hurpoil, à Marie Sophie Jeoffrin, née à Jaucourt le 16 Germinal an X (= 6 avril 1802), fille de Pierre Jeoffrin [il est nommé "Pierre Joseph" deux lignes plus bas, en accord avec l'acte de décès de sa fille] et d'Augustine Francquefort.

Les actes et recensements fournissent sans exception un âge cohérent et concordant avec une naissance le 6 avril 1802. La seule incohérence réside dans le premier prénom de notre présumée centenaire (Marie selon l'acte de mariage et l'acte de décès de l'époux ; Marguerite selon le recensement de 1836 et son propre acte de décès). A noter que le prénom d'usage était vraisemblablement Sophie si on se réfère aux recensements de 1851, 1866, 1886 et 1891 ne mentionnant que celui-ci.

Le seul acte de naissance pouvant correspondre, et corroborant toutes les informations sur l'âge données jusqu'ici, est celui de Marg(ueri)te Sophie Jeoffrin, fille de Pierre Joseph Jeoffrin et d'Augustine Franquefort, née à Jaucourt le 16 Germinal an X (= 6 avril 1802).

Notre centenaire s'appelait donc bien Marguerite Sophie Jeoffrin et est décédée à l'âge de 101 ans et 226 jours.
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Jacques Silvain THIBÉSART (1811-1911), de Bar-sur-Aube (Aube)

Message par Barti le Jeu 22 Fév 2018 - 19:23

L'acte de décès indique que Jacques Silvain Thibésart, âgé de cent ans, né à Bar-sur-Aube le 5 mars 1811, époux de Thérèse Hortense Verrier domiciliée avec lui, fils de Louis Joseph Thibésart et de Barbe Mélanie Lécuyer, est décédé à Bar-sur-Aube le 16 décembre 1911. Le décès a été déclaré par son fils Aymard Thibésart (71 ans) et son petit-fils Henri Doré (43 ans).

Thérèse Hortense Verrier, "veuve de Jacques Silvain Thibésart", s'est éteinte à Bar-sur-Aube 2 ans après lui le 6 janvier 1914 à l'âge déclaré de 93 ans. On retrouve à nouveau parmi les déclarants Aymard Thibésart (73 ans), le fils du couple.

On constate sur le recensement de 1876 à Bar-sur-Aube que Sylvain Jacques Thibésart (65 ans), propriétaire né à Bar-sur-Aube, y vivait avec sa femme Hortense Verrier (56 ans), native de la même commune, et leur domestique Julienne Libert (17 ans).

On retrouve également à Bar-sur-Aube l'acte de naissance d'un fils de Jacques Sylvain Thibésard (29 ans) et de Thérèse Hortense Verrier (20 ans), né le 20 juillet 1840 et prénommé Louis Aymard. L'âge et l'identité correspondent : il s'agit bien du fils qui a déclaré les décès de ses 2 parents.

Le 11 juin 1838 à Bar-sur-Aube, selon leur acte de mariage, Thérèse Hortense Verrier a épousé Jacques Silvain Thibesart, âgé de 27 ans, né à Bar-sur-Aube le 5 mars 1811, fils de vivant Louis Joseph Thibesart et de défunte Barbe Melanie Lecuyer.

Cette liste de documents (acte de mariage, acte de naissance du fils, recensement de 1876, acte de décès) corrobore donc intégralement l'identité de Jacques et sa date de naissance en 1811.

L'acte de naissance de Jacques Silvin Thibesart, né le 5 mars 1811 à Bar-sur-Aube, fils de Louis Joseph Thibesart et de Barbe Mélanie Lecuyer, déclaré le lendemain en mairie, finit de nous convaincre que nous sommes en présence d'un authentique centenaire.


Jacques Silvain Thibésart a donc vécu 100 ans et 286 jours.
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Marie Dorothée HUGOT (1811-1912), de Coursan (Aube)

Message par Barti le Jeu 22 Fév 2018 - 12:18

L'acte de décès indique que Marie Dorothée Hugot, âgée de cent deux ans, née à Coursan le 27 juillet 1811, fille de Louis Hugot et de Marie Dorothée Racle, veuve de Jean Jérome Fraillery, est décédée à Coursan le 26 décembre 1912.
Le premier déclarant est son petit-fils Georges Lambert (55 ans).

Les recensements de Coursan nous apprennent que :
- En 1911, Sophie Hugot (née à Coursan en 1811), vivait seule en ménage dans la même maison qu'Alphonse Lambert (né à Coursan en 1830) et la famille de ce dernier composée de sa femme Victorine Fraillery (née à Coursan en 1846), de son fils Georges Lambert (né à Coursan en 1857), de sa belle-fille Julie Mignon (née à Racines en 1867) et de ses deux petites-filles Camille Lambert (née à Racines en 1887) et Georgette Lambert (née à Coursan en 1893). On déduit de cet extrait de recensement que Georges Lambert est le petit-fils qui a déclaré son décès et que par conséquent, Victorine Fraillery est la fille de la centenaire et Alphonse Lambert son gendre.
- En 1906, la même famille Lambert vivait dans la même maison que Sophie Hugot (née à Coursan en 1811).
- En 1901, la même famille Lambert vivait dans la même maison que Marie Dorothée Hugot (90 ans).
- En 1896, la même famille Lambert vivait dans la même maison que Sophie Hugot (84 ans), rentière.

Le décès de Jean Jérôme Fraillery, 86 ans, "époux de Hugot Marie Dorothée" a eu lieu à Coursan le 10 juin 1893. Les déclarants sont son gendre Louis Clément Alphonse Lambert (62 ans) et son petit-fils Georges Richard Lambert (35 ans) : tout correspond.

En reprenant les recensements antérieurs au décès de M. Fraillery, on constate que :
- En 1886, Jean Jérôme Fraillery (79 ans) vivait avec sa femme Dorothée Hugot (75 ans) dans la même maison que la famille Lambert précédemment citée dans laquelle n'apparaissaient pas encore Camille et Georgette nées respectivement 2 et 7 ans plus tard.
- En 1866, Jean Jérome Fraillery (58 ans), cultivateur, vivait avec sa femme Marie Dorothée Hugot (54 ans).
- En 1846, Jean Gerôme Fraillery (38 ans), laboureur, vivait avec son épouse Marie Dorothée Hugot femme Fraillery (37 ans) et leurs enfants Victorine (10 ans) [très probablement la future Mme Lambert] et Arsène (2 ans).
- En 1836, Jean Gerôme Fraillery (27 ans), laboureur, vivait avec Dorothée Hugot femme Fraillery (24 ans) et leur fille Victorine Fraillery (4 mois).

Leur mariage a eu lieu à Coursan le 11 juin 1833. Jean Gérôme Fraillery a ce jour-là épousé Marie Dorothée Hugot, 21 ans, née à Coursan le 27 juillet 1811, fille de vivant Louis Hugot et de défunte Marie Dorothée Racle.

Le changement de prénom en fin de vie de notre présumée centenaire (on passe de Dorothée/Marie Dorothée à "Sophie") est la raison pour laquelle j'ai pris soin de rechercher autant d'extraits de recensements. Mais globalement, il n'y a aucune mauvaise surprise : tous les documents corroborent une naissance en 1811 sauf le recensement de 1846 qui vieillit l'épouse de 2 ans, ce qui est une anomalie positive. "Sophie" était donc vraisemblablement un surnom donné par sa descendance (car elle n'en était pas affublée avant 1896).

On peut donc conclure en toute objectivité que l'acte de naissance de Marie Dorothée Hugot, née à Coursan le 27 juillet 1811 du mariage de Louis Hugot et Marie Dorothée Racle, et déclarée le même jour, est bien celui de notre centenaire.

Marie Dorothée Hugot a donc vécu 101 ans et 152 jours.
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Marie Rozalie CAILLOT (1811-1913), d'Estissac (Aube)

Message par Barti le Mar 20 Fév 2018 - 23:17

Le Gaulois du 17 janvier 1913 rapporte le décès, à Estissac, de "Mme veuve Ponthus" à l'âge de 101 ans.



L'acte de décès indique que Marie Rozalie Caillot, "âgée de cent un ans, trois mois et seize jours", née à Vauchassis (Aube) le 30 septembre 1811, fille de Nicolas Caillot et de Marie Henry, veuve de Louis Pontus, est décédée à Estissac le 16 janvier 1913.

Les recensements d'Estissac nous apprennent que :
- En 1911, Rosalie veuve Ponthus, née en 1811 à Vauchassis, vivait seule en ménage
- En 1901, Rosalie Caillot (90 ans), sans profession, vivait seule en ménage
- En 1886, Rosalie Caillot (74 ans), née à Vauchassis, manouvrière, vivait seule en ménage

L'acte de décès de Louis Pierre Pontus, âgé de 59 ans, "actuellement époux de Marie Rosalie Caillot âgée de cinquante six ans" indique qu'il s'est éteint à Estissac le 3 octobre 1866.

