LES GRANDS CENTENAIRES FRANÇAIS

Investigations sur de possibles grands centenaires français décédés (anciens et modernes)

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Françoise LANIER (1783-1884), de Saint-Seine-l'Abbaye (Côte-d'Or)

Message par Barti Hier à 15:23

Le Petit Journal du 7 mai 1884 annonce la mort, à Saint-Seine-l'Abbaye (Côte-d'Or), de Mme veuve Massenat décédée à l'âge de 102 ans.

L'acte de décès est un peu moins généreux en terme d'âge puisqu'il indique que Françoise Lanier, âgée de cent ans, née à Plombières-lès-Dijon (Côte-d'Or), fille de Pierre Lanier et Claudine Brocard, veuve de Julien Massenot en son vivant domicilié à Saint-Seine, est décédée à Saint-Seine-l'Abbaye le 2 mai 1884. Les déclarants étaient son fils Louis Claude Massenot (61 ans, vétérinaire) et son petit-fils Louis Claude Massenot (37 ans, marchand d'étoffes).

Les recensements de Saint-Seine-l'Abbaye nous apprennent que :

- En 1881, Françoise Lanier veuve Massenot (99 ans) vivait avec sa fille Claudine Massenot veuve Bon (76 ans).
- En 1876, Françoise Lanier veuve Massenot (93 ans, née à Plombières-lès-Dijon) vivait avec sa fille Claudine Massenot veuve Bon (71 ans, née à Saint-Seine).
- En 1872, Françoise Lanier veuve Massenot (87 ans, née à Saint-Seine) vivait avec sa fille Claudine Massenot femme Bon (66 ans, née à Saint-Seine). [il semble que Claudine n'était pas encore veuve à cette époque, mais elle ne vivait pas avec son époux]
- En 1866, Françoise Lanier (81 ans, veuve) vivait avec sa fille Claudine Massenot femme Bon (60 ans).
- En 1861, Françoise Lanier veuve Massenot (76 ans) vivait seule.
- En 1856, Françoise Lanier veuve Massenot (71 ans) vivait seule.
- En 1851, Françoise Massenot veuve Lanier (66 ans) [les noms de jeune fille et d'épouse sont curieusement inversés] vivait seule.
- En 1846, Françoise Lanier veuve Massenot (61 ans) vivait avec Louis Massenot (23 ans, vétérinaire) [dont l'identité, l'âge et la profession correspondent au fils ayant déclaré le décès de Françoise en 1884].
- En 1836, Françoise Lanier veuve Julien Massenot (50 ans) vivait avec Marie, Louise, Marie, Marie, Louis et Claude Massenot (26, 25, 23, 21, 17 et 14 ans) qui étaient probablement ses enfants.

La mort de Julien Massenot remonte à l'année précédente. En effet, selon son acte de décès, c'est le 14 septembre 1835 à l'âge de 53 ans que le "mari de Françoise Lanier " a rendu l'âme à Saint-Seine-l'Abbaye.

On sait des recensements que Françoise a au moins vécu avec 2 enfants explicitement identifiés : Louis Claude et Claudine. Leurs actes de naissances nous apprennent que :
- Louis Claude, fils du mariage contracté à Saint-Seine le 30 Brumaire an 14 entre Julien Massenot et Françoise Lanier, est né à Saint-Seine-l'Abbaye le 9 mars 1823.
- Claudine, fille du mariage contracté à Saint-Seine le 30 Brumaire an 14 entre Julien Massenot et Françoise Lanier, est née à Saint-Seine le 26 février 1806.

A ce stade, on peut prévoir une déception quant à l'âge final de Françoise. En effet, celle-ci doit être née au plus tard le 2 mai 1784 pour avoir atteint 100 ans révolus. Les premiers recensements sont plutôt encourageants avec des années de naissance estimées de 1781/1782 pour celui de 1881, 1782/1783 pour celui de 1876 et 1783/1784 pour celui de 1872. En revanche, de 1866 à 1846, l'année de naissance estimée descend à 1784/1785 et tombe même à 1785/1786 si on ne considère que le recensement le plus ancien de 1836, ce qui ne laisserait plus aucune chance à Françoise d'avoir été centenaire.

Pourtant, l'acte de mariage redonne espoir puisqu'il indique que le 30 Brumaire an 14 (= 21 novembre 1805) à Saint-Seine se sont unis Julien Massenot et Françoise Lanier, âgée de 22 ans, fille de Pierre Lanier et de [?] Brocard [le nom de jeune fille de la mère est caché mais elle signe Claudine Brocard femme Lanier], dont l'acte de naissance est en date du 18 novembre 1783 et est tiré des registres de la commune de Plombières dans le canton de Dijon, ce qui lui attribuerait un âge de 100 ans révolus.

Finalement, le seul acte de baptême pouvant lui correspondre est celui de Françoise, fille de Pierre Lanier et Claudine Brocard, née à Plombières le 18 novembre 1783 et baptisée le surlendemain.

Malgré une légère sous-estimation des recensements les plus anciens, tout indique finalement que Françoise Lanier s'est éteinte à l'âge de 100 ans et 166 jours.
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Une nouvelle supercentenaire : Jeanne Marie HERMITTE veuve HARDOUIN (1902-2012) de Paris

Message par Cyril le Sam 21 Avr 2018 - 16:45

TheMan a écrit:Excellente source d'information dans laquelle tu trouveras rapidement 110 034 JM H H

Raspou

Pour des raisons d'ordre logistique, cela n'a pas été si rapide, mais la voilà enfin : Jeanne Marie Hermitte veuve Hardouin, née le 23 janvier 1902 à Paris VII et décédée le 26 février 2012 à Paris XI, à l'âge de 110 ans et 34 jours.

Je me demande si cette "excellente source d'information" nous réserve encore des surprises Question

Une fois localisée, je me suis rendu compte que Jeanne Marie Hermitte nous était déjà connue sous le nom de "Jeanne Hardouin", dont l'identité et la date de naissance avaient été ajoutées par un contributeur anonyme à la page Wikipédia des supercentenaires il y a 6 ou 7 ans.

Quoi qu'il en soit, les documents la concernant concordent tous : actes de naissance et décès de l'intéressée et de son époux, acte de mariage desdits.

Bon week-end à tous !
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Nicolas GEORGET (1796-1898), de Nantoux (Côte-d'Or)

Message par Barti le Ven 20 Avr 2018 - 13:11

L'acte de décès indique que Nicolas Georget, âgé de cent un ans, né à Nantoux le 28 juillet 1796, fils d'Etienne Georget et de Marguerite Thaboureau, est décédé à Nantoux le 11 janvier 1898. Aucun membre de la famille n'est présent parmi les témoins et la situation maritale n'est pas précisée. Heureusement, les tables de successions du bureau de Beaune nous informent que le dit Nicolas Georget est veuf de Catherine Tournois et qu'il a pour héritiers "ses enfants".

D'après les recensements de Nantoux :

- En 1896, Nicolas Georget (99 ans) vivait avec sa fille Bernardine Georget (73 ans).
- En 1886, Nicolas Georget (90 ans) vivait seul.
- En 1876, Nicolas Georget (81 ans, veuf, né à Nantoux) vivait seul.
- En 1866, Nicolas Georget (69 ans, veuf) vivait avec sa fille célibataire Bernardine Georget (43 ans).
- En 1856, Nicolas Georget (60 ans) vivait avec sa femme Catherine Tournois femme Georget (72 ans) et leur fille célibataire Bernardine Georget (32 ans).
- En 1846, Nicolas Georget (50 ans) vivait avec sa femme Catherine Tournois (62 ans), leurs enfants François, Claude et Bernarde Georget (27, 25 et 23 ans) et leur domestique Louis Germain (32 ans).
- En 1836, Nicolas Georget (40 ans) vivait avec sa femme Catherine Tournois femme Georget (54 ans) et leurs enfants François, Claude et Bernardine (17, 15 et 14 ans).

L'acte de décès de Catherine Tournois, 76 ans, "épouse de Nicolas Georget", nous apprend qu'elle a rendu l'âme à Nantoux le 3 avril 1859 et que parmi les témoins figurent son mari Nicolas Georget (62 ans) et son fils Claude Georget (39 ans).

Le couple a donc eu au moins 3 enfants précédemment cités dont on retrouve les actes de naissance à Nantoux :

- Bernarde, fille du mariage contracté à Nantoux le 25 mai 1818 entre Nicolas Georget (26 ans) et Catherine Tournois, est née le 8 janvier 1823.
- Claude, fils du mariage contracté à Nantoux le 25 mars 1818 entre Nicolas Georget (24 ans) et Catherine Tournois, est né le 26 août 1820.
- François, fils du mariage contracté à Nantoux le 25 mars 1818 entre Nicolas Georget (né à Nantoux le 10 Thermidor an 4 = 28 juillet 1796) et Catherine Tournois veuve de François Ropitaux, est né le 22 décembre 1818.

L'acte de mariage confirme la date citée dans les deux plus anciens actes de naissance d'enfants et nous apprend que le 25 mars 1818 à Nantoux, Catherine Tournois, veuve en premières noces de François Ropiteau décédé le 24 mai 1817, a épousé Nicolas Georget, né à Nantoux le 10 Thermidor an 4 (= 28 juillet 1796), fils de défunt Etienne Georget et de Margueritte Taboureau.

Avec des documents intégralement concordants entre eux, si on omet le vieillissement d'1 an sur le recensement de 1876, le dossier semble béton et l'acte de naissance de Nicolas, fils d'Estienne Georget et de Margueritte Taboureau, né et déclaré à Nantoux le 10 Thermidor an 4 (= 28 juillet 1796) finit de nous convaincre.

Nicolas Georget a donc bien vécu 101 ans et 167 jours.
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Marie ESTIVALET (1791-1892), de Barjon (Côte-d'Or)

Message par Barti le Mer 18 Avr 2018 - 20:17

L'acte de décès indique que Marie Estivalet, âgée de cent ans, née à Barjon le 20 octobre 1791, fille de Nicolas Estivalet et Jeanne Bertrand, veuve de Pierre Thibaut, est décédée à Barjon le 1er juin 1892. L'un des témoins est son petit-fils Ernest Bouget (52 ans).

Les recensements de Barjon nous apprennent que :

- En 1891, Marie Thibaut (99 ans) vivait avec Adèle Bougey (69 ans) "membre" de sa famille, et Ernest Bougey (51 ans) [dont l'âge et l'identité correspondent au petit-fils précédemment cité].
- En 1881, Marie Estivalet veuve Thibaut (90 ans) vivait avec sa fille Adèle Thibaut veuve Bougey (60 ans).
- En 1876, Marie Estivalet veuve Thibaut (85 ans, née à Le Meix) vivait avec sa fille Adèle Thibaut veuve Bougey (55 ans, née à Barjon).
- En 1872, Marie Estivalet veuve Thibaut (81 ans, née à Le Meix) vivait avec Adèle Thibaut veuve Bougey (51 ans, née à Barjon).
- En 1866, Marie Estivalet veuve Thibaut (71 ans) vivait avec Adèle Thibaut veuve Bouget (44 ans) et Ernest Bouget (26 ans, fils de la précédente).
- En 1861, Marie Estivalet veuve Thibaut (66 ans) vivait avec Adèle Thibaut veuve Bouget (39 ans).
- En 1856, Marie Estivalet veuve Thibaut (61 ans) vivait avec Adele Thibaut veuve Bouget (34 ans) et Lucien Bouget (8 ans, fils de la précédente).
- En 1851, Pierre Thibaut (61 ans) vivait avec sa femme Marie Estivalet (56 ans) et leur petit-fils Ernest Bouget (12 ans).
- En 1846, Pierre Thibaut (50 ans) vivait avec sa femme Marie Estivalet (50 ans).
- En 1836, Pierre Thibaut (46 ans) vivait avec Marie Estivallet femme Thibaut (45 ans), Adèle Thibaut (15 ans) et Anne Bertrand veuve Estivallet (93 ans, "ayeule des précédent").

L'acte de décès de Pierre Thibaut n'est pas enregistré dans les registres de Barjon entre 1851 et 1856, fourchette de dates logique de son décès. En fait, les tables de successions du bureau de Grancey-le-Château nous apprennent que Pierre Thibaut a trouvé la mort le 15 mars 1856 très loin de son domicile dans le 8ème arrondissement de Paris. Son acte de décès reconstitué le dit né à Barjon en Côte-d'Or et "époux de Marie Estivalet" tandis que les TSA citent "sa fe" Marie Estivalet comme unique héritière.

