LES GRANDS CENTENAIRES FRANÇAIS

Investigations sur de possibles grands centenaires français décédés (anciens et modernes)

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Marie SEGUIN (1826-1927), de Saint-Jean-de-Bœuf (Côte-d'Or)

Message par Barti le Jeu 28 Déc 2017 - 19:18

Anne Seguin, qui est morte à 104 ans en 1933, avait une sœur aînée également décédée centenaire.

L'acte de décès indique que Marie Seguin, née à Saint-Jean-de-Bœuf le 26 mars 1826, fille d'André Seguin et Marie Seguin, veuve de Joseph Pouët, est décédée à Saint-Jean-de-Bœuf le 3 avril 1927.
Le décès a été déclaré par Cyr Pouët, son fils âgé de 61 ans.

Joseph Pouët est mort à Saint-Jean-de-Bœuf le 12 novembre 1911 à l'âge de 84 ans. Il est précisé sur l'acte qu'il est né le 19 mars 1827 à Maure en Ille-et-Vilaine : un endroit décidément bien éloigné de son lieu de décès. Son statut marital n'est pas précisé, mais on peut être certains de son identité grâce à celle de son fils déclarant, Cyr Pouët qui, 16 ans plus jeune qu'au décès de sa mère, accusait à l'époque 45 ans.

Peu de temps auparavant avait été rédigé le recensement de 1911. On y retrouve sans surprise le ménage Pouët composé de Joseph (né en 1827 à Maure), sa femme Marie (née en 1826 à Saint-Jean-de-Bœuf) et son fils Cyr (né en 1866 à Paris).

Le lieu de naissance du fils semble déterminer que Joseph et Marie se sont connus dans la capitale et que le couple est ensuite venu vivre dans la commune de naissance de l'épouse.

L'acte de naissance de Cyr Joseph Pouët, fils de Joseph Guillaume Pouet et de Marie Seguin qui étaient tous deux âgés de 39 ans, indique qu'il est né le 23 février 1866 dans le 14ème arrondissement où ses parents résidaient à l'époque.

Le mariage a été célébré dans le 2ème arrondissement le 15 octobre 1864. Joseph Guillaume Pouet, né à Maure le 19 mars 1827, a ainsi épousé Marie Seguin, née à Saint-Jean-de-Bœuf le 26 mars 1826, fille d'André Seguin et de Marie Seguin. L'épouse était alors cuisinière à Paris.

Les âges et dates indiqués dans les 4 documents sont parfaitement cohérents. L'acte de naissance de notre centenaire confirme tout ceci : Marie, fille d'André Seguin et Marie Seguin, est née et a été déclarée à Saint-Jean-de-Bœuf le 26 mars 1826.

Marie Seguin ne détient pas le record de longévité de sa famille mais s'est tout de même éteinte à l'âge de 101 ans et 8 jours.
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Dossier de légion d'honneur de Louis Garnier

Message par Barti le Jeu 28 Déc 2017 - 18:50

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Camille Vialars épouse Bazille (1821 - 1928 ?)

Message par Barti le Jeu 28 Déc 2017 - 17:18

Arnaud56 a écrit:
 Rivage de bohème

Il fallait en fait mettre le point d'interrogation sur l'autre date car si Camille est bien née en 1821, elle est en fait décédée en 1908, ainsi qu'en attestent les tables de successions de Montpellier pour la même année.

Ça explique pourquoi je n'ai jamais entendu parler d'elle...

Le rédacteur de cette page semble avoir basé ses déclarations sur une source foireuse !
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Camille Vialars épouse Bazille (1821 ?- 1928)

Message par Arno le Jeu 28 Déc 2017 - 2:57


 Rivage de bohème
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Louis GARNIER (1757-1858), de Saint-Romain-sous-Versigny (Saône-et-Loire)

Message par Barti le Mer 27 Déc 2017 - 20:11

Voici un centenaire remarquable, pas seulement par son âge, mais essentiellement par la profession qu'il exerçait.

L'acte de décès indique que Louis Garnier, veuf de Dominique Laumonier, âgé de cent ans et cinq mois, né à Perrecy-les-Forges (Saône-et-Loire), fils des défunts Louis Garnier et Marie Duvernois, maire de Saint-Romain-sous-Versigny, est décédé en cette même commune le 25 février 1858.
Alors que Marcel Berthomé, le doyen actuel des maires de France est âgé de 95 ans, et que Roger de Lattre de Tassigny (1855-1956) était jusque là considéré comme le premier maire centenaire de France, il semblerait que le premier soit loin du record toutes époques et que le dernier ait eu un homologue un siècle auparavant. Reste encore à authentifier l'âge de Louis Garnier pour en être certain. Celui-ci devrait être né vers le mois de septembre 1757.

Les recensements de Saint-Romain-sous-Versigny permettent de trouver 5 occurrences pour notre bonhomme avant son décès :

- En 1856, Louis Garnier (98 ans), veuf, "propriétaire et maire", vivait avec ses deux domestiques Hipolite Bailly et Annette Bouillin.
- En 1851, Louis Garnier (93 ans), veuf, "propriétaire et maire", vivait déjà avec ses deux domestiques Hipolite Bailly et Anne Bouillin.
- En 1846, Louis Garnier (88 ans), veuf, "maire", vivait avec sa petite-fille Françoise Cottenet et ses deux domestiques Hipolite Bailly et Marie Baucansaud.
- En 1841, Louis Garnier, "propriétaire et maire" vivait avec sa femme Dominique Aumonier, son fils Pierre Garnier, la femme de ce dernier, deux fils de ce dernier et des domestiques dont Françoise Cottenet, cuisinière, qui est citée comme sa petite-fille en 1846.
- En 1836, Louis Garnier (79 ans), "maire", vivait avec Dominique Laumonier femme Garnier (63 ans), son fils Pierre Garnier (27 ans) et ses deux domestiques Hipolite Bailly et Anne Caillier.

Les âges cités dans les recensements sont tous cohérents pour militer vers une naissance en fin 1757. On apprend également que l'épouse est décédée entre 1841 et 1846, et que Louis était déjà maire en 1836.

L'acte de décès de Dominique Laumonier indique qu'elle est morte à Saint-Romain-sous-Versigny le 23 janvier 1843 à l'âge de 71 ans, "mariée à Louis Garnier maire et propriétaire au même lieu", fille de François et de Dominique L'Henri et née à Palinges. Le décès a été déclaré par Pierre Garnier, son fils de 30 ans, vraisemblablement celui qui apparaît dans les recensements de 1836 et 1841.

Les âges déclarés de Pierre Garnier en 1836 et 1843 ne sont pas cohérents entre eux. Selon le premier document, il serait né vers 1809. Selon le second, il serait plutôt né vers 1813. L'acte de naissance confirme l'âge indiqué dans le recensement car Pierre Garnier, fils de Louis Garnier et Dominique Laumonier, est né à Saint-Romain-sous-Versigny le 26 avril 1809. L'âge des parents n'est pas indiqué sur l'acte.

Pierre Garnier était bien loin d'être le premier fils né du couple car on peut trouver dans les registres paroissiaux de Saint-Romain-sous-Versigny l'acte de baptême d'un certain Louis Garnier, fils de Louis Garnier et Dominique Laumonier, qui est né le 1er août 1786. Cet acte pose une question majeure : si Dominique Laumonier avait 71 ans en 1843 et 63 ans en 1836, elle serait donc née vers 1772/1773. Aurait-elle donc eu 14 ans à la naissance de son fils ? Cet acte de baptême semble confirmer qu'il s'agit bien du bon couple car les parrain et marraine étaient Louis Garnier et Dominique L'Henry qui pourraient donc être respectivement le père de Louis Garnier et la mère de Dominique Laumonier. Aurions-nous ici un nouveau record avec ce couple ?

C'est dans la paroisse de Chassy, une commune voisine, que l'on retrouve l'acte de mariage des deux époux célébré le 1er février 1785. Louis Garnier, marchand à Saint-Romain-sous-Versigny, fils majeur de Louis Garnier et de Marie Duvernois, a ainsi épousé Dominique Laumonier, fille mineure de François Laumonier et Dominique L'Henry. L'acte corrobore absolument toutes les informations recueillies jusqu'à présent. Si l'âge des époux n'est pas clairement indiqué, on peut déterminer grâce à l'utilisation des termes "majeur" et "mineure" que Louis Garnier était âgé de + de 25 ans et Dominique Laumonier était âgée de moins de 25 ans. L'époux serait donc né avant février 1760 et l'épouse après cette date.

L'examen des registres paroissiaux de Perrecy et Palinges permettent de retrouver les seuls actes de baptême possibles pour nos deux époux. Ainsi :
- Jean Louis, fils de Louis Garnier et de Marie Duvernois, est né à Perrecy le 25 septembre 1757 et a été baptisé le 27 du même mois.
- Dominique, fille de François Laumonier et de Dominique l'Henry, est née et a été baptisée à Palinges le 2 janvier 1772.

Ces actes permettent de déduire deux choses : Jean Louis Garnier, qui a abandonné son premier prénom avant son mariage, était bien centenaire à sa mort, et Dominique Laumonier n'était âgée que de 13 ans et 1 mois à son mariage ! Bien que la limite légale de l'âge au mariage pour une fille dans l'Ancien Régime était de 12 ans, ce genre d'union précoce demeurait très rare.