Le mariage a été célébré à Vauchassis le 13 novembre 1849. Louis Pierre Pontus y avait épousé Marie Rosalie Caillot, âgée de 38 ans, née à Vauchassis le 30 septembre 1811, fille des défunts Nicolas Caillot et Marie Henry.

Avant le mariage, les recensements de Vauchassis nous apprennent que :
- En 1846, Rosalie Caillot (34 ans), couturière célibataire, vivait seule
- En 1836, Nicolas Caillot (72 ans) et Marie Elisabeth Henry femme Caillot (68 ans), les parents présumés de notre centenaire, vivaient avec Angélique Caillot (32 ans), Marie Caillot (29 ans), Antoine Caillot (27 ans), Rosalie Caillot (24 ans) et Aurélie Caillot (9 ans), cette dernière petite-fille du chef de ménage. Ici, le lien de parenté entre le chef et Angélique, Marie, Antoine et Rosalie n'est pas précisé, mais le nom de famille étant partagé par tous les membres du ménage, on peut tout logiquement supposer qu'il s'agit des enfants du couple. Dans ce cas, notre centenaire serait Rosalie Caillot, dite âgée de 24 ans.

Tous les documents collectés corroborent donc la date de naissance revendiquée au décès. L'acte de décès de Louis Pierre Pontus se paye même le luxe de vieillir l'épouse d'1 an.
Nul doute alors que l'acte de naissance de Marie Rozalie, fille de Nicolas Caillot et de Marie Henry, née à Vauchassis le 30 septembre 1811, est bien celui de notre centenaire.

Marie Rozalie Caillot a donc vécu 101 ans et 108 jours.
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Jean Baptiste JEANTELOT (1813-1914), de Landreville (Aube)

Message par Barti le Mar 20 Fév 2018 - 19:31

L'acte de décès indique que Jean Baptiste Jeantelot, né à Landreville le 25 novembre 1813, fils de Jean Baptiste Jeantelot et de Nicole Marie Depontaillier-Olivier, veuf en premières noces de Marie Catherine Célestine Depontaillier-Olivier et en secondes noces de Marie Pauline Olivier, est décédé à Landreville le 15 janvier 1914.
Le décès a été déclaré par son neveu Camille Jeantelot (68 ans).

Sur le recensement de Landreville en 1911, on retrouve Jean Baptiste Jeantelot, né en 1813 à Landreville, oncle du chef de ménage Camille Jeantelot (né en 1845 à Landreville) [incontestablement l'homme qui a déclaré son décès]. Jean Baptiste vivait avec lui ainsi qu'avec la femme et la fille de son neveu.

Marie Pauline Olivier, 80 ans, "épouse de Jeantelot Jean Baptiste", native de Bar-sur-Seine, a précédé de peu son mari dans la tombe puisque celle-ci s'est éteinte à la rue basse de Landreville le 14 novembre 1909.

En 1906 cependant, impossible de retrouver le couple à Landreville, que ce soit chez Camille Jeantelot, à la rue basse ou partout ailleurs dans la commune. Force est donc de constater qu'ils résidaient ailleurs à cette date et qu'ils sont (re ?)venus à Landreville entre 1906 et 1909.

C'est un extrait de l'Annuaire administratif et statistique du département de l'Aube, publié en 1892, qui nous permet de les retrouver. En effet, dans la liste du jury d'expropriation du canton de Mussy-sur-Seine figure un certain Jean-Baptiste Jeantelot, propriétaire à Neuville-sur-Seine, laquelle commune est justement voisine de Landreville.
Bien sûr, rien n'indique qu'il s'agit bien de notre futur présumé centenaire, d'autant plus qu'il est impossible de le retrouver à Neuville-sur-Seine en 1896, mais ce n'est pas le cas des deux recensements antérieurs à 1892. Ainsi :

- En 1886, J(ea)n Baptiste Jeantelot (73 ans), rentier, vivait avec sa femme Pauline Olivier (57 ans)
- En 1881, Jean Baptiste Jeantelot (68 ans), meunier, vivait avec sa femme Pauline Olivier (52 ans)

En 1876, c'est à Landreville que l'on retrouve notre couple : Jean Baptiste Jeantelot (63 ans), propriétaire, vivait avec son épouse Marie Pauline Ollivier femme Jeantelot (38 ans), née à Bar-sur-Seine. L'âge indiqué pour l'épouse, inférieur d'environ 10 ans à son âge théorique, est ici probablement une erreur.

C'est à Plaines (Aube) que fut célébré leur mariage le 8 juillet 1873. Jean Baptiste Jeantelot, âgé de 59 ans, né à Landreville le 25 novembre 1813, fils de Jean Baptiste François Jeantelot et de Nicole Marie Depontailler-Olivier, veuf en premières noces de Marie Catherine Célestine Depontailler-Olivier décédée à Landreville le 1er mai 1872, a ainsi épousé Marie Pauline Olivier, née à Bar-sur-Seine le 16 mars 1829. L'âge de cette dernière sur le recensement de 1876 était donc bien sous-estimé d'environ 10 ans. Pour l'époux, tout concorde.

Sur le recensement de Landreville en 1872, on voit que Jean B(aptist)e Jeantelot (59 ans), propriétaire veuf, vivait seul.
Comme précisé sur l'acte de son second mariage, sa première femme Marie Catherine Célestine Depontaillier-Olivier "épouse de Jeantelot Jean Baptiste" s'était éteinte peu avant à Landreville le 1er mai 1872.

Sur deux recensements antérieurs explorés au hasard, on s'aperçoit que le couple vivait à Landreville aux dates suivantes :
- En 1866, Jean B(aptis)te Jeantelot (52 ans), propriétaire, vivait avec son épouse Marie Cath(erin)e Célestine "Deponaillier" (?) femme Jeantelot (55 ans)
- En 1856, Jean Baptiste Jeantelot (43 ans), propriétaire, vivait avec son épouse M(ar)ie Cath(erin)e Célestine "Deponiaillier"
(?) (45 ans)

Leur mariage a été célébré à Landreville le 23 janvier 1838. Marie Catherine Célestine Depontaillier-Olivier a ce jour-là épousé Jean-Baptiste Jeantelot, "âgé de vingt quatre ans un mois vingt-sept jours", né à Landreville le 25 novembre 1813, fils de Jean Baptiste Jeantelot (maire de Landreville) et de Nicole Marie Depontaillier-Olivier.

Tous les documents, que ce soient recensements ou actes officiels, sont parfaitement concordants pour affirmer que Jean Baptiste Jeantelot était bien centenaire. Tout cela est confirmé par son acte de naissance dans lequel il est écrit que Jean Baptiste, fils de Jean Baptiste Jeantelot et de Nicole Marie Depontaillier-Ollivier, est né le 25 novembre 1813 à Landreville et a été déclaré en mairie le lendemain.

Par conséquent, Jean Baptiste Jeantelot a vécu 100 ans et 51 jours.
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Assunta MATTEUCCI veuve MUGNANI (1883-1993)

Message par Barti le Dim 18 Fév 2018 - 17:56

Maria Assunta Matteucci est née le 4 avril 1883 dans la ville italienne de Capannori en Toscane. Elle s'y est mariée le 11 novembre 1906 avec Antonio Mugnani d'un an son aîné. Sur son acte de mariage ne figure pas son premier prénom "Maria" qu'elle a sans doute précocement abandonné.
Assunta s'est éteinte à Marseille, boulevard des Platanes, le 28 mars 1993 à l'âge de 109 ans et 358 jours. Elle a donc manqué à une semaine près de devenir supercentenaire.

Ce cas qui apparaît sur les vieilles listes "109-year-olds close to 110" du GRG fut dévoilé à l'organisme par Jean-Marie Robine sans information complémentaire (on peut noter la présence d'un point d'interrogation accolé au pays de naissance "Italy", qui semble vouloir dire que ce lieu n'a pas été confirmé quoique fortement suspecté à la vue de son nom de famille).

GRG

Merci à Laurent pour la découverte de son lieu de décès et l'obtention de son acte de décès !

Mme Mugnani était vraisemblablement à sa mort la vice-doyenne des Bouches-du-Rhône derrière une certaine Jeanne Calment.
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Sophie alias Marie VALLIER veuve CHANÉAC (1838?/c.1848 - 1942) de Sainte-Eulalie (Ardèche)

Message par Cyril le Sam 17 Fév 2018 - 22:44

Attention : ce compte-rendu est long... très long... voire très très long... Ne vous lancez pas dedans si vous n'avez pas un peu de temps libre devant vous ^^

D'après son acte de décès, Marie Valier [patronyme orthographié "Vallier" dans la table des successions et des absences], née à Saint-Martial le 19/12/1838, fille de Louis Valier et Marie Bonnefoi, veuve de Jean-Louis Philippe Chanéac, est décédée le 05/08/1942 à Bernardon, dans la commune de Sainte-Eulalie. Le déclarant était son fils Louis Chanéac (69 ans), domicilié au même lieu.