Passons à l'aïeule domiciliée avec le couple en 1836. L'acte de décès de Jeanne Bertrant, veuve de [?] Estivallet (prénom masqué) indique qu'elle est décédée à Barjon le 9 mars 1840 à l'âge de 92 ans, étant née à "Lemeix" le 19 octobre 1748. Le premier témoin est son gendre Pierre Thibaut (50 ans). Nul doute que l'on a affaire à la mère de Marie Estivalet. D'après les TSA, Jeanne avait d'ailleurs 3 héritiers : Claude, François et Marie Estivalet, sans doute ses seuls enfants survivants.

Quant à la fille du couple, son acte de naissance nous apprend que Magdelaine Adel est née à Barjon le 19 avril 1821 du mariage contracté à Barjon le 22 mars 1813 entre Pierre Thibaut (30 ans) et Marie Estivalet.

Le mariage a bien été célébré à Barjon le 22 mars 1813. Il a uni Pierre Thibaut, 22 ans, dont l'acte de naissance est en date du 23 mars 1790, et Marie Estivalet, 21 ans et demi, née au Meix, fille de défunt Nicolas Estivalet et de vivante Jeanne Bertrand, dont l'acte de naissance est en date du 20 octobre 1791 mais tiré des registres de Barjon.
La première publication de mariage rédigée à Barjon le 7 mars 1813 fait mention de la future union entre Pierre Thibaut "agé de vingt trois ans" et Marie Estivalet "agée de [?] deux ans", fille de Ni[?] Estivalet et Jeanne Bertrand. (le nombre caché ne peut être, au minimum, que "vingt" ce qui serait en accord avec l'âge mentionné sur l'acte de mariage : il s'agit donc de "vingt deux ans").

Dans les registres de baptême de Barjon, on localise effectivement un acte de baptême au nom de Marie Estivallet, fille de Nicolas Estivalet et Jeanne Bertrand, née le 20 octobre 1791 et baptisée le surlendemain. Mais s'agit-il bien de notre dame ?

Ce que l'on peut retenir à propos de la documentation récupérée :
- La constance de l'âge déclaré de Marie Estivalet peut être divisée en trois temps : De sa première publication de mariage au recensement de 1836 inclus, l'âge revendiqué corrobore une naissance le 20 octobre 1791. Puis, des recensements de 1846 à 1866 inclus, elle est rajeunie de 4/5 ans. Enfin, du recensement de 1872 à l'acte de décès, l'âge revendiqué corrobore à nouveau une naissance le 20 octobre 1791.
- Le lieu de naissance est imprécis : l'acte de décès suggère Barjon, les recensements de 1872 et 1876 ainsi que l'acte de mariage suggèrent la commune voisine du Meix, mais l'acte de mariage indique en même temps que l'acte de baptême a été tiré des registres de Barjon.

La très étrange manie de se rajeunir de 4/5 ans durant 5 recensements de suite, comme si Marie se connaissait une autre date de naissance autour de 1795/1796, pourrait faire penser à une usurpation d'identité entre soeurs. Si tel était le cas, le véritable prénom de notre présumée centenaire a toutes les chances d'être aussi Marie, puisqu'elle est appelée ainsi dans l'ensemble des documents récupérés. De plus, acte de baptême et acte de décès suggèrent Barjon comme lieu de naissance, alors que recensements de 1872, 1876 et acte de mariage font état d'une naissance au Meix. Pourrait-on donc partir sur le scénario de l'usurpation d'identité d'une soeur née à Barjon en 1791 alors que la vraie "centenaire" est née au Meix vers 1796 ?

A ce stade, il serait facile de le croire et de désespérer. Pourtant, à regarder de plus près, il semblerait que ce ne soit pas le cas pour plusieurs raisons :

- Tout d'abord, on apprend sur le site des archives de Côte-d'Or qu'il n'y a aucun registre paroissial au Meix et que, pour la période antérieure à la Révolution, il faut se diriger vers les registres de Barjon. On peut en déduire que Le Meix et Barjon formaient une seule et même paroisse avant un probable détachement en 1793 et que, si Marie était bien née dans l'actuelle commune du Meix lors de son mariage, son acte de baptême ne pouvait être trouvé que dans les registres de Barjon.
- Marie est rajeunie dès le recensement de 1846. Mais cette même année, on constate que son époux a bénéficié d'une cure de jouvence encore plus forte car les deux sont affublés de 50 ans au lieu de respectivement 56 et 54/55. Cette erreur peut témoigner d'une facilité à se tromper sur les âges, même si le fait qu'elle se répète à nouveau successivement 4 fois peut paraître suspect.
- Le plus vieux recensement, celui qui se rapproche le plus du baptême, corrobore la date de naissance revendiquée au décès.
- Si Marie était née vers 1795, elle aurait eu 17/18 ans à son mariage. Ce n'est absolument pas impossible, mais il est plus probable qu'elle fusse âgée de 21 ans et demi comme l'acte de mariage le suggère, ce qui est déjà un âge relativement bas.
- Sa mère Jeanne Bertrand est née le 19 octobre 1748. Si Marie est née en 1791, elle aurait eu 43 ans à l'accouchement. En revanche, si Marie est née en 1795/1796, elle aurait eu 47/48 ans, ce qui n'est pas non plus impossible, mais toujours beaucoup moins probable.
- La succession de Jeanne Bertrand suggère que Marie (notre centenaire) était sa seule fille survivante lors de son décès en 1840. Donc, si Marie née en 1791 était bien une soeur, cette dernière serait logiquement décédée avant l'enregistrement de la succession, soit le 11 avril 1840. Or, en ayant recherché de manière exhaustive dans les registres de Barjon et Le Meix, je n'ai réussi à trouver aucun acte de décès ou de sépulture pouvant correspondre.
- Même chose pour l'éventuel acte de naissance de Marie vers 1795/1796 : pas de fille homonyme du couple enregistrée après celle de 1791.

Tous ces éléments réunis amènent à cette conclusion : Marie Estivalet, décédée le 1er juin 1892, était bien née le 20 octobre 1791, et ce malgré le rajeunissement constant de 4/5 ans sur 5 recensements centraux successifs, que l'on peut alors considérer comme erreurs.

Marie Estivalet s'est donc éteinte à l'âge de 100 ans et 225 jours.
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Christine COUTHIER (1794-1895), d'Uncey-le-Franc (Côte-d'Or)

Message par Barti le Sam 14 Avr 2018 - 20:22

La Presse du 13 juin 1895 rapporte le décès, à l'âge de "101 ans moins 12 jours", de Christine Couthier veuve Millière née en juin 1794 à Uncey-le-Franc et morte dans la même commune.
Plus tôt, Le Petit Journal du 18 mars 1895 nous apprenait que Christine Couthier veuve Millère, née le 18 juin 1793, vivait à "Ancey-le-Franc" avec 2 de ses filles âgées de 77 et 70 ans.

L'acte de décès indique que Christine Couthier, âgée de cent un ans, née à Uncey-le-Franc le 28 Prairial an 2 (= 16 juin 1794), fille de François Couthier et Jeanne Champy, veuve d'Antoine Millière décédé à Uncey-le-Franc le 4 février 1868, est décédée à Uncey-le-Franc le 6 juin 1895.

Les recensements d'Uncey-le-Franc nous apprennent que :
- En 1886, Christine Couthier (89 ans) vivait seule.
- En 1876, Christine Couthier veuve Millière (81 ans, née à Uncey) vivait avec sa fille Françoise Millière veuve [Rabléé ?] (52 ans, née à Uncey).
- En 1866, Antoine Millière (75 ans) vivait avec sa femme Christine Couthier (71 ans).
- En 1856, Antoine Millière (64 ans) vivait avec sa femme Christine Couthier (61 ans) et leur fils Claude Millière (27 ans).
- En 1846, Antoine Millière (58 ans) vivait avec sa femme Christine Couthier femme Millière (52 ans) et leurs enfants Claude, François, Catherine et Etienne Millière (18, 16, 12 et 8 ans).
- En 1836, Antoine Millière (45 ans) vivait avec sa femme Christine Couthier (42 ans) en compagnie d'une ribambelle d'enfants nommés Pierrette, Françoise, Marie, Catherine, Claude et François Millière (13, 11, 9, 2, 7 et 5 ans).

Comme indiqué précédemment, et ainsi qu'en atteste son acte de décès, Antoine Millière, 76 ans, "marié à Couthier Christine, âgée de soixante-treize ans", est décédé à Uncey-le-Franc le 4 février 1868.

Étant donné le trop grand nombre d'enfants du couple, je n'ai recherché les actes de naissance que de 2 d'entre eux : Claude (présent sur le recensement de 1856) et Françoise (présente sur le recensement de 1876). Voici ce qu'on peut en tirer :

- Claude, fils du mariage contracté à Uncey le 25 janvier 1820 entre Antoine Milliere (37 ans) et Christine Couthier, est né à Uncey-le-Franc le 6 octobre 1828.
- Françoise, fille du mariage contracté à Uncey le 25 janvier 1820 entre Antoine Milliere (34 ans) et Christine Couthier, est née à Uncey-le-Franc le 5 février 1825.

Le mariage, qui a bien été célébré à Uncey le 25 janvier 1820, a uni Antoine Milliere à Christine Couthier, fille de défunt François Couthier et de vivante Jeanne Cham[?] dont l'acte de naissance tiré des registres d'Uncey est en date du 29 Prairial an 2 (= 17 juin 1794).

L'acte de naissance de Christine, fille de Francois Couthier et de Jeanne Champy, née à Uncey le 28 Prairial an 2 (= 16 juin 1794) et déclarée le lendemain, est le seul pouvant correspondre et corrobore les informations apportées par l'ensemble des autres documents à la seule exception du dernier recensement, celui de 1886, qui rajeunit notre centenaire de 2 ou 3 ans par rapport à l'âge réel qu'elle avait à sa rédaction.

Christine Couthier s'est donc éteinte à l'âge de 100 ans et 355 jours, ayant manqué de 10 jours seulement son 101ème anniversaire.
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Claudine Elisabeth BOUVIER (1797-1898), de Marsannay-la-Côte (Côte-d'Or)

Message par Barti le Ven 6 Avr 2018 - 20:18

Le Petit Journal du 4 mars 1898 annonce de Dijon la mort de "Mme veuve Boudrot, née Elisabeth Bouvier" survenue dans "sa cent unième année".

L'acte de décès précise que Claudine Elisabeth Bouvier, âgée de cent ans, née à Marsannay-la-Côte le 25 Floréal an V (= 14 mai 1797), fille d'Antoine Bouvier et de Pierrette Benoit, veuve de Jacques Boudrot décédé à Marsannay-la-Côte le 20 janvier 1871, est décédée à Marsannay-la-Côte le 2 mars 1898. L'un des déclarants est son petit-fils Jean Baptiste Boudrot (36 ans).

Les recensements de Marsannay nous apprennent que :

- En 1896, Claudine Boudrot (69 ans) vivait avec sa fille Claudine Quinard (42 ans) et sa mère Claudine Bouvier (98 ans).
- En 1886, Claudine Boudrot veuve Quinard (59 ans) vivait avec sa mère Claudine Bouvier "veuve" (89 ans).
- En 1876, Claudine Bouvier veuve Boudrot (79 ans) vivait avec sa fille Claudine Boudrot veuve Quinard (50 ans) et la "fille de la précédente" Claudine Quinard (23 ans), toutes trois nées à Marsannay-la-Côte.

Le 20 janvier 1871, comme indiqué dans l'acte de décès de son épouse, Jacques Boudrot, 75 ans, "époux de Claudine Elisabeth Bouvier âgée de soixante treize ans", s'est éteint à Marsannay-la-Côte. Les 2 déclarants étaient ses fils Claude Antoine Boudrot (50 ans) et François Boudrot (48 ans).

On reprend avec les recensements de Marsannay :

- En 1866, Jacques Boudrot (71 ans) vivait avec sa femme Claudine Bouvier femme Boudrot (69 ans) et étaient voisins de la famille Quinard où vivait leur vraisemblable fille Claudine Boudrot femme Quinard (40 ans).
- En 1856, Jacques Boudrot (61 ans) vivait avec sa femme Claudine Elisabeth Bouvier (59 ans) et leur fils François Boudrot (34 ans).
- En 1846, Jacques Boudrot (52 ans) vivait avec sa femme Claudine Bouvier (50 ans), leur fils François Boudrot (24 ans) et leur fille Claudine Boudrot (20 ans).
- En 1836, Jacque Boudrot (41 ans) vivait avec sa femme Claudine Bouvier (39 ans) ainsi qu'avec Claude et François Boudrot (16 et 14 ans) [que l'on connaît comme leurs enfants grâce à l'acte de décès du père].