Louis Garnier devient donc le plus ancien maire de France connu à être mort centenaire dans l'exercice de ses fonctions en ayant atteint l'âge de 100 ans et 153 jours en 1858.
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Marie Jeanne Eulalie MILLON (1812-1913), de Piney (Aube)

Message par Barti le Mar 26 Déc 2017 - 23:22

L'Express du Midi du 20 août 1912 annonçait le 100ème anniversaire, à Piney, de Mme veuve Caillat. Le lien de parenté avec notre précédente centenaire est clairement évoqué.



L'acte de décès indique que Marie Jeanne Eulalie Millon, née à Piney le 19 août 1812, fille de Claude Gabriel Millon et de Marie Germaine Person, veuve de Pierre Caillat, est décédée à Piney le 5 mars 1913. Tout comme Reine Arnoult, c'est Auguste Millon, âgé de 76 ans à l'époque, qui a déclaré son décès. Ce dernier est dit "neveu de la défunte".

Ces premiers renseignements mettent à jour le lien de parenté entre Mme veuve Millon et Mme veuve Caillat : en effet, les parents de Marie Jeanne Eulalie Millon étant les mêmes que ceux d'Etienne Théodore Millon, le défunt mari de Reine Arnoult, ceux-ci étaient frère et soeur. Reine Arnoult était donc bien la belle-soeur d'Eulalie, et cette dernière était bien la tante d'Auguste Millon.

On retrouve notre nouvelle centenaire dans le recensement de Piney en 1911, exactement dans le même ménage que celui qui a été évoqué hier, à savoir qu'Eulalie Caillat, née à Piney en 1812, vivait avec son neveu Auguste Millon, lequel résidait également avec sa femme Octavie et sa mère Reine Millon.

Quant à Pierre Caillat, qui était donc le beau-frère d'Etienne Théodore Millon, celui-ci a été cité plusieurs fois dans le compte-rendu d'hier. Il a premièrement assisté à son mariage le 27 novembre 1832, en tant que beau-frère de l'époux, et a ensuite déclaré son décès, exactement 15 ans plus tard, le 27 novembre 1847.
Ces deux informations permettent d'en dégager deux autres : En effet, on peut en conclure que Pierre Caillat et Marie Jeanne Eulalie Millon étaient déjà mariés le 27 novembre 1832 et que Pierre était toujours en vie le 27 novembre 1847.

Il est à noter que Pierre Caillat a eu la chance de vivre bien plus longtemps que son beau-frère. Son acte de décès précise effectivement que l'époux "en secondes noces de Marie Jeanne Eulalie Millon" est décédé à Piney le 13 août 1889 à l'âge de 83 ans. Sur l'acte, il est indiqué que son épouse était âgée de 76 ans et qu'elle était née et domiciliée à Piney. L'âge et le lieu de naissance sont cohérents avec les indications de son acte de décès.

Leur mariage a été célébré à Piney le 22 novembre 1831. Pierre Caillat a ainsi épousé Marie Jeanne Eulalie Millon, née à Piney le 21 août 1812, fille de Claude Gabriel Millon et de Marie Germaine Person. A nouveau, les informations concernant l'épouse sont cohérentes, au détail qu'elle ne serait pas née le 19 août mais le 21 si on devait en croire cet acte de mariage.

Cependant, son acte de naissance, dressé le 22 août 1812, précise bien que Marie Jeanne Eulalie, fille de Claude Gabriel Millon et de Marie Germaine Person, est née à Piney "le dix neuf du present mois".

Marie Jeanne Eulalie Millon a donc vécu un peu moins longtemps que sa belle-soeur mais s'est tout de même éteinte à l'âge de 100 ans et 198 jours.
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Reine ARNOULT (1810-1911), de Piney (Aube)

Message par Barti le Lun 25 Déc 2017 - 12:45

Joyeux Noël ! Je reprends maintenant le flambeau avec une bonne majorité de nouveaux centenaires des temps anciens, en commençant par celle(s)-ci :

L'Est Républicain du 23 août 1911 nous informe du décès, à Piney, de Mme Reine Arnoult veuve Millon, dans sa 102ème année (autrement dit à l'âge de 101 ans révolus).



L'acte de décès indique que Reine Arnoult, âgée de cent un ans, née à Vendeuvre-sur-Barse (Aube) le 20 avril 1810, veuve d'Etienne Théodore Millon décédé à Piney, fille de Jean Baptiste Arnoult et de Marianne Crosette, est décédée à Piney le 19 août 1911.
Les déclarants du décès étaient son fils Pierre Auguste Millon (75 ans) et son petit-fils Octave Auguste Valentin Millon (40 ans).

Le recensement de 1911 à Piney, dressé peu avant le décès de notre présumée centenaire, précise qu'elle est née en 1810 à Vendeuvre-sur-Barse et qu'elle était la mère d'Auguste Millon (né en 1836 à Vendeuvre-sur-Barse) qui vivait avec elle en ménage ainsi qu'avec Octavie Millon (née en 1847 à Piney) et Eulalie Caillat (née en 1812 à Piney), respectivement épouse et tante du chef de ménage.

Le décès d'Etienne Théodore Millon, "epoux de Reine Arnoult" remonte très loin, au 27 novembre 1847 à Piney. Le pauvre homme est mort à l'âge de 39 ans, et sa femme serait donc restée veuve pendant 64 ans. Le déclarant du décès est un certain Pierre Caillat, âgé de 42 ans.

Le recensement de 1911 indiquant que le fils était né à Vendeuvre, c'est dans cette même commune que je parviens à retrouver le couple dans le recensement de 1836 : Et(ienn)e Théodore Millon, meunier de 27 ans, y vivait avec Reine Arnoult, âgée de 26 ans, et une certaine Germaine Théodorine Millon, âgée de 2 ans et 6 mois, qui était très probablement leur fille.

L'acte de naissance d'enfant qui nous intéresse le plus reste celui de Pierre Auguste Millon qui a déclaré le décès de sa mère en 1911, et dont il est précisé qu'il est né à Vendeuvre le 28 août 1836, fils d'Etienne Théodore Millon et de Reine Arnoult. Tout concorde avec les indications données par le recensement de 1911.

Le mariage des deux époux a eu lieu à Vendeuvre le 27 novembre 1832 : Etienne Théodore Millon, fils de Claude Gabriel Millon et de Germaine Person, a ainsi épousé Reine Arnoult, "âgée de vingt deux ans sept mois six jours", née à Vendeuvre le 20 avril 1810, fille de Jean Baptiste Arnoult et de Marie Anne Crossette. On retrouve cité parmi les témoins Pierre Caillat, âgé de 27 ans, "beau-frère dudit époux" qui a déclaré le décès de ce dernier 15 ans plus tard. Cette information est à garder pour la suite.

Globalement, tous les renseignements donnés par les documents cités sont cohérents et il n'y a aucun doute que l'acte de naissance de Rainne, fille de Jean Baptiste Arnoult et de Marianne Crosette, née le 20 avril 1810 à Vendeuvre, est bien celui de notre centenaire.

Reine Arnoult a donc vécu 101 ans et 121 jours.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là : la fameuse belle-soeur de 99 ans citée dans l'article de l'Est Républicain est elle aussi morte centenaire ! Elle sera à l'honneur dans le compte-rendu de demain.
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Antoine Barthélemy RAVINET (1817-1917) de Sarras (Ardèche)

Message par Cyril le Dim 24 Déc 2017 - 13:59

D'après son acte de décès, Antoine Barthélemy Ravinet, né à Sarras le 16/02/1817, fils de feus Jean Antoine Ravinet et Marguerite Seux, veuf de Marie Magdeleine Perret, est décédé le 27/04/1917 au chef-lieu de la commune de Sarras. Le premier comparant était son petit-fils Ambroise Tracol (46 ans), de Sarras.

Les recensements à Sarras permettent de retracer la majeure partie de la vie de notre présumé centenaire :
- En 1911, Barthelemy Ravinet, 93 ans, né à Sarras, vivait dans le quartier des écoles et de la mairie, en compagnie d'une domestique.
- En 1896, Barthelemy Ravinel, 78 ans, vivait à Revirand avec son épouse Madeleine Peret (78 ans). Les tables des successions et des absences indiquent que Marie Madeleine Perret, femme de Barthélémy Ravinel, est décédée le 15/02/1903 à Sarras, à l'âge déclaré de 86 ans, et que son héritière était "sa fille unique".
- En 1886, Barthélemy Ravinel, 65 ans, vivait au Gérin avec son épouse Madeleine Perret (64 ans).
- En 1876, Barthelemy Ravinel, 60 ans, né à Sarras, vivait dans le quartier du Gérin avec son épouse Magdeleine Perret (60 ans, née à Sarras) et un domestique.
- En 1866, Barthélemy Ravinet, 47 ans, vivait dans le quartier du Gérin avec son épouse Madeleine Perret (49 ans), leur fille célibataire Josephine Ravinet (15 ans) et une nièce. Leur fille unique, après avoir épousé Claude Ambroise Tracol le 19/05/1870 à Sarras, a donné naissance à Joseph Ambroise Tracol [futur comparant au décès de son grand-père] le 29/06/1871 à Sarras.
- En 1856, Barthelemi Ravinel, 39 ans, vivait dans le quartier du Gérin avec son épouse Madeleine Perret (39 ans) et leur fille Josephine Ravinel (5 ans). Cette dernière, née le 08/12/1850 à Sarras, avait reçu les prénoms de Marie Madeleine Joséphine, ses parents étant dénommés Barthelemy Jean Antoine Ravinet (34 ans) et Madeleine Perret (34 ans) sur l'acte de naissance.
- En 1846, c'est chez son père veuf J(ea)n Antoine Ravinel (57 ans), que vivait Antoine Ravinel, 31 ans, avec son épouse Madelon Perret (29 ans), leur fils J(ea)n A(n)t(oi)ne (2 ans) et un nourrisson. Jean Antoine Ravinet n'a jamais connu sa petite sœur Joséphine, puisqu'il a vécu du 20/04/1844 au 05/02/1850 [son père avait déclaré être âgé de 27 puis de 33 ans à sa naissance et à son décès].