A première vue, ce cas semble authentique :

I. L'acte de naissance correspondant existe. Marie, fille de Louis Valier (32 ans) et Marie Bonnefoi (29 ans), est née le 19/12/1838 au mas de Liberté, dans la commune de Saint-Martial.

II. L'acte de mariage concorde. Le 02/05/1871 à Saint-Martial, se sont unis :
- Jean Louis Philippe Chaneac, né le 02/05/1841 à Saint-Andéol-de-Fourchades, fils de vivant Régis Chaneac et de feue Victoire Moulin, le père et le fils étant domiciliés à Saint-Andéol-de-Fourchades, comme la mère de son vivant
- Marie Vallier, née le 19/12/1838 à Saint-Martial, fille de vivants Louis Vallier et Marie Bonnefoi, tous trois étant domiciliés à Saint-Martial

III. Les publications des bans à Saint-Martial confirment toutes les informations de l'acte de mariage, y compris les âges des époux (30 ans pour Jean Louis Philippe Chanéac et 33 ans pour Marie Vallier), tout en précisant que les fiancés étaient célibataires. Bizarrement, bien que l'acte de mariage affirme "pareilles publications faites à St Andeol de Fourchades les seize et vingt trois du mois d'avril", lesdites publications sont absentes du registre concerné, qui n'est pourtant pas lacunaire.

IV. Deux actes de naissance témoignent de la venue au monde d'enfants du couple Chanéac-Vallier, les âges des parents étant conformes à ce qui était attendu :
1) Marie Judith Sophie, fille de Jean Louis Philippe Chanéac (31 ans) et Marie Vallier (34 ans), est née le 06/05/1872 à Liberté, dans la commune de Saint-Martial.
2) Louis Rémy, fils de Jean Louis Philippe Chanéac (49 ans) et Marie Vallier (52 ans), est né le 20/06/1890 au Founzalas, dans la commune de Saint-Martial.
Même si l'intervalle de 18 ans sans enfant est long et que l'âge de la mère au dernier accouchement est élevé (51 ans et demi si l'on se fie à sa date de naissance), ça passe encore.

V. Les tables des successions et des absences indiquent que Jean Louis Philippe Chaneac, époux de Marie Vallier, est décédé à Saint-Martial le 06/08/1926, à l'âge déclaré de 85 ans.

Mais c'est formidable tout ça ! Et hop, une nouvelle doyenne ardéchoise ?

Que nenni. Car il y a des choses qui clochent :

Dans le recensement de 1911 à Saint-Martial, le seul ménage qui puisse correspondre à notre couple Chanéac-Vallier vivait au Founzalas, occupant même la seule maison du lieu-dit, où Louis Rémy Chanéac avait vu le jour en 1890. Ce ménage était composé de Philippe Chanéac (né en 1841 à Saint-Andéol), sa femme Sophie Vallier (née en 1848 à Saint-Martial) et les enfants du chef de ménage, Marie et Rémy (nés en 1888 et 1890 à Saint-Martial). On ne sait pas si ce sont les enfants de Sophie Vallier, car la rédaction du recensement a été faite en respectant scrupuleusement les consignes officielles, à savoir indiquer le lien de chaque personne avec le chef de ménage. Quoiqu'il en soit, le chef de ménage ne peut être que Jean Louis Philippe Chanéac, dont l'acte de naissance confirme qu'il est né le 02/05/1841 à Saint-Andéol-de-Fourchades, des parents que nous lui connaissons déjà. Les registres de Saint-Andéol-de-Fourchades ne contiennent aucun homonyme approximatif, donc à moins d'imaginer un jumeau non déclaré prénommé Philippe, c'est bien notre homme. D'ailleurs, son fils Rémy Chanéac cité dans ce recensement n'avait pas d'homonyme non plus : il s'agit obligatoirement du fils de Jean Louis Philippe Chanéac et Marie Vallier, né le 20/06/1890. Dans ce cas, qui était sa sœur Marie Chanéac ? Les registres de Saint-Martial sont formels : il ne peut s'agir que de Marie Delphine, fille de Philippe Chanéac (49 ans) et Sophie Vallier (36 ans), née le 07/02/1888 au Founzalas. Mais si Marie Judith Sophie, Marie Delphine et Louis Rémy avaient effectivement le même père, ce dont je ne doute pas, comment expliquer que :
1) Marie Judith Sophie soit née de son légitime mariage avec Marie Vallier (34 ans) en 1872 ;
2) Marie Delphine soit née de son légitime mariage avec Sophie Vallier (36 ans) en 1888 ;
3) Louis Rémy soit né de son légitime mariage avec Marie Vallier (52 ans) en 1890 ;
4) Son épouse légitime en 1911 soit Sophie Vallier (née en 1848) en 1911 ?
Cette alternance serait impossible sans, au minimum, un divorce, un remariage, un second divorce très rapidement enchaîné avec un second remariage, plus encore un autre divorce ou veuvage, et un troisième remariage. C'est aberrant !

Une recherche de documents relatifs aux membres de la famille (ou à d'éventuels homonymes), menée dans les recensements, les actes de naissance, de publications de mariage, de mariage et de décès, à Saint-Martial et dans une douzaine de communes aux alentours, me conduit à conclure que les personnes localisées dans le recensement de 1911 étaient bel et bien notre présumée centenaire, son unique mari et une partie de leurs enfants. Bien qu'une absence de preuve ne soit pas une preuve d'absence, ici, il ne reste guère d'espoir que Marie Vallier ait eu 104 ans...

Cette fastidieuse étape m'a aussi permis de compléter la liste des enfants du couple Chanéac-Vallier :
1) Marie Judith Sophie, fille de Jean Louis Philippe Chanéac (31 ans) et Marie Vallier (34 ans), née le 06/05/1872 à Liberté, dans la commune de Saint-Martial
2) Louis Régis, fils de Philippe Chanéac (32 ans) et Sophie Vallier (26 ans), né le 16/09/1873 au Sucheyre, dans la commune de Saint-Andéol-de-Fourchades
3) Marie Séraphie Léonie, fille de Philippe Chanéac (34 ans) et Sophie Vallier (30 ans), née le 11/03/1875 et décédée le 25/07/1875 à Sucheyres, dans la commune de Saint-Andéol-de-Fourchades
4) Augustin, fils de Philippe Chanéac (34 ans) et Sophie Vallier (27 ans), né le 28/05/1876 à Sucheyres, dans la commune de Saint-Andéol-de-Fourchades
5) Jean François Régis, fils de Philippe Chanéac (37 ans) et Sophie Vallier (30 ans), né le 22/12/1878 à Sucheyres, dans la commune de Saint-Andéol-de-Fourchades
6) Joseph Léon, fils de Philippe Chanéac (43 ans) et Sophie Vallier (36 ans), né le 12/05/1884 et décédé le 15/12/1885 à Moulin de Ville, dans la commune de Saint-Andéol-de-Fourchades [sa mère étant prénommée "Marie Sophie" dans son acte de décès]
7) Philippe Rémy, fils de Philippe Chanéac (46 ans) et Sophie Vallier (39 ans), né le 30/11/1886 et décédé le 25/01/1887 au Founzalas, dans la commune de Saint-Martial
Cool Marie Delphine, fille de Philippe Chanéac (49 ans) et Sophie Vallier (36 ans), née le 07/02/1888 au Founzalas, dans la commune de Saint-Martial
9) Louis Rémy, fils de Jean Louis Philippe Chanéac (49 ans) et Marie Vallier (52 ans), né le 20/06/1890 au Founzalas, dans la commune de Saint-Martial

On constate que la famille a déménagé de Saint-Martial (commune de naissance de la fille aînée) vers Saint-Andéol-de-Fourchades (commune natale du père) en 1872-1873, avant de revenir à Saint-Martial en 1886. Grâce à ces déménagements, nous disposons d'un recensement supplémentaire, car contrairement à celles de Saint-Martial, les archives municipales de Saint-Andéol-de-Fourchades ont conservé leurs recensements antérieurs à 1911. Ainsi, dans le recensement de 1881, on retrouve nos fameux Chanéac, qui sont effectivement absents des recensements précédent et suivant : Philippe Chanéac (40 ans) et sa femme Sophie Vallier (33 ans) vivaient alors à Sucheyres, avec les enfants "du chef" [toujours ce respect scrupuleux des consignes de rédaction] Judith (9 ans), Philippe (8 ans), Augustin (5 ans) et Régis (3 ans). La composition familiale est conforme à celle attendue et les âges des enfants sont corrects. Seul le prénom du fils aîné ne correspond pas, mais l'erreur qui lui a fait hériter du prénom usuel de son père n'est pas particulièrement déroutante.

Notons en passant que ledit fils aîné est obligatoirement celui qui a déclaré le décès de sa mère en 1942. En effet, Louis Régis Chanéac était à 1 mois seulement de son 69ème anniversaire à l'époque. La mention marginale de décès sur son acte de naissance prouve qu'il a bien survécu à sa mère, puisqu'il a rendu l'âme le 07/02/1965 à Alba[-la-Romaine].

