LES GRANDS CENTENAIRES FRANÇAIS

Investigations sur de possibles grands centenaires français décédés (anciens et modernes)

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Rétrogradation de Marie Jeanne Cécile Sadyn (1809?-1912)

Message par Barti Hier à 19:54

Marie Jeanne Cécile Sadyn, décédée le 21 août 1912 à l'âge jusqu'ici accepté de 103 ans et 131 jours, est rétrogradée à la base 3 (potentiels centenaires) suite à la découverte d'éléments remettant en cause sa longévité.

Plus de détails dans la colonne "Avancée des recherches" de cette même base.
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Toujours instruire à charge et à décharge

Message par Cyril le Lun 4 Juin 2018 - 18:30

Arno a écrit:La prochaine fois que j'ai une telle conviction, je chercherai plutôt les preuves du contraire !
Surtout pas Wink

Personnellement, j'aime faire le parallèle entre la tâche du chercheur-validateur de centenaires et celle du juge d'instruction. Le juge d'instruction doit toujours instruire une affaire à charge ET à décharge, sans quoi la probabilité de commettre une erreur judiciaire grimpe en flèche : s'il ne cherche que dans un sens, il a peu de chances de trouver dans l'autre... Selon moi, le chercheur-validateur de centenaires doit s'efforcer de faire la même chose : essayer de trouver des preuves que le centenaire putatif est authentique et, en même temps, qu'il ne l'est peut-être pas ! Je pense que c'est la meilleure façon de s'approcher au plus près de la "vérité".

Certes, il est presque impossible d'enquêter sur un centenaire présumé sans avoir d'a priori sur sa longévité, mais on peut s'efforcer d'agir comme si c'était le cas. Il faut savoir se faire l'avocat du diable parfois...
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Contre-argumentaire

Message par Arno le Lun 4 Juin 2018 - 12:03

Cyril a écrit:
Arno a écrit:L'acte de naissance que nous avons est-il l'original ? Il a été délivré et certifié conforme à l'original à notre ami Paolo Scarabaggio le 19 février 2013. Il faudrait être sûr que les actes d'état civil de cette commune n'ont pas été reproduits à cause de leur mauvais état de conservation.
Oui, il est quasiment certain que l'acte de naissance que nous détenons est une photocopie de l'original, car il porte les signatures de l'officier d'état-civil Carlo Berutti et des deux témoins (Aimi Carlo et Batti Carlo), le père de Lazare Ponticelli ne sachant pas signer. Si l'acte avait été reproduit, il faudrait nécessairement que la personne qui a reproduit l'acte ait reproduit également les signatures en bas de celui-ci, avec leurs fioritures (qui sont tout à fait différentes dans ces trois signatures), ce qui me semblerait tout à fait anormal. De plus, il est écrit "teste" à côté des signatures des témoins, ce qui signifie "témoin". S'il avait été écrit "signature", en italien "firma", il aurait été possible que cet acte soit une copie, mais là, je n'y crois absolument pas.

Arno a écrit:Carlo Beretti se serait-il trompé en écrivant la date du 7 au lieu du 27 ? Le 2 se serait-il effacé avec l'altération du temps comme le prétendent certaines sources ? Comment savoir ?
Je ne vois pas comment le "2" du "27" pourrait avoir disparu, puisque les dates sont écrites en toutes lettres : "otto" ("huit") pour le jour de rédaction de l'acte et "sette" ("sept") pour le jour de naissance. Même si cet acte était une copie, cela n'y changerait rien, vu que les dates étaient nécessairement écrites en toutes lettres sur l'acte original. Et surtout, comment expliques-tu la date de rédaction de l'acte ? Si Lazare Ponticelli est né le 24 décembre et a été déclaré le 27, d'où sort ce 8 ?