C'est le 12/11/1841 à Sarras qu'a été célébré le mariage d'Antoine Barthelemi Ravinet (23 ans), né à Sarras, fils de vivant Jean Antoine Ravinet et de feue Marguerite Seux, avec Marie Magdeleine Perret (24 ans), née à Sarras.

Même si l'âge d'Antoine Barthélemy Ravinet oscille tout au long de sa vie, il reste toujours globalement cohérent avec la date de naissance annoncée dans son acte de décès. L'acte de naissance correspondant est donc bien le sien : Antoine Barthelemy, fils de Jean Antoine Ravinet (29 ans) et Marguerite Sceux, est ainsi né le 16/02/1817 à Sarras.

Par conséquent, Antoine Barthélemy Ravinet est décédé à l'âge de 100 ans et 70 jours.

Il s'agit du 5ème centenaire validé le plus ancien à être décédé en Ardèche.
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Catherine REYNAUD veuve MAZA (1804-1902) du Crestet (Ardèche)

Message par Cyril le Sam 23 Déc 2017 - 15:34

D'après son acte de décès, Catherine Reynaud, 101 ans, née à Lamastre, fille de feus A(n)dré Reynaud et Marie Bravais, veuve de Jean Antoine Maza, est décédée le 23/11/1902 aux Combes, dans la commune du Crestet. Le premier comparant était son fils Romain Maza, 61 ans, du Crestet.

Ledit fils, prénommé Jean Antoine Romain à l'état-civil, était né le 29/10/1841 au lieu du Groubon, également situé dans la commune du Crestet. Ses parents Jean Antoine Maza et Catherine Reynaud étaient alors tous deux dits âgés de 36 ans.

Jean Antoine Maza, l'époux de Catherine Reynaud, est décédé à l'âge déclaré de 51 ans, le 20/02/1855 aux Combes, c'est-à-dire au même endroit que sa femme près d'un demi-siècle plus tard. On apprend dans son acte de décès que ses défunts parents se nommaient Jean Maza et Marie Peyrard.

Le mariage de notre présumée centenaire a été célébré le 26/06/1837 en mairie d'Arlebosc. Ce jour-là, Jean Antoinne Maza (32 ans), fils de feu Jean Maza et de vivante Marie Peyrard, a épousé Catherine Reynaud (33 ans), née à Lamastre mais domiciliée à Arlebosc, fille de feu Andre Reynaud et de vivante Marie Bravet (domiciliée au Crestet).

L'âge indiqué sur son acte de mariage, qui conduit à une estimation de l'année de naissance de Catherine Reynaud (1804) très proche de celle déduite de l'acte de naissance de son fils (1805), permet de retrouver facilement son acte de naissance à elle. Ce dernier atteste que Catherine, fille d'André Reynaud et Marie Brevat, est née le 28/03/1804 (7 germinal XII) à Lamastre.

La longue vie de Catherine Reynaud a donc duré 98 ans et 240 jours.
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Joseph GOUDARD (1764-1861) de Villevocance (Ardèche)

Message par Cyril le Ven 22 Déc 2017 - 14:59

D'après son acte de décès, Joseph Goudard, 100 ans, veuf d'Isabeau Juge, est décédé le 14/01/1861 à Villevocance.

L'acte de décès de son épouse est plus riche d'informations : Elizabeth Juge, 67 ans, fille de feus Antoine Juge et Marie Anne Renaud, épouse de Joseph Goudard, est décédée le 18/04/1837 à Villevocance. Le premier comparant était son fils Antoine Goudard, 30 ans, demeurant à Saint-Etienne (Loire).

Même si l'acte de naissance d'Antoine est plus ancien que prévu de 2 ans, il fait bel et bien partie de la reconstitution que j'ai faite de la liste des enfants du couple Goudard-Juge :
1) Marie Elisabeth, fille de Joseph Goudard et Elisabeth Juge, née le 25/12/1802 (4 nivôse XI) à Villevocance
2) Antoine, fils de Joseph Goudard et Elisabeth Juge, né le 05/09/1804 (18 fructidor XII) à Villevocance
3) Isabeau, fille de Joseph Goudard (40 ans) et Isabeau Juge, née le 08/12/1807 à Villevocance
4) Joseph, fils de Joseph Goudard et Isabeau Juge, né le 25/04/1809 à Villevocance
5) Ysabeau, fille de Joseph Goudard (40 ans) et Ysabeau Juge, née le 12/11/1812 à Villevocance

Joseph Goudard ne devait pas bien connaître sa date de naissance, dans la mesure où il a déclaré avoir 40 ans à trois reprises, sur une période de 9 ans :
- A la naissance de sa fille Ysabeau en 1812
- A la naissance de sa fille Isabeau en 1807
- A la naissance de sa nièce Marie Elisabeth Goudard le 25/12/1803 (3 nivôse XII) [la fille de son frère Louis Goudard, qui avait épousé Marie Juge, la soeur d'Isabeau/Elisabeth Juge, le 13/10/1801 (21 vendémiaire X) à Villevocance]

Malgré cette extraordinaire imprécision, on peut supposer que Joseph Goudard est probablement né entre 1763 et 1772...

Son acte de mariage, daté du 13/09/1796 (27 fructidor IV) à Villevocance, atteste que Joseph Goudard, fils de feu Antoine Goudard et de vivante Jeanne Degas, a épousé Elisabethe Juge, fille de vivant Antoine Juge et de feue Marianne Raynaud.

En fin de compte, mes recherches dans les registres paroissiaux de Villevocance montrent que notre présumé centenaire n'en était pas un, puisque son acte de baptême indique sans ambiguïté que Joseph, fils d'Antoine Goudard et Jeanne Deygas, est né le 24/07/1764 au lieu-dit Goudard.

Ma conclusion est que Joseph Goudard a vécu 96 ans et 174 jours.
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Marie BLANCHET veuve TRACOL (1765-1861) d'Eclassan (Ardèche)

Message par Cyril le Jeu 21 Déc 2017 - 16:10

D'après son acte de décès, Marie Blanchet, 100 ans, fille de [feus] Zacharie Blanchet et Marianne Buisson (domiciliés de leur vivant à Saint-Alban-d'Ay), veuve de Jacques Tracol, est décédée le 01/04/1861 à Verdun, dans la commune d'Eclassan. Le premier déclarant était son petit-fils Alexandre Manoha (51 ans), du même lieu.

L'acte de naissance du petit-fils en question indique que Pierre Alexandre, fils de Jean Pierre Manoit (25 ans) et Marianne Tousaind Tracol, est né le 07/06/1810 à Eclassan. Ses parents se sont unis en mairie d'Eclassan le 18/01/1807 : Jean Pierre Manouhat (21 ans) a ainsi épousé Marianne Toussaint Tracol (20 ans), née et domiciliée au lieu-dit Verdun, fille de vivants Jaque Tracol et Marie Blanchet.

La date de décès de Jacques Tracol est un peu obscure... Son acte de décès, rédigé le 23/01/1832, prétend qu'il est décédé le 27/01/1832, soit 4 jours plus tard ! Les tables annuelle et décennale, quant à elles, contiennent la date du 07/01/1832, reprise par la table des successions et des absences. Quoi qu'il en soit, Jacques Tracol a perdu la vie en janvier 1832, à l'âge déclaré de 72 ans.

Revenons-en à sa fille au second prénom peu commun. Selon son acte de naissance, Marianne Toussaint, fille de Jacques Tracol et Marie Blanchet, est née le 31/10/1786 à Verdun dans la paroisse d'Eclassan. Elle a été baptisée le 01/11/1786, jour de la Toussaint, ce qui explique tout Wink

Ses parents s'étaient mariés l'année précédente, le 17/08/1785 à Saint-Alban-d'Ay, paroisse de la mariée. Ce jour-là, Jaques Tracol a ainsi épousé Marie Blanchet, fille de vivants Zacharie Blanchet et Marianne Buisson.

Le seul acte de baptême pouvant correspondre à notre prétendante au titre de centenaire est celui de Marie, fille de Zacharie Blanchet et Marie Anne Buisson, née le 18/09/1765 à Saint-Alban-d'Ay.

L'âge réel de Marie Blanchet à son décès était donc de 95 ans et 195 jours.
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Jean Pierre CHASTAGNIER (1764-1857) de Saint-Pierreville (Ardèche)

Message par Cyril le Mer 20 Déc 2017 - 18:51

D'après son acte de décès, Jean Pierre Chastagnier, 100 ans, fils de feus Jean Pierre Chastagnier et [prénom inconnu] Seauve (domiciliés de leur vivant à Saint-Genest-Lachamp), veuf, est décédé le 13/02/1857 au Monteillet, dans la commune de Saint-Pierreville.

C'est dans les recensements de Saint-Genest-Lachamp, et non ceux de Saint-Pierreville, que l'on retrouve sa trace :
- En 1846, J Pierre Chastagnier, 82 ans, veuf, vivait chez son fils J Pierre Chastagnier (56 ans) et sa femme Marie Dupland.
- En 1836, J P(ier)re Chastagnier, 70 ans, veuf, vivait avec Jean Pierre Chastagnier (47 ans) et sa femme Rosalie Vigne.