Quant à l'acte de décès de Marie Judith Sophie, bien qu'il commette l'erreur de la prétendre née à Saint-Andéol-de-Fourchades [ce qui est compréhensible dans la mesure où sa naissance a dû précéder de peu le déménagement], il lui donne pour parents Philippe Chanéac et Sophie Vallier, en contradiction avec son acte de naissance qui mettait en scène Jean Louis Philippe Chanéac et Marie Vallier [apportant une nouvelle preuve de la duplicité, en termes de prénoms, de notre présumée centenaire et de son mari]. Célibataire et âgée de 24 ans à son trépas le 31/01/1896 [un anniversaire qu'elle aurait effectivement pu fêter 3 mois plus tard], Marie Judith Sophie Chanéac s'est éteinte au Founzalas [où ses parents s'étaient installés en 1886 et vivaient toujours en 1911], dans la commune de Saint-Martial.

Mais la complexité de ce cas est surtout liée au fait que, systématiquement, la dame Vallier se prénommait Marie et adoptait un âge concordant avec une naissance en 1838 quand le sieur Chanéac se prénommait Jean Louis Philippe, alors qu'elle se prénommait Sophie et rajeunissait d'une dizaine d'années quand lui se prénommait Philippe. Sur 19 documents, la seule (et minime) entorse à cette règle apparaît dans l'acte de décès de Joseph Léon Chanéac, où ses parents sont désignés sous les prénoms de Philippe et Marie Sophie, sans indication d'âges. Cette homogénéité est extrêmement troublante puisque, au vu des preuves manifestes que ces deux couples (apparents) n'en formaient sans conteste qu'un seul (réel), elle donne l'impression d'une arnaque volontaire. Néanmoins, l'alternance des identités au cours du temps me laisse perplexe quant au possible intérêt d'une telle arnaque. En fin de vie, obtenir le prestige dont jouissaient les centenaires, d'accord. A la naissance du dernier enfant, "faire le buzz" dans les chaumières en accouchant à 52 ans, à la rigueur... Sauf qu'après avoir accouché au même endroit, 2 ans auparavant, à l'âge de 36 ans, c'était plus que douteux ! J'ai beau me creuser la cervelle, même en imaginant des maris jumeaux ou un homme bigame, il est inconcevable que ma conclusion d'un couple unique soit fausse : il aurait fallu que le couple Jean Louis Philippe + Marie abandonne successivement (à 9 ans d'écart minimum) ses enfants Judith et Rémy au couple Philippe + Sophie, disparaisse du paysage entre le premier abandon et la seconde naissance puis après le second abandon, et que ni le mariage (publication des bans comprise) ni les décès de Jean Louis Philippe et Marie ne soient enregistrés par un officier de l'état-civil à proximité de Saint-Martial, sans compter la coïncidence qui veut que les 7 enfants du couple Philippe + Sophie aient tous vu le jour après Judith mais avant Rémy !

Ce que je peux affirmer, c'est que les âges déclarés tout au long de la vie du mari, quels que soient les prénoms dont il s'affublait sur le moment, sont remarquablement cohérents, comme le montre le tableau ci-dessous :


Il n'y a qu'un seul document où l'âge du sieur Chanéac s'éloigne un tant soit peu de ce que dicte sa date de naissance. En effet, dans l'acte de naissance de sa fille Marie Delphine, il a déclaré avoir 49 ans (âge en rouge dans le tableau) alors qu'il était censé être âgé de 46 ans et 9 mois. Une unique erreur sur 16 documents, c'est plutôt un beau score pour le lieu et l'époque. En ce qui me concerne, il n'y a aucun doute : Jean Louis Philippe Chanéac et Philippe Chanéac étaient bel et bien le même homme.

Pour l'épouse, l'interprétation du tableau est beaucoup moins évidente :


Le graphique correspondant est plus facile à appréhender, car on peut y distinguer deux séries de points. En bas, ceux attribués à "Marie" (actes de mariage et de décès en rouge, publications de mariage et actes de naissance des enfants en bleu) qui sont compatibles avec une venue au monde en 1838, et en haut, ceux de son alter ego "Sophie" (en vert) qui ne le sont pas du tout :


Mathématiquement, si l'on exclut les documents qui semblent résulter d'une usurpation d'identité, la moyenne des années de naissance calculées de l'épouse de Philippe Chanéac est 1848, en accord avec le recensement de 1911. Malheureusement, dans les environs de Saint-Martial, aucun acte de naissance ne correspond. L'authentique Marie Vallier, née le 19/12/1838, aurait-elle quand même pu avoir une sœur née vers 1848 ?

Un examen minutieux des registres d'état-civil des communes alentour révèle que les parents de Marie Vallier, qui se sont installés à Liberté dans la commune de Saint-Martial après leur mariage, n'ont vraisemblablement plus jamais déménagé. Leur mariage, célébré le 07/02/1832 à Sagnes-et-Goudoulet, a ainsi scellé l'union de Jean Louis Vailher (25 ans) et Marie Rose Bonnefoi (24 ans).

Mes investigations démontrent que ce couple a engendré, au minimum, les enfants suivants :
1) Marie Rose, fille de Louis Valier (28 ans) et Marie [réécrit par-dessus "Rose"] Bonnefoi (27 ans), née le 13/02/1833 au mas de Liberté à Saint-Martial
2) Regis, fils de Louis Valier (29 ans) et Marie Bonnefoi (29 ans), né le 01/01/1836 au mas de Liberté à Saint-Martial
3) Jean Louis, fils de Louis Valier (30 ans) et Marie Bonnefoi (23 ans), né le 02/01/1837 au mas de Liberté à Saint-Martial
4) Marie, fille de Louis Valier (32 ans) et Marie Bonnefoi (29 ans), née le 19/12/1838 au mas de Liberté à Saint-Martial
5) Louis Jacques Philippe, fils de Louis Vallier (39 ans) et Marie Bonnefoi (38 ans), né le 14/12/1845 au mas de Liberté à Saint-Martial
6) Louis Philippe, fils de Louis Vallier (47 ans) et Marie Bonnefoi, né vers novembre 1852, décédé le 23/07/1853 à l'âge de 8 mois à Liberté, dans la commune de Saint-Martial

(Jean) Louis Vailler et Marie (Rose) Bonnefoi, qui sont respectivement décédés les 21/02/1878 et 08/04/1889 à Liberté dans la commune de Saint-Martial, ont donc déclaré la naissance de quatre de leurs enfants dans les 7 ans qui ont suivi leur mariage, puis du cinquième 7 ans plus tard, mais ont passé sous silence la venue au monde du sixième encore 7 ans après... La longueur de ces deux intervalles sans enfant, plus le fait que le benjamin de la fratrie n'a pas été déclaré en mairie, rendent plausible l'existence d'autres enfants non déclarés. Sophie Vallier, qui serait née vers 1848, pourrait fort bien en faire partie. Une fois adulte, elle aurait pu usurper l'identité de sa sœur Marie afin de se marier sans faire établir un acte de notoriété, à l'instar d'Anne Mounier en 1849 et de Fanny Flassayer en 1876. Comme pour cette dernière, il reste à mettre la main sur l'acte de baptême qui appuiera mes conclusions, mais contrairement aux registres paroissiaux de Saint-Julien-Boutières, ceux de Saint-Martial sont bien conservés aux archives départementales de l'Ardèche.

Cependant, l'histoire ne s'arrête pas là. Il existerait apparemment un couple homonyme des parents de notre présumée fausse centenaire, qui aurait vécu dans le même lieu-dit, mais dans la commune -et l'arrondissement- voisins. Les 3 enfants suivants pourraient être les leurs :
1) Jacque Antoine, fils de Louis Vailler (36 ans) et Marie Bonnefoi (30 ans), né le 19/01/1837 à Liberté, dans la commune de Saint-Martial (acte dressé en mairie de Sagnes-et-Goudoulet), décédé le 30/03/1837 à l'âge de 2 mois (en tant que fils de Louis Vaillier, 36 ans, et Marie Bonnefoi) au mas de Liberté, dans la commune de Saint-Martial (acte dressé en mairie de Saint-Martial)
2) Marie, fille de Louis Vailler (36 ans) et Marie Bonnefoi (30 ans), née le 26/05/1838 à Liberté, dans la commune de Sagnes-et-Goudoulet (acte dressé en mairie de Sagnes-et-Goudoulet)
3) Jean Louis, fils de Jean Louis Vailler et Marie Bonnefoi, né vers avril 1843, décédé le 03/07/1843 à l'âge de 3 mois au mas de Liberté, dans la commune de Saint-Martial (acte dressé en mairie de Sagnes-et-Goudoulet)

L'existence de ce couple homonyme est particulièrement sujette à caution. Les principaux éléments qui me conduisent à l'envisager quand même sont les écarts d'âges entre les naissances de Jean Louis Valier (02/01/1837) et Jacque Antoine Vailler (19/01/1837) d'une part, Marie Vailler (26/05/1838) et Marie Valier (19/12/1838) d'autre part, qui ne permettent pas leur conception par la même mère. Je n'ai attribué Jean Louis à ce couple que parce que son décès a été déclaré en mairie de Sagnes-et-Goudoulet, avec un patronyme orthographié "Vailler" que partageaient son frère et sa sœur. Néanmoins, ni cette variante orthographique, ni le fait que les deux pères semblaient avoir environ 4 ans d'écart, ne sont des arguments recevables quand on connaît un peu l'état-civil ardéchois de l'époque...