Arno a écrit:Selon les propos recueillis par sa famille, Filomena Cordena, sa maman, a toujours affirmé avoir mis au monde le petit Lazzaro le 24 décembre 1897. On ne voit pas pour quelle raison elle se tromperait sur une date aussi symbolique que celle de la veille de Noël. On serait tenté de la croire aussi car l'âge de son fils s'en trouve réduit. La tendance à l'exagération d'un âge est infiniment plus probable que ce cas de figure.
A l'époque où la maman de Lazare Ponticelli a affirmé qu'il était né la veille de Noël, l'âge de son fils n'avait rien d'extraordinaire. Dix-sept jours de plus ou de moins n'auraient eu aucun impact sur sa notoriété, donc je considère que dans ce cas précis, une exagération de l'âge n'est ni plus ni moins probable que l'inverse. En revanche, je trouve "infiniment plus probable" que la date de naissance du 7 décembre ait été changée pour la veille de Noël que l'inverse, justement pour acquérir un symbolisme qui n'existait pas à l'origine.

Arno a écrit:Je voudrais apporter une preuve que Lazzaro Ponticelli est né le 24 décembre 1897. J'en suis intimement convaincu.
Si ta conviction persiste après avoir lu mon petit contre-argumentaire, je t'encourage à aller au bout de ta démarche. Mais à ta place, je ne me ferais pas trop d'illusions...

Merci Cyril pour ce contre-argumentaire. Je me rends compte que mes observations ont été orientées par ce que j'avais envie de croire et que j'ai fait preuve d'une certaine flemme intellectuelle car il y a des éléments probants que j'aurais pu voir.
La prochaine fois que j'ai une telle conviction, je chercherai plutôt les preuves du contraire !
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Je suis plus que perplexe

Message par Cyril le Lun 4 Juin 2018 - 3:53

Arno a écrit:L'acte de naissance que nous avons est-il l'original ? Il a été délivré et certifié conforme à l'original à notre ami Paolo Scarabaggio le 19 février 2013. Il faudrait être sûr que les actes d'état civil de cette commune n'ont pas été reproduits à cause de leur mauvais état de conservation.
Oui, il est quasiment certain que l'acte de naissance que nous détenons est une photocopie de l'original, car il porte les signatures de l'officier d'état-civil Carlo Berutti et des deux témoins (Aimi Carlo et Batti Carlo), le père de Lazare Ponticelli ne sachant pas signer. Si l'acte avait été reproduit, il faudrait nécessairement que la personne qui a reproduit l'acte ait reproduit également les signatures en bas de celui-ci, avec leurs fioritures (qui sont tout à fait différentes dans ces trois signatures), ce qui me semblerait tout à fait anormal. De plus, il est écrit "teste" à côté des signatures des témoins, ce qui signifie "témoin". S'il avait été écrit "signature", en italien "firma", il aurait été possible que cet acte soit une copie, mais là, je n'y crois absolument pas.

Arno a écrit:Carlo Beretti se serait-il trompé en écrivant la date du 7 au lieu du 27 ? Le 2 se serait-il effacé avec l'altération du temps comme le prétendent certaines sources ? Comment savoir ?
Je ne vois pas comment le "2" du "27" pourrait avoir disparu, puisque les dates sont écrites en toutes lettres : "otto" ("huit") pour le jour de rédaction de l'acte et "sette" ("sept") pour le jour de naissance. Même si cet acte était une copie, cela n'y changerait rien, vu que les dates étaient nécessairement écrites en toutes lettres sur l'acte original. Et surtout, comment expliques-tu la date de rédaction de l'acte ? Si Lazare Ponticelli est né le 24 décembre et a été déclaré le 27, d'où sort ce 8 ?

Arno a écrit:Selon les propos recueillis par sa famille, Filomena Cordena, sa maman, a toujours affirmé avoir mis au monde le petit Lazzaro le 24 décembre 1897. On ne voit pas pour quelle raison elle se tromperait sur une date aussi symbolique que celle de la veille de Noël. On serait tenté de la croire aussi car l'âge de son fils s'en trouve réduit. La tendance à l'exagération d'un âge est infiniment plus probable que ce cas de figure.
A l'époque où la maman de Lazare Ponticelli a affirmé qu'il était né la veille de Noël, l'âge de son fils n'avait rien d'extraordinaire. Dix-sept jours de plus ou de moins n'auraient eu aucun impact sur sa notoriété, donc je considère que dans ce cas précis, une exagération de l'âge n'est ni plus ni moins probable que l'inverse. En revanche, je trouve "infiniment plus probable" que la date de naissance du 7 décembre ait été changée pour la veille de Noël que l'inverse, justement pour acquérir un symbolisme qui n'existait pas à l'origine.