Le fils homonyme de Jean Pierre Chastagnier s'est effectivement marié à deux reprises :
- Le 02/10/1818 à Saint-Pierreville, Jean Pierre Chastanier (28 ans), né à Accons, fils de vivants Jean Pierre Chastanier et Jeanne Marie Noble (domiciliés à Saint-Genest-Lachamp), a épousé en premières noces Rosalie Vigne (16 ans). Le second comparant au décès de Rosalie Vigne, survenu le 06/04/1844 à Saint-Genest-Lachamp, était son beau-père Jean Pierre Chastagner (74 ans).
- Le 06/05/1846 à Saint-Genest-Lachamp, Jean Pierre Chastagner (55 ans), né à Accons, fils de vivant Jean Pierre Chastagner (domicilié à Saint-Genest-Lachamp) et de feue Jeanne Marie Noble, a épousé en secondes noces Marie Dupland (33 ans).

Notre centenaire potentiel est devenu veuf le 03/02/1827, date à laquelle Jeanne Marie Noble, fille de feus Jean Noble et Marie Anne Debart, a rendu l'âme à Saint-Genest-Lachamp, à l'âge déclaré de 64 ans. Son mari Jean Pierre Chastagnier est alors dit âgé de 63 ans.

Son acte de décès suggère donc une année de naissance vers 1757 et celui de sa belle-fille vers 1774. Seul celui de sa femme rejoint les estimations faites dans les recensements, aux alentours de 1764.

Comme prévu, l'acte de baptême de Jean Pierre Chastagner fils se trouve bien dans les registres paroissiaux d'Accons. Le fils de Jean Pierre Chastagner et Jeanne Marie Noble y a ainsi vu le jour le 13/10/1790.

C'est dans ce même registre paroissial, à la date du 05/02/1788, qu'est inscrit l'acte de mariage de Jean Pierre Chastagner (fils de vivant Jean Pierre Chastagner et de feue Francoise Seauvi) avec Jeanne Marie Noble (fille de vivants Jean Noble et Marie Debard).

Toujours dans le registre paroissial d'Accons, à la date du 25/01/1763, on met la main sur l'acte de mariage de Jean Pierre Chastagner et Marie Francoise Seauvi.

Seul l'acte de baptême de leur fils aîné, que j'ai eu quelques difficultés à retrouver car il est né dans la paroisse voisine de Dornas, peut correspondre au futur époux de Jeanne Marie Noble. Jean Pierre Chastanier, fils de Jean Pierre Chastanier et Marie Francoise Seauvi, est venu au monde le 08/10/1764.

Par conséquent, la longévité de Jean Pierre Chastagnier fut de 92 ans et 128 jours.
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Catherine PERRET veuve BLANCHET (1762-1854) de Saint-Julien-Vocance (Ardèche)

Message par Cyril le Mar 19 Déc 2017 - 17:52

D'après son acte de décès, Catherine Perret, 101 ans, veuve de Joseph Blanchet, est décédée le 17/12/1854 au Monteil, dans la commune de Saint-Julien-Vocance. Le premier comparant était son petit-fils Régis Blanchet, 29 ans, du même lieu.

Notre présumée centenaire est citée dans 2 recensements à Saint-Julien-Vocance :
- En 1851, Catherine Blanchet, 100 ans, mendiante célibataire [son statut marital est manifestement une erreur], vivait au Monteil avec Claire Rey (65 ans), mendiante veuve, chez Régis Blanchet (32 ans), sa femme Marie Delhome (28 ans) et leur fils Augustin (2 ans).
- En 1846, Catherine Blanchet, 91 ans, mendiante veuve, vivait au Monteil chez -ou près de- Régis Blanchet (19 ans, célibataire) et sa mère Claire Rey (60 ans, veuve).

L'acte de mariage de Régis Blanchet avec Marie Delolme, daté du 18/02/1849 à Saint-Julien-Vocance, confirme que le fiancé était le fils de vivante Clère Rey, veuve de Joseph Blanchet [qui devait donc être le fils de Catherine Perret]. Et effectivement, le 28/11/1821 à Saint-Julien-Vocance, Claire Rey (37 ans) avait épousé Joseph Blanchet (36 ans), né à Saint-Julien-Vocance, fils de feu Jean Blanchet [qui ne se prénommait donc pas Joseph] et de vivante Catherine Peret.

Quatre ans plus tôt, Joseph Blanchet avait déclaré le décès de son père Jean Pierre Blanchet, 63 ans, fils de feus Jean Pierre Blanchet et Marianne Defour, survenu le 18/07/1817 à Saint-Julien-Vocance.

L'acte de baptême de Josepht Blanchet, fils de Jean Blanchet et Catherine Perret, confirme grosso modo l'âge indiqué sur son acte de mariage, puisqu'il a vu le jour le 31/01/1786 à Vocance.

Quant au mariage de notre présumée centenaire, il a eu lieu le 25/02/1783 à Vocance. Ce jour-là, Jean Pierre Blanchet, fils de vivants Jean Pierre Blanchet et Marie Defour, a épousé Catherine Perret, fille de vivant Josepht Perret et de feue Magdelaine Mounier, du lieu de Chirolet à Vanosc.

Malgré l'absence d'indication d'âge pour Catherine Perret avant le recensement de 1846, il est facile de localiser son acte de baptême parmi ceux des 11 membres de sa fratrie, nés entre 1749 et 1776 à Vanosc. Née en 7ème position, Catherine Perret, fille de Joseph Perret et Madeleine Monier, a vu le jour le 24/11/1762 au hameau de Chirollet.

Par conséquent, Catherine Perret a vécu 92 ans et 23 jours.
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Jean Pierre JOUVE (v.1808-1902) de Saint-Apollinaire-de-Rias (Ardèche)

Message par Cyril le Mar 19 Déc 2017 - 0:29

D'après son acte de décès, Jean Pierre Jouve, 100 ans, fils de feus Claude Jouve et Anne Charras, veuf de Marie Laurent, est décédé le 21/11/1902 à Chazalet, dans la commune de Saint-Apollinaire-de-Rias. Le premier comparant était son fils Henri Jouve, 59 ans, du même lieu.

Voici ce que nous apprennent les recensements de Saint-Apollinaire-de-Rias :
- En 1901, Jean Pierre Jouve, 94 ans, vivait à Chazalet, avec son fils Henri Jouve (58 ans), son épouse Victoire Jouve (45 ans) et leurs 8 enfants.
- En 1896, Jean Pierre Jouve, 87 ans, vivait seul à Chazalet.
- En 1891, Jean Pierre Jouve, 85 ans, vivait seul à Chazalet.
- En 1886, Jean Pierre Jouve, 80 ans, vivait seul à Chazalet.
- En 1881, Jean Pierre Jouve, 75 ans, vivait à Chazalet, avec son épouse Marie Laurent (74 ans).
- En 1861, Jean Pierre Jouve, 50 ans, vivait à Malavis, avec son épouse Marie Laurent (50 ans) et leurs enfants Julie (21 ans), Henri (18 ans), Siméon (16 ans) et Rosette (13 ans), ainsi qu'un domestique.

Jean Pierre Jouve est bien devenu veuf entre 1881 et 1886, puisque l'acte de décès de Jeanne Marie Laurand précise que l'épouse de Jean Pierre Jouve (celui-ci étant âgé de 74 ans), fille de feus Jean Jacques Laurand et Marie Fonbonne, née à Lacombe dans la commune de Saint-Apollinaire de Rias, est décédée le 28/01/1883 à Chazalet, même commune, à l'âge de 72 ans.

Quant aux actes de naissance des enfants du couple Jouve-Laurent, ils confirment que l'âge de leur père n'aurait pas pu faire de lui un centenaire en 1902 :
1) Jean Pierre Jouve a déclaré avoir 31 ans à la naissance de sa fille Marie Anne Julie le 28/03/1840 à Saint-Basile.
2) Jean Pierre Jouve a déclaré avoir 34 ans à la naissance de son fils Jean Henry le 10/07/1843 à Saint-Basile.
3) Jean Pierre Jouve a déclaré avoir 37 ans à la naissance de son filsJean Jacques Siméon le 31/12/1845 à Saint-Basile.
4) Jean Pierre Jouve a déclaré avoir 39 ans à la naissance de sa fille Marie Rosette le 07/07/1848 à Saint-Basile.

L'acte de mariage, daté du 17/03/1839 à Saint-Basile, confirme les identités des époux et de leurs parents. Le fiancé, âgé de 31 ans, était alors domicilié dans la commune de Saint-Basile (tout comme ses père et mère, présents à la cérémonie), mais il est dit "natif de Chambon".

Malgré des recherches approfondies, ce "Chambon" est resté un mystère pour moi. J'ai fait chou blanc à Saint-Bauzile, où il ne semble pas y avoir de lieu-dit Chambon. Le plus proche serait situé à Lamastre (à 7 km), mais ni Lamastre ni les autres communes proches n'ont donné de résultat. La commune ardéchoise du Chambon (à 34 km) n'a été créée qu'en 1904 et n'offre pas davantage de succès. Pas plus que les communes homonymes les plus plausibles : Le Chambon[-sur-Lignon] en Haute-Loire (à 33 km) et Le Chambon[-Feugerolles] dans la Loire (à 74 km).