Les actes de naissance des 3 enfants nommés précédemment nous apprennent que :

- Claudine, fille du mariage contracté à Marsannay le 30 décembre 1817 entre Jacque Boudrot et Claudine Elizabeth Bouvier, est née à Marsannay le 17 décembre 1825.
- François, fils du mariage contracté à Marsannay le 31 décembre 1817 entre Jacque Boudrot et Claudine Elizabeth Bouvier, est né à Marsannay le 1er août 1822.
- Claude Antoine, fils du mariage contracté à Marsannay le 31 décembre 1817 entre Jacque Boudrot et Claudine Elizabeth Bouvier, est né à Marsannay le 18 mai 1820.

Avec deux voix contre une, on retrouve le mariage célébré à Marsannay-la-Côte le 31 décembre 1817 entre Jacque Boudrot et Claudine Elizabeth Bouvier, âgée de 20 ans, fille d'Antoine Benoit et de Pierrette Benoit. Il est écrit plus bas que l'acte de naissance de l'épouse est en date du 25 Floréal an V (= 14 mai 1797) et est tiré des registres de Marsannay-la-Côte.

Avec un recensement de 1846 qui vieillit notre héroïne d'1 an et un reste de documents parfaitement concordants, tout est réuni pour affirmer avec certitude que l'acte de naissance de Claudine Elizabhet, fille d'Antoine Bouvier et Pierette Benoit, née et déclarée à Marsannay-la-Côte le 25 Floréal an V (= 14 mai 1797), est bien le sien.

Claudine Elisabeth Bouvier a donc quitté ce monde au crépuscule du XIXème siècle à l'âge de 100 ans et 292 jours.
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Anne FANET (1802-1904), de Villers-les-Pots (Côte-d'Or)

Message par Barti le Lun 2 Avr 2018 - 12:00

L'acte de décès indique qu'Anne Fanet, âgée de cent deux ans, née à Athée (Côte-d'Or) le 12 décembre 1802, veuve de Claude Jeuvrey décédé à Villers-les-Pots, fille d'Antoine Fanet et Jeanne Baudry, est décédée à Villers-les-Pots le 29 décembre 1904. L'un des déclarants est son petit-fils François Jeuvrey (37 ans).

Les recensements de Villers-les-Pots nous apprennent que :

- En 1891, Anne Fanet (88 ans) vivait dans la même maison que Marie Brenot (47 ans) et était la voisine d'un certain François Jeuvrey (24 ans) dont l'âge et l'identité correspondent au petit-fils qui a déclaré le décès 13 ans plus tard.
- En 1876, Anne Fanet veuve Jeuvrey (72 ans) vivait avec François Jeuvrey (38 ans) [probablement le fils que l'on retrouve en 1861] et Madeleine Brenot (32 ans) [probablement la nommée Marie Brenot en 1891 avec qui vivait Anne cette année-là et qui serait donc sa belle-fille].
- En 1861, François Jeuvrey (23 ans) vivait avec sa mère Anne Fanet veuve Jeuvrey (58 ans) et leur domestique François Largeot (12 ans).
- En 1846, Claude Jeuvrey (44 ans) vivait avec sa femme Anne Fanet (43 ans), leurs enfants Claude, François et Anne Jeuvrey (10, 9 et 12 ans) ainsi qu'une enfant en nourrice nommée Claudine Héliot (6 ans).
- En 1836, Claude Jeuvrey (34 ans) vivait avec sa femme Anne Fanet (33 ans), leurs enfants Jeanne et Claude Jeuvrey (2 ans et 7 mois) et Jeanne Baudry veuve Fanet (75 ans), "mère de la femme de Claude Jeuvrey" [donc mère d'Anne dont l'identité est confirmée dans son acte de décès].

Pour retrouver l'acte de décès de l'époux, nous disposons déjà d'un lieu de décès (Villers-les-Pots) et d'une fourchette de dates possibles (entre 1846 et 1861). Dès lors, il est facile de localiser l'acte dans lequel il est écrit que Claude Jeuvrey, 59 ans, "mari d'Anne Fanet sa veuve domiciliée au même lieu", est décédé à Villers-les-Pots le 17 août 1860. Parmi les témoins l'on retrouve ses deux fils Claude Jeuvrey (24 ans) et François Jeuvrey (23 ans).

Les actes de naissance de ces derniers sont également faciles à retrouver. Ils nous apprennent que :

- François Félix, fils du mariage contracté à Athée le 8 novembre 1829 entre Claude Jeuvrey et An[?] Fanet, est né à Villers-les-Pots le 24 juin 1837.
- Claude, fils du mariage contracté à Athée le 8 novembre 1829 entre Claude Jeuvrey et Anne Fanet, est né à Villers-les-Pots le 5 décembre 1835.

Le mariage n'est en fait pas daté du 8 novembre mais du 16 du même mois et de la même année dans la même commune. Ainsi, le 16 novembre 1829 a été célébrée à Athée l'union de Claude Jeuvrey et d'Anne Fanet, âgée de 26 ans, née à Athée, fille de défunt Antoine Fanet et de vivante Jeanne Baudry. On apprend plus bas que l'acte de naissance de l'épouse est en date du 21 Frimaire an XI (= 12 décembre 1802).

Les informations relatives à la famille et à l'identité de notre présumée centenaire sont toutes concordantes. Les actes de mariage et de décès s'accordent sur la même date de naissance. La seule petite incohérence que l'on peut relever est un rajeunissement d'1 an sur le recensement de 1876, négligeable pour peu que l'on ne trouve qu'un acte de naissance pouvant correspondre et corroborant les renseignements fournis par les autres documents.

Après recherche, c'est effectivement le cas, et l'acte nous apprend qu'Anne Fanet, fille d'Antoine Fanet et de Jeanne Baudry, est née et a été déclarée à Athée le 21 Frimaire an XI (= 12 décembre 1802).

Anne Fanet a donc vécu 102 ans et 17 jours.
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Pierrette DEMONGEOT (1805-1905), de Villargoix (Côte-d'Or)

Message par Barti le Sam 31 Mar 2018 - 22:00

L'acte de décès indique que Pierrette Demongeot, âgée de cent ans, fille de Lazare Demongeot et Marie Courtois, veuve de Dominique Bullier, née à La Motte-Ternant (Côte-d'Or) le 29 Floréal an XIII (= 19 mai 1805), est décédée à Villargoix le 16 décembre 1905. L'un des déclarants est son petit-fils Dominique Tursin (45 ans).

Les recensements de Villargoix nous apprennent que :

- En 1896, Félix Tursin (35 ans) vivait avec sa femme Virginie Bouley (30 ans), son fils Camille Tursin (6 ans), son père Dominique Tursin (67 ans), sa grand-mère Pierrette Demongeot (91 ans) et leur domestique Etienne Jeannin (16 ans) à côté de chez François Michel (78 ans) et sa femme Pierrette Bullier (62 ans).
- En 1886, Dominique Tursin (56 ans) vivait avec sa femme Jeanne Bullier (49 ans), leurs enfants Félix et Virginie Tursin (25 et 22 ans) et son "aïeule" Pierrette Demongeot (83 ans) à côté de chez François Michel (68 ans) et sa femme Pierrette Bullier (52 ans).
- En 1872, Dominique Bullier (72 ans, né à Villargoix) vivait avec sa femme Pierrette Demongeot (67 ans, née à La Motte) et leur fille Clémence Bullier (25 ans, née à Villargoix).
- En 1856, Dominique Bullier (56 ans) vivait avec sa femme Pierrette Demongeot (48 ans), leurs trois filles Jeanne, Félicitée et Clemence Bullier (20, 15 et 12 ans), un certain Jean Nevers attaché à la maison et Claude Guillaume, un domestique.
- En 1846, Dominique Bullier (47 ans) vivait avec sa femme Pierrette Demongeot (40 ans) et leurs quatre filles Pierrette, Jeanne, Félicie et Clémence (12, 9, 4 et 1 an).
- En 1836, Dominique Bullier (36 ans), sa femme Piérrette Mongot (30 ans) et leurs filles Perrette et Anne Bullier (3 et 1 ans) vivaient dans la maison de Pierre Bullier (70 ans) et Claudine Colliard (65 ans), les parents de Dominique.

L'acte de décès de Dominique Bullier, "époux en premières noces de Pierrette Demongeot", qui s'est éteint à Villargoix le 13 octobre 1877, indique que les témoins sont François Michel (58 ans) et Dominique Turcin (48 ans) tous deux gendres du décédé. Or, ces deux personnes sont citées dans les recensements soit comme habitant la même maison que Pierrette, soit comme voisin de celle-ci. En prenant en compte leur situation maritale ainsi que l'identité des filles du couple Bullier-Demongeot, on peut en conclure que Jeanne Bullier épouse Dominique Tursin (citée en 1886) et Pierrette Bullier épouse François Michel (citée en 1886 et 1896) étaient deux des filles de notre centenaire. On retrouve Pierrette sur les recensements de 1836 et 1846 et Jeanne sur ceux de 1846 et 1856 en compagnie de leurs parents. A partir des différents âges déclarés, on peut facilement mettre la main sur leurs actes de naissance :

- Jeanne, fille du mariage contracté à La Motte-Ternant le 23 novembre 1830 entre Dominique Bullier (37 ans) et Piérrette Demongot, est née à Villargoix le 27 novembre 1836.
- Pierrette, fille du mariage contracté à La Motte-Ternant le 22 novembre 1830 entre Dominique Bullier (34 ans) et Pierrette de Mongot, est née à Villargoix le 21 septembre 1833.

Comme pour le cas étudié précédemment, les actes de naissance des enfants renseignent la date et le lieu de mariage des parents. Alors, 22 ou 23 novembre ? C'est finalement le 23 novembre 1830 qu'a été célébré à La Motte-Ternant le mariage entre Dominique Bullier et Pierrette Demongeot, née à La Motte-Ternant le 30 Floréal an 13 (= 20 mai 1805), fille de vivant Lazare Demongeot et de défunte Marie Courtois.

L'acte de mariage et l'acte de décès s'accordent donc sur le lieu de naissance et l'identité des parents. La date de naissance diffère quant à elle d'une journée (20 mai 1805 d'un côté, 19 mai 1805 de l'autre). Les recensements sont globalement cohérents sur l'identité et l'âge si on omet celui de 1856 qui rajeunit Pierrette d'1/2 ans et celui de 1886 qui la vieillit de 2 ans. Il y a un équilibre !

Or, le seul acte de naissance pouvant correspondre est celui de Pierrette Demongeot, fille de Lazare Demongeot et Marie Courtois, qui est née à La Motte-Ternant le 29 Floréal an 13 (= 19 mai 1805) et a été déclarée en mairie le lendemain.

Pierrette Demongeot est donc morte à l'âge de 100 ans et 211 jours.
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Marie FRANÇOIS (1809-1909), de Brazey-en-Plaine (Côte-d'Or)

Message par Barti le Ven 30 Mar 2018 - 16:16

L'acte de décès indique que Marie François, âgée de cent ans, née à Brazey-en-Plaine le 24 août 1809, fille de Julien François et Jeanne Dallée, épouse de défunt François Royer, est décédée à Brazey-en-Plaine le 10 décembre 1909. L'un des déclarants est son petit-fils Honoré Royer (31 ans).

Les recensements de Brazey nous apprennent que :

- En 1906, Marie François (née à Brazey en 1809) vivait dans la même maison que François Hubert Royer (né à Brazey en 1844), Louis V. Hubert (né à Brazey en 1875), les femme et enfants de ces derniers.
- En 1886, Marie François (77 ans) vivait dans la même maison que François Hubert Royer (42 ans), sa femme et ses enfants.
- En 1866, François Royer (59 ans) vivait avec sa femme Marie François (55 ans) et leurs enfants François Hubert Royer (22 ans) et Marie Royer (20 ans).
- En 1846, Francois Royer (38 ans) vivait avec sa femme Marie Francois (36 ans) et leurs enfants François Hubert Royer (2 ans) et Marie Royer (2 mois).
- En 1836, Jeanne Dallée veuve Francois (62 ans) vivait avec Anne François (35 ans), Marie François (27 ans) et Jacques François (19 ans).

On déduit de ces recensements que :
- François Hubert Royer, qui vivait dans la même maison que Marie en 1906 et 1886, sans que leur lien de parenté ne soit précisé, était son fils et est né à Brazey en 1844.
- Marie a eu au moins un autre enfant : une fille prénommée comme elle née vers 1846.
- Elle est devenue veuve entre 1866 et 1886.
- Elle s'est mariée entre 1836 [date où elle vivait encore chez sa mère Jeanne Dallée] et 1844 [année de naissance de François Hubert].

L'acte de décès de François Royer, âgé de 74 ans, indique que "l'époux de François Marie" a rendu l'âme à Brazey-en-Plaine le 14 janvier 1882. L'un des témoins est son fils François Royer, âgé de 37 ans, dont l'âge et l'identité correspondent à ce que l'on sait de François Hubert.