A vrai dire, je suis de plus en plus persuadé, quoique cette problématique n'ait finalement pas d'influence sur celle de la longévité de Sophie Vallier, que tous ces enfants ne formaient qu'une seule et même fratrie. Comment serait-ce possible ? Je me lance dans un exercice périlleux en dévoilant ci-dessous mes théories un peu tirées par les cheveux :
- Les 17 jours d'écart entre les naissances de Jean Louis et Jacque Antoine pourraient difficilement s'expliquer par la naissance décalée de jumeaux, qui n'existe de nos jours que grâce aux progrès de la médecine. En revanche, rien n'interdit d'imaginer, soit une déclaration légèrement décalée des naissances desdits jumeaux (par exemple parce que l'un des deux n'avait pas l'air viable mais a survécu contre toute attente), soit qu'il se soit agi d'un seul et même enfant. Cette seconde hypothèse, qui a ma préférence, a l'avantage d'expliquer à la fois pourquoi la seconde déclaration a été faite dans une autre mairie, et l'absence apparente d'existence légale de Jean Louis après sa naissance, alors que j'ai réussi à retracer intégralement la vie des 9 autres enfants.
- Les 207 jours d'écart entre les naissances de Marie Vallier et Marie Vailler pourraient tout aussi difficilement s'expliquer médicalement, car même un retour de couches instantané et une fécondation immédiate auraient fait de la cadette une "grande prématurée" selon les critères actuels (27 à 31 semaines d'aménorrhée), dont la survie aurait été pratiquement impossible à l'époque. Les deux Marie ayant finalement eu de longues vies bien distinctes, il me faut hasarder des hypothèses plutôt farfelues pour concilier leurs deux existences en tant que sœurs. La déclaration de naissance de la seconde ne pouvant pas avoir été anticipée, on pourrait imaginer que celle de la première ait été retardée de quelques mois. Ou bien, il pourrait s'agit de jumelles dont la seconde n'a été déclarée, dans une autre mairie peut-être moins regardante, que très tardivement. Ou encore, la seconde Marie est peut-être réellement décédée en bas âge, mais sa date de naissance aurait pu être usurpée ultérieurement par une sœur non déclarée née entre Marie Rose et Régis, vers 1834-1835... J'admets que tout cela est peu vraisemblable, mais en l'absence de trace légale du couple homonyme avant 1837 (naissance de Jacque Antoine Vailler) et après 1866 (mariage de Marie Vailler), l'écart d'âges entre les deux Marie est le seul élément qui fait obstacle à ce que nous les considérions comme des sœurs.

Selon une démarche inverse, parmi les 138 documents que j'ai recueillis sur cette famille, 3 mettent en lumière des liens de parenté intéressants :
1-2) Le 15/04/1875, lorsque Casimir Noharet a déclaré la naissance d'Anaïs Phanie, née de son légitime mariage avec Marie Vallier (celle qui était officiellement née le 19/12/1838), son premier témoin était le "beau-frère du comparant" Louis Jacques Philippe Vallier, 29 ans, demeurant à Liberté dans la commune de Saint-Martial. Ce dernier ne pouvait être que le Louis Jacques Philippe Vallier que nous connaissons déjà, né le 14/12/1845, lequel vivait effectivement à Liberté à l'époque. Puis, le 29/05/1877, le premier comparant au décès de Sophie, fille de Jacques Philippe Vallier et Sophie Exbrayat, était un "oncle de la défunte" Casimir Noharet, 42 ans, demeurant à Chareyre dans la commune de Saint-Martial. Tous les éléments de la vie des deux hommes coïncident. Il s'agit des mêmes que précédemment, ce qui me conduit à affirmer que Louis Jacques Philippe Vallier était le frère de la plus jeune des deux Marie.
3) Le 29/03/1877, lorsque Joseph Arnaud a déclaré la naissance de Michel Hyppolitte, né de son légitime mariage avec Marie Vailler (celle qui était officiellement née le 26/05/1838), son premier témoin était un "oncle de l'enfant" Louis Vaillier, 31 ans, demeurant à Liberté. Là encore, l'identification est facile, puisqu'il s'agit une fois de plus de Louis Jacques Philippe Vallier, qui était donc également le frère de la plus âgée des deux Marie.

Alors, si Louis Jacques Philippe Vallier était simultanément le frère des deux Marie, celles-ci étaient nécessairement sœurs entre elles. Logique, non ? Nous nous retrouvons donc avec une grande fratrie, au sein de laquelle se trouvaient 4 filles, qui ont toutes atteint l'âge adulte. J'ai déjà présenté mes résultats sur Sophie Vallier. Voilà maintenant ce que j'ai découvert sur ses 3 sœurs...

Marie Rose, l'aînée, née le 13/02/1833 à Saint-Martial, s'est mariée le 25/01/1864 à Saint-Martial, avec Michel Félix Arnaud. Le couple s'est installé à Saint-Andéol-de-Fourchades et a donné naissance à 5 enfants (entre 1865 et 1876), dont 4 ont atteint l'âge adulte. Marie Rose est devenue veuve le 23/09/1896, une décennie avant de s'éteindre à son tour, le 04/05/1907 à Saint-Andéol-de-Fourchades.

Comme le montre le tableau récapitulatif ci-dessous, Marie Rose se faisait généralement appeler "Rose" :


Quant à l'âge qu'elle déclarait avoir dans les documents officiels, il suffit de jeter un coup d'œil au graphique suivant pour se convaincre qu'il était le plus souvent cohérent avec sa date de naissance (matérialisée par un losange noir) :


Il me semble intéressant de remarquer que, après la mort prématurée de leur premier fils (Louis Régis Arnaud, né le 09/10/1866 et décédé le 21/07/1867 à Saint-Andéol-de-Fourchades), le couple Arnaud-Vallier n'a pas pris la peine de déclarer la naissance de Régis, vers 1868. En conséquence de quoi, le 22/01/1896 à Saint-Martial, ledit Régis a épousé Marie Louise Victorine Lafont sous l'identité et avec la date de naissance -écrite en toutes lettres- de son défunt frère. Ceci est la preuve indiscutable que des usurpations d'identité au sein d'une fratrie pouvaient encore se produire en Ardèche il y a 120 ans.

Passons maintenant à Marie, née le 19/12/1838 Saint-Martial. Elle s'est mariée le 11/02/1861 à Saint-Martial, avec Jacques Casimir Noharet. Le couple s'est établi à Saint-Martial et a donné naissance à 11 enfants (entre 1862 et 1879), dont 7 ou 8 ont atteint l'âge adulte. Après le décès de son mari le 18/02/1900, Marie a déménagé à Sagnes-et-Goudoulet, puis n'a pas tardé à passer de vie à trépas, le 19/01/1903 à Burzet.

Dans le tableau récapitulatif ci-dessous, on constate que cette Marie préférait visiblement se faire appeler "Marie Rose" :


D'ailleurs, il est facile de remarquer dans le graphique suivant que, bien qu'elle n'ait pas explicitement usurpé la date de naissance de sa sœur aînée le jour de son mariage, elle ne s'est pas gênée pour lui voler son âge à plusieurs reprises. Ainsi, lorsqu'elle usait de son propre prénom, elle déclarait habituellement des âges (en bleu) compatibles avec sa véritable date de naissance (matérialisée par un losange noir), mais quand elle s'appropriait le prénom de sa sœur, elle utilisait systématiquement l'âge qui allait avec (en rose) :


Il est particulièrement déroutant de constater que ce mode de fonctionnement, pour le moins insolite, est quasiment le même que celui qui a été mis en évidence avec sa sœur Sophie, à la différence près que l'époux de Marie, lui, ne changeait jamais de prénom. Ceci garantit à 100% que nous avons bien affaire à la même femme de 1861 à 1900, à moins d'imaginer que Casimir Noharet était bigame !

Finissons cet exposé avec Marie, née le 26/05/1838 à Sagnes-et-Goudoulet. Celle-ci s'est mariée le 07/02/1866 à Sagnes-et-Goudoulet, avec Joseph Arnaud (qui n'était pas le frère de Michel Félix Arnaud, l'époux de Marie Rose Vallier). Le couple s'est installé à Sagnes-et-Goudoulet et a donné naissance à 7 enfants (entre 1867 et 1880), dont 5 ou 6 ont atteint l'âge adulte, avant de déménager à Saint-Martial et d'y avoir un dernier enfant (en 1883), mort en bas âge. Marie est devenue veuve le 23/09/1922, puis a rendu l'âme à son tour, le 19/01/1930 à Saint-Martial.