En désespoir de cause, j'ai essayé de rassembler autant de documents que possible sur la famille Jouve :
- Les actes de mariage de leurs enfants nous apprennent que Jean Pierre Jouve et son épouse vivaient à Saint-Apollinaire-de-Rias en 1863, à Silhac en 1869 et 1874, puis à nouveau à Saint-Apollinaire-de-Rias en 1880. Mais ni les registres de Silhac, ni ceux de Saint-Jean-Chambre (où une partie des nouveaux ménages s'est fixée) ne nous en disent davantage.
- La seule piste apparemment prometteuse est celle qu'ouvrent les actes de mariage du frère de Jean Pierre Jouve. Ainsi, Jacques Jouve/Jouvé, fils de Claude Jouve/Jouvé dit Bourette (vivant en 1843, domicilié à Saint-Basile) et de Marie Chazal dite Charras (décédée entre 1836 et 1843, domiciliée à Saint-Basile puis à Saint-Julien-Labrousse), a successivement épousé Marie Jalla le 22/03/1836 à Saint-Basile et, après 4 mois et demi de veuvage, Jeanne Marie Teisseron le 07/06/1843 à Saint-Basile. Son acte de naissance confirme les âges (22 ans en 1836, 28 ans en 1843) et lieu de naissance (Saint-Jean-Chambre) déclarés : Jacques, fils de Claude Jouve (30 ans) et Marie Chazal, est né le 08/07/1814 au Cros, dans la commune de Saint-Jean-Chambre. Malheureusement, les registres d'état-civil des communes citées ne recèlent rien de plus. Je n'y ai trouvé ni l'acte de naissance de Jean Pierre Jouve, ni l'acte de mariage de ses parents...

En l'absence d'acte antérieur au mariage de Jean Pierre Jouve, je suis contraint d'estimer son année de naissance en fonction des documents collectés, au moyen du graphique ci-dessous :


Acte de décès exclu, les 12 documents qui citent l'âge de Jean Pierre Jouve situent sa naissance entre 1805 et 1811, ce qui ne lui permettrait pas d'avoir fêté son 100ème anniversaire. L'année moyenne (et médiane) étant 1808, je suis amené à conclure que Jean Pierre Jouve a vécu environ 94 ans.
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Marguerite FANGET veuve FANGET et LINOSSIER (1762-1853) de Burdignes (Loire)

Message par Cyril le Dim 17 Déc 2017 - 23:09

D'après son acte de décès, Marguerite Fanget, 101 ans, née au Monestier (Ardèche), fille de feus Jeant Fanget et Marie Desmartin, veuve de Joseph Linossier et Jean Fanget, est décédée le 16/09/1853 à Vireuil le Bas, dans la commune de Burdignes (Loire). Les témoins étaient son gendre Pierre Vallat (40 ans) et son petit-fils Joseph Chapuis (31 ans), du même lieu.

Il est possible de retrouver la trace de notre présumée centenaire dans les recensements de Burdignes :
- En 1851, Marguerite Fanget, veuve, 101 ans, vivait avec Marie Anne Linossier (45 ans, dont le mari était "aux bagnes") et Jean Valla (11 ans, fils de cette dernière), à Vireuil le Bas.
- En 1846, Marguerite Fanget veuve Linossier, 88 ans, vivait avec Marie Anne Linossier épouse Valla (47 ans, dont le mari était "au service") et Jean Valla (7 ans, fils de cette dernière), à Vireuil Haut.
- En 1841, Marg(ueri)te Fanget, veuve, vivait avec J(ea)n P(ier)re Valla, sa femme Marie Linossier et leur fils J(ea)n Valla, au Bouchet.

Marguerite Fanget serait donc née vers 1750 selon le recensement de 1851, 1752 d'après son acte de décès, mais 1758 selon le recensement de 1846...

Malgré une incohérence dans le prénom de son gendre, l'acte de mariage de ce dernier, dénommé Jean François Vallat à l'état-civil, indique que, le 31/05/1837 à Burdignes, il a épousé Marie Anne Linossier, née à Burdignes le 3 fructidor VII (20/08/1799), fille de feu Joseph Augustin Linossier et de vivante Marguerite Fanget, la mère et la fille étant domiciliées au lieu-dit Sambeau. C'est donc le recensement de 1846 qui avait raison à propos de Marie Anne Linossier, puisqu'elle a bel et bien fêté ses 47 ans cette année-là.

Joseph Linossier est passé de vie à trépas à Burdignes, 3 ans avant le mariage de sa fille : son acte de décès atteste que l'époux de Marguerite Fanget est décédé le 08/02/1834 à Sambeau, à l'âge de 70 ans.

Dans le registre des mariages de Burdignes, on trouve également l'acte qui a scellé l'union des parents de Joseph Chapuis, le petit-fils de notre présumée centenaire. Ainsi, c'est le 12/11/1803 (20 brumaire XII) que Jaques Chapuis [qui a d'ailleurs comparu pour déclarer le décès de son beau-père en 1834] a épousé Elisabethe Fanget, née au Bouchet à Burdignes le 06/12/1781, fille de feu Jean Fanget et de vivante Marguerite Fanget, la mère et la fille étant domiciliées au Bouchet.

Malgré mon incapacité à mettre la main sur l'acte de décès de Jean Fanget, le premier époux de Marguerite Fanget, j'ai pu reconstituer les fratries des deux lits.

Ainsi, le second époux de Marguerite Fanget lui a donné 3 enfants, qui ont vu le jour à Burdignes :
1-2) Les jumelles Jeanne et Marianne [Marianne étant la future Mme Valla], filles de Joseph Gustain Linossier et Marguerite Fanget, nées le 20/08/1799 (3 fructidor VII) au Bouchet
3) Jean Pierre, fils de Joseph Linossier et Marguerite Fanget, né le 14/09/1800 (27 fructidor VIII) au Bouchet

Le mariage avait été célébré au chef-lieu de canton Bourg-Argental [comme le voulait la loi en VII-VIII] le 07/08/1799 (20 thermidor VII), alors que la fiancée était enceinte jusqu'aux yeux, et de jumelles qui plus est... Ce jour-là, Joseph Linossier a épousé Margueritte Fanget, née au Monestier, fille de Jean Fanget et Elizabeth Desmartin. L'âge de l'épouse n'est pas précisé, mais il est dit que son acte de "naissance" [comprendre baptême] a été lu au cours de la cérémonie, donc il doit être possible de le retrouver. Quant à la mère de la mariée, il semblerait que son prénom ne soit pas Marie, contrairement à ce qui est noté dans l'acte de décès de Marguerite Fanget, mais Elizabeth.

Le premier époux de Marguerite Fanget lui avait déjà donné 6 enfants, qui ont également vu le jour à Burdignes :
1) Isabelle [la future Mme Chapuis, dont l'acte de baptême est une preuve supplémentaire que les prénoms Isabelle et Elisabeth étaient interchangeables en Vivarais à l'époque], fille de Jean Fanget et Marguerite Fanget, née le 05/12/1781 au Bouchet [son parrain était son grand-père -probablement paternel- Jean Fanget et sa marraine sa grand-mère maternelle Isabelle Desmartin]
2) Jean Baptiste, fils de Jean Fanget et Marguerite Fanget, né le 07/03/1783 au Bouchet, décédé le 17/11/1783 au même lieu
3) Marianne Marguerite, fille de Jean Baptiste Fanget et Marguerite Fanget, née le 30/10/1784 au Bouchet [son parrain était son grand-père maternel Jean Fanget, du Monestier, et sa marraine sa grand-mère paternelle Marianne Gery épouse Jean Fanget, du Bouchet de Burdignes]
4) Marie Anne, fille de Jean Baptiste Fanget et Marguerite Fanget, née le 15/02/1787 au Bouchet
5) Catherine, fille de Jean Baptiste Fanget et Marguerite Fanget, née le 17/01/1789 au Bouchet, décédée le 23/03/1790 au même lieu
6) Jean Antoine, fils de Jean Fanget et Marguerite Fanget, né le 13/12/1790 au Bouchet

Jean (Baptiste) Fanget serait donc décédé entre le baptême de Jean Antoine Fanget fin 1790 et -théoriquement- la conception des jumelles Jeanne et Marianne Linossier fin 1798.

Quoi qu'il en soit, c'est bien dans sa paroisse natale du Monestier que Marguerite Fanget a convolé en justes noces pour la première fois. Le 13/02/1781, Jean Fanget, fils de Jean Fanget et Marie Anne Geri, du lieu du Bouchet à Burdignes, a ainsi épousé Marguerite Fanget, fille de Jean Fanget et Elizabeht Desmartins, du lieu de Beguier au Monestier.

En l'absence d'indication d'âge pour Marguerite Fanget avant 1846, considérant qu'il était très improbable qu'elle se soit mariée avant l'âge de 14 ans, j'ai décidé de parcourir les registres paroissiaux du Monestier à rebours en commençant fin 1766. Voilà ce que j'y ai trouvé :
- Le 11/06/1766, baptême de Joseph, fils de Jean Fanget et Elizabet Desmartin, né la veille à Beguier [un frère de Marguerite]
- Le 08/12/1764, baptême de Jean Antoine, fils de Jean Fanget et Elizabet Desmartin, né la veille à Beguier [un autre frère de Marguerite]
- Le 10/07/1763, baptême de Jean, fils de Jean Fanget et Elizabet Desmartin, né le jour même à Beguier [encore un frère de Marguerite]
- Le 26/06/1762, baptême de Marguerite, fille de Jean Fanget et Elizabet Desmartin, née la veille à Beguier [bingo Smile]
- Le 11/05/1762, mariage de Jean Fanget, du lieu de Beguier au Monestier, et Elizabet Desmartin, du lieu de Fournat au Monestier

L'acte de baptême de Marguerite Fanget, née le 25/06/1762 au Monestier, est donc indubitablement le bon, ses parents s'étant mariés 6 semaines avant sa naissance.

