LES GRANDS CENTENAIRES FRANÇAIS

Investigations sur de possibles grands centenaires français décédés (anciens et modernes)

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Catherine REYNAUD veuve MAZA (1804-1902) du Crestet (Ardèche)

Message par Cyril le Sam 23 Déc 2017 - 15:34

D'après son acte de décès, Catherine Reynaud, 101 ans, née à Lamastre, fille de feus A(n)dré Reynaud et Marie Bravais, veuve de Jean Antoine Maza, est décédée le 23/11/1902 aux Combes, dans la commune du Crestet. Le premier comparant était son fils Romain Maza, 61 ans, du Crestet.

Ledit fils, prénommé Jean Antoine Romain à l'état-civil, était né le 29/10/1841 au lieu du Groubon, également situé dans la commune du Crestet. Ses parents Jean Antoine Maza et Catherine Reynaud étaient alors tous deux dits âgés de 36 ans.

Jean Antoine Maza, l'époux de Catherine Reynaud, est décédé à l'âge déclaré de 51 ans, le 20/02/1855 aux Combes, c'est-à-dire au même endroit que sa femme près d'un demi-siècle plus tard. On apprend dans son acte de décès que ses défunts parents se nommaient Jean Maza et Marie Peyrard.

Le mariage de notre présumée centenaire a été célébré le 26/06/1837 en mairie d'Arlebosc. Ce jour-là, Jean Antoinne Maza (32 ans), fils de feu Jean Maza et de vivante Marie Peyrard, a épousé Catherine Reynaud (33 ans), née à Lamastre mais domiciliée à Arlebosc, fille de feu Andre Reynaud et de vivante Marie Bravet (domiciliée au Crestet).

L'âge indiqué sur son acte de mariage, qui conduit à une estimation de l'année de naissance de Catherine Reynaud (1804) très proche de celle déduite de l'acte de naissance de son fils (1805), permet de retrouver facilement son acte de naissance à elle. Ce dernier atteste que Catherine, fille d'André Reynaud et Marie Brevat, est née le 28/03/1804 (7 germinal XII) à Lamastre.

La longue vie de Catherine Reynaud a donc duré 98 ans et 240 jours.
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Joseph GOUDARD (1764-1861) de Villevocance (Ardèche)

Message par Cyril le Ven 22 Déc 2017 - 14:59

D'après son acte de décès, Joseph Goudard, 100 ans, veuf d'Isabeau Juge, est décédé le 14/01/1861 à Villevocance.

L'acte de décès de son épouse est plus riche d'informations : Elizabeth Juge, 67 ans, fille de feus Antoine Juge et Marie Anne Renaud, épouse de Joseph Goudard, est décédée le 18/04/1837 à Villevocance. Le premier comparant était son fils Antoine Goudard, 30 ans, demeurant à Saint-Etienne (Loire).

Même si l'acte de naissance d'Antoine est plus ancien que prévu de 2 ans, il fait bel et bien partie de la reconstitution que j'ai faite de la liste des enfants du couple Goudard-Juge :
1) Marie Elisabeth, fille de Joseph Goudard et Elisabeth Juge, née le 25/12/1802 (4 nivôse XI) à Villevocance
2) Antoine, fils de Joseph Goudard et Elisabeth Juge, né le 05/09/1804 (18 fructidor XII) à Villevocance
3) Isabeau, fille de Joseph Goudard (40 ans) et Isabeau Juge, née le 08/12/1807 à Villevocance
4) Joseph, fils de Joseph Goudard et Isabeau Juge, né le 25/04/1809 à Villevocance
5) Ysabeau, fille de Joseph Goudard (40 ans) et Ysabeau Juge, née le 12/11/1812 à Villevocance

Joseph Goudard ne devait pas bien connaître sa date de naissance, dans la mesure où il a déclaré avoir 40 ans à trois reprises, sur une période de 9 ans :
- A la naissance de sa fille Ysabeau en 1812
- A la naissance de sa fille Isabeau en 1807
- A la naissance de sa nièce Marie Elisabeth Goudard le 25/12/1803 (3 nivôse XII) [la fille de son frère Louis Goudard, qui avait épousé Marie Juge, la soeur d'Isabeau/Elisabeth Juge, le 13/10/1801 (21 vendémiaire X) à Villevocance]

Malgré cette extraordinaire imprécision, on peut supposer que Joseph Goudard est probablement né entre 1763 et 1772...

Son acte de mariage, daté du 13/09/1796 (27 fructidor IV) à Villevocance, atteste que Joseph Goudard, fils de feu Antoine Goudard et de vivante Jeanne Degas, a épousé Elisabethe Juge, fille de vivant Antoine Juge et de feue Marianne Raynaud.

En fin de compte, mes recherches dans les registres paroissiaux de Villevocance montrent que notre présumé centenaire n'en était pas un, puisque son acte de baptême indique sans ambiguïté que Joseph, fils d'Antoine Goudard et Jeanne Deygas, est né le 24/07/1764 au lieu-dit Goudard.

Ma conclusion est que Joseph Goudard a vécu 96 ans et 174 jours.
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Marie BLANCHET veuve TRACOL (1765-1861) d'Eclassan (Ardèche)

Message par Cyril le Jeu 21 Déc 2017 - 16:10

D'après son acte de décès, Marie Blanchet, 100 ans, fille de [feus] Zacharie Blanchet et Marianne Buisson (domiciliés de leur vivant à Saint-Alban-d'Ay), veuve de Jacques Tracol, est décédée le 01/04/1861 à Verdun, dans la commune d'Eclassan. Le premier déclarant était son petit-fils Alexandre Manoha (51 ans), du même lieu.

L'acte de naissance du petit-fils en question indique que Pierre Alexandre, fils de Jean Pierre Manoit (25 ans) et Marianne Tousaind Tracol, est né le 07/06/1810 à Eclassan. Ses parents se sont unis en mairie d'Eclassan le 18/01/1807 : Jean Pierre Manouhat (21 ans) a ainsi épousé Marianne Toussaint Tracol (20 ans), née et domiciliée au lieu-dit Verdun, fille de vivants Jaque Tracol et Marie Blanchet.

La date de décès de Jacques Tracol est un peu obscure... Son acte de décès, rédigé le 23/01/1832, prétend qu'il est décédé le 27/01/1832, soit 4 jours plus tard ! Les tables annuelle et décennale, quant à elles, contiennent la date du 07/01/1832, reprise par la table des successions et des absences. Quoi qu'il en soit, Jacques Tracol a perdu la vie en janvier 1832, à l'âge déclaré de 72 ans.

Revenons-en à sa fille au second prénom peu commun. Selon son acte de naissance, Marianne Toussaint, fille de Jacques Tracol et Marie Blanchet, est née le 31/10/1786 à Verdun dans la paroisse d'Eclassan. Elle a été baptisée le 01/11/1786, jour de la Toussaint, ce qui explique tout Wink

Ses parents s'étaient mariés l'année précédente, le 17/08/1785 à Saint-Alban-d'Ay, paroisse de la mariée. Ce jour-là, Jaques Tracol a ainsi épousé Marie Blanchet, fille de vivants Zacharie Blanchet et Marianne Buisson.

Le seul acte de baptême pouvant correspondre à notre prétendante au titre de centenaire est celui de Marie, fille de Zacharie Blanchet et Marie Anne Buisson, née le 18/09/1765 à Saint-Alban-d'Ay.

L'âge réel de Marie Blanchet à son décès était donc de 95 ans et 195 jours.
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Jean Pierre CHASTAGNIER (1764-1857) de Saint-Pierreville (Ardèche)

Message par Cyril le Mer 20 Déc 2017 - 18:51

D'après son acte de décès, Jean Pierre Chastagnier, 100 ans, fils de feus Jean Pierre Chastagnier et [prénom inconnu] Seauve (domiciliés de leur vivant à Saint-Genest-Lachamp), veuf, est décédé le 13/02/1857 au Monteillet, dans la commune de Saint-Pierreville.

C'est dans les recensements de Saint-Genest-Lachamp, et non ceux de Saint-Pierreville, que l'on retrouve sa trace :
- En 1846, J Pierre Chastagnier, 82 ans, veuf, vivait chez son fils J Pierre Chastagnier (56 ans) et sa femme Marie Dupland.
- En 1836, J P(ier)re Chastagnier, 70 ans, veuf, vivait avec Jean Pierre Chastagnier (47 ans) et sa femme Rosalie Vigne.

Le fils homonyme de Jean Pierre Chastagnier s'est effectivement marié à deux reprises :
- Le 02/10/1818 à Saint-Pierreville, Jean Pierre Chastanier (28 ans), né à Accons, fils de vivants Jean Pierre Chastanier et Jeanne Marie Noble (domiciliés à Saint-Genest-Lachamp), a épousé en premières noces Rosalie Vigne (16 ans). Le second comparant au décès de Rosalie Vigne, survenu le 06/04/1844 à Saint-Genest-Lachamp, était son beau-père Jean Pierre Chastagner (74 ans).
- Le 06/05/1846 à Saint-Genest-Lachamp, Jean Pierre Chastagner (55 ans), né à Accons, fils de vivant Jean Pierre Chastagner (domicilié à Saint-Genest-Lachamp) et de feue Jeanne Marie Noble, a épousé en secondes noces Marie Dupland (33 ans).

Notre centenaire potentiel est devenu veuf le 03/02/1827, date à laquelle Jeanne Marie Noble, fille de feus Jean Noble et Marie Anne Debart, a rendu l'âme à Saint-Genest-Lachamp, à l'âge déclaré de 64 ans. Son mari Jean Pierre Chastagnier est alors dit âgé de 63 ans.

Son acte de décès suggère donc une année de naissance vers 1757 et celui de sa belle-fille vers 1774. Seul celui de sa femme rejoint les estimations faites dans les recensements, aux alentours de 1764.

Comme prévu, l'acte de baptême de Jean Pierre Chastagner fils se trouve bien dans les registres paroissiaux d'Accons. Le fils de Jean Pierre Chastagner et Jeanne Marie Noble y a ainsi vu le jour le 13/10/1790.

C'est dans ce même registre paroissial, à la date du 05/02/1788, qu'est inscrit l'acte de mariage de Jean Pierre Chastagner (fils de vivant Jean Pierre Chastagner et de feue Francoise Seauvi) avec Jeanne Marie Noble (fille de vivants Jean Noble et Marie Debard).

Toujours dans le registre paroissial d'Accons, à la date du 25/01/1763, on met la main sur l'acte de mariage de Jean Pierre Chastagner et Marie Francoise Seauvi.

Seul l'acte de baptême de leur fils aîné, que j'ai eu quelques difficultés à retrouver car il est né dans la paroisse voisine de Dornas, peut correspondre au futur époux de Jeanne Marie Noble. Jean Pierre Chastanier, fils de Jean Pierre Chastanier et Marie Francoise Seauvi, est venu au monde le 08/10/1764.

Par conséquent, la longévité de Jean Pierre Chastagnier fut de 92 ans et 128 jours.
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Catherine PERRET veuve BLANCHET (1762-1854) de Saint-Julien-Vocance (Ardèche)

Message par Cyril le Mar 19 Déc 2017 - 17:52

D'après son acte de décès, Catherine Perret, 101 ans, veuve de Joseph Blanchet, est décédée le 17/12/1854 au Monteil, dans la commune de Saint-Julien-Vocance. Le premier comparant était son petit-fils Régis Blanchet, 29 ans, du même lieu.

Notre présumée centenaire est citée dans 2 recensements à Saint-Julien-Vocance :
- En 1851, Catherine Blanchet, 100 ans, mendiante célibataire [son statut marital est manifestement une erreur], vivait au Monteil avec Claire Rey (65 ans), mendiante veuve, chez Régis Blanchet (32 ans), sa femme Marie Delhome (28 ans) et leur fils Augustin (2 ans).
- En 1846, Catherine Blanchet, 91 ans, mendiante veuve, vivait au Monteil chez -ou près de- Régis Blanchet (19 ans, célibataire) et sa mère Claire Rey (60 ans, veuve).

L'acte de mariage de Régis Blanchet avec Marie Delolme, daté du 18/02/1849 à Saint-Julien-Vocance, confirme que le fiancé était le fils de vivante Clère Rey, veuve de Joseph Blanchet [qui devait donc être le fils de Catherine Perret]. Et effectivement, le 28/11/1821 à Saint-Julien-Vocance, Claire Rey (37 ans) avait épousé Joseph Blanchet (36 ans), né à Saint-Julien-Vocance, fils de feu Jean Blanchet [qui ne se prénommait donc pas Joseph] et de vivante Catherine Peret.

Quatre ans plus tôt, Joseph Blanchet avait déclaré le décès de son père Jean Pierre Blanchet, 63 ans, fils de feus Jean Pierre Blanchet et Marianne Defour, survenu le 18/07/1817 à Saint-Julien-Vocance.

L'acte de baptême de Josepht Blanchet, fils de Jean Blanchet et Catherine Perret, confirme grosso modo l'âge indiqué sur son acte de mariage, puisqu'il a vu le jour le 31/01/1786 à Vocance.

Quant au mariage de notre présumée centenaire, il a eu lieu le 25/02/1783 à Vocance. Ce jour-là, Jean Pierre Blanchet, fils de vivants Jean Pierre Blanchet et Marie Defour, a épousé Catherine Perret, fille de vivant Josepht Perret et de feue Magdelaine Mounier, du lieu de Chirolet à Vanosc.

Malgré l'absence d'indication d'âge pour Catherine Perret avant le recensement de 1846, il est facile de localiser son acte de baptême parmi ceux des 11 membres de sa fratrie, nés entre 1749 et 1776 à Vanosc. Née en 7ème position, Catherine Perret, fille de Joseph Perret et Madeleine Monier, a vu le jour le 24/11/1762 au hameau de Chirollet.

Par conséquent, Catherine Perret a vécu 92 ans et 23 jours.
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Jean Pierre JOUVE (v.1808-1902) de Saint-Apollinaire-de-Rias (Ardèche)

Message par Cyril le Mar 19 Déc 2017 - 0:29

D'après son acte de décès, Jean Pierre Jouve, 100 ans, fils de feus Claude Jouve et Anne Charras, veuf de Marie Laurent, est décédé le 21/11/1902 à Chazalet, dans la commune de Saint-Apollinaire-de-Rias. Le premier comparant était son fils Henri Jouve, 59 ans, du même lieu.