Arno a écrit:Je voudrais apporter une preuve que Lazzaro Ponticelli est né le 24 décembre 1897. J'en suis intimement convaincu.
Si ta conviction persiste après avoir lu mon petit contre-argumentaire, je t'encourage à aller au bout de ta démarche. Mais à ta place, je ne me ferais pas trop d'illusions...
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Naissance de Lazzaro Ponticelli

Message par Arno le Lun 4 Juin 2018 - 0:49

Je sais que je remets sur le tapis un vieux débat sur la date de naissance de l'un des 14 supercentenaires masculins français que nous connaissions. Je rappelle pour les non avertis que Lazare (prénom francisé) et sa famille ont toujours affirmé qu'il était né le 24 décembre 1897 alors que son acte de naissance mentionne le 7 décembre 1897, soit un vieillissement de 17 jours.
Cet acte de naissance fait foi et lui accorde donc un âge au décès de 110 ans et 96 jours dépassant même Louis de Cazenave au nombre d'heures vécues. Il est donc officiellement le 10e homme français le plus âgé de tous les temps.
S'il était effectivement né le 24 décembre, avec un âge de 110 ans et 79 jours, il serait non seulement dépassé par M. de Cazenave mais aussi par Philippe Vocanson et très prochainement par notre actuel doyen Roger Auvin.
Ces 17 jours d'écart ont donc une incidence importante sur le palmarès des hommes les plus âgés de tous les temps.

Selon les propos recueillis par sa famille, Filomena Cordena, sa maman, a toujours affirmé avoir mis au monde le petit Lazzaro le 24 décembre 1897. On ne voit pas pour quelle raison elle se tromperait sur une date aussi symbolique que celle de la veille de Noël. On serait tenté de la croire aussi car l'âge de son fils s'en trouve réduit. La tendance à l'exagération d'un âge est infiniment plus probable que ce cas de figure.

Lazzaro serait né dans une maison du hameau de Gruppo Ducale à l'écart du village de Bettola.



Pas question de sortir en cette veillée de Noël, une tempête de neige fait rage au-dehors. C'est pourquoi M. Giovanni Ponticelli attendra le 27 pour aller en mairie déclarer la naissance de son enfant à Carlo Beretti, secrétaire de mairie de l'époque.

Après, que s'est-il passé ? Carlo Beretti se serait-il trompé en écrivant la date du 7 au lieu du 27 ? Le 2 se serait-il effacé avec l'altération du temps comme le prétendent certaines sources ? Comment savoir ?

L'acte de naissance que nous avons est-il l'original ? Il a été délivré et certifié conforme à l'original à notre ami Paolo Scarabaggio le 19 février 2013.  Il faudrait être sûr que les actes d'état civil de cette commune n'ont pas été reproduits à cause de leur mauvais état de conservation.
Cet acte porte le numéro 235. Il faudrait connaître les dates de naissance des actes 234 et 236 dans le registre pour vérifier si l'encadrement  correspond.
Je voudrais apporter une preuve que Lazzaro Ponticelli est né le 24 décembre 1897. J'en suis intimement convaincu.
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Antoine Philibert Joseph BOUCHARD (1759-1860), de Beaune (Côte-d'Or)

Message par Barti le Sam 2 Juin 2018 - 17:38

L'acte de décès indique qu'Antoine Philibert Joseph Bouchard, veuf de Rose Judith Déchaux, né à Beaune le 3 avril 1759, fils des feus Joseph Bouchard et Nicolle Merandon, est décédé à Beaune le 27 janvier 1860. Le décès fut déclaré par ses deux petits-fils Simon Etienne Théodore Bouchard (47 ans) et Gabriel Lombart (37 ans).