Par conséquent, Marguerite Fanget a seulement vécu 91 ans et 83 jours.
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Message par Arno le Dim 17 Déc 2017 - 12:31

Barti a écrit:

La date est fausse.
Jette un œil à la base 2, ligne n°221. Wink

J'utilise la recherche d’occurrences pour vérifier tes tableaux. Si je ne l'ai pas vue, c'est à cause du fait que le patronyme est ici écrit avec un double T alors que dans ta base 2, il n'y en a qu'un.
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Message par Barti le Dim 17 Déc 2017 - 10:53

Arnaud56 a écrit:

La date est fausse.

Jette un œil à la base 2, ligne n°221. Wink
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Mme Trottignon, 107 ans en 1900

Message par Arno le Sam 16 Déc 2017 - 23:38

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Jean VEYRE (v.1771-1864) de Vanosc (Ardèche)

Message par Cyril le Sam 16 Déc 2017 - 21:49

D'après son acte de décès, Jean Veyre, 102 ans, fils de feu Etienne Veyre, veuf d'Anne Chapelle, est décédé le 22/12/1864 à Vertrosc, dans la commune de Vanosc.

C'est dans le même lieu-dit que, le 28/01/1852, est décédée Marie Anne Chapelle, 82 ans, née à Vanosc, fille de feu François Chapelle, épouse de Jean Veyre (84 ans) et mère de Jean Veyre (49 ans). Notre présumé centenaire prend un coup de jeune, puisqu'il pourrait être né vers 1768 au lieu de 1762...

Les recensements de Vanosc ne laissent pas non plus penser que Jean Veyre puisse avoir été centenaire :
- En 1851, Jean Veyre, 85 ans, invalide et indigent, vivait avec son épouse Anne Chapelle (82 ans) et leur fille célibataire Marguerite Veyre (44 ans), à côté de chez Jean Veyre (45 ans) et son épouse Marie Duchier (46 ans), au lieu-dit Vertrosc.
- En 1846, Jean Veyre, 80 ans, vivait avec son épouse Anne Chapelle (77 ans) et leur fille célibataire Marguerite Veyre (42 ans), au lieu-dit Vertros.
- En 1836, Jean Veyre, 70 ans, vivait avec son épouse Anne Chapelle (65 ans) et leur fille célibataire Marguerite Veyre (32 ans).

L'acte de mariage du voisin homonyme de Jean Veyre en 1851 montre qu'il s'agissait de son fils. Ainsi, le 16/12/1830 à Vanosc, Jean Pierre Veyre (28 ans), né à Vanosc, fils de vivants Jean Veyre et Anne Chapelle domiciliés au lieu-dit Vertros, a épousé Marie Duchier (30 ans).

Les registres de Vanosc permettent de localiser les actes de naissance de 9 enfants du couple Veyre-Chapelle :
1) Marianne, fille de Jean Veyre et Anne Chapelle, née le 02/08/1793 à Vertros
2) Marie, fille de Jean Veyre et Anne Chapelle, née le 11/11/1795 (20 brumaire IV) à Vertros
3) Marie Francoise, fille de Jean Veyre et Marie Anne Chapelle, née le 03/03/1799 (13 ventôse VII) à Vertros
4) Marguerite, fille de Jean Veyre et Anne Chapelle, née le 03/03/1802 (12 ventôse X) à Vertros [qui vivait encore chez ses parents en 1851]
5) Jean Pierre, fils de Jean Veyre et Anne Chapelle, né le 15/09/1803 (28 fructidor XI) à Vertros [qui vivait à côté de chez ses parents en 1851 et a déclaré le décès de sa mère en 1852]
6) Louis, fils de Jean Veyre (36 ans) et Anne Chapelle, né le 20/03/1809 à Vertros
7) Joseph, fils de Jean Veyre (40 ans) et Marie Anne Chapelle, né le 31/05/1812 à Vertros
8) Marie, fille de Jean Veyre (43 ans) et Anne Chapelle, née le 25/01/1815 à Vertros
9) Françoise, fille de Jean Veyre (46 ans) et Marie Anne Chapelle, née le 28/08/1816 à Vertros

Les âges déclarés dans les documents collectés permettent d'établir le graphique suivant :


Force est de constater que la date de naissance présumée de Jean Veyre a progressivement remonté le temps au cours de sa vie... Les plus anciens actes qui mentionnent son âge, établis au moment de la naissance de ses 4 derniers enfants, suggèrent une année de naissance autour de 1771.

L'acte de mariage de Jean Veyre et Anne Chapelle, daté du 03/07/1792 à Vanosc, confirme les prénoms des pères des mariés (l'identité de leurs mères nous étaient inconnues jusqu'à présent) et indique que les époux vivaient déjà tous deux au lieu-dit Vertros. Jean Veyre est dit fils d'Etienne Veyre et Magdeleine d'Entressangle, et son second témoin est son frère Etienne Veyre.

Malheureusement, non seulement l'acte de mariage ne précise ni l'âge ni l'origine des époux, mais des recherches approfondies sur la famille Veyre, tant dans les registres paroissiaux que d'état-civil, aussi bien en Ardèche que dans la Loire (Vanosc étant limitrophe de ce département), ne m'ont pas permis d'en apprendre davantage : aucune trace du mariage d'Etienne Veyre et Magdeleine d'Entressangle, ni de la naissance de leurs enfants, ni de leur propre décès, ni même de la vie d'Etienne Veyre fils...

Malgré ces lacunes conséquentes, je crois en avoir appris suffisamment pour affirmer que Jean Veyre n'était pas centenaire. Il était vraisemblablement né vers 1771 et aurait donc vécu environ 93 ans.
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Thérèse CHASSON veuve TESTARD (1763-1854) de Marcols (Ardèche)

Message par Cyril le Ven 15 Déc 2017 - 23:16

D'après son acte de décès, Thérese Chasson, 100 ans, née à Mézilhac, fille de feu Claude Chasson, veuve de Jacques Testard, est décédée le 19/05/1854 à Marcols[-les-Eaux]. Le premier déclarant était son gendre Jean Jacques Chasson, 72 ans, de Marcols.

L'acte de décès de son mari atteste que Jacques Testard, 74 ans, fils de feus Jacques Testard et Marianne Vabres, époux de Thereze Chasson, a rendu l'âme le 06/02/1825 à Marcols. Parmi les déclarants se retrouvait son gendre Jean Jacques Chasson, cette fois-ci âgé de 43 ans.

Jean Jacques Chasson faisait partie de la famille depuis le 20/04/1820, date à laquelle il avait épousé en mairie de Marcols la demoiselle Henriete Testard, 29 ans, née à Marcols, fille de vivants Jaques Testard et Therese Chasson.

L'acte de baptême d'Henriete Testard confirme son âge, puisqu'elle a vu le jour le 27/11/1791 à Marcols, du légitime mariage de Jacques Testard et Therese Chasson.

Ce mariage avait eu lieu le 11/11/1788 à Mézilhac. Les prénoms des parents de Jacques Testard ne sont pas les mêmes que sur son acte de décès (Jean Pierre et Magdeleine au lieu de Jacques et Marianne), mais ce genre d'erreur était fréquente. En revanche, le père de Thereze Chassons s'y prénommait bien Claude et l'on apprend que feue sa mère s'appelait Anne Vigne.

Le fait que nous ne disposions d'aucune autre mention de l'âge de Thérèse Chasson que celle qui est faite sur son acte de décès aurait pu poser problème, mais la brièveté du mariage de ses parents permet de retrouver facilement son acte de baptême. En effet, entre l'union de Claude Chasson avec Anne Vigne (le 31/01/1758 à Mézilhac) et le décès de ladite Anne Vigne (le 07/11/1764 dans la même paroisse), le couple n'a eu le temps de faire baptiser que 3 enfants : d'abord 2 garçons, André (né le 07/11/1758) et Jean Pierre (né le 07/04/1761), puis une fille, Thereze, laquelle est venue au monde le 12/11/1763 à Mézilhac. La voilà !

Ma conclusion est que Thérèse Chasson a vécu 90 ans et 188 jours.
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Message par 930310 le Ven 15 Déc 2017 - 10:15

Cyril a écrit:
930310 a écrit:EDIT : MERCI DE METTRE UN TITRE À CHAQUE MESSAGE POUR FACILITER LA RECHERCHE.  Wink
J'ai une question. J'ai commencé à créer ma propre base de données de cas français mais j'ai rencontré un problème. Beaucoup de supercenténiens français connus n'ont pas de document de vie plus tard / preuve de la mort. Je suis nouveau à la recherche de cas français, donc je ne sais pas s'il existe des sites Web similaires à Familysearch.com pour les dossiers français. Jusqu'à présent, je n'ai utilisé que les archives en ligne des ministères (la plupart
documents jusqu'à 1915 ou si disponible en ligne). Y a-t-il?

Je n'ai pas pu trouver de documents pour les femmes d'origine algérienne, les documents existent en ligne mais pas pour les années spécifiées. Maria Diaz, par exemple, est née en 1898 et des registres de naissance existent dans sa région de 1897 à 1899, mais il manque 1898.

De même, existe-t-il une sorte d'archive de journaux pour les journaux français? J'ai été incapable de trouver des articles pour la plupart des femmes nées à la fin des années 1870 et au début des années 1880.