Voici ce que nous apprennent les recensements de Saint-Apollinaire-de-Rias :
- En 1901, Jean Pierre Jouve, 94 ans, vivait à Chazalet, avec son fils Henri Jouve (58 ans), son épouse Victoire Jouve (45 ans) et leurs 8 enfants.
- En 1896, Jean Pierre Jouve, 87 ans, vivait seul à Chazalet.
- En 1891, Jean Pierre Jouve, 85 ans, vivait seul à Chazalet.
- En 1886, Jean Pierre Jouve, 80 ans, vivait seul à Chazalet.
- En 1881, Jean Pierre Jouve, 75 ans, vivait à Chazalet, avec son épouse Marie Laurent (74 ans).
- En 1861, Jean Pierre Jouve, 50 ans, vivait à Malavis, avec son épouse Marie Laurent (50 ans) et leurs enfants Julie (21 ans), Henri (18 ans), Siméon (16 ans) et Rosette (13 ans), ainsi qu'un domestique.

Jean Pierre Jouve est bien devenu veuf entre 1881 et 1886, puisque l'acte de décès de Jeanne Marie Laurand précise que l'épouse de Jean Pierre Jouve (celui-ci étant âgé de 74 ans), fille de feus Jean Jacques Laurand et Marie Fonbonne, née à Lacombe dans la commune de Saint-Apollinaire de Rias, est décédée le 28/01/1883 à Chazalet, même commune, à l'âge de 72 ans.

Quant aux actes de naissance des enfants du couple Jouve-Laurent, ils confirment que l'âge de leur père n'aurait pas pu faire de lui un centenaire en 1902 :
1) Jean Pierre Jouve a déclaré avoir 31 ans à la naissance de sa fille Marie Anne Julie le 28/03/1840 à Saint-Basile.
2) Jean Pierre Jouve a déclaré avoir 34 ans à la naissance de son fils Jean Henry le 10/07/1843 à Saint-Basile.
3) Jean Pierre Jouve a déclaré avoir 37 ans à la naissance de son filsJean Jacques Siméon le 31/12/1845 à Saint-Basile.
4) Jean Pierre Jouve a déclaré avoir 39 ans à la naissance de sa fille Marie Rosette le 07/07/1848 à Saint-Basile.

L'acte de mariage, daté du 17/03/1839 à Saint-Basile, confirme les identités des époux et de leurs parents. Le fiancé, âgé de 31 ans, était alors domicilié dans la commune de Saint-Basile (tout comme ses père et mère, présents à la cérémonie), mais il est dit "natif de Chambon".

Malgré des recherches approfondies, ce "Chambon" est resté un mystère pour moi. J'ai fait chou blanc à Saint-Bauzile, où il ne semble pas y avoir de lieu-dit Chambon. Le plus proche serait situé à Lamastre (à 7 km), mais ni Lamastre ni les autres communes proches n'ont donné de résultat. La commune ardéchoise du Chambon (à 34 km) n'a été créée qu'en 1904 et n'offre pas davantage de succès. Pas plus que les communes homonymes les plus plausibles : Le Chambon[-sur-Lignon] en Haute-Loire (à 33 km) et Le Chambon[-Feugerolles] dans la Loire (à 74 km).

En désespoir de cause, j'ai essayé de rassembler autant de documents que possible sur la famille Jouve :
- Les actes de mariage de leurs enfants nous apprennent que Jean Pierre Jouve et son épouse vivaient à Saint-Apollinaire-de-Rias en 1863, à Silhac en 1869 et 1874, puis à nouveau à Saint-Apollinaire-de-Rias en 1880. Mais ni les registres de Silhac, ni ceux de Saint-Jean-Chambre (où une partie des nouveaux ménages s'est fixée) ne nous en disent davantage.
- La seule piste apparemment prometteuse est celle qu'ouvrent les actes de mariage du frère de Jean Pierre Jouve. Ainsi, Jacques Jouve/Jouvé, fils de Claude Jouve/Jouvé dit Bourette (vivant en 1843, domicilié à Saint-Basile) et de Marie Chazal dite Charras (décédée entre 1836 et 1843, domiciliée à Saint-Basile puis à Saint-Julien-Labrousse), a successivement épousé Marie Jalla le 22/03/1836 à Saint-Basile et, après 4 mois et demi de veuvage, Jeanne Marie Teisseron le 07/06/1843 à Saint-Basile. Son acte de naissance confirme les âges (22 ans en 1836, 28 ans en 1843) et lieu de naissance (Saint-Jean-Chambre) déclarés : Jacques, fils de Claude Jouve (30 ans) et Marie Chazal, est né le 08/07/1814 au Cros, dans la commune de Saint-Jean-Chambre. Malheureusement, les registres d'état-civil des communes citées ne recèlent rien de plus. Je n'y ai trouvé ni l'acte de naissance de Jean Pierre Jouve, ni l'acte de mariage de ses parents...

En l'absence d'acte antérieur au mariage de Jean Pierre Jouve, je suis contraint d'estimer son année de naissance en fonction des documents collectés, au moyen du graphique ci-dessous :


Acte de décès exclu, les 12 documents qui citent l'âge de Jean Pierre Jouve situent sa naissance entre 1805 et 1811, ce qui ne lui permettrait pas d'avoir fêté son 100ème anniversaire. L'année moyenne (et médiane) étant 1808, je suis amené à conclure que Jean Pierre Jouve a vécu environ 94 ans.
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Marguerite FANGET veuve FANGET et LINOSSIER (1762-1853) de Burdignes (Loire)

Message par Cyril le Dim 17 Déc 2017 - 23:09

D'après son acte de décès, Marguerite Fanget, 101 ans, née au Monestier (Ardèche), fille de feus Jeant Fanget et Marie Desmartin, veuve de Joseph Linossier et Jean Fanget, est décédée le 16/09/1853 à Vireuil le Bas, dans la commune de Burdignes (Loire). Les témoins étaient son gendre Pierre Vallat (40 ans) et son petit-fils Joseph Chapuis (31 ans), du même lieu.

Il est possible de retrouver la trace de notre présumée centenaire dans les recensements de Burdignes :
- En 1851, Marguerite Fanget, veuve, 101 ans, vivait avec Marie Anne Linossier (45 ans, dont le mari était "aux bagnes") et Jean Valla (11 ans, fils de cette dernière), à Vireuil le Bas.
- En 1846, Marguerite Fanget veuve Linossier, 88 ans, vivait avec Marie Anne Linossier épouse Valla (47 ans, dont le mari était "au service") et Jean Valla (7 ans, fils de cette dernière), à Vireuil Haut.
- En 1841, Marg(ueri)te Fanget, veuve, vivait avec J(ea)n P(ier)re Valla, sa femme Marie Linossier et leur fils J(ea)n Valla, au Bouchet.

Marguerite Fanget serait donc née vers 1750 selon le recensement de 1851, 1752 d'après son acte de décès, mais 1758 selon le recensement de 1846...

Malgré une incohérence dans le prénom de son gendre, l'acte de mariage de ce dernier, dénommé Jean François Vallat à l'état-civil, indique que, le 31/05/1837 à Burdignes, il a épousé Marie Anne Linossier, née à Burdignes le 3 fructidor VII (20/08/1799), fille de feu Joseph Augustin Linossier et de vivante Marguerite Fanget, la mère et la fille étant domiciliées au lieu-dit Sambeau. C'est donc le recensement de 1846 qui avait raison à propos de Marie Anne Linossier, puisqu'elle a bel et bien fêté ses 47 ans cette année-là.

Joseph Linossier est passé de vie à trépas à Burdignes, 3 ans avant le mariage de sa fille : son acte de décès atteste que l'époux de Marguerite Fanget est décédé le 08/02/1834 à Sambeau, à l'âge de 70 ans.

Dans le registre des mariages de Burdignes, on trouve également l'acte qui a scellé l'union des parents de Joseph Chapuis, le petit-fils de notre présumée centenaire. Ainsi, c'est le 12/11/1803 (20 brumaire XII) que Jaques Chapuis [qui a d'ailleurs comparu pour déclarer le décès de son beau-père en 1834] a épousé Elisabethe Fanget, née au Bouchet à Burdignes le 06/12/1781, fille de feu Jean Fanget et de vivante Marguerite Fanget, la mère et la fille étant domiciliées au Bouchet.

Malgré mon incapacité à mettre la main sur l'acte de décès de Jean Fanget, le premier époux de Marguerite Fanget, j'ai pu reconstituer les fratries des deux lits.

Ainsi, le second époux de Marguerite Fanget lui a donné 3 enfants, qui ont vu le jour à Burdignes :
1-2) Les jumelles Jeanne et Marianne [Marianne étant la future Mme Valla], filles de Joseph Gustain Linossier et Marguerite Fanget, nées le 20/08/1799 (3 fructidor VII) au Bouchet
3) Jean Pierre, fils de Joseph Linossier et Marguerite Fanget, né le 14/09/1800 (27 fructidor VIII) au Bouchet

Le mariage avait été célébré au chef-lieu de canton Bourg-Argental [comme le voulait la loi en VII-VIII] le 07/08/1799 (20 thermidor VII), alors que la fiancée était enceinte jusqu'aux yeux, et de jumelles qui plus est... Ce jour-là, Joseph Linossier a épousé Margueritte Fanget, née au Monestier, fille de Jean Fanget et Elizabeth Desmartin. L'âge de l'épouse n'est pas précisé, mais il est dit que son acte de "naissance" [comprendre baptême] a été lu au cours de la cérémonie, donc il doit être possible de le retrouver. Quant à la mère de la mariée, il semblerait que son prénom ne soit pas Marie, contrairement à ce qui est noté dans l'acte de décès de Marguerite Fanget, mais Elizabeth.

Le premier époux de Marguerite Fanget lui avait déjà donné 6 enfants, qui ont également vu le jour à Burdignes :
1) Isabelle [la future Mme Chapuis, dont l'acte de baptême est une preuve supplémentaire que les prénoms Isabelle et Elisabeth étaient interchangeables en Vivarais à l'époque], fille de Jean Fanget et Marguerite Fanget, née le 05/12/1781 au Bouchet [son parrain était son grand-père -probablement paternel- Jean Fanget et sa marraine sa grand-mère maternelle Isabelle Desmartin]
2) Jean Baptiste, fils de Jean Fanget et Marguerite Fanget, né le 07/03/1783 au Bouchet, décédé le 17/11/1783 au même lieu
3) Marianne Marguerite, fille de Jean Baptiste Fanget et Marguerite Fanget, née le 30/10/1784 au Bouchet [son parrain était son grand-père maternel Jean Fanget, du Monestier, et sa marraine sa grand-mère paternelle Marianne Gery épouse Jean Fanget, du Bouchet de Burdignes]
4) Marie Anne, fille de Jean Baptiste Fanget et Marguerite Fanget, née le 15/02/1787 au Bouchet
5) Catherine, fille de Jean Baptiste Fanget et Marguerite Fanget, née le 17/01/1789 au Bouchet, décédée le 23/03/1790 au même lieu
6) Jean Antoine, fils de Jean Fanget et Marguerite Fanget, né le 13/12/1790 au Bouchet

Jean (Baptiste) Fanget serait donc décédé entre le baptême de Jean Antoine Fanget fin 1790 et -théoriquement- la conception des jumelles Jeanne et Marianne Linossier fin 1798.

Quoi qu'il en soit, c'est bien dans sa paroisse natale du Monestier que Marguerite Fanget a convolé en justes noces pour la première fois. Le 13/02/1781, Jean Fanget, fils de Jean Fanget et Marie Anne Geri, du lieu du Bouchet à Burdignes, a ainsi épousé Marguerite Fanget, fille de Jean Fanget et Elizabeht Desmartins, du lieu de Beguier au Monestier.

En l'absence d'indication d'âge pour Marguerite Fanget avant 1846, considérant qu'il était très improbable qu'elle se soit mariée avant l'âge de 14 ans, j'ai décidé de parcourir les registres paroissiaux du Monestier à rebours en commençant fin 1766. Voilà ce que j'y ai trouvé :
- Le 11/06/1766, baptême de Joseph, fils de Jean Fanget et Elizabet Desmartin, né la veille à Beguier [un frère de Marguerite]
- Le 08/12/1764, baptême de Jean Antoine, fils de Jean Fanget et Elizabet Desmartin, né la veille à Beguier [un autre frère de Marguerite]
- Le 10/07/1763, baptême de Jean, fils de Jean Fanget et Elizabet Desmartin, né le jour même à Beguier [encore un frère de Marguerite]
- Le 26/06/1762, baptême de Marguerite, fille de Jean Fanget et Elizabet Desmartin, née la veille à Beguier [bingo Smile]
- Le 11/05/1762, mariage de Jean Fanget, du lieu de Beguier au Monestier, et Elizabet Desmartin, du lieu de Fournat au Monestier

L'acte de baptême de Marguerite Fanget, née le 25/06/1762 au Monestier, est donc indubitablement le bon, ses parents s'étant mariés 6 semaines avant sa naissance.

Par conséquent, Marguerite Fanget a seulement vécu 91 ans et 83 jours.
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Trotignon et Trottignon

Message par Arno le Dim 17 Déc 2017 - 12:31

Barti a écrit:

La date est fausse.
Jette un œil à la base 2, ligne n°221. Wink

J'utilise la recherche d’occurrences pour vérifier tes tableaux. Si je ne l'ai pas vue, c'est à cause du fait que le patronyme est ici écrit avec un double T alors que dans ta base 2, il n'y en a qu'un.
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Mme Trottignon

Message par Barti le Dim 17 Déc 2017 - 10:53

Arnaud56 a écrit:

La date est fausse.