D'après les recensements de Beaune :

- En 1856, Ant(oi)ne Philibert Bouchard (98 ans, veuf) vivait avec ses deux domestiques Claudine Renard (54 ans) et Marie Maizière (36 ans) au n°9 de la rue Saint-Martin.
- En 1851, Antoine Philibert Bouchard (91 ans, veuf) vivait avec ses deux domestiques Claudine Renard (46 ans) et Marie Maizière (26 ans) au n°9 de la rue Saint-Martin.
- En 1846, Antoine Bouchard (87 ans, veuf) vivait avec ses "gagées" Claudine Renard (38 ans) et Marie Maizieres (23 ans) au n°9 de la rue Saint-Martin.
- En 1836, Ant(oin)e Bouchard (78 ans), marchand de vins, vivait avec sa femme Rose Deschaux (76 ans), Adolphe B[?] (40 ans), marchand de vins, et ses 4 "gagés".

Le décès de Rose Judith Déchaux, "épouse de Antoine Philibert Joseph Bouchard", remonte au 17 janvier 1843. D'après l'acte, elle s'est éteinte à Beaune et était âgée de 82 ans.

En consultant le registre des naissances de la dite ville, on comprend que Adolphe B, cité dans le recensement de 1836, était en fait Adolphe Bouchard, l'un des enfants du couple. Son acte de naissance précise qu'il est né le 4ème jour complémentaire de l'an 3 (= 20 septembre 1795) et qu'il est le fils d'Antoine Philibert Joseph Bouchard, négociant de 36 ans, et de sa légitime épouse Rose Judith Dechaux.

Le mariage a été célébré à Savigny-lès-Beaune, une paroisse voisine, le 22 octobre 1782. Roze Judith de Chaux a épousé Antoine Philibert Joseph Bouchard, fils "mineur" (= probablement âgé de moins de 25 ans) de Joseph Bouchard et de feue Nicolle Mairandon.

Conformément à la date de naissance indiquée dans l'acte de décès, on retrouve à Beaune (paroisse Saint-Pierre) l'acte de baptême d'Antoine Philibert Joseph, fils de Joseph Bouchard et de Nicolle Merandon, baptisé le 4 avril 1759 et né "hyer". Tous les éléments laissent penser que cet acte se rapporte bien à notre homme (identités concordantes, âges concordants ou sur-estimés d'1 an).

Antoine Philibert Joseph Bouchard était le petit-fils du fondateur de la maison de vins "Bouchard père et fils". Leur site Internet nous apprend qu'il "saisit l’opportunité de la vente des biens du clergé et de la noblesse confisqués à la Révolution Française pour étendre le domaine avec l’achat de plusieurs parcelles à Beaune, dont le célèbre « Beaune Grèves Vigne de l’Enfant Jésus »".

 Bouchard père et fils

Son père Joseph Bouchard, fils et héritier du fondateur, serait décédé à l'âge de 83 ans des suites d'une chute depuis le haut d'une échelle.

Le vin, ça conserve ! Antoine Philibert Joseph Bouchard s'est en effet éteint à l'âge remarquable pour l'époque de 100 ans et 299 jours.
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Louis HUOT (1778-1880), de Vic-sous-Thil (Côte-d'Or)

Message par Barti le Ven 1 Juin 2018 - 18:17

L'acte de décès indique que Louis Huot, âgé de cent un ans et dix mois, né au Brouillard (hameau de Vic-sous-Thil), fils naturel de Jeanne Huot, époux de défunte Marie Maugey, est décédé à Vic-sous-Thil le 16 juillet 1880. L'un des déclarants était son fils Jean Huot (70 ans).