Les actes de naissance de Francois Hubert et Marie nous apprennent que :
- Le premier est né à Brazey-en-Plaine le 30 mai 1844 du mariage contracté à Brazey le 14 février 1838 entre François Royer (36 ans) et Marie Francois.
- La deuxième est née à Brazey-en-Plaine le 8 juin 1846 du mariage contracté à Brazey le 14 février 1838 entre Francois Royer (38 ans) et Marie François.

Il est peu courant à l'échelle nationale que les date et lieu de mariage soient précisés dans les actes de naissance d'enfants mais il semble que c'était coutume en Côte-d'Or comme nous le verrons plus tard avec d'autres cas. C'est une aide précieuse et on peut donc retrouver très facilement l'acte de mariage qui a bien été célébré aux date et lieu ci-dessus dans lequel on peut lire que François Royer a épousé Marie François, 27 ans, née à Brazey, fille de défunt Julien François et de vivante Jeanne Dallée. Il est indiqué plus bas que son acte de naissance est en date du 24 août 1809, ce qui est en accord avec la date mentionnée dans son acte de décès.

Les actes de naissance des enfants ne précisant pas l'âge de la mère, on ne peut donc que se reporter aux recensements pour le trouver. Seul celui de 1866 peut attirer notre attention avec un rajeunissement d'1 ou 2 ans (selon la date exacte du recensement) qui est une erreur non seulement unique mais peu conséquente. Du reste, l'identité de Marie et celle de ses parents sont parfaitement cohérentes. Il ne devrait donc pas y avoir de mauvaise surprise.

Après examen des tables décennales de Brazey et des registres associés, le seul acte de naissance qui peut correspondre est celui de Marie, fille de Julien François et de Jeanne Dallée, laquelle est née le 24 août 1809 et a été déclarée le lendemain.

Marie François était donc bien centenaire, et s'est éteinte à l'âge de 100 ans et 108 jours.
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Joséphine Elodie VINCENT (1825-1926), d'Auxerre (Yonne)

Message par Barti le Jeu 29 Mar 2018 - 10:27

L'acte de décès indique que Joséphine Elodie Vincent, née à Avize (Marne) le 2 juillet 1825, fille d'Auguste Vincent et Marie Joséphine Escuroux, veuve de Charles Louis Hermann Wagner, est décédée à Auxerre, rue du quatorze juillet n°3, le 21 septembre 1926. Le déclarant est son petit-gendre Théophile Adonis Ythier (70 ans).

16 ans et demi plus tard, le 11 avril 1943, décède dans la même ville Marie Louise Wagner, 95 ans, veuve de Léony Contant, née à Épernay (Marne) le 22 août 1847, fille des époux décédés Charles Louis Germain Wagner et Joséphine Elodie Vincent. Il s'agissait donc de la fille de notre présumée centenaire.

C'est à Épernay dans la Marne que s'est éteint son époux. En effet, l'acte de décès de ce dernier nous apprend que Charles Louis Hermann Wagner, 82 ans, "époux de Joséphine Elodie Vincent", y est mort chez lui au n°9 rue du Donjon le 19 septembre 1894. Le décès fut déclaré par son fils Simon Louis Auguste Sosthène Wagner (49 ans).

Les actes de naissance des 2 enfants cités ci-dessus nous apprennent que :

- Marie Louise, fille de Charles Louis Germain Wagner (35 ans) et de Joséphine Elodie Vincent (22 ans), est bien née à Épernay le 22 août 1847.
- Simon Louis Auguste Sosthène Wagner, fils de Charles Louis Herrmann Wagner (33 ans) et de Joséphine Elodie Vincent (20 ans), est né à Avize le 16 juin 1845.

Le mariage a eu lieu à Avize le 28 mai 1844 : Charles Louis Herrmann Wagner a épousé Joséphine Elodie Vincent, âgée de 18 ans et 10 mois, née à Avize le 2 juillet 1825, fille d'Augustin Jean Baptiste Vincent et de Marie Joséphine Escurou[?] dit Lafont.

Le recensement d'Avize de 1836 nous indique qu'à cette époque, Auguste Vincent (35 ans) vivait avec sa femme Joséphine Lafont (34 ans) et leurs enfants Elodie Vincent (11 ans) et Arthur Désiré Vincent (2 ans) ainsi qu'avec une domestique et son fils naturel.

L'acte de décès de Charles Wagner précisait que le défunt résidait au n°9 rue du Donjon sis à Épernay. Or, à la même adresse, on retrouve sur le recensement de 1911 une certaine Louise veuve Wagner née à Avize en 1825. Bien que le prénom ne corresponde pas, les autres éléments apportés ne laissent aucun doute sur son identité : il s'agit bien d'Elodie Vincent. Dans ce cas, on pourrait se demander pourquoi, alors qu'elle était déjà + qu'octogénaire, notre présumée centenaire serait partie mourir 15 ans plus tard dans une autre ville située à près de 200 km de son habitation d'alors.

Un membre de Geneanet apporte un élément de réponse à cette énigme : "Habitait jusqu'en 1918, rue du Donjon, bordant le "Jard" à Epernay. En Mai 1918, la maison fût écrasée par une bombe allemande; huit jours après, Elodie Wagner s'était repliée à Auxerre - 3 rue du 14 Juillet - chez sa fille Louise Contant."

Cette explication est tout à fait plausible puisqu'on sait que Marie Louise Wagner, veuve de Léony Contant, fille d'Elodie, est décédée dans la même ville en 1943 comme il est expliqué plus haut. L'adresse citée "3 rue du 14 juillet" est bien celle indiquée dans l'acte de décès d'Elodie.

En confrontant tous les documents en notre possession, on s'aperçoit que les informations sont bien concordantes en particulier sur l'âge qui suggère à chaque fois une naissance en 1825 (le 2 juillet selon les actes de mariage et de décès).

D'après son acte de naissance, Joséphine Elodie, fille d'Augustin Jean Baptiste Vincent et de Marie Josephine Escuroux dit Lafont, est bien née et a été déclarée à Avize le 2 juillet 1825.

Conclusion : Joséphine Elodie Vincent est morte à l'âge de 101 ans et 81 jours.
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Prudentienne GUYOT (1774-1875), de Fontaine-sur-Coole (Marne)

Message par Barti le Dim 25 Mar 2018 - 17:41

L'acte de décès indique que Prudentienne Guyot, née à Fontaine-sur-Coole, âgée de cent ans et huit mois, veuve de Jean Claude Brisson, fille d'André Guyot et de Marie Anne Royer, est décédée à Fontaine-sur-Coole le 2 janvier 1875. Elle serait donc née en avril ou mai 1774. L'un des déclarants est son fils Clément Brisson (70 ans).

Prudentienne avait beau résider à Fontaine lors de son décès, c'est dans la commune voisine de Bussy-Lettrée (Marne) qu'on la retrouve dans le recensement de 1872 : Jean Brisson (64 ans, né à Bussy-Lettrée) vivait avec sa femme Marie Catherine Plouviez (62 ans, née à Bussy-Lettrée) et sa mère Pudentienne Guillot (100 ans, née à Fontaine-sur-Coole).

Il est impossible de retrouver Prudentienne dans les recensements de 1866 et 1861 que ce soient dans les communes ci-dessus citées ou bien dans d'autres communes voisines. Ce n'est qu'en 1856 qu'elle refait son apparition toujours à Bussy-Lettrée. Ainsi, on apprend que :

- En 1856, "dit Clément" Brisson (74 ans) vivait avec sa femme Prudentienne Guyot femme Brisson (84 ans).
- En 1846, Clément Brisson (63 ans) vivait avec sa femme Prudentienne Guyot (72 ans).
- En 1836, Clément Brisson (57 ans) vivait avec Prudentienne Guyot femme Brisson (54 ans) et Jean Brisson (26 ans).

L'acte de décès de l'époux permet de comprendre pourquoi il était surnommé Clément. En effet, Jean Claude Brisson dit Clément, 74 ans, demeurant à Bussy-Lettrée, "marié à Guyot Pudentienne", décédé le 17 mai 1856 en la maison de son fils Clément Brisson à Fontaine-sur-Coole, était le fils naturel d'une certaine Marie Jeanne Clément. En revanche, impossible de savoir à ce stade pourquoi son patronyme d'usage était "Brisson".

Le couple a donc eu au moins 2 enfants : Jean (né à Bussy-Lettrée) et Clément. Cela nous permet de retrouver leurs actes de naissance qui stipulent que :

- Jean, fils de Jean Claude Brisson et de Prudencienne Guyot, est né à Bussy-Lettrée le 1er juillet 1807.
- Clement, fils de Jean Claude Brisson et de Prudenciennes "Royer", est né à Bussy-Lettrée le 4 Thermidor an 12 (= 23 juillet 1804).

Le mariage a été célébré à Vatry (Marne) le 10 Frimaire an 10 (=1er décembre 1801) : Jean Claude Brisson, fils naturel de Claude Brisson et de Marie Jeanne Clement [il s'agit donc d'un enfant né hors mariage mais qui a conservé le nom de son père], né à Vatry le 1er août 1783, a épousé Prudentienne Guyot, née à Fontaine-sur-Coole le 30 avril 1774, fille d'Andre Guyot et de Marie Anne Royer.

La récolte est bonne, mais peut laisser perplexe : si le lieu de naissance, l'identité de Prudentienne et celle de ses parents sont constants dans le temps (à l'exception du nom "Royer" dont elle est affublée sur l'acte de naissance de son fils Clément, et qui est probablement une confusion, déjà rencontrée ailleurs, avec le nom de jeune fille de sa mère), on constate une fluctuation d'âge non négligeable : Les recensements de 1872 et 1856 la vieillissent de 2 ans, le recensement de 1846 est cohérent et celui de 1836 la rajeunit carrément de 8 ans ! La cohérence ne revient qu'avec l'acte de mariage qui lui attribue une date de naissance (30 avril 1774) qui s'accorde avec l'âge revendiqué au décès.
Si cette dernière date de naissance est correcte, alors Prudentienne serait théoriquement 9 ans plus jeune que son mari, ce que les recensements de 1856 et 1846 semblent confirmer. En revanche, sur celui de 1836, c'est le mari qui devient son aîné. Alors, ce dernier document est-il le signe d'une escroquerie bien que tout le reste ne semble pas concevoir cette hypothèse ?

Il semble que non car, après dépouillement des registres paroissiaux de Fontaine-sur-Coole dans la fourchette de dates possibles, un seul acte de baptême peut correspondre : Prudentienne, fille d'André Guiot et de Marie Anne Roier, est née le 30 avril 1774 et a été baptisée le lendemain.

Force est de constater que Prudentienne Guyot est donc bien morte à l'âge de 100 ans et 247 jours.
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Marie Elisabeth GRASSET (1776-1876), de Saint-Chéron (Marne)

Message par Barti le Ven 23 Mar 2018 - 12:53

L'acte de décès indique que Marie Elisabeth Grasset, née à Changy (Marne) le 14 octobre 1776, âgée de cent ans et un mois, épouse de défunt Pierre Etienne Valentin, fille de Jean Baptiste Grasset et Marie Françoise Justine Oudot, est décédée à Saint-Chéron le 12 novembre 1876. L'un des déclarants est son gendre Claude Eustache Bertrand (66 ans).

Les recensements de Saint-Chéron nous apprennent que :

- En 1876, Claude Eustache Bertrand (65 ans, né à Saint-Eulien) vivait avec sa femme Marie Félicité Valentin (60 ans, née à Changy) et leur "mère et belle-mère" Elisabeth Grasset veuve Valentin (100 ans, née à Changy).
- En 1872, Claude Eustache Bertrand (61 ans, né à Saint-Eulien) vivait avec sa femme Marie Félicité Valentin femme Bertrand (55 ans, née à Changy) et "leur mère et belle-mère" Elisabeth Grasset veuve Valentin (95 ans, née à Changy).
- En 1866, Claude Eustache Bertrand (55 ans) vivait avec sa femme Marie Félicité Vallentin femme Bertrand (49 ans) et "leur mère" Elisabeth Grasset veuve Vallentin (89 ans).
- En 1861, Eustache Bertrand (50 ans) vivait avec sa femme Félicité Vallentin femme Bertrand (44 ans) et "leur mère" Elisabeth Grasset veuve Vallentin (84 ans).
- En 1856, Claude Eustache Bertrand (46 ans) vivait avec sa femme Félicité Vallentin femme Bertrand (39 ans) et "leur mère" Elisabeth Grasset veuve Vallentin (79 ans).
- En 1851, Claude Eustache Bertrand (40 ans) vivait avec sa femme Marie Félicité Vallentin femme Bertrand (34 ans), "leur fils" Eustache Augustin Bertrand (13 ans) et "leur aïeule" Marie Elisabeth Grasset (74 ans), propriétaire rentière et "boiteuse".