Jette un œil à la base 2, ligne n°221. Wink
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Message par Arno le Sam 16 Déc 2017 - 23:38

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Jean VEYRE (v.1771-1864) de Vanosc (Ardèche)

Message par Cyril le Sam 16 Déc 2017 - 21:49

D'après son acte de décès, Jean Veyre, 102 ans, fils de feu Etienne Veyre, veuf d'Anne Chapelle, est décédé le 22/12/1864 à Vertrosc, dans la commune de Vanosc.

C'est dans le même lieu-dit que, le 28/01/1852, est décédée Marie Anne Chapelle, 82 ans, née à Vanosc, fille de feu François Chapelle, épouse de Jean Veyre (84 ans) et mère de Jean Veyre (49 ans). Notre présumé centenaire prend un coup de jeune, puisqu'il pourrait être né vers 1768 au lieu de 1762...

Les recensements de Vanosc ne laissent pas non plus penser que Jean Veyre puisse avoir été centenaire :
- En 1851, Jean Veyre, 85 ans, invalide et indigent, vivait avec son épouse Anne Chapelle (82 ans) et leur fille célibataire Marguerite Veyre (44 ans), à côté de chez Jean Veyre (45 ans) et son épouse Marie Duchier (46 ans), au lieu-dit Vertrosc.
- En 1846, Jean Veyre, 80 ans, vivait avec son épouse Anne Chapelle (77 ans) et leur fille célibataire Marguerite Veyre (42 ans), au lieu-dit Vertros.
- En 1836, Jean Veyre, 70 ans, vivait avec son épouse Anne Chapelle (65 ans) et leur fille célibataire Marguerite Veyre (32 ans).

L'acte de mariage du voisin homonyme de Jean Veyre en 1851 montre qu'il s'agissait de son fils. Ainsi, le 16/12/1830 à Vanosc, Jean Pierre Veyre (28 ans), né à Vanosc, fils de vivants Jean Veyre et Anne Chapelle domiciliés au lieu-dit Vertros, a épousé Marie Duchier (30 ans).

Les registres de Vanosc permettent de localiser les actes de naissance de 9 enfants du couple Veyre-Chapelle :
1) Marianne, fille de Jean Veyre et Anne Chapelle, née le 02/08/1793 à Vertros
2) Marie, fille de Jean Veyre et Anne Chapelle, née le 11/11/1795 (20 brumaire IV) à Vertros
3) Marie Francoise, fille de Jean Veyre et Marie Anne Chapelle, née le 03/03/1799 (13 ventôse VII) à Vertros
4) Marguerite, fille de Jean Veyre et Anne Chapelle, née le 03/03/1802 (12 ventôse X) à Vertros [qui vivait encore chez ses parents en 1851]
5) Jean Pierre, fils de Jean Veyre et Anne Chapelle, né le 15/09/1803 (28 fructidor XI) à Vertros [qui vivait à côté de chez ses parents en 1851 et a déclaré le décès de sa mère en 1852]
6) Louis, fils de Jean Veyre (36 ans) et Anne Chapelle, né le 20/03/1809 à Vertros
7) Joseph, fils de Jean Veyre (40 ans) et Marie Anne Chapelle, né le 31/05/1812 à Vertros
8) Marie, fille de Jean Veyre (43 ans) et Anne Chapelle, née le 25/01/1815 à Vertros
9) Françoise, fille de Jean Veyre (46 ans) et Marie Anne Chapelle, née le 28/08/1816 à Vertros

Les âges déclarés dans les documents collectés permettent d'établir le graphique suivant :


Force est de constater que la date de naissance présumée de Jean Veyre a progressivement remonté le temps au cours de sa vie... Les plus anciens actes qui mentionnent son âge, établis au moment de la naissance de ses 4 derniers enfants, suggèrent une année de naissance autour de 1771.

L'acte de mariage de Jean Veyre et Anne Chapelle, daté du 03/07/1792 à Vanosc, confirme les prénoms des pères des mariés (l'identité de leurs mères nous étaient inconnues jusqu'à présent) et indique que les époux vivaient déjà tous deux au lieu-dit Vertros. Jean Veyre est dit fils d'Etienne Veyre et Magdeleine d'Entressangle, et son second témoin est son frère Etienne Veyre.

Malheureusement, non seulement l'acte de mariage ne précise ni l'âge ni l'origine des époux, mais des recherches approfondies sur la famille Veyre, tant dans les registres paroissiaux que d'état-civil, aussi bien en Ardèche que dans la Loire (Vanosc étant limitrophe de ce département), ne m'ont pas permis d'en apprendre davantage : aucune trace du mariage d'Etienne Veyre et Magdeleine d'Entressangle, ni de la naissance de leurs enfants, ni de leur propre décès, ni même de la vie d'Etienne Veyre fils...

Malgré ces lacunes conséquentes, je crois en avoir appris suffisamment pour affirmer que Jean Veyre n'était pas centenaire. Il était vraisemblablement né vers 1771 et aurait donc vécu environ 93 ans.
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Thérèse CHASSON veuve TESTARD (1763-1854) de Marcols (Ardèche)

Message par Cyril le Ven 15 Déc 2017 - 23:16

D'après son acte de décès, Thérese Chasson, 100 ans, née à Mézilhac, fille de feu Claude Chasson, veuve de Jacques Testard, est décédée le 19/05/1854 à Marcols[-les-Eaux]. Le premier déclarant était son gendre Jean Jacques Chasson, 72 ans, de Marcols.

L'acte de décès de son mari atteste que Jacques Testard, 74 ans, fils de feus Jacques Testard et Marianne Vabres, époux de Thereze Chasson, a rendu l'âme le 06/02/1825 à Marcols. Parmi les déclarants se retrouvait son gendre Jean Jacques Chasson, cette fois-ci âgé de 43 ans.

Jean Jacques Chasson faisait partie de la famille depuis le 20/04/1820, date à laquelle il avait épousé en mairie de Marcols la demoiselle Henriete Testard, 29 ans, née à Marcols, fille de vivants Jaques Testard et Therese Chasson.

L'acte de baptême d'Henriete Testard confirme son âge, puisqu'elle a vu le jour le 27/11/1791 à Marcols, du légitime mariage de Jacques Testard et Therese Chasson.

Ce mariage avait eu lieu le 11/11/1788 à Mézilhac. Les prénoms des parents de Jacques Testard ne sont pas les mêmes que sur son acte de décès (Jean Pierre et Magdeleine au lieu de Jacques et Marianne), mais ce genre d'erreur était fréquente. En revanche, le père de Thereze Chassons s'y prénommait bien Claude et l'on apprend que feue sa mère s'appelait Anne Vigne.

Le fait que nous ne disposions d'aucune autre mention de l'âge de Thérèse Chasson que celle qui est faite sur son acte de décès aurait pu poser problème, mais la brièveté du mariage de ses parents permet de retrouver facilement son acte de baptême. En effet, entre l'union de Claude Chasson avec Anne Vigne (le 31/01/1758 à Mézilhac) et le décès de ladite Anne Vigne (le 07/11/1764 dans la même paroisse), le couple n'a eu le temps de faire baptiser que 3 enfants : d'abord 2 garçons, André (né le 07/11/1758) et Jean Pierre (né le 07/04/1761), puis une fille, Thereze, laquelle est venue au monde le 12/11/1763 à Mézilhac. La voilà !

Ma conclusion est que Thérèse Chasson a vécu 90 ans et 188 jours.
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Message par 930310 le Ven 15 Déc 2017 - 10:15

Cyril a écrit:
930310 a écrit:EDIT : MERCI DE METTRE UN TITRE À CHAQUE MESSAGE POUR FACILITER LA RECHERCHE.  Wink
J'ai une question. J'ai commencé à créer ma propre base de données de cas français mais j'ai rencontré un problème. Beaucoup de supercenténiens français connus n'ont pas de document de vie plus tard / preuve de la mort. Je suis nouveau à la recherche de cas français, donc je ne sais pas s'il existe des sites Web similaires à Familysearch.com pour les dossiers français. Jusqu'à présent, je n'ai utilisé que les archives en ligne des ministères (la plupart
documents jusqu'à 1915 ou si disponible en ligne). Y a-t-il?

Je n'ai pas pu trouver de documents pour les femmes d'origine algérienne, les documents existent en ligne mais pas pour les années spécifiées. Maria Diaz, par exemple, est née en 1898 et des registres de naissance existent dans sa région de 1897 à 1899, mais il manque 1898.

De même, existe-t-il une sorte d'archive de journaux pour les journaux français? J'ai été incapable de trouver des articles pour la plupart des femmes nées à la fin des années 1870 et au début des années 1880.

C'est vrai Jimmy, pour les supercentenaires français les plus anciens, il est rarement possible de trouver une preuve de décès en ligne. En général, nous demandons un acte de décès.

Je ne sais pas s'il existe un équivalent de Familysearch.com pour les cas français, mais cela ne me dit rien.

Les meilleures sources de documents restent effectivement les sites d'archives départementales, parfois municipales, ainsi que celles de l'outre-mer, que tu utilises donc déjà. Mais ces sources s'arrêtent généralement entre 1902 et 1936, selon la politique de chaque service d'archives et selon le type de documents.

Malheureusement, la numérisation des registres algériens sur le site des ANOM (celui où tu n'as pas pu trouver l'acte de naissance de Maria Diaz) n'a été réalisée qu'à 30% environ. Tous les actes manquants sont en Algérie...

Oui, il existe des archives de journaux français, mais ce sont généralement des archives anciennes, qui ne concernent pas la période où la France a vu mourir ses premiers supercentenaires. Si je me trompe, Guillaume me corrigera.

Merci pour la réponse, Cyril. La raison que j'ai posée à propos d'un équivalent de Familysearch est que les documents de recensement sont souvent difficiles à déchiffrer car le texte est flou, l'écriture est mauvaise ou parce qu'il y a plus de 500 pages dans la région où le futur supercenténarien vivait. le meilleur. Le problème pour moi est surtout la barrière de la langue. Je lis assez bien le français mais je ne suis pas très doué pour former des phrases qui ont beaucoup de sens (c'est pourquoi j'utilise Google translate pour répondre).
Pour plusieurs personnes, Marie Bremont par exemple, la date de décès est notée sur leur acte de naissance, ce qui est génial!
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Marie MERLE veuve MISERY (v.1774-1860) de Préaux (Ardèche)

Message par Cyril le Ven 15 Déc 2017 - 2:08

Maintenant que ma liste de compte-rendus anciens non postés est vide, je vais pouvoir recommencer à démystifier de nouveaux centenaires ardéchois, et ce, jusqu'à la veille de Noël.

D'après son acte de décès, Marie Merle, 100 ans, fille de feu Jean Merle (demeurant de son vivant à Quintenas), veuve d'Etienne Misery, est décédée le 27/12/1860 à la Gayère, dans la commune de Préaux. Le premier déclarant était son petit-fils Jean Pierre Léogier, 32 ans, du même lieu.

C'est à Quintenas, qui était probablement sa commune natale, que j'ai localisé les seuls recensements disponibles concernant Marie Merle :
- En 1846, Marie Merle veuve Miséri (70 ans) vivait avec sa sœur célibataire Elizabeth Merle (66 ans).
- En 1836, Marie Merle veuve Misery (60 ans) vivait avec sa sœur célibataire Elisabeth Merle (50 ans), tout près de chez Rose Merle (52 ans) épouse d'Antoine Octrue [une autre sœur, comme je le montrerai ultérieurement].

C'est à Quintenas également que son petit-fils Jean Pierre a vu le jour le 08/11/1828, du mariage de Jean Pierre Leogier et Marie Mizery. Ses parents s'étaient mariés le 16/10/1821 à Quintenas et l'acte nous apprend que l'épouse, dénommée Marie Madelaine Mesery, âgée de 18 ans et née à Quintenas, était la fille de vivants Joseph Mesery et Marie Merle.

Toujours à Quintenas, les actes de naissance de Marie Madelaine Mizery et de son unique sœur confirment le prénom de leur père [même si je n'ai pas pu mettre la main sur l'acte de décès de ce dernier] :
1) Marie Madelaine, fille de Joseph Mizery et Marie Merle, née le 22/03/1803 (1er germinal XI) au lieu-dit Chizaret
2) Catherine, fille de Joseph Miseri et Marie Merle, née le 21/04/1805 (1er floréal XIII) au lieu-dit Cisaret

Notre présumée centenaire avait convolé en justes noces le 09/03/1802 (18 ventôse X) à Quintenas. Un acte de mariage a ainsi uni Joseph Mizery (25 ans) et Marie Merle (28 ans), née au lieu-dit More [dans la paroisse de Quintenas], fille de Jean Merle et Marie Colonby.

Marie Merle serait donc née vers 1776 d'après les recensements de 1836 et 1846, contre environ 1774 selon son acte de mariage. Deux estimations proches et de mauvais augure...

Jean Merle et Marie Colombi (les parents de Marie Merle) se sont mariés le 09/02/1773 à Quintenas, où j'ai retrouvé les actes de baptême de 5 de leurs enfants :
1) Catherine, née le 29/09/1776 au lieu-dit Maure, décédée le 19/08/1792 au même endroit
2) Hélizabet, née le 11/01/1779 au lieu-dit More [qui vivait avec sa sœur Marie Merle en 1836-1846]
3) Jean, né le 03/01/1781 au lieu-dit Maure
4) Marie Rose, née le 22/06/1783 au lieu-dit Maure [laquelle, ayant épousé Antoine Octrue le 08/02/1822 à Quintenas, vivait près de chez ses sœurs Elisabeth et Marie Merle en 1836]
5) François Alexis, né le 21/12/1786 au lieu-dit More, décédé 5 jours plus tard au même endroit

Puisqu'il n'y a pas de confusion entre Marie et ses sœurs Catherine, Elisabeth et Marie Rose, et en accord avec l'âge qu'elle a déclaré au moment de son mariage, il est logique de penser que Marie Merle était l'aînée de la fratrie, née entre le mariage de ses parents (février 1773) et la conception de sa sœur Catherine (vers janvier 1776). L'année 1774 semble une candidate idéale.