C'est vrai Jimmy, pour les supercentenaires français les plus anciens, il est rarement possible de trouver une preuve de décès en ligne. En général, nous demandons un acte de décès.

Je ne sais pas s'il existe un équivalent de Familysearch.com pour les cas français, mais cela ne me dit rien.

Les meilleures sources de documents restent effectivement les sites d'archives départementales, parfois municipales, ainsi que celles de l'outre-mer, que tu utilises donc déjà. Mais ces sources s'arrêtent généralement entre 1902 et 1936, selon la politique de chaque service d'archives et selon le type de documents.

Malheureusement, la numérisation des registres algériens sur le site des ANOM (celui où tu n'as pas pu trouver l'acte de naissance de Maria Diaz) n'a été réalisée qu'à 30% environ. Tous les actes manquants sont en Algérie...

Oui, il existe des archives de journaux français, mais ce sont généralement des archives anciennes, qui ne concernent pas la période où la France a vu mourir ses premiers supercentenaires. Si je me trompe, Guillaume me corrigera.

Merci pour la réponse, Cyril. La raison que j'ai posée à propos d'un équivalent de Familysearch est que les documents de recensement sont souvent difficiles à déchiffrer car le texte est flou, l'écriture est mauvaise ou parce qu'il y a plus de 500 pages dans la région où le futur supercenténarien vivait. le meilleur. Le problème pour moi est surtout la barrière de la langue. Je lis assez bien le français mais je ne suis pas très doué pour former des phrases qui ont beaucoup de sens (c'est pourquoi j'utilise Google translate pour répondre).
Pour plusieurs personnes, Marie Bremont par exemple, la date de décès est notée sur leur acte de naissance, ce qui est génial!
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Marie MERLE veuve MISERY (v.1774-1860) de Préaux (Ardèche)

Message par Cyril le Ven 15 Déc 2017 - 2:08

Maintenant que ma liste de compte-rendus anciens non postés est vide, je vais pouvoir recommencer à démystifier de nouveaux centenaires ardéchois, et ce, jusqu'à la veille de Noël.

D'après son acte de décès, Marie Merle, 100 ans, fille de feu Jean Merle (demeurant de son vivant à Quintenas), veuve d'Etienne Misery, est décédée le 27/12/1860 à la Gayère, dans la commune de Préaux. Le premier déclarant était son petit-fils Jean Pierre Léogier, 32 ans, du même lieu.

C'est à Quintenas, qui était probablement sa commune natale, que j'ai localisé les seuls recensements disponibles concernant Marie Merle :
- En 1846, Marie Merle veuve Miséri (70 ans) vivait avec sa sœur célibataire Elizabeth Merle (66 ans).
- En 1836, Marie Merle veuve Misery (60 ans) vivait avec sa sœur célibataire Elisabeth Merle (50 ans), tout près de chez Rose Merle (52 ans) épouse d'Antoine Octrue [une autre sœur, comme je le montrerai ultérieurement].

C'est à Quintenas également que son petit-fils Jean Pierre a vu le jour le 08/11/1828, du mariage de Jean Pierre Leogier et Marie Mizery. Ses parents s'étaient mariés le 16/10/1821 à Quintenas et l'acte nous apprend que l'épouse, dénommée Marie Madelaine Mesery, âgée de 18 ans et née à Quintenas, était la fille de vivants Joseph Mesery et Marie Merle.

Toujours à Quintenas, les actes de naissance de Marie Madelaine Mizery et de son unique sœur confirment le prénom de leur père [même si je n'ai pas pu mettre la main sur l'acte de décès de ce dernier] :
1) Marie Madelaine, fille de Joseph Mizery et Marie Merle, née le 22/03/1803 (1er germinal XI) au lieu-dit Chizaret
2) Catherine, fille de Joseph Miseri et Marie Merle, née le 21/04/1805 (1er floréal XIII) au lieu-dit Cisaret

Notre présumée centenaire avait convolé en justes noces le 09/03/1802 (18 ventôse X) à Quintenas. Un acte de mariage a ainsi uni Joseph Mizery (25 ans) et Marie Merle (28 ans), née au lieu-dit More [dans la paroisse de Quintenas], fille de Jean Merle et Marie Colonby.

Marie Merle serait donc née vers 1776 d'après les recensements de 1836 et 1846, contre environ 1774 selon son acte de mariage. Deux estimations proches et de mauvais augure...

Jean Merle et Marie Colombi (les parents de Marie Merle) se sont mariés le 09/02/1773 à Quintenas, où j'ai retrouvé les actes de baptême de 5 de leurs enfants :
1) Catherine, née le 29/09/1776 au lieu-dit Maure, décédée le 19/08/1792 au même endroit
2) Hélizabet, née le 11/01/1779 au lieu-dit More [qui vivait avec sa sœur Marie Merle en 1836-1846]
3) Jean, né le 03/01/1781 au lieu-dit Maure
4) Marie Rose, née le 22/06/1783 au lieu-dit Maure [laquelle, ayant épousé Antoine Octrue le 08/02/1822 à Quintenas, vivait près de chez ses sœurs Elisabeth et Marie Merle en 1836]
5) François Alexis, né le 21/12/1786 au lieu-dit More, décédé 5 jours plus tard au même endroit

Puisqu'il n'y a pas de confusion entre Marie et ses sœurs Catherine, Elisabeth et Marie Rose, et en accord avec l'âge qu'elle a déclaré au moment de son mariage, il est logique de penser que Marie Merle était l'aînée de la fratrie, née entre le mariage de ses parents (février 1773) et la conception de sa sœur Catherine (vers janvier 1776). L'année 1774 semble une candidate idéale.

Je conclus de ce qui précède que Marie Merle est née vers 1774 et a vécu environ 86 ans.
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Recherche sur les cas français

Message par Cyril le Ven 15 Déc 2017 - 1:58

930310 a écrit:J'ai une question. J'ai commencé à créer ma propre base de données de cas français mais j'ai rencontré un problème. Beaucoup de supercenténiens français connus n'ont pas de document de vie plus tard / preuve de la mort. Je suis nouveau à la recherche de cas français, donc je ne sais pas s'il existe des sites Web similaires à Familysearch.com pour les dossiers français. Jusqu'à présent, je n'ai utilisé que les archives en ligne des ministères (la plupart
documents jusqu'à 1915 ou si disponible en ligne). Y a-t-il?

Je n'ai pas pu trouver de documents pour les femmes d'origine algérienne, les documents existent en ligne mais pas pour les années spécifiées. Maria Diaz, par exemple, est née en 1898 et des registres de naissance existent dans sa région de 1897 à 1899, mais il manque 1898.

De même, existe-t-il une sorte d'archive de journaux pour les journaux français? J'ai été incapable de trouver des articles pour la plupart des femmes nées à la fin des années 1870 et au début des années 1880.

C'est vrai Jimmy, pour les supercentenaires français les plus anciens, il est rarement possible de trouver une preuve de décès en ligne. En général, nous demandons un acte de décès.

Je ne sais pas s'il existe un équivalent de Familysearch.com pour les cas français, mais cela ne me dit rien.

Les meilleures sources de documents restent effectivement les sites d'archives départementales, parfois municipales, ainsi que celles de l'outre-mer, que tu utilises donc déjà. Mais ces sources s'arrêtent généralement entre 1902 et 1936, selon la politique de chaque service d'archives et selon le type de documents.

Malheureusement, la numérisation des registres algériens sur le site des ANOM (celui où tu n'as pas pu trouver l'acte de naissance de Maria Diaz) n'a été réalisée qu'à 30% environ. Tous les actes manquants sont en Algérie...

Oui, il existe des archives de journaux français, mais ce sont généralement des archives anciennes, qui ne concernent pas la période où la France a vu mourir ses premiers supercentenaires. Si je me trompe, Guillaume me corrigera.
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Re: Investigations sur de possibles grands centenaires français décédés (anciens et modernes)

Message par 930310 le Jeu 14 Déc 2017 - 23:37

J'ai une question. J'ai commencé à créer ma propre base de données de cas français mais j'ai rencontré un problème. Beaucoup de supercenténiens français connus n'ont pas de document de vie plus tard / preuve de la mort. Je suis nouveau à la recherche de cas français, donc je ne sais pas s'il existe des sites Web similaires à Familysearch.com pour les dossiers français. Jusqu'à présent, je n'ai utilisé que les archives en ligne des ministères (la plupart
documents jusqu'à 1915 ou si disponible en ligne). Y a-t-il?

Je n'ai pas pu trouver de documents pour les femmes d'origine algérienne, les documents existent en ligne mais pas pour les années spécifiées. Maria Diaz, par exemple, est née en 1898 et des registres de naissance existent dans sa région de 1897 à 1899, mais il manque 1898.

De même, existe-t-il une sorte d'archive de journaux pour les journaux français? J'ai été incapable de trouver des articles pour la plupart des femmes nées à la fin des années 1870 et au début des années 1880.
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Marianne dite Madeleine AULAGNET veuve GAILLARD (1795?/v.1805 - 1898) de Dornas (Ardèche)

Message par Cyril le Mer 13 Déc 2017 - 15:25

D'après son acte de décès, Marianne dite Madeleine Aulagnet, 102 ans, née à Dornas, fille de père non déclaré et de Françoise Aulagnet (domestique), veuve de Casimir Gaillard, est décédée le 18/12/1898 à Dornas.