Les recensements de Vic-sous-Thil nous apprennent que :

- En 1876, Louis Huot (100 ans, veuf, né à Vic-sous-Thil), vivait avec son fils Jean Huot (67 ans, né à Vic-sous-Thil) et sa belle-fille Anne Gauthier (64 ans, née à Vic-sous-Thil).
- En 1872, Jean Huot (62 ans, né à Vic-sous-Thil) vivait avec sa femme Anne Gauthier (58 ans, née à Vic-sous-Thil), ses deux enfants Lazarethe et Jean, et son père Louis Huot (95 ans, veuf, né à Vic-sous-Thil).
- En 1866, Jean Huot (56 ans) vivait avec sa femme Anne Gauthier (54 ans), son père Louis Huot (89 ans, veuf) et ses 3 enfants.
- En 1861, Jean Huot (51 ans) vivait avec sa femme Anne Gauthier (48 ans), leurs 3 enfants et son père Louis Huot (84 ans, veuf).
- En 1856, Louis Huot (80 ans, veuf) vivait avec son fils Jean Huot (45 ans), la femme de ce dernier Anne Gauthier (44 ans) et les 4 enfants du couple.
- En 1851, Louis Huot (74 ans, veuf) vivait avec son fils Jean Huot (43 ans), la femme de ce dernier Anne Gauthier (42 ans) et les 2 filles du couple.
- En 1846, Louis Huot (69 ans, veuf) vivait avec son fils Jean Huot (38 ans), la "femme du précédent" Anne Gauthier (37 ans), leur fils François Huot (1 an) et une enfant en nourrice nommée Marie Bertrand (9 mois).
- En 1836, Louis Huot (60 ans) vivait avec sa femme Anne Maugey (59 ans) et leurs probables enfants Anne Huot (2[?] ans), Jean Huot (27 ans) et Etienne Huot (22 ans).

Le registre de naissance de Vic-sous-Thil confirme que ces trois derniers sont bien leurs enfants car :

- Etienne, fils du mariage contracté entre Louis Huÿot et Marie Maugey, est né à Vic-sous-Thil le 29 juillet 1814.
- Jean, fils du mariage contracté à Vic-sous-Thil entre Louis Huot et Marie Maugey, est né à Vic-sous-Thil le 22 mars 1810.
- Anne, fille du mariage contracté à Vic-sous-Thil le 20 juin 1808 entre Louis Huot (30 ans) et Marie Maugey, est née à Vic-sous-Thil le 4 novembre 1808.

Les informations contenues dans l'acte de naissance d'Anne nous permettent à deux ans et dix jours près de retrouver l'acte de mariage de ses parents. Ainsi, c'est le 10 juin 1806 que Marie Maugey a épousé Louis Huot, âgé de 28 ans, né à Vic-sous-Thil, fils naturel de Jeanne Huot, dont "l'acte de naissance" est en date du 24 septembre 1778.

De toutes les informations que l'on peut recouper de ces documents : pas d'ombre au tableau à déplorer si ce n'est l'erreur au niveau du prénom de Marie Maugey en 1836. Au contraire, lorsqu'il n'est pas totalement concordant, l'âge de Louis Huot a tendance à être surestimé d'1, 2 ou même 3 ans sur les recensements.

Pas de doute : l'acte de baptême de Louis, fils naturel de Jeanne Huot, né et baptisé à Vic-sous-Thil le 24 septembre 1778, est bien le sien.

Louis Huot est donc mort à l'âge de 101 ans et 296 jours.
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Thérèse LAMUGNIÈRE (1780-1880), de Lux (Côte-d'Or)

Message par Barti le Jeu 31 Mai 2018 - 20:37

Le Petit Journal du 14 novembre 1880 annonce la mort survenue le 6 novembre, à Lux, de Mme veuve Manière, née à Luxerois (hameau de Saulx-le-Duc) le 4 août 1780.

L’acte de décès indique que Thérèse Lamugnière, âgée de cent ans, née à Poiseul-lès-Saulx (Côte-d’Or) le 5 août 1780, fille des défunts Jean Lamugnière et Bénigne Poplard, veuve de Claude Manière, est décédée à Lux le 6 novembre 1880. Le décès fut déclaré par ses beaux-fils Jean Baptiste Manière (70 ans) et Claude Manière (68 ans).