Je conclus de ce qui précède que Marie Merle est née vers 1774 et a vécu environ 86 ans.
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Recherche sur les cas français

Message par Cyril le Ven 15 Déc 2017 - 1:58

930310 a écrit:J'ai une question. J'ai commencé à créer ma propre base de données de cas français mais j'ai rencontré un problème. Beaucoup de supercenténiens français connus n'ont pas de document de vie plus tard / preuve de la mort. Je suis nouveau à la recherche de cas français, donc je ne sais pas s'il existe des sites Web similaires à Familysearch.com pour les dossiers français. Jusqu'à présent, je n'ai utilisé que les archives en ligne des ministères (la plupart
documents jusqu'à 1915 ou si disponible en ligne). Y a-t-il?

Je n'ai pas pu trouver de documents pour les femmes d'origine algérienne, les documents existent en ligne mais pas pour les années spécifiées. Maria Diaz, par exemple, est née en 1898 et des registres de naissance existent dans sa région de 1897 à 1899, mais il manque 1898.

De même, existe-t-il une sorte d'archive de journaux pour les journaux français? J'ai été incapable de trouver des articles pour la plupart des femmes nées à la fin des années 1870 et au début des années 1880.

C'est vrai Jimmy, pour les supercentenaires français les plus anciens, il est rarement possible de trouver une preuve de décès en ligne. En général, nous demandons un acte de décès.

Je ne sais pas s'il existe un équivalent de Familysearch.com pour les cas français, mais cela ne me dit rien.

Les meilleures sources de documents restent effectivement les sites d'archives départementales, parfois municipales, ainsi que celles de l'outre-mer, que tu utilises donc déjà. Mais ces sources s'arrêtent généralement entre 1902 et 1936, selon la politique de chaque service d'archives et selon le type de documents.

Malheureusement, la numérisation des registres algériens sur le site des ANOM (celui où tu n'as pas pu trouver l'acte de naissance de Maria Diaz) n'a été réalisée qu'à 30% environ. Tous les actes manquants sont en Algérie...

Oui, il existe des archives de journaux français, mais ce sont généralement des archives anciennes, qui ne concernent pas la période où la France a vu mourir ses premiers supercentenaires. Si je me trompe, Guillaume me corrigera.
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Re: Investigations sur de possibles grands centenaires français décédés (anciens et modernes)

Message par 930310 le Jeu 14 Déc 2017 - 23:37

J'ai une question. J'ai commencé à créer ma propre base de données de cas français mais j'ai rencontré un problème. Beaucoup de supercenténiens français connus n'ont pas de document de vie plus tard / preuve de la mort. Je suis nouveau à la recherche de cas français, donc je ne sais pas s'il existe des sites Web similaires à Familysearch.com pour les dossiers français. Jusqu'à présent, je n'ai utilisé que les archives en ligne des ministères (la plupart
documents jusqu'à 1915 ou si disponible en ligne). Y a-t-il?

Je n'ai pas pu trouver de documents pour les femmes d'origine algérienne, les documents existent en ligne mais pas pour les années spécifiées. Maria Diaz, par exemple, est née en 1898 et des registres de naissance existent dans sa région de 1897 à 1899, mais il manque 1898.

De même, existe-t-il une sorte d'archive de journaux pour les journaux français? J'ai été incapable de trouver des articles pour la plupart des femmes nées à la fin des années 1870 et au début des années 1880.
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Marianne dite Madeleine AULAGNET veuve GAILLARD (1795?/v.1805 - 1898) de Dornas (Ardèche)

Message par Cyril le Mer 13 Déc 2017 - 15:25

D'après son acte de décès, Marianne dite Madeleine Aulagnet, 102 ans, née à Dornas, fille de père non déclaré et de Françoise Aulagnet (domestique), veuve de Casimir Gaillard, est décédée le 18/12/1898 à Dornas.

Cet acte de décès permet de retrouver facilement celui de son mari. Casimir Gaillard, 90 ans, né à Marcols, fils de feu Casimir Gaillard (moulinier), époux de Madeleine Aulagnier, est décédé le 10/12/1890 à Dornas.

C'est à Marcols[-les-Eaux] que leur mariage a eu lieu le 29/11/1827 :
- Sur l'acte de mariage, l'époux est Casimir Ga(i)lhard (ouvrier employé), 27 ans, né à Albon [lieu-dit devenu commune d'Albon-d'Ardèche en 1912] mais domicilié à Dornas, fils de feu Jean Jacques Gailhard (cultivateur) et de vivante Marie Champ domiciliée au Vialard [commune de Marcols]. Le prénom du père ne correspond pas à celui indiqué dans l'acte de décès de Casimir, mais cela n'a rien d'étonnant puisqu'il était décédé depuis plus de 60 ans et que ledit acte de décès a été rédigé sur les déclarations de voisins du défunt.
- Quant à la mariée, il s'agit de Magdelaine Aula(g)nier, 21 ans, née et domiciliée à Dornas, fille naturelle de Marianne Aulagnier (ménagère) domiciliée à Dornas, présente à la cérémonie. Là non plus, le prénom de la mère de la mariée ne correspond pas, mais l'acte de décès de Madeleine Aulagnet a aussi été rédigé sur la base des déclarations de simples voisins. Par ailleurs, on remarque que la mariée s'appelle "Magdelaine Aulanier" au recto, mais "Marianne Aulagnier" au verso de l'acte de mariage, ce qui pourrait soit accréditer la thèse d'une "Marianne dite Madeleine", soit résulter d'une erreur (le nom de la mère de la mariée inscrit à la place de celui de sa fille).

Le principal problème est lié à l'âge de la mariée. Si Casimir a un âge cohérent avec son acte de décès (27 ans en 1827 et 90 ans en 1890, soit une naissance vers 1800), ce n'est pas le cas de Marianne/Madeleine : 21 ans en 1827 suggèrent une année de naissance autour de 1806, alors que 102 ans en 1898 renvoient en 1796, soit 10 ans de décalage !

Pour essayer d'y voir plus clair, j'ai rassemblé divers documents familiaux...

Les publications du mariage, à Dornas et à Marcols, confirment uniformément (à quelques variations orthographiques près) la teneur de l'acte de mariage en ce qui concerne Casimir. Du côté de la mariée, son prénom est toujours Magdelaine et sa mère reste prénommée Marianne. Cependant, alors qu'à Marcols, Magdelaine Aulanier a 21 ans, à Dornas, Magdelaine Aulagnet a 22 ans. C'est une différence minime, mais qui prouve bien que son âge n'était pas une donnée maîtrisée.

Malgré de longues recherches, je n'ai pas pu mettre la main sur les actes de naissance et de décès de tous leurs enfants, mais j'ai tout de même pu reconstituer la fratrie suivante :
1) Louis Gaillard, né le 09/01/1829 à Dornas [AN] et décédé le 02/04/1829 à Dornas [AD]
2) Appoline Gaillard, née le 09/02/1830 à Dornas [AN] et décédée le 09/04/1830 à Dornas [AD]
3) Louis Gaillard, né le 12/06/1831 à Dornas [AN] et décédé célibataire le 22/05/1851 à Dornas [AD] (d'après la table des successions et des absences, sa mère Madelaine Aulagner, son père Casimir Gaillard et ses sœurs et frère Anne, Fany et Casimir lui ont survécu)
4) Marie Anne Gaillard, née le 05/11/1833 à Dornas [AN]
5) Marie Fany Gaillard, née le 07/03/1835 à Dornas [AN]
6) Félicité Gaillard, née en 1837 ou 1838, décédée le 22/07/1839 à Dornas [AD] à l'âge de 1 ou 2 ans (1 an d'après la table des successions et des absences, 2 ans d'après son acte de décès)
7/8/9) Casimir Gaillard, né vers 1841, décédé célibataire le 11/05/1906 à Dornas à l'âge de 65 ans [d'après la table des successions et des absences, laquelle précise que ses héritiers sont ses sœurs et neveux]
7/8/9) Félicité Gaillard, née le 02/03/1841 à Dornas [AN]
7/8/9) Joséphine Gaillard, née vers 1842 (à Saint-Barthélémy[-le-Meil] d'après la table des successions et des absences, mais je n'y ai pas trouvé son acte de naissance), décédée célibataire le 14/07/1872 chez ses parents à Dornas [AD] à l'âge de 30 ans

Dans les 11 actes d'état-civil collectés, la mère se prénomme toujours Magdel[a/e]ine. Jamais le prénom de Marianne ne refait surface...

J'ai résumé les dates de naissance possibles de Madeleine/Marianne Aulagnet (calculées à partir des âges mentionnés dans les actes) dans le graphique ci-dessous :


Ce graphique montre des âges chaotiques et, surtout, en dehors de l'acte de décès, une date de naissance toujours comprise entre 1800 et 1810, avec une moyenne en 1805 et un nombre maximal d'actes suggérant 1807. Si l'on se fie à ce graphique, Madeleine Aulagnet ne semble pas avoir été centenaire.

Il existe pourtant un acte de naissance qui correspond à l'acte de décès de 1898 : à Dornas, le 01/12/1795 (10 frimaire IV), est née Marianne Aulagnet, fille de Françoise Aulagnet (environ 40 ans), elle-même fille de Jean Antoine Aulagnet, meunier au lieu-dit la Chèze. Il est presque troublant de voir à quel point les informations de cet acte de naissance sont identiques à celles de l'acte de décès de 1898. C'est d'autant plus bizarre que, sur toute la vie de Madeleine Aulagnet, si l'on excepte la possible erreur d'écriture au verso de son acte de mariage, seul son acte de décès lui donne le prénom de Marianne. De même, sa mère ne se prénomme Françoise que sur l'acte de décès de 1898, alors qu'elle s'appelle Marianne sur l'acte de mariage de sa fille.

Les âges trop faibles, de même que les divergences dans les prénoms de la mère et de la fille, suggèrent que l'acte de décès de 1898 a été établi à partir des informations retrouvées dans l'acte de naissance de 1795, lequel était à portée de mains dans les registres de la mairie de Dornas. Il y a trop d'incohérences pour que l'on ne pense pas à une supercherie. C'est probablement à la recherche du prestige que cela conférait à l'époque, que Madeleine Aulagnet se serait fait passer pour centenaire à la fin de sa vie.

Malheureusement, après avoir parcouru les registres d'état-civil de Dornas et les tables des successions et des absences des 3 cantons les plus proches, j'ai été incapable de trouver un document qui puisse accréditer ma théorie :
- Pas d'acte de décès correspondant à l'authentique Marianne Aulagnet née en 1795, à sa mère Françoise Aulagnet, ou à Marianne Aulagnet mère de notre centenaire potentielle
- Pas d'acte de naissance qui puisse correspondre à Madeleine Aulagnet non plus

Dans les registres des formalités hypothécaires de l'Ardèche, mes seules trouvailles ont été les fiches de :
- Madeleine Aulagner femme Gaillard de Dornas (ventes transcrites en 1871 et 1880, créances inscrites en 1881 et 1891)
- Son mari Casimir Gaillard père (aubergiste, cafetier) de Dornas, qui partage sa "case" avec Casimir Gaillard fils (moulinier en soie "sourd et muet") de Dornas (ventes transcrites en 1871 et 1880, créances inscrites entre 1860 et 1891)

Cela ne prouve pas qu'une Marianne Aulagnet distincte pouvant correspondre à l'acte de naissance de 1795 n'ait pas existé, mais si c'est le cas, elle n'a jamais acheté ni vendu de bien immobilier en Ardèche. C'est tout à fait possible, pourvu qu'elle soit restée célibataire et de condition modeste, si elle est décédée jeune ou a quitté l'Ardèche. La preuve en est que, en dehors de Casimir, aucun des 4 autres enfants Gaillard ayant atteint l'âge adulte n'est inscrit sur le registre des formalités hypothécaires :
- Louis et Joséphine sont décédés chez leurs parents, célibataires et jeunes, sans possessions personnelles
- Marie Anne et Marie Fany n'ont tout simplement hérité d'aucun bien immobilier, ni de leurs parents (un certificat du 27/09/1899 constate que leur mère ne possédait aucun actif au moment de son décès, exactement comme leur père le 11/11/1891), ni de leur frère Casimir (qui a fait l'objet d'un certificat d'indigence daté du 25/03/1907)

Quoi qu'il en soit, même dans les actes notariés, notre centenaire potentielle utilisait exclusivement le prénom de Madeleine, ce qui renforce ma conviction qu'elle ne s'est jamais prénommée Marianne.

L'âge de Madeleine Aulagnet à la naissance de ses enfants ne nous aide pas davantage car, qu'elle soit née en 1795 ou vers 1805, elle peut fort bien avoir donné la vie entre 1829 et 1841.

Toutefois, le fait que l'âge déclaré de Madeleine Aulagnet fluctuait beaucoup d'un acte à l'autre est une indication en soi : l'origine de ces fluctuations était vraisemblablement une méconnaissance de son âge réel. Tout porte donc à croire que la naissance de Madeleine Aulagnet n'a jamais été déclarée en mairie, ce qui n'était pas rare à l'époque.

Dans la mesure où le seul argument qui suggère un statut de centenaire est l'acte de décès, et que tous les autres documents militent en faveur d'une supercherie tardive, je conclus que Madeleine Aulagnet est probablement née vers 1805 et aurait donc vécu environ 93 ans.
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Marie FARGIER veuve LAURENT (v.1793/94 - 1886) d'Usclades (Ardèche)

Message par Cyril le Mar 12 Déc 2017 - 19:11

D'après son acte de décès, Marie Fargier, 105 ans, née à Cros-de-Géorand, fille de feus Jean Fargier et Marie Solléhac, épouse de Jean Pierre Laurent, est décédée le 11/08/1886 à Rieutord, dans la commune d'Usclades. Cette date de décès est un fait solide. Je le souligne car je n'en ai pas beaucoup à proposer...

Ce qui est étonnant, c'est qu'elle n'était pas veuve. J'ai effectivement trouvé l'acte de décès de son mari, apparemment bien plus jeune qu'elle : Jean Pierre Laurent, 83 ans, né à Usclades, fils de feus Jean Pierre Laurent et Marianne Chaussignan, veuf de Marie Fargier, décédé le 01/05/1893 à Usclades. C'est le second fait solide.