Le tableau récapitulatif ci-dessous révèle que le surnom de prédilection de cette Marie était "Marie Anne" :


Le graphique suivant, dans lequel les actes de naissance et de mariage de Marie Anne sont matérialisés par des losanges noir et rouge montre que, si elle n'était pas très au point sur son âge (elle a même réussi à se tromper de 20 jours lorsqu'elle s'est mariée), l'ensemble reste à peu près cohérent :


Mathématiquement, sa date moyenne de naissance calculée sur la base de ses déclarations tourne autour de juillet 1839, avec un écart-type de plus ou moins 17 mois. Cela signifie que, si nous ignorions la date de naissance légale de Marie Anne, les statistiques la situeraient avec une forte probabilité entre février 1838 et décembre 1840. Or, le 26/05/1838 appartient bien à cet intervalle.

Par conséquent, sœurs ou non, je conclus que l'état-civil des 4 femmes étudiées peut être résumé ainsi :
- Marie Rose dite Rose Vallier, née le 13/02/1833 à Saint-Martial, épouse de Michel Félix Arnaud, est décédée le 04/05/1907 à Saint-Andéol-de-Fourchades, à l'âge de 74 ans.
- Marie dite Marie Anne Vallier, légalement née le 26/05/1838 à Sagnes-et-Goudoulet, épouse de Joseph Arnaud, est décédée le 19/01/1930 à Saint-Martial, à l'âge officiel de 91 ans.
- Marie dite Marie Rose Vallier, légalement née le 19/12/1838 à Saint-Martial, épouse de Jacques Casimir Noharet, est décédée le 19/01/1903 à Burzet, à l'âge officiel de 64 ans.
- Sophie Vallier, née vers 1848 certainement à Saint-Martial, épouse de Jean Louis Philippe Chanéac, est décédée le 06/08/1942 à Sainte-Eulalie, à l'âge de 94 ans environ. Telle est ma conclusion sur ce cas. Elle méritait bien un peu de couleur pour qu'on la voie !

J'espère être en mesure d'apporter un point final à ces investigations en mettant la main sur l'acte de baptême de Sophie (ou Marie Sophie) Vallier...


EDIT Arno : C'est un travail très impressionnant !
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Rose CHATRON veuve JOLIVET (1780-1881) de Vion (Ardèche)

Message par Cyril le Ven 16 Fév 2018 - 18:54

D'après son acte de décès, Rose Chatron, 101 ans, née à Saint-Victor, fille de feus Pierre Chatron et Jeanne Marchand, veuve de Joseph Jolivet, est décédée le 10/03/1881 à Vion. Le premier comparant était son gendre Jacques Darnaud (65 ans) de Vion.

Elle était veuve depuis plus d'une trentaine d'années, puisque l'acte de décès de Joseph Jolivet, époux de Rose Chatron, fils de feus Pierre Jolivet et Marie Lesson (domiciliés de leur vivant à Saint-Victor), témoigne de son trépas le 11/12/1847 à Vion. Il était âgé de 73 ans, selon la déclaration de son même gendre Jacque Darnaud (30 ans) de Vion.

Ledit gendre avait convolé tout récemment. En effet, c'est le 01/10/1847 à Vion que Jacques Darnaud (30 ans) avait épousé Angelique Jolivet, âgée de 28 ans d'après son acte de naissance dressé à Vion le 18/06/1819, fille de vivants Joseph Jolivet et Rose Chatron, tous trois étant domiciliés à Vion.

Le couple Jolivet-Chatron a donné naissance à 11 enfants :
1) Margeurite, fille de Joseph Jolivet et Rose Chatron, née le 2 nivôse IX (23/12/1800) à Vion
2) Pierre, fils de Josept Joulivet et Roze Chatron, né le 13 prairial XI (02/06/1803) à Vion
3) Maire Roze, fille de Joseph Jolivet et Roze Chatron, née le 11 floréal XIII (01/05/1805) à Vion
4) Joseph Andre, fils de Joseph Jollivet (31 ans) et Roze Chatron, né le 03/03/1807 à Vion
5) Jean Mathieux, fils de Joseph Jollivet (32 ans) et Rosze Chatron, né le 09/11/1808 à Vion
6) Marie Victoire, fille de Joseph Jollivet (33 ans) et Roze Chatron, née le 15/12/1810 à Vion
7) Marie Theraisse, fille de Joseph Jolivet (37 ans) et Rosse Chatron, née le 28/11/1812 à Vion
8) Rainne Marguerite, fille de Joseph Jolivet (38 ans) et Rose Chatron, née le 06/02/1815 à Vion
9) Marie Margeurite, fille de Joseph Jolivet (40 ans) et Rose Chatron, née le 19/11/1816 à Vion
10) Angelique, fille de Joseph Jolivet (42 ans) et Rose Chatron, née le 17/06/1819 à Vion [la future Mme Darnaud]
11) Reine Marguerite, fille de Joseph Jolivet (46 ans) et Rose Chartron, née le 23/08/1822 à Vion

Malheureusement, l'âge de la mère n'est pas indiqué sur ces documents et nous devons nous en remettre à l'acte de mariage pour en apprendre plus. L'union en question a été célébrée le 12 germinal V (01/04/1797) à Saint-Victor, entre :
- Joseph Jolivet, majeur, fils de vivants François Jolivet et Marie Leybari, tous trois étant domiciliés à Saint-Victor
- Rose Chatron, âgée d'environ 16 ans, assistée de son oncle Jean Pierre Chatron du lieu de la Seauve à Saint-Victor

Les identités des parents de l'époux ne correspondent pas à celles rapportées dans l'acte de décès de Joseph Jolivet un demi-siècle plus tard, mais cela était chose courante et ne signifie pas grand-chose. Quant aux identités des parents de Rose Chatron, elles ne sont même pas citées... Mais si elle avait bien 16 ans au moment de son mariage, elle aurait donné naissance à ses onze enfants entre 19 ans et 41 ans environ et aurait vécu approximativement 100 ans, ce qui serait parfaitement cohérent.

Notons cependant que la veille du mariage de Rose Chatron, dans la même mairie, une certaine Marie Chatron, fille de feus Pierre Chatron et Jeanne Marchand, a également convolé en justes noces. Il s'agirait de sa sœur aînée, puisqu'elle est dite majeure et n'a donc pas eu besoin de l'assistance de son oncle pour contracter mariage. Je détiens un acte de baptême qui a toutes les chances d'être le sien et qui atteste de sa naissance le 31/10/1766 à Saint-Victor, soit un peu moins de 3 ans après le mariage de ses parents (le 17/01/1764 à Saint-Victor).

Dans les registres de Saint-Victor, un seul acte de baptême peut correspondre à notre présumée centenaire : Marie Rose, fille de Pierre Chatron et Jeanne Marchand, est née dans la paroisse le 30/09/1780. Sa filiation est conforme à ce qui était attendu. De plus, elle aurait bien eu 16 ans à son mariage et serait décédée dans sa 101ème année.

Je conclus de ce qui précède que Marie Rose Chatron est actuellement la centenaire ardéchoise la plus ancienne connue et que sa longévité s'élève à 100 ans et 161 jours.
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Françoise Magdeleine DUPELOUX veuve GIROD (1783-1885) de Lyon (Rhône)

Message par Cyril le Jeu 15 Fév 2018 - 20:04

D'après son acte de décès, Françoise Magdeleine Dupeloux, 102 ans, née à Lemps (Ardèche), fille de feus Louis Joseph Dupeloux et Anne Françoise Fleurand, est décédée le 29/08/1885 dans son domicile au 5 place d'Ainay à Lyon (Rhône). Elle aurait donc vu le jour vers 1783.

Les recensements lyonnais montrent que notre présumée centenaire résidait place d'Ainay depuis au moins 34 ans :
- En 1881, Fanny veuve Girod, 99 ans, rentière, vivait au n°5 avec un domestique.
- En 1876, Mariette Duplout veuve Giraud, 94 ans, rentière, née en Ardèche, vivait au n°5 avec une cuisinière.
- En 1872, Fanny Girod, veuve, 90 ans, rentière, née en Ardèche, vivait au n°5 avec deux domestiques.
- En 1866, Duplouse veuve Giraud, 83 ans, rentière, vivait au n°1 avec deux domestiques.
- En 1861, Francoise Dupelot veuve Giraud, 78 ans, rentière, vivait au n°1 avec une domestique.
- En 1856, Fanny Dupelot veuve Giraud, 72 ans, rentière, vivait au n°1 avec une domestique.
- En 1851, Fanny Giraud née Dupeloup, veuve, 65 ans, vivait au n°1 avec son neveu Louis Dupeloup (18 ans, célibataire), une autre rentière et une domestique.