Les recensements de Lux nous apprennent que :

- En 1876, Claude Manière (64 ans, né à Lux) vivait avec sa femme Thérèse Fournier femme Manière (63 ans, née à Avot) et sa belle-mère Thérèse Lamugnière veuve Manière (96 ans, née à Saulx-le-Duc).
- En 1872, Claude Manière (60 ans, né à Lux) vivait avec sa femme Thérèse Fournier femme Manière (60 ans, née à Avot), Thérèse Lamugnière veuve Manière (92 ans, née à Saulx-le-Duc) et un domestique nommé Alexandre Naudet.
- En 1861, Thérèse Lamunière (veuve, 81 ans) vivait avec Claude Manière (47 ans), sa femme Thérèse Fournier (47 ans), leur fille Thérèse Manière (23 ans) et deux domestiques.
- En 1856, Claude Manière (75 ans) vivait avec sa femme Thèreze Lamunière (76 ans).
- En 1851, Claude Manière (69 ans) vivait avec sa femme Thérèse Lamunière (71 ans).
- En 1846, Claude Manière (63 ans) vivait avec sa femme Thérèse Lamunière (66 ans).
- En 1836, Claude Manière (53 ans) vivait avec Thérèse Lamunière femme Manière (56 ans), Claude Manière (24 ans), Nicolas Manière (23 ans) et Thérèse Fournier (22 ans, “nièce de la fe Manière”).

D’après son acte de décès, Claude Manière, 75 ans, époux de Thérèse Lamugnière, est décédé à Lux le 28 janvier 1858. L’acte fut rédigé sous la déclaration de son fils Jean Baptiste Manière (48 ans).

L’acte de mariage de Thérèse avec Claude Manière, célébré à Barjon le 2 juillet 1832, permet de comprendre pourquoi les fils du premier étaient les beaux-fils de notre centenaire. En effet, Claude était veuf en premières noces de Louise Fourcauld depuis le 21 mars 1830. Du côté de la mariée, l’acte précise que Therèse Lamugniere est âgée de 52 ans, née à Poiseul-lès-Saulx le 21 août 1780, veuve en premières noces de Gabriel Morel décédé à Barjon le 3 octobre 1828, fille des défunts Jean et Bénigne [?].

Les publications de mariage datées des 17 et 24 juin 1832 confirment ces états puisque Claude Manière y est dit veuf en premières noces de Louise Fourcault et Thérèse Lamunière y est dite âgée de 52 ans, veuve en premières noces de Gabriel Morel qui était propriétaire à Barjon, fille de Jean Lamunière et de Bénigne Paupelard.

L’acte de décès de Gabriel Morel ne nous apprend pas grand chose car la situation maritale n’y est pas précisée. Toutefois il confirme que le présumé époux de Thérèse a trouvé la mort à Barjon le 2 octobre 1828 à l’âge de 57 ans.

Ensuite, c’est le noir total. Impossible de trouver l’acte de mariage qui a uni le couple Morel-Lamugnière. Seule solution : se contenter des documents déjà en notre possession et rechercher l’acte de baptême. Les documents récupérés sont tous cohérents entre eux si on fait abstraction de la commune de naissance (Saulx-le-Duc selon l’article et 2 recensements ; Poiseul-lès-Saulx selon les actes de mariage et décès) et de la date de naissance (4 août 1780 selon l’article, 5 août 1780 selon l’acte de décès et 21 août 1780 selon l’acte de mariage).

Finalement, le seul acte de baptême pouvant correspondre est celui de Thérèse, fille de Jean Lamunier (qui signe “Lamugniere”) et de Benigne Popelard, baptisée à Poiseul-lès-Saulx le 27 août 1780 et née le 25 du même mois. La lecture du registre paroissial de Saulx-le-Duc nous apprend que le couple Lamugnière-Popelard a déménagé en cette paroisse peu après la naissance de Thérèse (puisque ses plus jeunes frères et soeurs y sont nés), ce qui peut expliquer la confusion.

Thérèse Lamugnière n’était donc née ni le 4, ni le 5, ni le 21 mais bien le 25 août 1780. Cela ne change pas grand chose car, décédée le 6 novembre 1880, elle fut quand même centenaire et a atteint l’âge de 100 ans et 73 jours.
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Angela Maria ROSSETTI (1881-1990)

Message par Barti le Jeu 17 Mai 2018 - 17:18

Mme Angela Maria Rossetti, fille de Stefano Rossetti et Francesca Rossetti, est née a Borriana (province de Biella, Italie) le 23 mai 1881 et a été baptisée le 26 du même mois. Elle y a épousé Luigi Bertagnolio de 3 ans son aîné le 17 janvier 1904.