Après ça, j'ai pataugé pendant des jours : pas de recensement à Cros-de-Géorand avant 1861, ni à Usclades avant 1906, de grosses lacunes dans les registres d'état-civil de Cros-de-Géorand et Usclades entre 1792 et 1802, et également une lacune dans les tables des successions et des absences du canton de Montpezat entre 1845 et 1889. Et, bien entendu, aucun mariage pouvant correspondre à l'union de Jean Pierre Laurent et Marie Fargier... Pourtant, j'ai cherché dans les tables décennales d'une trentaine de communes, de 1823 à 1886 !

La seule façon que j'ai trouvée pour essayer d'y voir un peu plus clair, c'est de procéder à un dépouillement quasi-intégral des actes concernant les Fargier ou les Laurent dans les communes de Cros-de-Géorand et Usclades, afin de reconstituer les fratries des deux époux.

Pour ce qui est de la fratrie Laurent, j'ai trouvé 10 enfants :
1) Jean Pierre Laurens, dont la naissance a été déclarée en mairie d'Usclades le 11/12/1798, et qui a fait publier des bans pour son mariage avec Elisabeth Gabriel en janvier 1840
2) Marianne Laurens, née le 03/11/1800 à Usclades, mariée le 16/01/1825 à Usclades avec Michel Ceytte
3) Marie Laurens, née le 29/03/1803 à Usclades, mariée en premières noces le 03/03/1829 à Vals-les-Bains avec Francois Vidal, veuve puis remariée en secondes noces le 24/07/1837 à Usclades avec Joseph Cuer
4) Magdeleine Laurants, née le 26/05/1805 à Usclades, décédée le 30/08/1806 à Usclades
5) Jean Batiste Laurens, né le 19/04/1807 à Usclades
6) Anne Marie Laurens, née le 15/11/1808 à Usclades
7) Jean Pierre Laurens, né le 12/11/1811 à Usclades, dont l'âge et le prénom correspondent à ceux de l'époux de Marie Fargier
8) Cristine Laurens, née le 26/08/1814 à Usclades
9) Jean Louis Laurens, né le 28/03/1816 à Usclades, décédé le 24/08/1841 à Lyon
10) Fransois Laurens, né le 01/06/1818 à Usclades, toujours en vie le 25/02/1859

Leurs parents étaient (Jean) Baptiste Laurent et Marianne Chaussi(g)nan(d) / Chauchinia(c) / Sousinia [elle collectionnait les orthographes], invariablement domiciliés à Usclades. D'après les âges inscrits sur les actes de naissance de leurs enfants, on peut estimer que Jean Baptiste Laurent était né vers 1772 et Marianne Chaussignan vers 1778. L'acte de décès du premier le confirme, celui de la seconde la rajeunit manifestement (car si elle a donné naissance en 1798, elle ne peut pas être née en 1789) :
- Baptiste Laurans est décédé le 20/03/1852 à l'âge de 80 ans à Usclades
- Marianne Chauscinand, veuve de Baptiste Laurand, est décédée le 25/02/1859 à l'âge de 70 ans à Usclades

Quant à la fratrie Fargier, qui nous intéresse davantage, j'y ai trouvé 12 enfants. Les voici dans l'ordre antéchronologique :
12) Marie Felicité Fargier, née le 27/10/1819 au lieu de Rognon à Cros-de-Géorand, décédée sous le nom de Félicité Fargier le 15/10/1825 au lieu du Poyet à Cros-de-Géorand
11) Jean Fargier, né le 29/07/1816 au lieu de Rognon à Cros-de-Géorand, décédé le 25/02/1819 au même endroit
10) Magdelene Fargier, née le 26/04/1814 au lieu de Rognon à Cros-de-Géorand, mariée le 17/01/1844 à Cros-de-Géorand avec Joseph Testud
9) Jean Louis Fargier [prénom usuel : Louis], né le 17/07/1811 au lieu de Lebouze à Cros-de-Géorand, décédé le 10/12/1843 au lieu du Poyet à Cros-de-Géorand
8) Jean François Fargier, né le 13/04/1810 au lieu de Lebouze à Cros-de-Géorand, décédé le 13/09/1810 au même endroit
7) Jean Louis Victor Fargier, né le 29/11/1808 au lieu de Lebouze à Cros-de-Géorand, marié vers janvier 1845 avec Agathe Testud, décédé sous le nom de Victor Fargier le 08/01/1854 à Cros-de-Géorand
6) Marianne Fargier, née vers fin 1807 à Cros-de-Géorand, mariée le 02/06/1829 à Cros-de-Géorand avec Jean François Augier
5) Augustin Fargier, né vers 1805 à Cros-de-Géorand, marié le 30/06/1839 à Cros-de-Géorand avec Marie Rose Gardès, décédé le 16/12/1869 au lieu de Rognon à Cros-de-Géorand
4) Rose Fargier, née vers 1802 à Cros-de-Géorand, mariée le 08/05/1831 à Cros-de-Géorand avec Jean Louis Brun, décédée le 02/05/1869 au lieu de Masméjean à Cros-de-Géorand
3) Jean Louis Fargier, né vers 1798 à Cros-de-Géorand, marié avant 1826 avec Françoise Valette, décédé le 05/10/1836 à Cros-de-Géorand
2) Claude Fargier, né à une date inconnue, toujours en vie le 16/11/1843 au moment de la succession de sa mère, dont les héritiers étaient ses 4 fils survivants [Claude pourrait éventuellement être né vers 1800, entre Jean Louis et Rose, mais il semble y avoir plus de place pour lui vers 1795-1796, entre Marie et Jean Louis]
1) Marie Fargier, née vers 1793-1794, mariée le 20/01/1818 à Cros-de-Géorand avec Sebastien Soleilhac/Souléliac, lequel est décédé le 21/04/1827 à Sainte-Eulalie

A mon avis, vu que Marie Fargier, l'aînée de la fratrie, s'est retrouvée veuve sans enfant (et sans héritage, vu que son défunt mari était indigent selon la table des successions et des absences) à l'âge d'environ 33 ans, et que je ne retrouve aucune trace d'elle par la suite, c'est très certainement elle qui a épousé Jean Pierre Laurent. Celui-ci n'a d'ailleurs pas eu d'enfant non plus et est également décédé indigent.

La seule indication d'âge que l'on possède sur Marie Fargier, en dehors de son acte de décès, c'est son acte de mariage, qui la dit âgée de 24 ans le 20/01/1818, c'est-à-dire théoriquement née entre janvier 1793 et janvier 1794, même s'il est aussi fort possible que "24 ans" signifie qu'elle soit née en 1818 - 24 = 1794. Dans ces conditions, même si l'écart d'âge entre elle et son mari n'est pas de 29 ans mais "seulement" de 17 ans, cela explique pourquoi son âge a subi une certaine inflation du vivant de son mari.

Quant aux parents de la fratrie Fargier, ils s'appelaient Jean Fargier et Marie (Magdeleine) Soleil(l/h)ac, invariablement domiciliés à Cros-de-Géorand. D'après les âges inscrits sur les actes de naissance de leurs enfants, on peut estimer que Jean Fargier était né vers 1771, ce que confirme son acte de décès : Jean Farger, fils de feus Jean Fargier et Marie Anne Pailles, veuf de Marie Magdelaine Soleillac, est décédé le 08/06/1852 à l'âge de 80 ans à Cros-de-Géorand. L'âge de son épouse n'est indiqué nulle part, sauf sur son acte de décès : Marie Sollellac, épouse de Jean Fargier, fille de feus Jean Antoine Sollellac et Marie Gineys, est décédée le 02/06/1843 à l'âge de 69 ans à Cros-de-Géorand. Elle serait donc née vers 1774.

A défaut de pouvoir retrouver leur acte de mariage (toujours à cause des malencontreuses lacunes des registres d'état-civil), j'ai localisé leurs actes de baptême et, bien que le prénom du père de Jean Fargier ne soit pas le bon, je n'ai absolument aucun doute sur leurs identités :
- Jean Farger, fils de Claude Farger et de Marianne Paliès, est né le 13/01/1769 au lieu du Rognon à Cros-de-Géorand.
- Marie Magdelaine Soleilhac, fille de Jean Antoine Soleilhac et de Marie Gineix, est née le 12/03/1776 au lieu du Poyet à Cros-de-Géorand.

Même si l'époque de naissance de Marie Fargier n'est qu'une approximation, il paraît évident qu'elle n'était pas centenaire, car sa mère aurait dû accoucher d'elle à l'âge maximal de 10 ans et 5 mois !

Dans l'impossibilité d'obtenir davantage de documents, je me vois contraint de conclure ceci :
- Marie Fargier n'a jamais été centenaire, ce qui est sûr à 100% étant données son absence dans les registres paroissiaux de Cros-de-Géorand (que j'ai également parcourus) et la date de naissance de sa mère.
- Marie Fargier est née vers 1793-1794 et avait donc environ 92 ou 93 ans à son décès.
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Marie Jeanne ROUX veuve POULAILLON (1783-1889) de Toulouse (Haute-Garonne)

Message par Cyril le Lun 11 Déc 2017 - 23:22

Voici le pavé monumental que j'avais pondu pour Guillaume sur la lozérienne d'origine Marie Jeanne Roux. J'avais dû compenser l'absence de certains actes ou informations plus ou moins essentiels par une collecte importante de documents, ce qui explique la longueur de ce compte-rendu.


1ère partie : TOULOUSE (Haute-Garonne)

Le 09/11/1889, dans le journal Le Gaulois, on pouvait lire :


L'acte de décès de Marie Jeanne Roux indique qu'elle est décédée le 04/11/1889 à minuit, à l'âge de 106 ans et demi, au 20 rue Valade à Toulouse. On apprend qu'elle est née à La Fage-Montivernoux (Lozère), qu'elle est veuve de Jean Pierre Poulaillon et que ses parents se nommaient Jean Roux et Marie Chazaly.

Le recensement de 1886 montre qu'elle vivait rue Valade (Marie Roux, 103 ans) avec sa fille (Victorine Poulalion, 72 ans). Son âge est cohérent avec celui de son acte de décès et milite pour une naissance en 1783.

Quant à sa fille, elle serait née vers 1814 selon ce recensement, mais l'article de journal du Gaulois la dit âgée de 76 ans donc née vers 1813. Quant au recensement de 1891, toujours rue Valade, il présente Victorine Poulaillon comme âgée de 74 ans, c'est-à-dire née vers 1817. Marie Jeanne Roux a eu d'autres filles, mais seule "Victorine" semble avoir été domiciliée au 20 rue Valade. Son acte de décès la présente sous le nom de "Marie Poulaillon", célibataire [cela semble contredire le fait qu'elle vivait avec sa petite-fille Jeanne Mary en 1891, mais nous verrons plus tard qu'une de ses sœurs a fêté Pâques avant les Rameaux au moins deux fois (alors pourquoi pas elle ?), ou alors ce peut être une simple erreur car les recensements sont loin d'être d'une fiabilité à toute épreuve]. Toujours est-il qu'à son décès le 17/10/1907, Marie Poulaillon, dont la filiation n'est pas indiquée [elle était la dernière survivante de sa fratrie et vivait très loin de sa Lozère natale] est dite âgée de 95 ans, donc née vers 1812, à la Védrine [il s'agit d'un lieu-dit de la Fage-Montivernoux].

La piste des recensements s'éteint ici car :
- Les recensements toulousains ultérieurs au décès de Marie Jeanne Roux sont sans intérêt pour notre recherche.
- Les recensements toulousains de 1872 à 1881 montrent qu'elle ne vivait pas encore rue Valade, mais ne vivait déjà plus à proximité des anciennes adresses dont j'ai trouvé mention dans divers actes que je vais détailler plus loin, tout en n'y ayant pas encore élu domicile au recensement de 1830 (sachant qu'il y a une lacune entre 1830 et 1872). Or, je ne me sens pas capable de visionner les 4000 pages de chaque recensement toulousain de 1872 à 1881, même réduites à 2000 pages étant donné que Marie Jeanne Roux n'a a priori occupé que des logements localisés dans les cantons nord et centre de Toulouse (ses domiciles connus ou ceux de sa famille sont sis rue des Pénitents Noirs + rue du Loup, devenues rue Saint-Jérôme entre 1830 et 1872 ; rue des Pénitents Gris ; rue du Taur ; rue Valade).
- Aucune des communes traversées précédemment par la famille ne permet l'accès à des recensements sur Internet, à l'exception de Montauban où je ne dispose d'aucune adresse et où rien ne prouve que Marie Jeanne Roux ait vécu.

Un examen attentif des tables décennales (très mal organisées et cauchemardesques à éplucher) de Toulouse des années 1820 aux années 1900 permet de retrouver quelques actes de décès (il manque malheureusement celui de Jean Pierre Poulaillon, qui est peut-être décédé dans une autre commune), mais aucun acte de naissance (les derniers enfants sont nés avant l'arrivée à Toulouse) :

1) Le 16/01/1893, Elise Poulailhon, 93 ans, célibataire, décède à l'hospice de la Grave. Elle est dite née à Vidrine (Lozère), fille de Pierre Poulailhon et Marie Rouch décédés. "Vidrine" est manifestement une approximation désignant le hameau de la Védrine ; "Marie Jeanne" devient "Marie" comme dans le recensement de 1886 ; "Jean Pierre" devient "Pierre" comme dans la quasi-totalité des actes que j'ai collectés ; "Roux" est transformé en "Rouch", mais la prononciation reste très proche puisqu'on dit "rouss" (et non pas "rou" comme pour la couleur de cheveux) ; et on découvre que l'orthographe de "Poulaillon" varie joyeusement d'un acte à l'autre, ce qui se confirmera tout au long de cette investigation. Il est utile de noter que les tables décennales de la ville rose ne mentionnent aucune autre famille Poulaillon après les années 1830, ce qui évite toute confusion.

2) Le 05/06/1886, Agnès Poulaillon, 82 ans, célibataire, décède au 34 rue du Taur. Elle est dite née à La Fage-Montivernoux, fille de Jean Pierre Poulaillon décédé et de Marie Jeanne Roux âgée de 103 ans. Malgré tous mes efforts, c'est malheureusement le dernier document sur lequel l'âge de notre centenaire apparaît. Il confirme toutefois l'année de naissance 1783.