En 1846, la mère présumée de Marie Félicité Vallentin ne résidait pas à Saint-Chéron. L'acte de mariage de Claude Eustache Bertrand avec Marie Félicité Vallentin, célébré à Changy le 11 septembre 1838, donne un élément de réponse : la mariée est née à Changy le 6 septembre 1816 du légitime mariage de Pierre Etienne Vallentin décédé à Changy le 12 mai 1823 et de sa veuve Marie Elizabeth Grasset demeurant alors à Changy et présente au dit mariage.

C'est bien à Changy que l'on retrouve notre veuve en 1846 : Marie Elisabeth Grasset veuve Valentin (69 ans) vivait avec Toussaint Eléonor Valentin (28 ans), sa femme Emélie Peuchat femme Valentin (30 ans) et la fille du couple Victoire Marcelande Valentin (7 ans).

Grâce à l'acte de mariage de la fille de notre présumée centenaire et à ce dernier recensement, on peut retrouver trace des événements suivants dans les registres de Changy :

- Décès de Pierre Etienne Vallentin, 45 ans, "mari de Marie Elizabeth Grasset" décédé le 12 mai 1823.
- Naissance de Toussaint Eléonor, fils de Pierre Vallentin et d'Elisabeth Grasset, né le 2 novembre 1817 [elle vivait donc chez son fils à Changy en 1846 avant de déménager chez sa fille à Saint-Chéron entre 1846 et 1851].
- Naissance de Marie Félicité, fille de Pierre Vallentin et d'Elisabeth Garsset, née le 6 septembre 1816.

Le mariage a été célébré à Changy le 18 mai 1815 : Pierre Etienne Vallentin a épousé Marie Elizabeth Grasset, âgée de 38 ans, veuve de Jacques Le Gros décédé à Changy le 3 juillet 1814. La filiation et le lieu de naissance ne sont pas précisés (en cause probablement son statut de veuve) mais il est indiqué que parmi les témoins du mariage est présent un certain Médard Le Gros, "parain à l'epouse".

Conformément à ce qui est indiqué ci-dessus, son acte de décès nous apprend que Jacques Legros, 59 ans, "époux de Marie Elizabeth Grasset", est décédé à Changy le 3 juillet 1814.

Ce mariage a été célébré à Changy le 20 Germinal an 12 (= 10 avril 1804) : Jacques Legros a épousé Marie Elizabeth Grasset, 28 ans, née à Changy le 14 octobre 1776, fille de Jean Baptiste Grasset et Marie Françoise Justine Oudot.

Cette fois-ci, lieu et date de naissance sont indiqués de même que la filiation qui correspondent parfaitement avec ce qui est écrit sur l'acte de décès. Sur les autres documents, âge, identité et renseignements divers sont parfaitement concordants avec le reste.

Tout ceci nous permet de localiser le seul acte de baptême pouvant correspondre : Marie Elizabeth, fille de Jean B(aptis)te Grasset et de Marie Françoise Justine Oudot, est née et a été baptisée le 14 octobre 1776. Son parrain étant un certain Jean François Medard Le Gros, il correspond bien à l'identité du fameux parrain présent lors de son second mariage.

Pas de doute : Marie Elisabeth Grasset s'est éteinte le 12 novembre 1876 à l'âge de 100 ans et 29 jours.
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Marie Reine MORET (1778?/1783-1880), de Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson (Marne)

Message par Barti le Jeu 22 Mar 2018 - 19:10

Oui oui, c'est bien le nom de cette commune. Je l'ai copié-collé évidemment, sinon je serais encore en train de l'écrire !

L'acte de décès indique que Marie Reine Moret, âgée de cent deux ans et sept mois, née à Crespy (Aube), veuve de Jean Baptiste Déclaron, est décédée à Saint-Rémy (j'abrégerai comme ça) le 17 août 1880 (elle serait donc née vers janvier 1778). L'un des déclarants est son gendre Hippolyte Puissant (60 ans). 

A Saint-Rémy, on retrouve l'intéressée aux dates suivantes :

- En 1876, Hippolyte Puissant (56 ans, né à Saint-Rémy) vivait avec sa femme Marie Célestine Déclaron (61 ans, née à Courcelles dans l'Aube) et "leur femme" [je pense que l'agent censeur voulait plutôt dire "leur mère"] Marie Reine Moret veuve Déclaron (98 ans, née à "Crépy" dans l'Aube).
- En 1866, Hypolite Puissant (48 ans) vivait avec sa femme Marie Celestine Déclaron (54 ans), leurs enfants Marie Anaïse Puissant (16 ans) et Ambroise Hypolite Puissant (17 ans) ainsi qu'avec "leur mère" Marie Reine Moret (84 ans), veuve.

Le mariage d'Augustin Hypolite Puissant avec Marie Anne Célestine Déclaron, célébré à Saint-Rémy le 13 décembre 1847, nous apprend que l'épouse est née à Courcelles (Aube) le 19 [?] 1815 et qu'elle est la fille de Jean Déclaron et Marie Reine Mo[?] [nom de famille coupé] tous deux domiciliés à Courcelles.

C'est dans cette dernière commune que l'on retrouve notre présumée centenaire sur la suite des recensements :

- En 1856, Jean René Déclaron (76 ans) vivait avec sa femme Reine Moret (74 ans).
- En 1846, J(ea)n René Déclarron (65 ans) vivait avec sa femme Marie Reine Moret femme Déclarron (60 ans) et leurs enfants Ambroise (23 ans), Célestine (30 ans) [vraisemblablement la future épouse Puissant] et Victoire (34 ans).
- En 1836, Jean B(aptis)te Declaron (51 ans) vivait avec Reine Moret femme Declaron (47 ans), Victoire Declaron (27 ans) et Ambroise Déclaron (14 ans).

Le mari est donc forcément décédé entre 1856 et 1866. Son acte de décès confirme ceci en indiquant que Jean Déclaron, 79 ans, "marié à Reine Moret", est décédé à Courcelles le 29 mars 1860.

L'acte de naissance de Marie Anne Célestine, fille de Jean Déclaron et Marie Reine Moret, confirme quant à lui qu'elle est née à Courcelles le 19 avril 1815.

Le mariage a été célébré à Crespy, commune de naissance présumée, le 17 avril 1808 après une publication datée du 10 avril précédent : René Déclaron, 27 ans, a épousé Marie Reine Morét, 24 ans, fille de Nicolas Morét et Louise Moret, cultivateurs à Crespy.

Le récapitulatif des informations récupérées jusqu'ici montre quelques grosses incohérences : premièrement le prénom de l'époux, même si ça n'est pas très important, qui passe de "Jean Baptiste" à "René" en passant par "Jean" et "Jean René".
Deuxièmement, le plus important, l'âge de l'épouse qui devrait corroborer une naissance vers janvier 1778 et qui ne le corrobore que sur le recensement le plus récent de 1876. Ensuite, ça se gâte : 4 ans de moins sur les recensements de 1866 et 1856, 8 ans de moins sur le recensement de 1846, 11 ans de moins sur le recensement de 1836.
L'écart décroît cependant sur l'acte de mariage qui ne la rajeunit que de 6 ans.

A la vue des documents de milieu de vie, il semble très peu probable que nous soyons en présence d'une authentique centenaire malgré la précision au mois près apportée par son acte de décès. L'acte de mariage ne mentionnant aucune date de naissance, il est même impossible à ce stade de deviner l'année de naissance avec certitude. Seule solution : retrouver l'acte de baptême en dépouillant les registres paroissiaux de Crespy !

Et finalement, si on tient compte de l'identité qui elle est restée fidèle tout au long de sa vie, le seul acte de baptême pouvant correspondre est celui de Marie Reine, fille de Nicolas Moret et Louise Moret, née à Crespy le 6 janvier 1783 et baptisée le lendemain. Elle était donc bien née en janvier, mais 5 ans plus tard... pas de centenaire ici !

Si on compare ce résultat aux documents récupérés, on constate que Marie Reine a été rajeunie d'1 an sur son acte de mariage, rajeunie de 6 ans sur le recensement de 1836, rajeunie de 3 ans sur le recensement de 1846, vieillie d'1 an sur les recensements de 1856 et 1866, et vieillie de 5 ans sur le recensement de 1876 et l'acte de décès. Aucun ne donnait donc son âge réel mais force est de constater qu'un fort rajeunissement sur un document n'est pas forcément signe d'escroquerie.

Quoi qu'il en soit, il y a bien eu escroquerie ici, mais moins importante que prévue : Marie Reine Moret est morte à l'âge de 97 ans et 224 jours.
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Marie Thérèse Eulanie VIART (1782-1883), de Vouciennes (Marne)

Message par Barti le Mer 21 Mar 2018 - 18:56

Le Petit Journal du 30 août 1883 rapporte la présence d'une centenaire à "Voucienne" (Marne) nommée Marie-Thérèse Viart, née le 25 août 1782 et par conséquent âgée de 101 ans.

L'acte de décès indique que Marie Thérèse Viart, âgée de cent un ans, née à Togny-aux-Boeufs (Marne) le 25 août 1782, veuve de Pierre Charles Arrouart, fille de Joseph Louis Viart et Marie Anne Baillia, est décédée à Vouciennes le 16 novembre 1883. Les déclarants sont ses fils Joseph Arrouart (74 ans, maire de Vouciennes) et Pierre Charles Arrouart (68 ans).

Les recensements de Vouciennes nous apprennent que :

- En 1876, Charles Arrouart (61 ans) vivait avec sa femme Félicité Lévêque femme Arrouart (56 ans), "leur fille" Marie Sidonie Arrouart (20 ans) et "leur mère" Thérèse Viart veuve Arrouart (94 ans). Les trois premiers sont nés à Vouciennes et la dernière à Togny.
- En 1866, Charles Arrouart "père" (83 ans) vivait avec sa femme Thérèse Viart (83 ans).
- En 1856, Charles Arrouart (73 ans) vivait avec sa femme Marie Therèze Viart (73 ans).
- En 1846, Charles P(ier)re Arrouart (63 ans) vivait avec sa femme Marie Therèze Viart (63 ans).
- En 1836, Charles Pierre Arrouart (53 ans) vivait avec Marie Therèse Eulalie Viart femme Arrouart (53 ans).

Les actes et recensements ci-dessus cités permettent de retrouver 3 autres actes utiles pour nos recherches dans lesquels on apprend que :
- Pierre Charles Arrouart, 90 ans, est décédé à Vouciennes le 26 mars 1873. Il était "domicilié en cette commune avec son épouse Viart (Thérèse)". Les déclarants étaient son fils Charles Arrouart-Lévêque (57 ans) [son 2ème nom provient vraisemblablement de celui de son épouse Félicité Lévêque] et son petit-fils Théophile Arrouart (23 ans).
- Pierre Charles, fils de Pierre Charles Arrouart (32 ans) et Marie Thérèse Eulalie Viart, est né à Vouciennes le 7 juillet 1815.
- Pierre Joseph, fils de Pierre Charles Arrouart et Marie Thérèse Eulalie Viart, est né à Vouciennes le 28 août 1809.

Le mariage a été célébré à Togny-aux-Boeufs le 3 février 1807. Charles Arrouart, 24 ans, a épousé Thérèse Eulanie Viart, 24 ans, fille de Louis Viart et de Marie Anne Baillia, résidant chez ses parents à Togny-aux-Boeufs.

Seul l'acte de décès et l'article du Petit Journal donnent donc une date de naissance exacte qui serait le 25 août 1782. Il est à noter, cependant, que les 6 documents mentionnant l'âge corroborent cette date et que les identité et filiation sont également cohérentes à l'exception du 3ème prénom Eula(l/n)ie qui n'apparaît bizarrement pas sur les documents les plus récents.

Pourtant, il apparaît bien sur le seul acte de baptême pouvant correspondre dans la paroisse de Togny-aux-Boeufs : Marie Therese Ulanie, fils de Joseph Louis Viart et Marie Anne Baillia, a bien été baptisée le 25 août 1782 mais était née "avant hier" c'est à dire le 23 août, et était donc plus âgée de 2 jours.

Bien que l'orthographe du 3ème prénom ne soit pas très clair (Ulanie ? Eulanie ? Eulalie ?) [à noter que l'intéressée signe "Ulanie" sur son acte de mariage], force est de constater que Marie Thérèse Viart est morte à l'âge de 101 ans et 85 jours.
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Nicolas François GILLET (1786-1886), de Faux-Fresnay (Marne)

Message par Barti le Lun 19 Mar 2018 - 21:41

L'acte de décès indique que Nicolas François Gillet, âgé de cent ans, né à Faux-Fresnay le 9 juin 1786, fils de Nicolas Gillet et de Marie Magdeleine Guillemet, veuf de Marie Adélaïde Garnesson décédée à Faux-Fresnay le 20 septembre 1860, est décédé à Faux-Fresnay le 14 juillet 1886. Les déclarants sont Amand Fidèle Gillet (64 ans) et Jules Alexandre Gillet (28 ans), fils et petit-fils du défunt.