Angela est décédée a Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence) le 10 mars 1990 a l'âge de 108 ans et 291 jours. Elle reste probablement 28 ans plus tard l'un des records de longévité de son département si pauvre en grands centenaires du fait essentiellement de son faible nombre de résidents.
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Françoise LANIER (1783-1884), de Saint-Seine-l'Abbaye (Côte-d'Or)

Message par Barti le Lun 23 Avr 2018 - 15:23

Le Petit Journal du 7 mai 1884 annonce la mort, à Saint-Seine-l'Abbaye (Côte-d'Or), de Mme veuve Massenat décédée à l'âge de 102 ans.

L'acte de décès est un peu moins généreux en terme d'âge puisqu'il indique que Françoise Lanier, âgée de cent ans, née à Plombières-lès-Dijon (Côte-d'Or), fille de Pierre Lanier et Claudine Brocard, veuve de Julien Massenot en son vivant domicilié à Saint-Seine, est décédée à Saint-Seine-l'Abbaye le 2 mai 1884. Les déclarants étaient son fils Louis Claude Massenot (61 ans, vétérinaire) et son petit-fils Louis Claude Massenot (37 ans, marchand d'étoffes).

Les recensements de Saint-Seine-l'Abbaye nous apprennent que :

- En 1881, Françoise Lanier veuve Massenot (99 ans) vivait avec sa fille Claudine Massenot veuve Bon (76 ans).
- En 1876, Françoise Lanier veuve Massenot (93 ans, née à Plombières-lès-Dijon) vivait avec sa fille Claudine Massenot veuve Bon (71 ans, née à Saint-Seine).
- En 1872, Françoise Lanier veuve Massenot (87 ans, née à Saint-Seine) vivait avec sa fille Claudine Massenot femme Bon (66 ans, née à Saint-Seine). [il semble que Claudine n'était pas encore veuve à cette époque, mais elle ne vivait pas avec son époux]
- En 1866, Françoise Lanier (81 ans, veuve) vivait avec sa fille Claudine Massenot femme Bon (60 ans).
- En 1861, Françoise Lanier veuve Massenot (76 ans) vivait seule.
- En 1856, Françoise Lanier veuve Massenot (71 ans) vivait seule.
- En 1851, Françoise Massenot veuve Lanier (66 ans) [les noms de jeune fille et d'épouse sont curieusement inversés] vivait seule.
- En 1846, Françoise Lanier veuve Massenot (61 ans) vivait avec Louis Massenot (23 ans, vétérinaire) [dont l'identité, l'âge et la profession correspondent au fils ayant déclaré le décès de Françoise en 1884].
- En 1836, Françoise Lanier veuve Julien Massenot (50 ans) vivait avec Marie, Louise, Marie, Marie, Louis et Claude Massenot (26, 25, 23, 21, 17 et 14 ans) qui étaient probablement ses enfants.

La mort de Julien Massenot remonte à l'année précédente. En effet, selon son acte de décès, c'est le 14 septembre 1835 à l'âge de 53 ans que le "mari de Françoise Lanier " a rendu l'âme à Saint-Seine-l'Abbaye.

On sait des recensements que Françoise a au moins vécu avec 2 enfants explicitement identifiés : Louis Claude et Claudine. Leurs actes de naissances nous apprennent que :
- Louis Claude, fils du mariage contracté à Saint-Seine le 30 Brumaire an 14 entre Julien Massenot et Françoise Lanier, est né à Saint-Seine-l'Abbaye le 9 mars 1823.
- Claudine, fille du mariage contracté à Saint-Seine le 30 Brumaire an 14 entre Julien Massenot et Françoise Lanier, est née à Saint-Seine le 26 février 1806.