3) Le 31/08/1841, Hyppolite Poulaillon, 1 an 6 mois, décède au 1 rue du Loup. Il est dit né à Montauban (Tarn-et-Garonne), fils naturel d'Agnès Poulaillon, elle-même domiciliée rue des Pénitents Noirs à Toulouse. Il s'agit donc d'un petit-fils de Jean Pierre Poulaillon et Marie Jeanne Roux.

4) Le 27/06/1833, Eleonie Poullaillon, 6 ans 9 mois, décède au 5 rue des Pénitents Gris. Elle est dite née à Villefranche (Aveyron) où elle est domiciliée de droit [le déménagement à Toulouse était manifestement très récent et la famille Poulaillon possédait certainement encore son logement à Villefranche], fille de Pierre Poullaillon et Marie Jeanne Roux.

C'est fini pour Toulouse. Nous avons déjà recensé 4 filles du couple Jean Pierre Poulaillon et Marie Jeanne Roux :
- Elise (La Fage-Montivernoux vers 1800 - Toulouse 1893)
- Agnès (La Fage-Montivernoux vers 1804 - Toulouse 1886)
- Marie alias Victorine (La Fage-Montivernoux 1812/1817 - Toulouse 1907)
- Eleonie (Villefranche 1826 - Toulouse 1833)


2ème partie : Un petit tour par MONTAUBAN (Tarn-et-Garonne) pour Agnès Poulaillon

A Montauban, impossible de mettre la main sur l'acte de naissance d'Hyppolite, le fils d'Agnès, qui devrait être né en février ou en mars 1840. Les tables décennales des naissances et des décès restent muettes sur la famille Poulaillon, à l'exception d'un seul acte : le 22/09/1833, Agnès Poulaillon, 28 ans, a donné naissance à un premier enfant naturel, prénommé Maurice Cyprien. La déclaration en mairie est faite par la sage-femme, l'adresse d'Agnès n'est pas indiquée mais son âge confirme à 1 an près celui qui sera inscrit sur son acte de décès 53 ans plus tard. Agnès est donc bien née vers 1804-1805.


3ème partie : VILLEFRANCHE (Aveyron)

Avant d'arriver à Toulouse, le couple Poulaillon-Roux a vécu plus d'une décennie à Villefranche (commune devenue Villefranche-de-Rouergue en 1919) dans l'Aveyron. Comme le prouvent les 7 actes d'état-civil suivants, leurs 4 dernières filles y sont nées et 3 y sont décédées en bas âge :

1) Le 19/11/1819 à 16h30, Cecile Polaillon naît à Villefranche. C'est la fille de Pierre Polaillon (45 ans), natif de la Fage (Lozère), et de Marie Jeanne Roux. On apprend également que Pierre Polaillon habite Villefranche depuis 3 ans, soit depuis 1816 environ.

2) Le même jour à 17h, Cecile Polaillon, âgée d'une demi-heure, décède dans la maison de son père faubourg du Pont. C'était la fille de Pierre Polaillon (45 ans), natif de la Fage (Lozère), et de Marie Jeanne Roux.

3) Le 13/11/1822 à 2h, Elizabeth Polaillon naît à Villefranche. C'est la fille de Pierre Polaillon (45 ans), originaire de Grandvialla dans la commune de la Fage Montibernou [les orthographes sont un peu écorchées mais La Fage-Montivernoux comporte bien un lieu-dit Grandviala], et de Marie Jeanne Roux. Pierre Polaillon habite à Villefranche depuis 6 ans [l'année 1816 est donc confirmée] et vit dans la maison de Vayssière, faubourg Haut du Pont. L'acte indique qu'Elizabeth Polaillon est décédée le 16 novembre suivant.

4) Le même jour à 4h, Marie Polaillon naît à Villefranche. Son acte de naissance est une copie conforme de celui de sa sœur jumelle, à ceci près que sa mère ne se prénomme plus "Marie Jeanne" mais seulement "Jeanne" (et que l'intéressée n'est pas décédée le 16 novembre).

5) Le 16/11/1822, Elizabeth Polaillon, âgée de 3 jours, décède dans la maison de son père faubourg Haut du Pont. C'était la fille de Pierre Polaillon (45 ans) et de Jeanne Roux.

6) Le 22/11/1825, Marie Polaillon, 3 ans, décède dans la maison de ses parents rue Basse St-Jean. C'était la fille de Pierre Polaillon et Jeanne Roux.

7) Le 04/10/1826, Eléonore Polaillon naît à Villefranche. C'est la fille de Pierre Polaillon (46 ans) et de Marie Jeanne Roux.

L'âge de (Jean) Pierre Po(u)laillon semble relativement figé dans le temps : 45 ans en 1819, 45 ans en 1822, 46 ans en 1826. La plus grande précision de cette dernière occurrence laisse présager qu'elle a davantage de chances d'être exacte, mais il est de toute manière né vers 1774-1780. L'âge de (Marie) Jeanne Roux n'est jamais mentionné, mais il ne fait aucun doute qu'il s'agit de la même personne que celle qui a vécu et est décédée à Toulouse en 1889.

Si l'on se fie aux actes de naissance de Cecile, Elizabeth et Marie Polaillon, le couple Poulaillon-Roux est arrivé à Villefranche en 1816. Vu la teneur de l'acte de décès d'Eléonore alias Eleonie, on peut supposer que le déménagement de Villefranche vers Toulouse a eu lieu en 1833 ou peu de temps avant.

A l'issue de ces recherches à Villefranche, nous connaissons 7 filles du couple Jean Pierre Poulaillon et Marie Jeanne Roux :
- Elise (La Fage-Montivernoux vers 1800 - Toulouse 1893)
- Agnès (La Fage-Montivernoux 1804-1805 - Toulouse 1886)
- Marie alias Victorine (La Fage-Montivernoux 1812-1817 - Toulouse 1907)
- Cecile (Villefranche 1819 - Villefranche 1819)
- Elizabeth (Villefranche 1822 - Villefranche 1822)
- Marie (Villefranche 1822 - Villefranche 1825)
- Eléonore alias Eleonie (Villefranche 1826 - Toulouse 1833)


4ème partie : LA FAGE-MONTIVERNOUX (Lozère)

A La Fage-Montivernoux, on met facilement la main sur 6 actes de naissance supplémentaires pour les enfants du couple Poulaillon-Roux :

1) Le 26/07/1814, Marie Victoire Poulalion, également dénommée "Marie Rose" dans la marge, naît à La Fage-Montivernoux. Ses parents sont Pierre Poulalion (35 ans), habitant à la Védrine, et Marie Jeanne Roux.

2) Le 23/01/1812, Marie Jeanne Poulalhon naît à La Fage-Montivernoux. Ses parents sont Pierre Poulalhon (36 ans), originaire de Malbouzon [une commune limitrophe de la Fage-Montivernoux] mais demeurant à la Védrine, et Marie Jeanne Roux.

3) Le 23/02/1809, Antoine Polalion naît à La Fage-Montivernoux. Ses parents sont Pierre Polalion (30 ans), du lieu de Malbouzon mais "restant" à la Védrine (sur le domaine d'un certain monsieur Védrine domicilié à Faverolles dans le Cantal, 30 km au nord), et Marie Jeanne Rous. L'un des témoins est Antoine Gabriliague (30 ans) de la Védrine, beau-frère du père de l'enfant.

4) Le 28/08/1806, Isabeau Polalion naît à La Fage-Montivernoux. Ses parents sont Pierre Polalion (environ 30 ans), de la Védrine, et Marie Jeanne Rous.

5) Le 29/01/1804 (ou 8 pluviôse de l'an XII), Anne Polalion naît à La Fage-Montivernoux. Ses parents sont Pierre Polalion, de la Védrine, et Marie Jeanne Rous. L'un des témoins est Anne Rous, femme d'Antoine Gabriliagues de la Védrine, tante maternelle de l'enfant.

6) Le 19/03/1802 (ou 28 ventôse de l'an X), Jean Baptiste Polalion naît à La Fage-Montivernoux. Ses parents sont Pierre Polalion, de la Védrine, et Marie Jeanne Rous. L'un des témoins est Jean Baptiste Rous, du Chaila [dans la commune de Termes, une autre commune limitrophe de La Fage-Montivernoux], frère de la mère.

Ces données nous permettent de compléter la liste des enfants du couple Poulaillon-Roux. Considérant la facilité avec laquelle les prénoms se modifiaient dans cette région à l'époque, il semble plus que légitime de postuler que :
- Anne, née en 1804, correspond à Agnès, née vers 1804-1805.
- Marie Victoire alias Marie Rose, née en 1814, correspond à Marie alias Victorine, née entre 1812 et 1817.

Quant à Isabeau, née en 1806, étant donné que son prénom était un synonyme interchangeable d'Elisabeth et d'Hélix [mon expérience dans les registres lozériens me l'a prouvé depuis longtemps], il est probable qu'il s'agisse de la même personne qu'Elise née vers 1800, dont l'âge aurait été légèrement exagéré à l'hospice où elle est décédée.

La fratrie au complet serait donc composée de 10 enfants, avec la possibilité qu'Elise et Isabeau soient deux personnes distinctes, auquel cas Elise serait l'aînée :
- Jean Baptiste (La Fage-Montivernoux 1802 - ?)
- Anne dite Agnès (La Fage-Montivernoux 1804 - Toulouse 1886)
- Isabeau dite Elise (La Fage-Montivernoux 1806 - Toulouse 1893)
- Antoine (La Fage-Montivernoux 1809 - ?)
- Marie Jeanne (La Fage-Montivernoux 1812 - ?)
- Marie Victoire alias Marie Rose dite Victorine (La Fage-Montivernoux 1814 - Toulouse 1907)
- Cecile (Villefranche 1819 - Villefranche 1819)
- Elizabeth (Villefranche 1822 - Villefranche 1822)
- Marie (Villefranche 1822 - Villefranche 1825)
- Eléonore alias Eleonie (Villefranche 1826 - Toulouse 1833)

Je n'ai trouvé aucun acte de décès pouvant correspondre à Jean Baptiste, Antoine ou Marie Jeanne. Compte tenu de la possibilité de non déclaration des décès en mairie, en particulier au tout début du XIXème siècle, et en l'absence de recensements exploitables, il est possible qu'ils soient décédés en bas âge avant le déménagement de 1816 vers Villefranche.

Quoi qu'il en soit, dans tous les actes trouvés de 1802 à 1889, il est indiqué que (Jean) Pierre Poulaillon et (Marie) Jeanne Roux étaient mariés et il ne fait aucun doute que c'est bien ce couple que j'ai suivi, d'acte en acte, de Toulouse à La Fage-Montivernoux en passant par Villefranche. L'âge de (Marie) Jeanne Roux n'est mentionné qu'en 1886 (à 2 reprises) et en 1889, lui donnant toujours une année de naissance en 1783. Quant à son époux, les âges que lui donnent les actes de naissance d'Isabeau, Antoine et Marie Jeanne confirment l'estimation de son année de naissance établie grâce aux actes de Villefranche : 1776-1779 contre 1774-1780. Si (Marie) Jeanne Roux est bel et bien née en 1783, elle a eu son premier enfant au plus tard à 19 ans et son dernier à 43 ans, ce qui semble parfaitement logique et ne donne pas à penser qu'elle puisse être plus jeune qu'elle ne le prétendait.

J'ai eu beau chercher, à La Fage-Montivernoux et dans les communes alentour, je n'ai pas été capable de mettre la main sur l'acte de mariage de (Jean) Pierre Poulaillon et (Marie) Jeanne Roux. C'est rageant ! Pour confirmer la filiation de (Marie) Jeanne Roux, j'ai donc été obligé de m'appuyer sur les membres de sa famille cités dans les actes de naissance de Jean Baptiste, Anne et Antoine :
- Jean Baptiste Roux, le frère de (Marie) Jeanne Roux, domicilié au Chaylar dans la commune de Termes
- Anne Roux, la sœur de (Marie) Jeanne Roux, épouse d'Antoine Gabrillargues (né à la fin des années 1770), le couple étant domicilié à La Védrine dans la commune de La Fage-Montivernoux

J'ai épluché les registres de La Fage-Montivernoux des années 1770 au début des années 1790 et j'y ai trouvé plusieurs naissances d'enfants dont le patronyme était "Roux". Je me suis vite rendu compte qu'il y avait 2 fratries distinctes puis, en voyant qu'elles ne se chevauchaient pas et que le père portait le même prénom (Jean Roux), j'ai fini par comprendre qu'il s'agissait sûrement d'un veuf remarié. J'ai alors examiné les sépultures entre la dernière naissance de la première fratrie (1778) et la première naissance de la seconde (1781) et je suis tombé sur l'acte de sépulture de la première épouse. Il s'agissait d'Agnes Bouchavein, femme de Jean Rous, décédée le 12/04/1779 à La Fage-Montivernoux. L'acte précise que le couple est du village du Chayla dans la paroisse de Termes, mais vit à Aldy dans la paroisse de La Fage-Montivernoux. Cette configuration se retrouve dans l'ensemble des actes de baptême des enfants de Jean Roux, quelle que soit son épouse, dont :

- Marie Jeanne Roux, née le 02/03/1783, fille de Jean Roux et Marie Chassani [le patronyme de sa mère est très mal orthographié]. Il s'agit du 2ème et dernier enfant du second lit. C'est clairement notre centenaire.

- Jean Baptiste Roux, né le 11/07/1781, fils de Jean Roux et Marie Chasali. Il s'agit du premier enfant du second lit.

- Annette Rous, née le 11/10/1778, fille de Jean Rous et Agnes Bouchavein. Il s'agit du dernier enfant du premier lit. C'est la seule personne qui puisse correspondre à Anne Roux épouse Gabrillargues, ce qui est d'ailleurs très facile à démontrer en s'appuyant sur son acte de décès et celui de son mari. Le 21/11/1844, elle décède dans sa maison au Védrinel [juste au nord de la Védrine] sous le nom d'Agnès Roux [après une mutation de prénom identique à celle de sa nièce Anne Poulaillon], âgée de 68 ans [en réalité 66 ans révolus]. Quant à Antoine Grabillargues, malgré une orthographe mouvante de son nom de famille, il est facile de l'identifier lorsqu'il décède dans sa maison du Védrinel, veuf d'Agnès Roux, âgé de 75 ans le 13/07/1853 [donc bel et bien né à la fin des années 1770].