Ces recensements sont particulièrement inconstants en ce qui concerne le prénom de Françoise Magdeleine Dupeloux, laquelle n'est prénommée Françoise qu'en 1861, et utilise le reste du temps des surnoms (Fanny la plupart du temps, mais aussi Mariette en 1876). De même, les orthographes de son patronyme et de celui de son défunt époux varient : Dupeloup/Dupelot/Duplouse/Duplout pour elle, Giraud/Girod pour lui. Cependant, les âges avancés sont cohérents entre eux et globalement compatibles avec son année de naissance putative.

Pour en revenir à l'acte de décès, on peut imaginer qu'il existait un lien de parenté entre notre présumée centenaire et le premier comparant : Louis Philibert Balthazard Marie, comte du Peloux (53 ans). En l'occurrence, la naissance de ce dernier a été enregistrée dans les registres d'état-civil de Lyon. Ceux-ci nous apprennent que Louis Balthazard Philibert Marie, fils de François Auguste du Peloux (41 ans) et Jeanne Bernardine Marie Antoinette Servajan du Bretail, a vu le jour le 20/09/1831. Il avait donc bien 53 ans en août 1885. Ses parents s'étaient unis à Lyon le 19/05/1828 et l'acte indique que le jeune marié, François Auguste Dupeloux, né à Lemps le 12/02/1790, était le fils de feus Louis Joseph Dupeloux et Anne Françoise Flurand de Rancé. Le père du "comte du Peloux" était donc né dans la même commune et avait les mêmes parents que Françoise Magdeleine dite Fanny Dupeloux. Cette dernière était, par conséquent, la tante du comparant. D'ailleurs, pour peu qu'il ait été rajeuni de 1 à 2 ans sur le recensement de 1851, il est possible que "Louis Dupeloup" soit ce même neveu.

C'est à Genay (Rhône) que notre présumée centenaire a contracté mariage, le 18/09/1809. L'acte scelle l'union de :
- Jean Claude Girod, né à Rumilly (Mont-Blanc) le 15/01/1774, fils de vivant Thomas Girod et de feue Magdeleine Olive, domicilié à Neuville-sur-Saône (Rhône)
- Magdeleine Francoise Dupeloux, née à Lemps (Ardèche) le 21/03/1783, fille de feu Louis Joseph Dupeloux et de vivante Anne Francoise Fleurand de Rancé, domiciliée à Genay

Je n'ai pas réussi à mettre la main sur l'acte de décès de Jean Claude Girod, mais j'ai pu trouver les actes de naissance et de décès de celui qui semble avoir été son fils unique. Ainsi, Thomas Gustave, fils de Jean Claude Girod (environ 36 ans) et Magdelaine Françoise Dupeloux, est né le 11/10/1810 à Neuville-sur-Saône, où il est mort le 06/10/1815.

La cohérence des liens de parenté, plus la correspondance entre les âges déclarés et la date de naissance indiquée dans l'acte de mariage, permettent d'affirmer que l'acte de naissance associé est bel et bien celui de la doyenne lyonnaise décédée le 29/08/1885 : Francoise Magdeleine, fille de Louis Joseph Dupeloux et Anne Francoise Fleurand, est née le 21/03/1783 à Lemps et y a été baptisée le surlendemain.

Je conclus de ce qui précède que Françoise Magdeleine (dite Fanny) Dupeloux a vécu 102 ans et 161 jours.
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Germain Eugène Joseph LECURON (1793-1892) de Sancy (Meurthe-et-Moselle)

Message par Cyril le Mer 14 Fév 2018 - 14:17

Le 07/11/1892, le journal le Temps annonce le décès du centenaire Eugène Lecuron, de Nancy :


Son acte de décès précise que Germain Eugène Joseph Lécuron, receveur des douanes en retraite, est décédé le 26/10/1892 à Sancy [et non pas à Nancy]. Il est dit âgé de 99 ans et demi, né à Lille (Nord), fils des défunts Jacques Lécuron et Marie Pauline Mélanie Girard tous deux décédés à Bouquemaison (Somme), veuf d'Anne Françoise Rosalie Ladieudie décédée à Sancy (Meurthe-et-Moselle). Eugène Lécuron serait donc né en 1793.

Dans la mesure où ce n'était visiblement pas un centenaire, et comme je n'ai pas pu trouver son acte de naissance à Lille, j'ai vérifié son âge autrement...

A Sancy, il est possible de mettre la main sur deux recensements qui le citent :
- En 1891, au 7 rue des Ecoles, Eugène Lécuron, 98 ans, retraité des douanes, vit avec sa fille Julie Lécuron épouse Lajeunesse, 46 ans, son gendre et leurs enfants.
- En 1886, au même endroit et dans la même configuration familiale, on le retrouve sous le nom de Germain Lécuron, 93 ans, receveur en retraite.
Par calcul, ces recensements confirment son année de naissance : 1793.

L'acte de décès de son épouse nous apprend qu'Anne Françoise Rosalie Ladieudie est décédée le 03/12/1861. Elle était âgée de 65 ans, domiciliée et née à Sancy, fille des défunts Pierre Ladieudie et Anne Charlotte Munier décédés à Sancy. Germain Eugène Joseph Lécuron, son mari, 67 ans, receveur des douanes en retraite, était l'un des déclarants. Là encore, rien n'indique qu'il puisse être né avant 1793.

Enfin, sur l'acte de mariage de Germain Eugene Joseph L'Ecuron et Anne Françoise Rosalie Ladieudie, qui a été dressé à Sancy le 02/09/1829, toutes les informations sur les parents des époux et les époux eux-mêmes coïncident impeccablement. Il est écrit que Germain Eugene Joseph L'Ecuron est "né à Lille departement du nord, l'année mil sept cent quatre vingt treize, deuxième de la république française, comme il est constaté par l'acte de naissance délivré par Monsieur Beauvoir Maire de la Ville de Thionville le quatorze janvier mil huit cent vingt neuf cy annexe". Je ne m'explique ni pourquoi ni comment l'acte de naissance d'Eugène Lécuron a été fourni par le maire de Thionville mais le fait est là : il a été présenté au maire de Sancy le jour du mariage et il y était inscrit qu'Eugène Lécuron était né à Lille en 1793.

En fin de compte, Germain Eugène Joseph Lécuron est donc né dans le courant de l'année 1793 et décédé le 26/10/1892 : il ne pouvait donc pas avoir 100 ans. Le chiffre avancé de 99 ans et demi dans son acte de décès était clairement une bonne estimation, que mes investigations corroborent.
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Françoise Piérette HERBELET dite Franceline LAROCHE (1783-1887) de Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Message par Cyril le Mar 13 Fév 2018 - 17:13

Le 16/01/1887, le Journal du Loiret relate le décès de Mlle Laroche (104 ans) de Nancy :


Le 30/11/1884, le Bon Citoyen de Malakoff avait publié un court article pour le 102ème anniversaire de Mlle Franceline Laroche, qui serait donc née le 11/11/1782 :


Mais c'est une colonne de l'Est Républicain du 23/09/1935 qui nous en apprend davantage sur la vie de cette centenaire :


Selon ces "Souvenirs nancéiens", mademoiselle Françoise Laroche, affectueusement surnommée Franceline, avait 80 ans en 1863 et habitait au 32 rue de la Hache à Nancy. Son père et elle étaient arrivés à Nancy en 1814, et ont immédiatement engagé Thérèse Mouchefrin dite Théron comme bonne. Franceline Laroche et sa "servante au grand cœur" ont déménagé au 20 rue Saint-Nicolas en 1870. L'article précise qu'elle était âgée de 101 ans en 1884, mais commet une grossière erreur sur sa date de décès : "le 14 janvier 1877, à l'âge de 104 ans". Tout laisse à penser que la doyenne de Nancy est en réalité décédée le 14/01/1887.

Son acte de décès le confirme : Françoise Piérette Herbelet, âgée de 103 ans, née à Châlons-sur-Marne, célibataire, fille des défunts Jean François Herbelet et Anne Christine Le Roy, domiciliée à Nancy, est décédée au 20 rue Saint-Nicolas le 14/01/1887.

En remontant dans le temps, j'ai pu localiser 4 recensements lui correspondant :
- En 1886, au 20bis rue St-Nicolas, elle est désignée comme Pierrette Herbelet dite Laroche, 103 ans, rentière.
- En 1881, au 20 rue St-Nicolas, elle est désignée comme Franceline Herbelet, 99 ans, rentière [c'est le seul recensement où apparaît Thérèse Mouchefrin, sa domestique, qui est ici âgée de 89 ans].
- En 1876, au 20 rue St-Nicolas, elle est désignée comme Françoise Pierrette Laroche, 93 ans, rentière, célibataire, née dans la Marne.
- En 1872, au 24 rue St-Nicolas, elle est désignée comme Françoise Laroche, 88 ans, rentière, célibataire, née à Chalons (Marne), catholique sachant lire et écrire.