Quelques recensements de Faux-Fresnay nous apprennent que :

- En 1881, Amand Fidèle Gillet (60 ans) vivait avec sa femme Angèle Brissot (47 ans) et son père Nicolas Francois Gillet (96 ans).
- En 1861, N(ico)las Gillet (75 ans), veuf, vivait seul.
- En 1836, Francois Gillet (50 ans) vivait avec Adélaide Garnesson femme Gillet (45 ans), Amand Fidel Gillet (15 ans), Auguste Gillet (13 ans) et Julie Gillet (11 ans).

Conformément aux indications fournies dans l'acte de décès de son époux, Marie Adélaïde Garnesson, 69 ans, "épouse de Nicolas François Gillet", est décédée à Faux-Fresnay le 20 septembre 1860. Les déclarants étaient ses deux fils Amand Fidel Gillet (39 ans) [celui qui a déclaré le décès de son père 26 ans plus tard] et Augustin Gillet (37 ans).

On peut retrouver les actes de naissance de ces deux fils dans les registres de Faux-Fresnay. Ainsi :
- Amand Fidèle, fils de Nicolas François Gillet (35 ans) et Marie Adélaide Garnesson, est né le 29 septembre 1821.
- Augustin, fils de Nicolas François Gillet (37 ans) et Marie Adélaide Garnesson, est né le 12 septembre 1823.

Le mariage a été célébré à Faux-Fresnay le 22 janvier 1821 : Marie Adélaïde Garnesson a épousé Nicolas François Gillet, 35 ans, né à Faux-Fresnay le 9 juin 1786, veuf en premier mariage d'Eulalie Morot décédée à Faux le 1er août 1820, fils de Nicolas Gillet et de défunte Magdeleine Guillemet.

D'après l'acte de décès d'Eulalie Morot, 25 ans, son époux Nicolas François Gillet (33 ans) a déclaré le décès qui est bien survenu à Faux-Fresnay le 1er août 1820.

Ce "premier mariage" a été célébré à Faux-Fresnay le 22 février 1819 : Eulalie Moreau a épousé Nicolas François Gillet, 32 ans, né à Faux-Fresnay le 9 juin 1786, fils de Nicolas Gillet et de défunte Magdeleine Guillemet.

A l'exception de l'acte de décès de la première épouse qui rajeunit Nicolas d'1 an par rapport à sa date de naissance théorique (revendiquée à son décès et à ses deux mariages) et le recensement de 1881 qui le vieillit d'1 an, tous les documents corroborent la dite date. La filiation et l'identité sont également cohérents.

Pas de doute : l'acte de baptême de Nicolas Francois, fils de Nicolas Gilet et Marie Magdeleine Guillemet, baptisé à Faux-Fresnay le 10 juin 1786 et "né de la veille", est bien le sien.

Nicolas François Gillet a donc vécu 100 ans et 35 jours.
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Marie Jeanne Véronique GALLOIS (1786-1887), de Sainte-Marie-à-Py (Marne)

Message par Barti le Sam 17 Mar 2018 - 21:38

L'acte de décès indique que Marie Jeanne Véronique Gallois, âgée de cent ans et demi, née à Sainte-Marie-à-Py le 7 juillet 1786, veuve de Pierre Hubert Vieillard décédé à Sainte-Marie-à-Py, fille de Jean Baptiste Gallois et Marie Simonne Huyard, est décédée à Sainte-Marie-à-Py le 8 janvier 1887. Les déclarants sont Claude Eugène Vieillard (66 ans) et Hubert Damien Vieillard (51 ans), respectivement fils et petit-fils de la défunte.

Les recensements de Sainte-Marie-à-Py nous apprennent que :

- En 1886, Marie Geneviève Vieillard veuve Gallois (73 ans) vivait avec sa mère Véronique Gallois veuve Vieillard (99 ans).
- En 1876, Véronique Gallois veuve Vieillard (90 ans) vivait seule en ménage dans la même maison que Hubert Damien Vieillard (42 ans), sa femme Marie Adèle Jacquart (34 ans) et "leur père" J(ea)n B(aptis)te Nicolas Vieillard (68 ans) [vraisemblablement le fils de Véronique]. Tous sont nés à Sainte-Marie-à-Py.
- En 1866, Véronique Gallois veuve Vieillard (80 ans) vivait seule en ménage dans la même maison que Hubert Damien Vieillard (31 ans), sa femme Marie Azèle Jacquart (23 ans), "leur père" Jean Baptiste Vieillard (57 ans) et leur fille Marie Marguerite Vieillard (3 ans).
- En 1856, P(ierr)e Hubert Vieillard (72 ans) vivait avec sa femme M(ari)e J(ean)ne Véronique Gallois (69 ans) à côté de chez J(ea)n Baptiste Vieillard (47 ans) et son fils Hubert Damien Vieillard (21 ans).
- En 1846, Hubert Viellard (62 ans) vivait avec sa femme Véronique Gallois (60 ans) et leurs enfants Eugène Viellard (26 ans), Caroline Viellard (23 ans) et Hyppolite Viellard (16 ans).
- En 1836, Hubert Viellard (52 ans) vivait avec Véronique Gallois femme "Hubert" (50 ans) et leurs probables enfants Geneviève, Julie, Eugene, Léonide, Caroline et Hyppolite Viellard (23, 22, 16, 15, 13 et 6 ans).

D'après son acte de décès, Pierre Hubert Vieillard, 76 ans, "époux de Gallois Véronique, âgée de soixante-quatorze ans", s'est éteint à Sainte-Marie-à-Py le 4 juin 1860.

Les actes de naissance de Jean Baptiste Nicolas, Marie Geneviève et Jean Claude Eugène Vieillard confirment que ces membres de la même fratrie sont nés à Sainte-Marie-à-Py respectivement les 22 janvier 1809, 27 février 1813 et 24 mars 1820 de l'union de Pierre Hubert Viellard et Marie J(e)anne Veronique Gallois. L'âge de l'épouse n'est malheureusement indiqué sur aucun de ces actes.

Leur mariage a été célébré à Sainte-Marie-à-Py le 18 juin 1806. Pierre Hubert Vielliard a épousé Marie Jeanne Veronique Gallois, âgée de 20 ans, née à Sainte-Marie-à-Py le 7 juillet 1786, fille des vivants Jean Baptiste Gallois et Marie Simonne Huyart.

Un mariage assez précoce, une date de naissance et une filiation identiques sur l'acte de mariage et l'acte de décès, des recensements et l'acte de décès de l'époux qui étayent l'année de naissance revendiquée : tout roule !

L'acte de baptême qui indique que Marie Jeanne Veronique, fille de Jean Baptiste Gallois et Marie Simonne Huyard, est née à Sainte-Marie-à-Py le 7 juillet 1786 et baptisée le lendemain, conclue cette démonstration et prouve l'authenticité de cette centenaire.

Dans la famille Vieillard, il y avait surtout une vieillarde ! Marie Jeanne Véronique Gallois est morte à l'âge de 100 ans et 185 jours.
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Marie Marguerite HUBLOT (1787-1889), de Trigny (Marne)

Message par Barti le Sam 17 Mar 2018 - 0:17

L'acte de décès indique que Marie Marguerite Hublot, âgée de cent un ans et six mois, née à Courville (Marne) le 24 septembre 1787, veuve de Joseph Luzurier décédé à Trigny, fille naturelle de Marie Marguerite Hublot, est décédée à Trigny le 25 mars 1889. Les déclarants sont son petit-gendre Remi Célestin Malot (45 ans) et son petit-fils Eugène Arthur Luzurier (39 ans).

D'après les recensements de Trigny :

- En 1886, Marie Eléonore Luzurier veuve Liance (62 ans) vivait avec sa fille Lucie Liance (25 ans), sa mère Marguerite Hublot veuve Luzurier (99 ans) et ses deux petits-enfants Gaston et Jeanne Prudhomme (2 ans et 5 mois).
- En 1872, Antoine Eugène Amand Luzurier (53 ans, né à Arcis-le-Ponsart) vivait avec sa femme Marie Anne Cesarine Martin (53 ans, née à Breuil) et "leur mère" Marie Marguerite Hublot (84 ans, née à Courville).
- En 1861, Marguerite Hublot veuve Luzurier (73 ans), rentière, vivait seule.
- En 1836, Joseph Luzurier (44 ans) vivait avec Margueritte Hublot femme Luzurier (48 ans) et leurs probables enfants Nicolas, Amand et Eléonore Luzurier (22, 17 et 12 ans).

Il m'a été impossible de localiser notre bonne dame dans le recensement de 1851, période à laquelle elle vivait probablement dans une autre commune.

Nous pouvons déduire des recensements et de l'acte de décès que Joseph Luzurier s'est éteint à Trigny entre 1836 et 1861. Effectivement, d'après son acte de décès, Joseph Luzurier, 48 ans, né à Courville, "marié à Marie Marguerite Hublot", est décédé à Trigny le 30 janvier 1842. Son décès a été déclaré par ses deux fils Nicolas Barthelemi Luzurier (27 ans) et Amand Luzurier (23 ans).

L'acte de décès de Barthélemi Nicolas Lusurier, 70 ans, fils de défunt Joseph Luzurier et de vivante "Marguerite Hublot, âgée de quatre-vingt-dix-sept ans", décédé à Trigny le 28 mars 1885, nous apprend qu'il était natif de Dravegny (Aisne). Ce lieu est confirmé par son acte de naissance dans lequel il est indiqué que Nicolas Barthelemi, fils de Joseph Lusurier et de Margueritte Hublot, a vu le jour à Dravegny le 9 décembre 1814.

Le mariage de notre présumée centenaire a eu lieu à Courville l'année précédente : Symphorien Joseph Lusurier, né à Courville, a épousé le 24 février 1813 Marie Margueritte, née à Courville le 24 septembre 1787, fille de Marie Marguerite Hublot et de père inconnu.

Tous les documents collectés mentionnant l'âge de Marie Marguerite corroborent sans exception la date de naissance indiquée à l'identique dans son acte de décès et son acte de mariage. La filiation et les lieux correspondent également. Le dossier semble bien béton et il ne reste plus que l'acte de baptême pour confirmer l'authenticité de cette centenaire.

Le voilà qui arrive pour boucler la boucle : Marie Margueritte, fille de Marie Margueritte Hublot et d'un père inconnu, est née à Courville le 24 septembre 1787 et a été baptisée le lendemain.

Marie Marguerite Hublot a donc bien vécu 101 ans et 182 jours.
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Nicolas Honoré MICHON (1789-1889), de Gourgançon (Marne)

Message par Barti le Jeu 15 Mar 2018 - 21:28

L'acte de décès indique que Nicolas Honoré Michon, âgé de cent ans, né à Gourgançon, fils d'Augustin Memmie Michon et de Marie Louise Mathellier, veuf de Marie Joséphine Billebaut, est décédé à Gourgançon le 11 avril 1889. Les déclarants sont son fils Pierre Edouard Michon (73 ans) et son petit-gendre Emile Alfred Lepage (46 ans).

Les recensements de Gourgançon nous apprennent que :

- En 1886, Pierre Edouard Michon (70 ans) vivait avec son père Nicolas Honoré Michon (97 ans).
- En 1876, Pierre Edouard Michon (61 ans) vivait avec sa femme Alexandrine Hatat femme Michon (63 ans) et son père Nicolas Honoré Michon (88 ans), veuf. Tous trois sont dits nés à Gourgançon.
- En 1866, Pierre Edouard Michon (51 ans) vivait avec sa femme Alexandrine Hatat femme Michon (53 ans) à côté du ménage constitué de François Ragan (71 ans), sa femme Thérèse Anrout femme Ragan (62 ans), Jules Gabriel Ragan (32 ans), sa femme Ludine Lepage femme Ragan (39 ans), les filles de ces derniers Adéline et Marie Ragan (12 et 7 ans) ainsi que "leur oncle" Nicolas Honoré Michon (77 ans), veuf.
- En 1856, Nicolas Honoré Michon (67 ans) vivait avec sa femme Marie Billebaut femme Michon (63 ans) dans la même maison qu'un autre ménage constitué de Pierre Edouard Michon (41 ans), sa femme Alexandrine Hatat femme Michon (43 ans) et leurs filles Denise et Marie Michon (15 et 11 ans).
- En 1846, Nicolas Honoré Michon (57 ans) vivait avec sa femme Marie Billebaut femme Michon (53 ans), leur fils Edouard Michon (31 ans), la femme de ce dernier Alexandrine Hatat femme Michon (33 ans), les filles de ces derniers Denise et Marie Michon (5 ans et 17 mois) et le père du chef de ménage [donc le père de Nicolas Honoré] Memmie Michon (92 ans).
- En 1836, Honoré Michon (47 ans) vivait avec sa femme Marie Billebaut femme Mich(on), Pierre Edouard Michon (21 ans) et "l'aïeul du précédent" Memmie Michon (83 ans).