Cet acte de décès permet de retrouver facilement celui de son mari. Casimir Gaillard, 90 ans, né à Marcols, fils de feu Casimir Gaillard (moulinier), époux de Madeleine Aulagnier, est décédé le 10/12/1890 à Dornas.

C'est à Marcols[-les-Eaux] que leur mariage a eu lieu le 29/11/1827 :
- Sur l'acte de mariage, l'époux est Casimir Ga(i)lhard (ouvrier employé), 27 ans, né à Albon [lieu-dit devenu commune d'Albon-d'Ardèche en 1912] mais domicilié à Dornas, fils de feu Jean Jacques Gailhard (cultivateur) et de vivante Marie Champ domiciliée au Vialard [commune de Marcols]. Le prénom du père ne correspond pas à celui indiqué dans l'acte de décès de Casimir, mais cela n'a rien d'étonnant puisqu'il était décédé depuis plus de 60 ans et que ledit acte de décès a été rédigé sur les déclarations de voisins du défunt.
- Quant à la mariée, il s'agit de Magdelaine Aula(g)nier, 21 ans, née et domiciliée à Dornas, fille naturelle de Marianne Aulagnier (ménagère) domiciliée à Dornas, présente à la cérémonie. Là non plus, le prénom de la mère de la mariée ne correspond pas, mais l'acte de décès de Madeleine Aulagnet a aussi été rédigé sur la base des déclarations de simples voisins. Par ailleurs, on remarque que la mariée s'appelle "Magdelaine Aulanier" au recto, mais "Marianne Aulagnier" au verso de l'acte de mariage, ce qui pourrait soit accréditer la thèse d'une "Marianne dite Madeleine", soit résulter d'une erreur (le nom de la mère de la mariée inscrit à la place de celui de sa fille).

Le principal problème est lié à l'âge de la mariée. Si Casimir a un âge cohérent avec son acte de décès (27 ans en 1827 et 90 ans en 1890, soit une naissance vers 1800), ce n'est pas le cas de Marianne/Madeleine : 21 ans en 1827 suggèrent une année de naissance autour de 1806, alors que 102 ans en 1898 renvoient en 1796, soit 10 ans de décalage !

Pour essayer d'y voir plus clair, j'ai rassemblé divers documents familiaux...

Les publications du mariage, à Dornas et à Marcols, confirment uniformément (à quelques variations orthographiques près) la teneur de l'acte de mariage en ce qui concerne Casimir. Du côté de la mariée, son prénom est toujours Magdelaine et sa mère reste prénommée Marianne. Cependant, alors qu'à Marcols, Magdelaine Aulanier a 21 ans, à Dornas, Magdelaine Aulagnet a 22 ans. C'est une différence minime, mais qui prouve bien que son âge n'était pas une donnée maîtrisée.

Malgré de longues recherches, je n'ai pas pu mettre la main sur les actes de naissance et de décès de tous leurs enfants, mais j'ai tout de même pu reconstituer la fratrie suivante :
1) Louis Gaillard, né le 09/01/1829 à Dornas [AN] et décédé le 02/04/1829 à Dornas [AD]
2) Appoline Gaillard, née le 09/02/1830 à Dornas [AN] et décédée le 09/04/1830 à Dornas [AD]
3) Louis Gaillard, né le 12/06/1831 à Dornas [AN] et décédé célibataire le 22/05/1851 à Dornas [AD] (d'après la table des successions et des absences, sa mère Madelaine Aulagner, son père Casimir Gaillard et ses sœurs et frère Anne, Fany et Casimir lui ont survécu)
4) Marie Anne Gaillard, née le 05/11/1833 à Dornas [AN]
5) Marie Fany Gaillard, née le 07/03/1835 à Dornas [AN]
6) Félicité Gaillard, née en 1837 ou 1838, décédée le 22/07/1839 à Dornas [AD] à l'âge de 1 ou 2 ans (1 an d'après la table des successions et des absences, 2 ans d'après son acte de décès)
7/8/9) Casimir Gaillard, né vers 1841, décédé célibataire le 11/05/1906 à Dornas à l'âge de 65 ans [d'après la table des successions et des absences, laquelle précise que ses héritiers sont ses sœurs et neveux]
7/8/9) Félicité Gaillard, née le 02/03/1841 à Dornas [AN]
7/8/9) Joséphine Gaillard, née vers 1842 (à Saint-Barthélémy[-le-Meil] d'après la table des successions et des absences, mais je n'y ai pas trouvé son acte de naissance), décédée célibataire le 14/07/1872 chez ses parents à Dornas [AD] à l'âge de 30 ans

Dans les 11 actes d'état-civil collectés, la mère se prénomme toujours Magdel[a/e]ine. Jamais le prénom de Marianne ne refait surface...

J'ai résumé les dates de naissance possibles de Madeleine/Marianne Aulagnet (calculées à partir des âges mentionnés dans les actes) dans le graphique ci-dessous :


Ce graphique montre des âges chaotiques et, surtout, en dehors de l'acte de décès, une date de naissance toujours comprise entre 1800 et 1810, avec une moyenne en 1805 et un nombre maximal d'actes suggérant 1807. Si l'on se fie à ce graphique, Madeleine Aulagnet ne semble pas avoir été centenaire.

Il existe pourtant un acte de naissance qui correspond à l'acte de décès de 1898 : à Dornas, le 01/12/1795 (10 frimaire IV), est née Marianne Aulagnet, fille de Françoise Aulagnet (environ 40 ans), elle-même fille de Jean Antoine Aulagnet, meunier au lieu-dit la Chèze. Il est presque troublant de voir à quel point les informations de cet acte de naissance sont identiques à celles de l'acte de décès de 1898. C'est d'autant plus bizarre que, sur toute la vie de Madeleine Aulagnet, si l'on excepte la possible erreur d'écriture au verso de son acte de mariage, seul son acte de décès lui donne le prénom de Marianne. De même, sa mère ne se prénomme Françoise que sur l'acte de décès de 1898, alors qu'elle s'appelle Marianne sur l'acte de mariage de sa fille.

Les âges trop faibles, de même que les divergences dans les prénoms de la mère et de la fille, suggèrent que l'acte de décès de 1898 a été établi à partir des informations retrouvées dans l'acte de naissance de 1795, lequel était à portée de mains dans les registres de la mairie de Dornas. Il y a trop d'incohérences pour que l'on ne pense pas à une supercherie. C'est probablement à la recherche du prestige que cela conférait à l'époque, que Madeleine Aulagnet se serait fait passer pour centenaire à la fin de sa vie.

Malheureusement, après avoir parcouru les registres d'état-civil de Dornas et les tables des successions et des absences des 3 cantons les plus proches, j'ai été incapable de trouver un document qui puisse accréditer ma théorie :
- Pas d'acte de décès correspondant à l'authentique Marianne Aulagnet née en 1795, à sa mère Françoise Aulagnet, ou à Marianne Aulagnet mère de notre centenaire potentielle
- Pas d'acte de naissance qui puisse correspondre à Madeleine Aulagnet non plus

Dans les registres des formalités hypothécaires de l'Ardèche, mes seules trouvailles ont été les fiches de :
- Madeleine Aulagner femme Gaillard de Dornas (ventes transcrites en 1871 et 1880, créances inscrites en 1881 et 1891)
- Son mari Casimir Gaillard père (aubergiste, cafetier) de Dornas, qui partage sa "case" avec Casimir Gaillard fils (moulinier en soie "sourd et muet") de Dornas (ventes transcrites en 1871 et 1880, créances inscrites entre 1860 et 1891)

Cela ne prouve pas qu'une Marianne Aulagnet distincte pouvant correspondre à l'acte de naissance de 1795 n'ait pas existé, mais si c'est le cas, elle n'a jamais acheté ni vendu de bien immobilier en Ardèche. C'est tout à fait possible, pourvu qu'elle soit restée célibataire et de condition modeste, si elle est décédée jeune ou a quitté l'Ardèche. La preuve en est que, en dehors de Casimir, aucun des 4 autres enfants Gaillard ayant atteint l'âge adulte n'est inscrit sur le registre des formalités hypothécaires :
- Louis et Joséphine sont décédés chez leurs parents, célibataires et jeunes, sans possessions personnelles
- Marie Anne et Marie Fany n'ont tout simplement hérité d'aucun bien immobilier, ni de leurs parents (un certificat du 27/09/1899 constate que leur mère ne possédait aucun actif au moment de son décès, exactement comme leur père le 11/11/1891), ni de leur frère Casimir (qui a fait l'objet d'un certificat d'indigence daté du 25/03/1907)

Quoi qu'il en soit, même dans les actes notariés, notre centenaire potentielle utilisait exclusivement le prénom de Madeleine, ce qui renforce ma conviction qu'elle ne s'est jamais prénommée Marianne.

L'âge de Madeleine Aulagnet à la naissance de ses enfants ne nous aide pas davantage car, qu'elle soit née en 1795 ou vers 1805, elle peut fort bien avoir donné la vie entre 1829 et 1841.

Toutefois, le fait que l'âge déclaré de Madeleine Aulagnet fluctuait beaucoup d'un acte à l'autre est une indication en soi : l'origine de ces fluctuations était vraisemblablement une méconnaissance de son âge réel. Tout porte donc à croire que la naissance de Madeleine Aulagnet n'a jamais été déclarée en mairie, ce qui n'était pas rare à l'époque.

Dans la mesure où le seul argument qui suggère un statut de centenaire est l'acte de décès, et que tous les autres documents militent en faveur d'une supercherie tardive, je conclus que Madeleine Aulagnet est probablement née vers 1805 et aurait donc vécu environ 93 ans.
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