Les recensements mélangent ses prénoms (Françoise et Pierrette) et son surnom (Franceline), de même que son nom patronymique (Herbelet) et son surnom (Laroche). Les âges coïncident et donnent une date de naissance comprise entre 1782 et 1784. Sa commune de naissance, Châlons-en-Champagne dans le département de la Marne, est confirmée, de même que l'adresse de son domicile du 20 rue Saint-Nicolas. Franceline Laroche et Françoise Pierrette Herbelet sont donc bien une seule et même personne.

En cherchant dans les registres des baptêmes de Châlons-en-Champagne, j'ai retrouvé un acte qui lui correspond en tous points. Françoise Pierette Herbelet, fille de Jean François Herbelet et de son épouse Anne Christine Le Roi, est née et a été baptisée le 13/11/1783 dans la paroisse de la Sainte-Trinité.

J'ai également pu localiser les actes de décès des parents de Françoise Piérette Herbelet :
- Son père est décédé à Nancy le 24/10/1818, il est dénommé Jean Baptiste François Herbelet Laroche, 63 ans, natif de Châlons-sur-Marne, demeurant rue de l'Opéra à Nancy, époux d'Anne Christine Leroy.
- Sa mère est décédée à Nancy le 20/09/1854, elle est dénommée Anne Christine Leroy, 92 ans [son âge n'est manifestement pas exagéré car sa fille est sur le point de fêter ses 71 ans, sans compter qu'elle avait déjà eu un enfant au début de l'année 1782], née à Châlons-sur-Marne, rentière, veuve de Jean François Herbelet Laroche, domiciliée rue St-Dizier à Nancy.

Excepté une exagération d'un an dans les articles de journaux, tout coïncide, et Françoise Piérette Herbelet dite Franceline Laroche, née le 13/11/1783 et décédée le 14/01/1887, a atteint le bel âge de 103 ans et 62 jours.

La recherche de recensements supplémentaires à Nancy (disponibles uniquement sur place) est envisagée à moyen terme, afin de combler l'absence de documentation directe -pour cause de célibat- entre 1783 et 1872, mais l'authenticité de la longévité de Françoise Herbelet a peu de chances d'être remise en cause.
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Charles Nicolas Sigisbert HANRIQUEL (1811-1914) de Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Message par Cyril le Lun 12 Fév 2018 - 12:29

D'après son acte de décès, Charles Nicolas Sigisbert Hanriquel, âgé de 103 ans, né à Nancy le 04/05/1811, veuf de Barbe Lallement, fils des défunts Charles Hanriquel et Marie Coué, est décédé le 19/12/1914, au 48 rue de Mon Désert à Nancy.

Du côté des recensements de Nancy :
- En 1911, au 48 rue Mon Désert, Charles Hanriquel, né en 1811 à Nancy, représentant de commerce [il devait être retraité depuis belle lurette], vivait avec sa fille Marie Hanriquel, née en 1842 à Nancy.
- En 1906, au 48 rue Mon Désert, Charles Hanriquel, né en 1811 à Nancy, vivait avec sa fille Marie Hanriquel, née en 1842 à Nancy.
- En 1901, au 34 rue Mon Désert, Nicolas Hanriquel, 89 ans, vivait avec sa fille Marie Hanriquel, 58 ans.
- En 1896, au 34 rue Mon Désert, Charles Henriquel, 84 ans, voyageur de commerce, vivait avec sa fille Marie Henriquel, 54 ans, employée de commerce.

Les âges indiqués sur les recensements de 1896 et 1901 sont compatibles avec les années de naissance annoncées dans les recensements de 1906 et 1911. Par ailleurs, on apprend que Marie Hanriquel/Henriquel est, comme son père Charles/Nicolas Hanriquel/Henriquel, née à Nancy.

On retrouve ainsi très facilement l'acte de naissance de Marie Léonie Hanriquel, née le 19/04/1842 à Nancy, fille de Charles Nicolas Sigisbert Hanriquel, 30 ans, et de Barbe Lallement, 30 ans. L'âge du père concorde et l'identité de la mère est confirmée.

En remontant de quelques années, on tombe rapidement sur le mariage, célébré à Nancy le 02/06/1836, de Charles Nicolas Sigisbert Hanriquel, 25 ans, dont l'acte de naissance a été inscrit le 04/05/1811 sur les registres de Nancy, fils de Charles Hanriquel et de feue Marie Coué, avec Barbe Lallement, 25 ans, dont l'acte de naissance a été inscrit le 28/05/1811 sur les registres de Liocourt (à l'époque en Meurthe, aujourd'hui en Moselle), fille de Dominique Lallement et de Lucie Bernard.

Contrairement à son acte de décès, qui prétend que Charles Nicolas Sigisbert Hanriquel est né le 04/05/1811, son acte de mariage dit que son acte de naissance a été inscrit le 04/05/1811. Au regard dudit acte de naissance, la première affirmation est erronée, mais la seconde est exacte : c'est une confusion que l'on rencontre couramment. L'acte de naissance en question stipule que Charles Nicolas Sigisbert Hanriquel, fils de Charles Hanriquel et de Marie Coué, est né le 02/05/1811, mais que la déclaration a été faite en mairie de Nancy le 04/05/1811.

Par conséquent, Charles Nicolas Sigisbert Hanriquel a vécu 103 ans et 231 jours.
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Charles Augustin DELTRY (1790-1891) de Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Message par Cyril le Dim 11 Fév 2018 - 15:40

D'après son acte de décès, Charles Augustin Deltry, ancien militaire et médaillé de Sainte-Hélène, est décédé au 100 rue Saint-Dizier à Nancy le 16/10/1891. Il est dit âgé de 101 ans, né à Rambervillers (Vosges), fils des défunts Nicolas François Deltry et Libaire Dartier, et veuf de Cécile Duchateau. Charles Deltry serait donc né vers 1790.

Si l'on s'intéresse aux recensements de Nancy :
- En 1891, Charles Deltry, 101 ans, rentier, vivait au 100 rue St-Dizier avec sa domestique Amélie Hocquard, 46 ans.
- En 1886, Charles Deltry, 96 ans, rentier, vivait au 100 rue St-Dizier avec sa domestique Cécile Hocquard, 41 ans.
- En 1876, Charles Deltry, 86 ans, né à Rambervillers (Vosges), rentier, veuf, vivait au 100 rue St-Dizier avec sa servante Emélie Hacare, 25 ans [l'âge de la servante est erroné : elle devrait avoir 31 ans].
- En 1872, Charles Augustin Deltry, 82 ans, propriétaire, veuf, vivait au 100 rue St-Dizier avec sa servante Emélie Hocard, 27 ans.

Tous les recensements s'accordent sur le fait que Charles Deltry est né vers 1790 ; le recensement de 1876 confirme sa commune de naissance et celui de 1872 son second prénom.

J'ai également retrouvé l'acte de décès de la femme de Charles Deltry. On y apprend que Cécile Duchateau, 67 ans, née à Nancy, épouse de Charles Augustin Deltry, 74 ans, propriétaire domicilié à Nancy, fille des défunts Joseph Philbert Duchateau et Anne Marguerite Platel, est décédée le 05/12/1864 au 100 rue Saint-Dizier à Nancy. Cet acte de décès confirme l'identité des époux, leur lieu de résidence et l'année de naissance de Charles Deltry.

J'ai ensuite découvert sur Internet que Charles Deltry et Cécile Duchateau s'étaient mariés et avaient eu un enfant à Haroué (Meurthe-et-Moselle).

Leur acte de mariage, daté du 13/08/1816, prononce le mariage de Charles Augustin Deltry, né le 14/01/1790, fils de Nicolas François Deltry (54 ans) demeurant à Rambervillers et de Libaire d'Artier, avec Caecille Duchateau, fille de feu Maximin Joseph Philbert Duchateau et d'Anne Catherine Platel (53 ans). Les identités des époux sont confirmées [il n'y a que des modifications mineures de prénoms pour les parents de la mariée] et la date de naissance précise de Charles Deltry est donnée.

Quant à leur enfant, Charles Dieudonné Deltry, il est né le 26/04/1825 à Haroué. Son acte de naissance cite son père Charles Augustin Deltry, 35 ans, "caffetier" demeurant à Haroué, et sa mère Cecile Duchateau, 28 ans. Là encore, les âges concordent.

Nous en venons enfin à l'acte de baptême. Celui-ci confirme que Charles Augustin Deltry, fils de Nicolas François Deltry et de Libaire Dartier, tous deux originaires de Rambervillers, est né dans cette commune le 14/01/1790.

Par conséquent, Charles Augustin Deltry a atteint l'âge de 101 ans et 275 jours.
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Mme Roques née Hardy (1850?-1951)

Message par Arno le Sam 10 Fév 2018 - 22:21

Elle est décédée en juillet 1951. Cet article comporte une contradiction en affirmant que son centenaire a été fêté en début d'année puis qu'elle est morte à 101 ans quelques mois après ! C'est fou comme le temps passe vite !
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Re: Investigations sur de possibles grands centenaires français décédés (anciens et modernes)

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