Je ne me suis pas intéressé au lien de parenté entre les Michon et les Ragan (même si Ludine Lepage est probablement apparentée à Emile Alfred Lepage qui a déclaré le décès de notre doyen et dont il était "petit-gendre"), mais l'évolution du ménage dans le temps nous permet de retrouver l'acte de décès de Marie Joséphine Billebaut, 63 ans, épouse de "Nicolas Honoré Michon" lequel a déclaré le décès de sa femme et était dit âgé de 68 ans, qui indique qu'elle a trouvé la mort à Gourgançon le 20 mars 1857.

L'indication de l'âge de leur fils que l'on retrouve dans l'intégralité des recensements permet de mettre la main sur son acte de naissance : Honoré Pierre Edouard, fils de Nicolas Honoré Michon (25 ans) et de Marie Josephine Billebaut, est né et a été déclaré à Gourgançon le 20 août 1815.

Leur mariage a été célébré à Gourgançon deux ans plus tôt le 4 mars 1813 : Marie Josephine Billebaut a épousé Nicolas Honoré Michon, âgé de 24 ans et 10 jours, né à Gourgançon le 21 février 1789, fils d'Augustin Memie Michon et de Marie Louisse Mathellier.

Tous les documents corroborent dans l'ensemble l'identité et l'âge de Nicolas Honoré Michon qui serait donc né à Gourgançon le 21 février 1789. En fait, son acte de baptême nous apprend que Nicolas Honoré, fils d'Augustin Memmie Michon et de Marie Louise Mathellier, a bien été baptisé à Gourgançon le 21 février 1789 mais était "né d'hier", donc le 20 février 1789 !

A la vue de toutes ces informations, j'en conclue que Nicolas Honoré Michon est décédé à l'âge de 100 ans et 50 jours.
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Marie Thérèse LAVANDIER (1797-1897), de Cheminon (Marne)

Message par Barti le Mer 14 Mar 2018 - 18:51

L'acte de décès indique que Marie Thérèse Lavandier, âgée de cent ans, née à Cheminon le 1er Pluviose an 5 (= 20 janvier 1797), veuve de Pierre Fructidor Sibile décédé à Cheminon, fille de Jean Lavandier et Marie Thérèse Pierrejean, est décédée à Cheminon le 10 mai 1897. Les déclarants sont Sélim Alexandre Valleret (43 ans), petit-fils par alliance, et Paul Alexandre Ganthier (36 ans), petit-neveu de la défunte.

On retrouve notre présumée centenaire dans au moins 6 recensements à Cheminon :

- En 1896, Sélim Valleret (42 ans) vivait avec sa femme Marie Ernestine Sibile (39 ans), leur fils Fernand Valleret (16 ans), et sa "mère" Louise Thérèse Lavandier (99 ans). [il semble plus probable, compte tenu de la différence d'âge et des noms de famille, que cette dernière soit en fait la grand-mère de l'épouse du chef de ménage, lequel serait alors bien le petit-fils par alliance de Mme Lavandier comme indiqué dans l'acte de décès]
- En 1886, Claire Catherine Aubry (52 ans) vivait avec son "aïeule" Thérèse Marie Lavandier (90 ans).
- En 1876, Jules Nicolas Sibile (54 ans) vivait avec sa femme Marie Claire Aubry femme Sibile (42 ans) [très probablement la femme qui vivait seule avec notre présumée centenaire 10 ans plus tard : elle aurait donc été sa belle-fille et non sa petite-fille], leur fille unique Ernestine Valérie Sibile (19 ans) [probablement la future épouse Valleret compte tenu de l'âge, du prénom "Ernestine" et de son statut de fille unique] et sa mère Marie Thérèse Lavandier veuve Sibile (79 ans).
- En 1866, Jules Nicolas Sibile ([?]3 ans) vivait avec sa femme Marie Claire Aubry femme Sibile (32 ans), leur fille unique Ernestine Valérie Sibile (9 ans) et "leur aïeule" Marie Thérèse Lavandier veuve Sibile (69 ans).
- En 1856, Jules Nicolas Sibile (33 ans) vivait avec sa femme Marie Catherine Claire Aubry femme Sibile (22 ans) et "leur aïeule" Marie Thérèse Lavandier veuve Sibile (59 ans).
- En 1846, Pierre Sybille (52 ans) vivait avec sa femme Thérèse Lavandier (50 ans) et "leur fils" Jules Sybille (23 ans).

Tous ces renseignements rassemblés entre eux, un peu confus pour la plupart, permettent de fixer les liens de parenté : De son union avec Pierre Fructidor Sibile, Marie Thérèse Lavandier a eu un fils prénommé Jules Nicolas, lequel s'est marié à Marie Claire Catherine Aubry (donc belle-fille de Marie Thérèse Lavandier). Ce dernier couple a eu un enfant prénommé Ernestine Valérie Sibile (petite-fille de Marie Thérèse Lavandier) qui s'est vraisemblablement mariée à Sélim Alexandre Valleret (petit-fils par alliance).
En 1846, Marie Thérèse vivait avec son mari et son fils.
En 1856, elle vivait avec son fils et sa belle-fille.
En 1866, elle vivait avec son fils, sa belle-fille et sa petite-fille.
En 1876, elle vivait encore avec son fils, sa belle-fille et sa petite-fille.
En 1886, elle vivait avec sa belle-fille.
En 1896, elle vivait avec son petit-fils par alliance, sa petite-fille et son arrière-petit-fils.

On sait que Pierre Fructidor Sibille est décédé à Cheminon entre 1846 et 1856 : son acte de décès confirme ceci et indique que l'époux "de Marie Thérèse Lavandier, âgée de cinquante-sept ans" a trouvé la mort à Cheminon le 30 août 1854 à l'âge de 60 ans. L'un des déclarants était son fils Jules Nicolas Sibille (31 ans).

Grâce à l'âge du fils très cohérent dans le temps, on peut facilement retrouver son acte de naissance en date du 11 décembre 1822 à Cheminon dans lequel il est dit "né hier", fils de Pierre Fructidor Sibille (28 ans) et de Marie Thérèse Lavandier.

Le mariage fut célébré à Cheminon le 26 novembre 1821. Pierre Fructidor Sibille a épousé Marie Therese Lavandier, 25 ans, domestique à Maurupt (Marne), fille de défunt Jean Lavandier et de vivante Marie Thérèse Pierrejean. Les date et lieu de naissance ne sont pas indiqués.

Si on récapitule : l'identité et la filiation de notre présumée centenaire sont cohérentes (au bémol près qu'elle est appelée "Louise Thérèse" au lieu de "Marie Thérèse" en 1896), l'âge est tout aussi cohérent par rapport à la date de naissance indiquée dans l'acte de décès, et les liens de parenté avec les membres de sa famille chez qui elle a successivement vécu sont bien fixés. Aucun problème majeur n'est présent et aucune mauvaise nouvelle ne devrait donc s'inviter à nos recherches.

L'acte de décès de 1897 précisait que la défunte était née à Cheminon : L'acte de naissance de Marie Therese, fille de Jean Lavandier et Therese Pierrejean, née à Cheminon le 1er Pluviose de l'an 5 (= 20 janvier 1797) et déclarée en mairie le surlendemain, finit de nous convaincre que nous sommes en présence d'une authentique centenaire.

Marie Thérèse Lavandier est donc décédée à l'âge de 100 ans et 110 jours.
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Justine CUITOT (1796-1897), de Francheville (Marne)

Message par Barti le Mar 13 Mar 2018 - 19:17

Le Courrier du Centre du 5 août 1897 annonce la mort, à Francheville (Marne), de "Justine Cuitot femme Hermant, née le 6 avril 1796" à l'âge de 101 ans.



L'acte de décès indique que Justine Cuitot, âgée de cent un ans et trois mois, née à La Chaussée (Marne) le 17 Germinal an 4 (= 6 avril 1796), fille de Nicolas Cuitot et Marie Courtin, veuve de François Hermant, est décédée le 1er août 1897 à Francheville au domicile de son petit-fils Paul Hermant (42 ans) comparant aux côtés de Justin Hermant (60 ans), ce dernier fils de la défunte.

Les recensements de Francheville nous apprennent que :

- En 1896, Paul Hermant (40 ans) vivait avec sa femme Marie Juliette Benoist (39 ans) et ses deux enfants Alice et Georges Hermant (16 et 7 ans) dans la même maison que Justine Cuitot veuve Hermant (100 ans), née à La Chaussée, seule en ménage.
- En 1886, Paul Hermant (30 ans) vivait avec sa femme Juliette Benoit (28 ans) et leur fille Marie Julie Alice Hermant (5 ans) dans la même maison que Justine Cuitot veuve Hermant François (91 ans), seule en ménage.
- En 1876, Justine Cuitot veuve Hermant "Fs" (80 ans), rentière née à Francheville, vivait seule en ménage.
- En 1866, Justine Cuitot veuve Hermant "Fois" (70 ans), propriétaire, vivait avec son fils célibataire Justin Hermant (28 ans).
- En 1856, François Hermant (59 ans) vivait avec sa femme Justine Cuitot femme Hermant (59 ans) et leur fils Justin Hermant (18 ans) en compagnie d'un autre ménage constitué d'Alexandre Cuitot (29 ans) et de Valentine Seneuze femme Cuitot (23 ans).
- En 1846, François Hermant (51 ans) vivait avec sa femme Justine Cuitot femme Hermant (50 ans), et leurs enfants Charles, Constant, Appolinaire et Justin Hermant (21, 18, 10 et 8 ans).
- En 1836, François Hermant (39 ans) vivait avec Justine Cuitot femme Hermant (40 ans), Charles Hubert Hermant (10 ans), Constant Amable Hermant (8 ans) et François Appolinaire Hermant (11 mois).

Conformément à la fourchette de dates que l'on pouvait déduire de ces recensements, François Hermant, 65 ans, "époux de Cuitot Justine, âgée de soixante-cinq ans", est décédé à Francheville le 23 octobre 1861. L'un des comparants était son fils Justin Hermant (23 ans).
A noter que la mère de François, Marie Victoire Pérardel, était toujours en vie au décès de son fils et s'est éteinte quelques années plus tard à l'âge de 98 ans.

Le mariage a été célébré à Francheville le 4 novembre 1824 : François Hermant a épousé Justine Cuitot, née à La Chaussée le 7 Germinal an 4 (= 27 mars 1796), fille de Nicolas Cuitot et de Marie Josephe Courtin.

Les seules contradictions que l'on peut donc opposer à l'acte de décès jusqu'à maintenant sont le lieu de naissance indiqué dans le recensement de 1876 (Francheville au lieu de La Chaussée) et la date de naissance indiquée sur l'acte de mariage (7 Germinal au lieu du 17 Germinal de l'an 4). En dehors de cela, toutes les informations recueillies sont cohérentes.

L'acte de naissance donne raison à l'acte de décès sur ces deux petites erreurs car il nous apprend que Justine, fille de Nicolas Cuitot et de Marie Joseph Courtin, est née à La Chaussée le 17 Germinal an 4 (= 6 avril 1796) et a été déclarée le même jour.

La conclusion logique de ce compte-rendu est que Justine Cuitot est morte à l'âge de 101 ans et 117 jours.
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Marie Cécile ROLLET (1792-1897), de Louvercy (Marne)

Message par Barti le Lun 12 Mar 2018 - 20:49

Le Stéphanois du 26 décembre 1897 annonce la mort, à Louvercy, de Mme Raulet, née le 22 septembre 1792, âgée par conséquent de plus de 105 ans.



L'acte de décès indique que Marie Cécile Rollet, âgée de cent cinq ans et trois mois, né à Prosnes (Marne) le 22 septembre 1792, veuve de Stanislas Billick, fille de Jean Rollet et Marie Barois, est décédée à Louvercy le 18 décembre 1897 dans la maison de son "beau-petit-fils" Charles Isidore Debroies (53 ans) qui a déclaré son décès en compagnie de Louis Joseph Mangin (24 ans), arrière-petit-fils de la défunte.

On ne retrouve notre protagoniste à Louvercy que dans le recensement de 1896 où Charles Debroies (53 ans) vivait avec son gendre Eugène Déharbes (27 ans), ses deux-filles Hélène et Marthe Debroies (21 et 17 ans), sa petite-fille Suzanne Déharbes (2 ans), sa "belle-mère" Mérantie Billick (73 ans) et sa "bisaïeule" Cécile Raulet (103 ans). Ce document pose un problème de parenté car il désigne notre présumée centenaire comme l'arrière-grand-mère du chef de ménage alors que l'acte de décès désigne ce dernier comme beau-petit-fils de Marie Cécile Rollet, ce qui donne 1 génération de différence.