- Jean Baptiste Rous, né le 02/12/1774, fils de Jean Rous et Agnes Bouchavein. Le couple a eu d'autres enfants, mais celui-ci et son demi-frère né en 1781 sont les seuls qui puissent correspondre au Jean Baptiste Roux cité dans l'acte de naissance de Jean Baptiste Poulaillon en 1802. Il est censé être domicilié au Chaylar à Termes, donc je suppose qu'il s'agit du Jean Baptiste Roux né en 1781 [car j'ai trouvé l'acte de décès d'un Jean Baptiste Roux du Chaila mort à 42 ans le 30/01/1821], mais cela n'a pas tellement d'importance. L'important était de démontrer que les parents de Marie Jeanne Roux étaient bel et bien Jean Roux et Marie Chazaly, comme indiqué sur son acte de décès. Or, elle avait bien un frère et une demi-sœur (Jean Baptiste et Anne) dont la filiation confirme la sienne.

A toutes fins utiles, je précise que ces recherches sont basées sur un examen exhaustif des tables décennales de La Fage-Montivernoux et de Termes à partir de 1802, ainsi qu'un examen approfondi des registres paroissiaux et d'état-civil des mêmes communes du début des années 1770 à l'an X. J'ai également fait des recherches complémentaires, sans succès, dans toutes les communes limitrophes de ces deux-là, sans oublier de vérifier la présence possible du mariage de Jean Pierre Poulaillon et Marie Jeanne Roux dans les chefs-lieux des cantons proches (Aumont-Aubrac, Fournels, Nasbinals et Saint-Chély-d'Apcher) en l'an VII et en l'an VIII. J'ignore où a pu passer leur acte de mariage...

En revanche, l'acte de mariage de Jean Roux et Marie Chazaly, je sais pourquoi je ne l'ai pas trouvé : il y a une lacune dans les registres paroissiaux de La Fage-Montivernoux entre novembre 1779 et septembre 1780 ! Or, Jean Roux est devenu veuf en avril 1779 [on peut imaginer qu'il ait attendu quelques mois avant de se remarier] et Marie Chazaly lui a donné un fils en juillet 1781 [il semble donc logique qu'ils aient déjà été mariés depuis au moins 9 mois à ce moment-là].

Je finirai mon exposé en citant, pour le plaisir, l'acte de décès de la mère de Marie Jeanne Roux. Marie Chazali, fileuse, veuve de Jean Baptiste Roux [petite modification de prénom], née au Védrinel à La Fage-Montivernoux, est décédée au Chaila dans la commune de Termes, à l'âge déclaré de... cent ans ! Même si je n'ai pas été capable de retrouver son acte de baptême malgré de longues recherches dans les registres paroissiaux de La Fage-Montivernoux et de Termes, on peut imaginer que Marie Jeanne Roux avait de bons gènes. Sa fille nonagénaire Victorine peut en témoigner.


CONCLUSION

Le résultat de mes investigations démontre que Marie Jeanne Roux est née le 2 mars 1783 à La Fage-Montivernoux et est décédée le 4 novembre 1889 à Toulouse, âgée de 106 ans et 247 jours.
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Anne dite Marie Rose TEIL veuve SAINT CLEMENT (1817?/1820-1918) de Vanosc (Ardèche)

Message par Cyril le Dim 10 Déc 2017 - 18:36

D'après son acte de décès, Marie Rose Teil, née à Vocance (Ardèche) le 27/10/1817, fille de Pierre Teil et Marianne Monteylimard, veuve de Joseph Saint Clément, est décédée le 18/02/1918 à Vanosc (Ardèche).

L'acte de mariage de Joseph Saint Clément et Marie Teil, daté du 09/04/1839 à Vocance, non content d'omettre le second prénom de l'épouse, ne lui donne que 19 ans... Et en effet, bien qu'un acte de naissance corresponde exactement aux informations données dans l'acte de décès de Marie Rose Teil, la fille qui est née sous ce nom le 27/10/1817 à Vocance n'a jamais été centenaire : elle est décédée à l'âge de 12 ans, le 02/01/1830 à Vocance !

Les actes de naissance des 8 enfants de notre présumée centenaire l'affublent d'un âge qui concorde avec celui mentionné sur son acte de mariage :
1) Marie Thée avait 22 ans à la naissance de Pierre Clément le 28/08/1841 à Vanosc.
2) Marie They avait 23 ans à la naissance d'Henry François Clément le 15/07/1843 à Vanosc.
3) Marie Teil avait 25 ans à la naissance de Jean Régis Clément le 21/02/1846 à Vanosc.
4) Marie Thay avait 28 ans à la naissance de Jean Pierre François Teyssier Clément le 13/11/1848 à Vanosc.
5) Marie Theil avait 30 ans à la naissance de Baptiste Ferdinand Clément le 02/03/1851 à Vanosc.
6) Marie Thay avait 35 ans à la naissance de Marie Clément le 15/11/1853 à Vanosc.
7) Marie Teil avait 37 ans à la naissance de Jean Marie François Clément le 02/03/1856 à Vanosc.
8) Marie Theil a donné naissance à son dernier enfant, Henri Maurice Clément, le 11/05/1858 à Vanosc.

Tous les documents convergent vers une naissance en 1819-1820. Or, le couple Teil-Monteylimard avait justement une fille née le 31/03/1820 à Vocance. Prénommée Anne, elle ne semble ni s'être mariée ni être décédée sous cette identité...

L'explication la plus vraisemblable est que l'acte de décès établi au nom de Marie Rose Teil le 18/02/1918 était en réalité celui d'Anne dite Marie Teil (elle semble n'avoir jamais utilisé de second prénom de son vivant), laquelle aurait donc vécu 97 ans et 324 jours.
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Bruno MARTIN (1804-1904) de Berrias (Ardèche)

Message par Cyril le Sam 9 Déc 2017 - 14:36

D'après son acte de décès, Bruno Martin, 100 ans, né à Chassagnes, fils de Jean Martin et Marie Barre, veuf de Marie Emilie Rose Grève, est décédé le 25/02/1904 à Berrias.

Après quelques recherches, j'ai découvert que notre présumé centenaire avait convolé en justes noces avec Marie Rose Emilie Grève (32 ans) le 16/11/1833 à Vernoux[-en-Vivarais]. Bruno Martin, 30 ans, né à Chassagnes, fils de vivant Jean Martin et de feue Marie Barre, était alors gendarme.

L'âge de Bruno Martin est cohérent sur les recensements où il apparaît, à Vernoux (1836, 1846 et 1851) comme à Berrias (1881, 1886, 1891, 1896 et 1901). Il a eu une fille unique à l'âge déclaré de 31 ans : Marie Nohémie, née le 24/09/1834 à Vernoux. Cinq ans plus tard, il est devenu veuf : Marie Rose Emilie Grèves est décédée le 17/08/1839 aux Vans (une commune limitrophe de Chassagnes et toute proche de Berrias), où Bruno Martin était alors en garnison.

Sa fille, mariée avec Jean Pierre Roure, lui a donné plusieurs petites-filles. Bruno Martin a même été témoin au mariage de l'une d'entre elles, Marie Noémie Berthe Roure, le 18/05/1891 à Berrias. Or, on apprend dans cet acte de mariage que notre présumé centenaire, qui se dit alors âgé de 85 ans, était Chevalier de la Légion d'Honneur : son dossier Léonore révèle qu'un acte de notoriété, dressé par le juge de paix du canton des Vans le 02/02/1832, atteste qu'il est né en mars 1804 à Chassagnes (Ardèche).

On peut en déduire que la longévité de Bruno Martin s'inscrit dans la fourchette 99 ans et 331-361 jours, ce qui est extrêmement proche des 100 ans déclarés.

Si l'on creuse un peu plus, on découvre qu'entre le mariage de ses parents le 12/02/1800 (23 pluviôse VIII) et le décès de sa mère le 08/03/1813, seuls 2 enfants de sa fratrie ont bénéficié d'un acte de naissance : Rose Fine [une façon originale d'orthographier "Joséphine" dont seuls les premiers officiers de l'état-civil post-Révolution Française avaient le secret] le 24/07/1808 et Antoine Joachain le 01/10/1810. Mais la table des successions indique que Marie Barre avait 6 enfants héritiers (Jean, Marie, Victoire, Bruno, Josephine et Jouachim), donc les 4 aînés n'ont manifestement pas été déclarés en mairie. Ceci explique pourquoi Bruno Martin a dû faire établir un acte de notoriété.

Toutefois, il n'est pas impossible qu'il ait quand même été baptisé et que, par conséquent, l'on puisse retrouver un jour sa date de naissance exacte dans les registres paroissiaux de Chassagnes. Il suffirait d'une erreur minime dans l'acte de notoriété (5 jours seulement) pour que Bruno Martin ait été effectivement centenaire...
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Pauline CHARIN veuve ANTOINE (1848-1955) de Tournon (Ardèche)

Message par Cyril le Ven 8 Déc 2017 - 18:36

D'après son acte de décès, Pauline Charin, née le 15/07/1848 à Lyon II, veuve de Jean François Régis Antoine, est décédée le 17/01/1955 à son domicile, avenue de Beaucaire à Tournon (Ardèche).

Ne trouvant pas son acte de naissance, je me suis mis à la recherche de son acte de mariage, que j'ai rapidement localisé à Tournon. C'est le 11/02/1874 que s'y sont mariés :
- Jean François Régis Antoine, né le 05/11/1846 à Arlebosc (Ardèche), fils de feu Jean Antoine et de vivante Marianne Barriol
- Pauline Charin, née le 15/07/1848 à l'hospice de Lyon, fille de parents inconnus

En tant qu'enfant abandonnée, Pauline Charin apparaît dans les registres des placements des hospices civils de Lyon :
- Pauline Charin, numéro de matricule 19019, née le 15/07/1848, a été placée le 17/07/1848 chez Jacq Moulin à Saint-Bazile (aujourd'hui Saint-Basile) dans arrondissement de Tournon, puis il est indiqué que son [nouveau] patron habite à Lamastre à la date du 01/04/1859.
- Pauline Charin, numéro de matricule 19019, née le 15/07/1848, a été placée le 01/04/1859 chez Jean Moulin à Lamastre dans l'arrondissement de Tournon, puis elle a fait sa première communion le 24/05/1860 (et une prime de 50 francs a été versée au 3ème trimestre 1860).

J'ai retrouvé 2 recensements de l'époque où Pauline Charin était en nourrice à Saint-Basile :
- En avril 1851, Pauline Saurin (mauvaise orthographe, prononciation approximative), élève de l'hospice de Lyon, 2 ans, vivait chez Jacques Moulin (48 ans), sa femme et ses 3 enfants, au lieu-dit Bel Air.
- En septembre 1856, Pauline (aucun patronyme indiqué), élève de l'hospice de Lyon, 6 ans, enfant trouvé, vivait chez Jacques Moulin (58 ans) et ses 2 enfants, au lieu-dit Faugères.
=> Le second recensement rajeunit Pauline Charin (qui venait d'avoir 8 ans), mais l'âge du premier recensement confirme bien sa date de naissance.

J'ai complété mes recherches avec les actes relatifs à la progéniture de Pauline Charin et Jean François Régis Antoine :
1) Une fille âgée de 5 minutes, décédée le 01/02/1875 chez ses parents (Jean François Régis Antoine, 28 ans, et Pauline Charrin) à Chapotte, commune de Tournon
2) Marie Pauline Antoine, née le 04/03/1876 chez ses parents (Jean François Régis Antoine, 29 ans, et Pauline Charrin, 27 ans) à Tournon, décédée le 28/10/1970 à Tournon
3) Louis François Antoine, né le 01/03/1887 chez ses parents (Jean François Régis Antoine, 40 ans, et Pauline Charin, 38 ans) à la Porte du Doux à Tournon, marié avec Emilie Antonine Rochet le 10/09/1908 à Villeurbanne (Rhône), décédé le 15/02/1960 à Lyon V
=> Les âges indiqués confirment la date de naissance de Pauline Charrin et l'acte de mariage de Louis François Antoine indique que ses parents sont toujours en vie à Tournon le 10/09/1908.

Le mystère de l'acte de naissance introuvable a été résolu par Laurent, que je remercie d'ailleurs à nouveau pour son aide. Grâce à lui, je sais désormais que, lorsque l'on recherche une naissance antérieure à 1852 à Lyon, il est possible qu'elle ait eu lieu dans les 3 communes absorbées par Lyon cette année-là (qui est aussi l'année de la création des 5 premiers arrondissements de Lyon) : la Croix-Rousse, la Guillotière et Vaise.

En l'occurrence, Pauline Charin est née dans la commune de la Guillotière le 15/07/1848. Son acte de naissance la dit fille naturelle de Marguerite Charin, âgée de 29 ans.

Sa date de naissance étant confirmée, Pauline Charin est effectivement décédée à l'âge de 106 ans et 186 jours.
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Rose MERCHAT veuve TAULEIGNE (1823-1926) d'Ancône (Drôme)

Message par Cyril le Jeu 7 Déc 2017 - 14:28

D'après son acte de décès, Rose Merchat, née à Saint-Cirgues-en-Montagne (Ardèche) le 15/06/1823, fille de feus Merchat Joseph et Madeleine Lavastre, veuve de Jean Louis Tauleigne, est décédée le 27/02/1926 au lieu-dit la Vachère, dans la commune d'Ancône (Drôme).

Rose Merchat est présente dans 2 recensements à Ancône :
- En 1906, Rose Tauleigne, née en 1820 à Saint-Cirgues-en-Montagne, vivait avec son gendre Jules Hilaire, sa fille Virginie Tauleigne (née en 1858 à Cros-de-Géorand), et leurs enfants Jules et Reymond Hilaire, dans le quartier de Jonquières. Ici, Rose Merchat est appelée par son nom d'épouse et elle est vieillie de 3 ans, mais comme je le montrerai, les informations sur sa fille et son gendre sont exactes.
- En 1901, Rose Mersat, 78 ans, vivait avec le couple Gustave Tauleigne (33 ans) et Marie Vialle (22 ans), ainsi que leur nièce Juliette Tauleigne, à Jonquières. Ici, il y a une faute d'orthographe dans le patronyme de Rose Merchat, mais son âge coïncide avec la date de naissance donnée dans son acte de décès. Elle est dite "belle-mère" du chef de famille, mais nous verrons plus tard que c'est une erreur d'écriture, car Gustave Tauleigne était son plus jeune fils.

A Cros-de-Géorand (Ardèche), nous retrouvons Rose Merchat dans 4 recensements :
- En 1881, Rose Merchat, 60 ans, vivait avec ses enfants Jean (27 ans), Virginie (22 ans), Marie (21 ans), Louis (16 ans) et Augustin Tauleigne (13 ans), dans le quartier de la Palisse.
- En 1876, Rose Merchat, veuve, 54 ans, vivait avec ses enfants (tous nés à Cros-de-Géorand) Joseph (24 ans), Baptiste (22 ans), Virginie (17 ans), Marie (16 ans), Louis (12 ans) et Auguste Tauleigne (9 ans), au village de Rognon.
- En 1872, Rose Merchat, 50 ans, vivait avec son mari Louis Tauleigne (54 ans) et leurs fils Louis (7 ans) et Augustin (4 ans), au village des Combes.
- En 1861, Rose Merchat, 39 ans, vivait avec son mari Louis Taulègne (40 ans) et leurs enfants Joseph (9 ans), Jean (6 ans), Virginie (3 ans) et Marie (6 mois), au lieu-dit Sourd.

Les âges indiqués pour Rose Merchat indiquent une année de naissance vers 1821-1822. Son mari Louis Tauleigne est manifestement décédé entre 1872 et 1876, et le couple a eu au moins 6 enfants : Joseph (né vers 1852), Jean/Baptiste (né vers 1854-1855), Virginie (née vers 1858-1859), Marie (née vers 1860), Louis (né vers 1864-1865) et August[e/in] (né vers 1867-1868).

Pour ce qui est du défunt mari, son acte de décès nous indique qu'il est bien décédé à Cros-de-Géorand à la période supposée. Jean Louis Taulègne, 55 ans, fils de feus Jean Louis Taulègne et Jeanne Marie Olier, époux de Rose Merchat, est décédé le 23/09/1874 au mas du Sourd à Cros-de-Géorand. [J'aime bien la mention marginale qui précise que M. Gineys est autorisé à signer l'acte à la place de M. Rochette, "actuellement décédé" !]

Quant aux enfants, j'ai également retrouvé leurs actes de naissance à Cros-de-Géorand :
1) Joseph, fils de Louis Thaulègne (32 ans) et Rose Merchat (30 ans), est né le 29/08/1852 au mas de Ladroit
2) Jean Baptiste, fils de Louis Tauleigne (38 ans) et Rose Merchat (34 ans), est né le 24/09/1855 au mas du Sourd
3) Rose Virginie, fille de Jean Louis Tauleigne (40 ans) et Rose Merchat (35 ans), est née le 15/08/1858 au Sourd [son acte de mariage précise qu'elle a épousé Jules Hilaire (né le 20/04/1855) le 05/11/1877 à Cros-de-Géorand, ce qui confirme les informations portées dans le recensement de 1906]
4) Marie Rosalie, fille de Jean Louis Taulègne (42 ans) et Rose Merchat (38 ans), est née le 07/10/1860 au mas du Sourd
5) Louis Félicien, fils de Jean Louis Taulègne (46 ans) et Rose Merchat (40 ans), est né le 26/06/1865 au mas du Sourd
6) Jean Augustin Julien, fils de Jean Louis Taulègne (50 ans) et Rose Merchat (40 ans), est né le 09/03/1868 au Sourd [en marge de son acte de naissance, il est indiqué qu'il a épousé Marie Melanie Vialle le 12/11/1898 à Cros-de-Géorand, et qu'il est décédé le 27/06/1958 à Ancône : c'est donc bien lui le fameux "Gustave" Tauleigne chez qui vivait Rose Merchat en 1901]

Dans ces 6 actes de naissance, l'âge de Rose Merchat indique qu'elle est née entre 1821 et 1828, en moyenne en 1823.

Nous en arrivons à l'acte de mariage. C'est le 15/02/1844 à Cros-de-Géorand que se sont mariés :
- Louis Taulègne, 25 ans, né et domicilié à Cros-de-Géorand, fils de vivant Louis Taulègne et de feue Jeanne Marie Ollier
- Rose Merchat, 20 ans, née et domiciliée à Saint-Cirgues[-en-Montagne], fille de vivant Joseph Merchat et de feue Madeleine Lavastre

L'âge indiqué dans les documents recueillis au fil de la vie de Rose Merchat est stable et tourne autour de 1823, avec des extrêmes en 1820 et 1828. Un examen des tables décennales de Saint-Cirgues-en-Montagne permet de s'assurer qu'une seule Rose Merchat est née dans la commune entre 1813 et 1832 : son acte de naissance indique que Rose Merchat, fille de Joseph Merchat (35 ans) et de Madelaine Lavastre, a vu le jour le 15/06/1823.

C'est donc officiel : Rose Merchat, née à Saint-Cirgues-en-Montagne (Ardèche) le 15/06/1823 et décédée à Ancône (Drôme) le 27/02/1926, a vécu 102 ans et 257 jours.
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Louise Catherine Elisabeth BAC veuve GALLY (1766-1865) de Beauchastel (Ardèche)

Message par Cyril le Mer 6 Déc 2017 - 14:46

D'après son acte de décès, Louise Catherine Elisabeth Bac, 101 ans, native de Beauchastel, veuve de Jean Louis Gally, fille de feus Jean Annet Mathieu Gally et Marie Catherine Elisabeth Garnier, est décédée le 13/05/1865 à la Fontaine du Chat, dans la commune de Beauchastel.

La table des successions et des absences nous apprend que, en date du 10/11/1865, ses héritiers sont "ses petits-enfants Gally Rose Françoise Eugénie, Frédéric, Jean Paul Albert et Jean François Théodore Henri". Elle n'avait donc manifestement plus d'enfant vivant.

Quelques recherches dans les registres de Beauchastel montrent en effet que le couple Gally-Bac n'a eu qu'un seul enfant, Jean François Gally, né le 28/07/1807 et décédé le 29/04/1861. Le 02/07/1835 à La Voulte-sur-Rhone, il a épousé Rose Françoise Louise Eugénie Fuzier, une jeunette de 12 ans sa cadette, laquelle lui a donné 4 enfants :
- Rose Françoise Louise Eugenie Gally, née le 26/05/1836
- Frédéric Gally, né le 17/03/1840 [qui avait donc bien 25 ans lorsqu'il a déclaré le décès de sa grand-mère]
- Jean Paul Albert Gally, né le 06/04/1844
- Jean François Théodor Henri Gally, né le 26/07/1851

Tout cela n'est pas très utile, mais je plante le décor. Les membres de cette famille portaient presque tous 3 ou 4 prénoms bien avant que cela devienne l'usage (c'était déjà le cas des parents de Louise Catherine Elisabeth Bac, nés au début du XVIIIème siècle) et ces prénoms étaient systématiquement notés sur tous les actes d'état-civil, ce qui est suffisamment rare en Ardèche pour être souligné.

Venons-en aux quelques actes utiles pour ce cas... D'après son acte de décès, Jean Louis Gally, 52 ans, fils de feus Jean Annet Gally et Elisabeth Lallemand, époux de Louise Catherine Elisabeth Bac, est décédé le 11/10/1830 en la Grand rue de Beauchastel.

En dehors de son acte de décès, l'âge de Louise Catherine Elisabeth Bac n'est jamais mentionné, sauf sur son acte de mariage. Ledit mariage a eu lieu à Beauchastel le 29/07/1807, c'est-à-dire quelques heures après la naissance de son fils unique Jean François Gally, qui était né la veille à 23h30. Les mariés étaient :
- Jean Louis Gally, 31 ans, natif de Beauchastel, fils de vivant Jean Annet Gally et de défunte Elisabeth Lallemand
- Louise Catherine Elisabeth Bac, 39 ans, native de Beauchastel, fille de feus Jean Annet Mathieu Bac et Marie Catherine Elisabeth Garnier

Donc, si l'acte de décès de Louise Catherine Elisabeth Bac implique une année de naissance aux alentours de 1764, son acte de mariage indique plutôt 1768...

Après des recherches éperdues dans les registres paroissiaux de Beauchastel sans trouver le moindre acte en rapport avec le couple Bac-Garnier (à l'exception du décès du père de Jean Annet Mathieu Bac, où ce dernier est cité), je commençais à perdre courage, quand j'ai réussi à mettre la main sur l'acte de décès d'un frère de Louise Catherine Elisabeth Bac, dont voici la transcription complète : "Le vingt sixième avril de l'an susdit [1773] a été inhumé dans le cimetière de la paroisse de Beauchastel le corps de jean jacques Bac fils naturel de sr jean anne mathieu Bac et de dlle marie catherine élisabeth Garnier du lieu de Beauchastel, prétendus mariés au désert, mort le jour précédant agé d'environ deux ans, ont assisté à son convoy jean pierre Goujon qui a signé avec nous et pierre avec plusieurs autres illitterés. Goujon Salvaige ptre".

"Prétendus mariés au désert" : voilà pourquoi je ne trouvais rien ! Il s'agissait d'une famille protestante... En examinant les registres paroissiaux de Beauchastel, j'avais compris qu'il y avait beaucoup de protestants dans le coin : près de la moitié des actes de sépulture parlent d'inhumation "en terre prophane" (sic), voire de défunts ayant "persisté dans les erreurs de Calvin", mais je n'avais pas envisagé que les Bac en soient, tout simplement parce que je n'avais jamais effectué de recherche généalogique sur des protestants auparavant.

Rappel historique : Entre la révocation de l'édit de Nantes par l'édit de Fontainebleau en 1685 et l'édit de tolérance de Versailles de 1787, les protestants n'avaient pas le droit de tenir d'état-civil en France. Sous Louis XIV, les persécutions étaient si grandes que beaucoup de pasteurs ont fui à l'étranger, donc les registres protestants sont quasiment inexistants entre 1685 et 1715. Ensuite, la répression s'est faite plus laxiste, la tolérance s'est installée petit à petit et les pasteurs ont repris la rédaction de leurs registres des baptêmes et des mariages "au désert". Enfin, en 1788, en application de l'édit de tolérance de Versailles, les familles protestantes ont été sommées de régulariser leur mariage et de déclarer la naissance de leurs enfants auprès du greffe du tribunal civil ou du curé.

C'est dans le registre des baptêmes tenu par le pasteur Alexandre Vernet (registre qui concerne une centaine de paroisses) que j'ai finalement trouvé l'acte de baptême de Louïse Catherine Elizabeth Bac : "Le onze du susd.t mois [juillet 1766], j'ay batisé Louïse Catherine Elizabeth Bac, née le premier du courant, fille leg.me à s.r Jean Annet Matthieu & à Dem.lle Marie Catherine Elizabeth Garnier, du lieu et par.se de Beauchastel, son parrain a été Etïenne Bac & sa marraine Dem.lle Louïse Blache".

En fin de compte, Louise Catherine Elizabeth Bac était plus jeune de 2 ans que ne le prétendait son acte de décès, mais plus vieille de 2 ans que ne l'indiquait son acte de mariage : elle a vécu du 01/07/1766 au 13/05/1865, soit une longévité de 98 ans et 316 jours.
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Catherine FULACHIER veuve BOYER (1771-1865) de Vinezac (Ardèche)

Message par Cyril le Mar 5 Déc 2017 - 22:12

Une fois n'est pas coutume, voici un compte-rendu en style quasi télégraphique, car telle est la forme que j'avais choisi de lui donner le 1er mars dernier... L'objectif était de souligner le fait que cette enquête ardéchoise, contrairement aux précédentes, avait été facile et rapide à mener !

Acte de décès : Le 02/04/1865, Catherine Fulachier, 103 ans, originaire d'Ailhon, fille de Claude Fulachier et Marie Tourrette, veuve de Noé Boyer, est décédée au mas du Tinal à Vinezac.

Recensement de 1861 : Catherine Feulacher, veuve, 97 ans, mère de Joseph Boyer, vivait chez lui à Thinal, commune de Vinezac.

Recensement de 1851 : Catherine Feulacher, 88 ans, mère de Joseph Boyer, vivait chez lui au Tinal, commune de Vinezac.

Si l'on se base sur ces 3 documents, Catherine Fulachier serait née vers 1762-1764. Mais ensuite, ça se gâte...

Recensement de 1846 : Catherine Filacher, veuve, 77 ans, vivait chez Joseph Boyer au Tinal, commune de Vinezac. D'après ce recensement, elle serait plutôt née aux alentours de 1769.

Acte de décès du mari : Le 26/12/1817, Noë Boyer, 55 ans, époux de Catherine Folachier, est décédé au mas du Tinal à Vinezac.

Acte de mariage : Le 12/01/1790, Noé Boyer (fils de feu Jean Louis Boyer et de Marie Boyer), de la paroisse de Vinezac, et Catherine Feulachier (fille de Claude Feulachier et de Marie Tourette), de la paroisse d'Ailhon, se sont mariés à Ailhon.

Le couple Fulachier-Tourrette a eu 11 enfants entre 1759 et 1776 à Ailhon, dont deux sœurs homonymes :
- En 3ème position, Catherrine Fulachier, née le 05/02/1762
- En 8ème position, Catherine Fulachier, née le 30/01/1771

Or, l'aînée est décédée le 23/02/1764 à Ailhon, à l'âge de 2 ans...

Catherine Fulachier est donc indiscutablement née le 30/01/1771 à Ailhon. Par conséquent, elle est décédée à l'âge de 94 ans et 62 jours.
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