Dans les recensements antérieurs, c'est à Prosnes, commune de naissance présumée, qu'on la localise :
- En 1886, Cécile Rollet (95 ans) vivait avec Henriette Billick (56 ans) et Léon Billick (41 ans), tous deux de la "famille" de la chef de ménage.
- En 1876, Marie Cécile Rollet veuve Billick (85 ans) vivait avec sa fille célibataire Henriette Billick (46 ans).
- En 1866, Marie Cécile Rollet veuve Billick (74 ans) vivait avec sa fille célibataire Henriette Eugénie Billick (35 ans).
- En 1856, Anne Cécile Rollet veuve Billick (64 ans) vivait avec sa fille célibataire Henriette Eugénie Billick (24 ans).
- En 1846, Cécile Rollet veuve Billick (53 ans) vivait avec ses deux enfants célibataires Henriette Billick (14 ans) et Laurent Honoré Billick (10 ans).
- En 1836, Stanislas Billick (48 ans) vivait avec Marie Cécile Rollet (43 ans), Pierre Jules Billick (21 ans), Marie Cécile Emérancie Billick (16 ans), Jean François Billick (13 ans), Eugenie Euphrasie Henriette Billick (4 ans) et Laurent Honoré Billick (10 mois). Il ne fait aucun doute que nous sommes ici en présence du couple et de ses enfants.

Stanislas Billick est donc théoriquement décédé entre 1836 et 1846. Son acte de décès confirme cela et indique que "l'époux de Cécile Rollet" est décédé à Prosnes le 24 janvier 1838 à l'âge déclaré de 51 ans. L'un des déclarants est son fils Pierre Jules Billick (22 ans) qui est cité sur le recensement de 1836.

Le mariage a été célébré à Prosnes le 28 juillet 1814. Stanislas Billick, 30 ans, natif de Cracovie en Pologne, a épousé Cecile Rollet, 22 ans, née à Prosnes le 6 octobre 1792, fille de vivant Jean Rollet de feue Marie Jeanne Barois.

Les documents sont dans l'ensemble très cohérents et surtout prometteurs. Quelques petites incohérences se dressent dans le lot telles que le lien de parenté avec Charles Debroies, le prénom ["Anne Cécile" au lieu de "Marie Cécile"] sur le recensement de 1856, la date de naissance qui diffère de quelques jours sur l'acte de mariage [6 octobre 1792 au lieu du 22 septembre 1792] et les recensements de 1876 et 1886 qui vieillissent d'un an notre présumée centenaire.

Le mystère du lien de parenté dans la famille réunie autour de Charles Debroies en 1896 peut être facilement résolu. En effet, le 26 avril 1870 à Livry-sur-Vesle (commune réunie à Louvercy en 1964 pour former l'actuelle commune de Livry-Louvercy), celui-ci a épousé Marie Placide Remy, fille de Charles Eugène Remy et Marie Cécile Mérantie Billick. Or, le 9 juillet 1845 dans la même commune, Charles Eugène Remy a épousé Marie Cécile Mérantie Billick qui n'était autre que la fille de défunt Stanislas Billick et de vivante Marie Cécile Raulet. Si on interprète ces renseignements pour dresser la généalogie de la famille, Marie Cécile Mérantie Billick (qui apparaît sur les recensements de 1836 et 1896) était bien la belle-mère de Charles Debroies et, fille de Marie Cécile Rollet, cette dernière était donc la 'belle-grand-mère' du chef de ménage comme en attestait l'acte de décès de notre centenaire (et non sa bisaïeule).

La généalogie de la famille nous permet également de déduire que la petite Suzanne Déharbes, âgée de 2 ans en 1896, était l'arrière-arrière-petite-fille de Marie Cécile Rollet qui donc, comme le rapportait l'article du Stéphanois, avait bien "vu cinq générations grandir".

Le dernier mot (ou presque) revient à l'acte de baptême de Marie Cécile, fille de Jean Rollet et de Marie Barois, qui atteste qu'elle est née et a été baptisée à Prosnes le 22 septembre 1792.

Ma conclusion est que Marie Cécile Rollet est donc décédée le 18 décembre 1897 à l'âge de 105 ans et 87 jours, ce qui en faisait très probablement la doyenne des Français de l'époque.
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Mme Yvonneau : date de décès

Message par Barti le Lun 12 Mar 2018 - 10:24

Arno a écrit:J'écoutais une vidéo mettant en scène Emile Aron, médecin centenaire décédé en 2011, auteur de plusieurs études sur le vieillissement. Au milieu de cette séquence, il a donné pour illustrer ses propos de nom de cette centenaire.




Elle s'est éteinte au Boulay le 27 juin 1906 à l'âge de 101 ans et 1 mois.
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Pierre André LEROUX (1800-1900), de Comblizy (Marne)

Message par Barti le Dim 11 Mar 2018 - 18:03

L'acte de décès indique qu'André Pierre Leroux, âgé de cent ans, fils de Jean Hipolite Leroux et Marie Louise Godinat, veuf de Marie Louise Taillefer, est décédé à Comblizy le 27 octobre 1900. Les déclarants sont son fils Frédéric André Leroux (53 ans) et son petit-fils Frédéric André Malet (32 ans).
Le gros point négatif de cet acte est l'absence de lieu de naissance, mais nous le connaîtrons un peu plus tard.

Les recensements de Comblizy nous apprennent que :
- En 1896, André Frédéric Leroux (49 ans) vivait avec sa femme Eugénie Walle (46 ans), leurs enfants Alexiste Leroux (20 ans) et Eugène André Leroux (23 ans) ainsi qu'avec André Pierre Leroux (96 ans), rentier, "ascendant", et leur domestique Eugène Collet (10 ans).
- En 1886, Antoine Frédéric Leroux "(fils)" (39 ans) vivait avec sa femme Eugénie Walle (37 ans), leurs enfants Eugène Leroux (13 ans) et Alexisse Leroux (11 ans) ainsi qu'avec Pierre André Leroux "(père)" (86 ans), rentier, et leur domestique Auguste Doit (16 ans).
- En 1876, Frédéric André Leroux (29 ans, né à Comblizy) vivait avec sa femme Eugénie Walle (27 ans, née à Festigny), leurs enfants Eugène André Frédéric Leroux (3 ans, né à Comblizy) et Alexite Marie Eugénie (1 an, née à Comblizy) en compagnie d'un autre ménage composé de Pierre André Leroux (76 ans, né à Comblizy) et sa femme Marie Victorine Taillefer (71 ans, née à Corribert).
- En 1866, Pierre André Leroux (66 ans) vivait avec sa femme Victorine Taillefer (50 ans) et leurs enfants Frédéric Leroux (19 ans) et Docélie Leroux (17 ans).
- En 1856, Pierre Leroux (56 ans) vivait avec sa femme Louise Taillefer (40 ans), leurs enfants Frédéric Leroux (9 ans) et Docélie Leroux (7 ans) ainsi qu'avec leur domestique Héléonore Guillemin (17 ans).
- En 1846, Piere Leroux (46 ans) vivait avec sa femme Victoire Tailfere (31 ans) et Louise Gaudinat veuve Leroux (69 ans), "sa mère rentière" [évidemment la mère du chef de ménage et non de l'épouse].
- En 1836, Hippolite Leroux (70 ans) vivait avec sa femme Louise Gaudinat femme Leroux (59 ans), leurs fils célibataires Pierre Leroux (36 ans) et Frédéric Leroux (34 ans), et un total de 7 domestiques dont les identités ne sont pas importantes pour la suite.

Ces recensements permettent de mettre au clair quelques éléments :
- L'épouse Taillefer, dont le prénom d'usage n'est pas clairement défini, est décédée entre 1876 et 1886
- Notre présumé centenaire est né à Comblizy
- Leur fils André Frédéric est né à Comblizy vers 1847 et leur fille Docélie est née vers 1849
- Le mariage a eu lieu entre 1836 [date où Pierre vit encore chez ses parents] et 1846 [où il vit seul avec sa femme]

L'acte de décès de Marie Louise Taillefert, 63 ans, "épouse de Pierre André Leroux, âgé de soixante-dix-neuf ans", indique qu'elle s'est éteinte à Comblizy le 20 août 1879. L'un des déclarants est, tout comme sur l'acte de décès de son époux, son fils Frédéric André Leroux (32 ans).

L'acte de naissance de Docelie Rose Amanda, fille de Pierre Andre Leroux (48 ans) et Marie Louise Victoire Tailfaire (33 ans), indique qu'elle est née à Comblizy le 30 septembre 1848.

L'acte de naissance d'Andre Frederic, fils de Pierre Andre Leroux (45 ans) et Marie Louise Victoire Tailfer (31 ans), indique qu'il est né à Comblizy le 28 novembre 1846.

Le mariage a été célébré à La Caure (Marne) le 30 décembre 1845 : Marie Louise Victoire Taillefer a épousé Pierre André Leroux, 45 ans, né à Comblizy le 19 Pluviose an 8 (= 8 février 1800), fils de feu Jean Hypolite Leroux et de vivante Marie Louise Gaudinat.

Toutes les informations sont presque parfaitement cohérentes entre elles : seul l'acte de naissance de son fils le rajeunit d'1 an.

Finalement, le seul acte de naissance qui puisse correspondre est celui de Pierre André, fils de Jean Hipolitte LeRoux et de Marie Louise Gaudinat, né à Comblizy le 19 Pluviose an 8 (= 8 février 1800) et déclaré en mairie le lendemain.

Pierre André Leroux (nommé André Pierre seulement sur les deux documents les plus récents) est donc décédé à l'âge de 100 ans et 261 jours.
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Pauline dite Simone BENDA (1877-1985), doyenne des personnalités françaises

Message par Barti le Ven 9 Mar 2018 - 20:16

Pauline, fille d'Eugène Benda, négociant de 45 ans, et de son épouse Marie Maximilienne Canet, 33 ans, naît dans le 8ème arrondissement de Paris le 3 avril 1877.

Elle épouse le 15 décembre 1898, dans le même arrondissement, Charles Gustave Auguste Lebargy, professeur de musique et de déclamation, dont elle est l'élève. Ce mariage dissout le 16 décembre 1906 fut le point de départ de sa carrière d'artiste : Charles lui fit connaître la scène et elle joua dans de nombreuses pièces de théâtre d'auteurs célèbres dans les années 1900/1910.

Le 31 octobre 1909, elle se maria avec Laurent Pierre Scipion Claude Casimir-Perier, fils de l'ancien Président de la République démissionnaire Jean Casimir-Perier. Elle entretint durant son mariage une liaison avec l'écrivain Alain Fournier, et perdit l'amant en 1914, l'époux en 1915, tous deux tués au combat.

Le 17 août 1923, elle convola en troisièmes noces dans le 7ème arrondissement avec l'auteur dramatique Pierre Louis François Porché dont elle tint un rôle dans plusieurs des pièces.

C'est en 1930 qu'elle devint écrivaine en publiant son premier ouvrage Le Désordre. Elle publia par la suite d'autres nombreux romans.

Son 3ème et dernier époux meurt le 19 avril 1944.

A son plus grand regret comme elle en témoigna quelques jours avant son centenaire, Pauline Benda n'utilisa pas son vrai prénom sur la scène : "Je ne regrette qu'une chose dans toute ma vie, c'est de m'être appelée Simone. J'aurais dû, comme comédienne et comme écrivain, garder mon nom. La faute en est à Le Bargy. Il n'aimait pas mon prénom. Il m'a baptisée ainsi à cause d'un conte de Musset qui se termine par le «difficile à trouver, ce n'est pas la plante, c'est Simone»".

A la fin de sa vie, "Madame Simone" devint la doyenne des femmes de lettres françaises puis la doyenne des personnalités du pays. Décédée à Montgeron (Essonne) le 17 octobre 1985 à l'âge de 108 ans et 197 jours, elle est encore aujourd'hui, plus de 32 ans après sa mort, la détentrice du record de longévité des personnalités françaises.

 Wikipédia

Une interview de cette dame, datée de juillet 1971, est disponible au lien ci-dessous. Le visionnage de l'intégralité de la vidéo nécessite un abonnement à Ina Premium.

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Marie Le Dévéhat

Message par Arno le Jeu 8 Mar 2018 - 22:45

Barti a écrit:Plus de 20 ans après son décès, Marie Le Dévéhat est encore la détentrice du record de longévité du Morbihan.

Exact, elle est aussi la 7e personne connue la plus âgée de tous les temps en Bretagne, 6 supercentenaires la précédant.
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Re: Investigations sur de possibles grands centenaires français décédés (anciens et modernes)

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