A ce stade, on peut prévoir une déception quant à l'âge final de Françoise. En effet, celle-ci doit être née au plus tard le 2 mai 1784 pour avoir atteint 100 ans révolus. Les premiers recensements sont plutôt encourageants avec des années de naissance estimées de 1781/1782 pour celui de 1881, 1782/1783 pour celui de 1876 et 1783/1784 pour celui de 1872. En revanche, de 1866 à 1846, l'année de naissance estimée descend à 1784/1785 et tombe même à 1785/1786 si on ne considère que le recensement le plus ancien de 1836, ce qui ne laisserait plus aucune chance à Françoise d'avoir été centenaire.

Pourtant, l'acte de mariage redonne espoir puisqu'il indique que le 30 Brumaire an 14 (= 21 novembre 1805) à Saint-Seine se sont unis Julien Massenot et Françoise Lanier, âgée de 22 ans, fille de Pierre Lanier et de [?] Brocard [le nom de jeune fille de la mère est caché mais elle signe Claudine Brocard femme Lanier], dont l'acte de naissance est en date du 18 novembre 1783 et est tiré des registres de la commune de Plombières dans le canton de Dijon, ce qui lui attribuerait un âge de 100 ans révolus.

Finalement, le seul acte de baptême pouvant lui correspondre est celui de Françoise, fille de Pierre Lanier et Claudine Brocard, née à Plombières le 18 novembre 1783 et baptisée le surlendemain.

Malgré une légère sous-estimation des recensements les plus anciens, tout indique finalement que Françoise Lanier s'est éteinte à l'âge de 100 ans et 166 jours.
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Une nouvelle supercentenaire : Jeanne Marie HERMITTE veuve HARDOUIN (1902-2012) de Paris

Message par Cyril le Sam 21 Avr 2018 - 16:45

TheMan a écrit:Excellente source d'information dans laquelle tu trouveras rapidement 110 034 JM H H

Raspou

Pour des raisons d'ordre logistique, cela n'a pas été si rapide, mais la voilà enfin : Jeanne Marie Hermitte veuve Hardouin, née le 23 janvier 1902 à Paris VII et décédée le 26 février 2012 à Paris XI, à l'âge de 110 ans et 34 jours.

Je me demande si cette "excellente source d'information" nous réserve encore des surprises Question

Une fois localisée, je me suis rendu compte que Jeanne Marie Hermitte nous était déjà connue sous le nom de "Jeanne Hardouin", dont l'identité et la date de naissance avaient été ajoutées par un contributeur anonyme à la page Wikipédia des supercentenaires il y a 6 ou 7 ans.

Quoi qu'il en soit, les documents la concernant concordent tous : actes de naissance et décès de l'intéressée et de son époux, acte de mariage desdits.

Bon week-end à tous !
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Nicolas GEORGET (1796-1898), de Nantoux (Côte-d'Or)

Message par Barti le Ven 20 Avr 2018 - 13:11

L'acte de décès indique que Nicolas Georget, âgé de cent un ans, né à Nantoux le 28 juillet 1796, fils d'Etienne Georget et de Marguerite Thaboureau, est décédé à Nantoux le 11 janvier 1898. Aucun membre de la famille n'est présent parmi les témoins et la situation maritale n'est pas précisée. Heureusement, les tables de successions du bureau de Beaune nous informent que le dit Nicolas Georget est veuf de Catherine Tournois et qu'il a pour héritiers "ses enfants".

D'après les recensements de Nantoux :

- En 1896, Nicolas Georget (99 ans) vivait avec sa fille Bernardine Georget (73 ans).
- En 1886, Nicolas Georget (90 ans) vivait seul.
- En 1876, Nicolas Georget (81 ans, veuf, né à Nantoux) vivait seul.
- En 1866, Nicolas Georget (69 ans, veuf) vivait avec sa fille célibataire Bernardine Georget (43 ans).
- En 1856, Nicolas Georget (60 ans) vivait avec sa femme Catherine Tournois femme Georget (72 ans) et leur fille célibataire Bernardine Georget (32 ans).
- En 1846, Nicolas Georget (50 ans) vivait avec sa femme Catherine Tournois (62 ans), leurs enfants François, Claude et Bernarde Georget (27, 25 et 23 ans) et leur domestique Louis Germain (32 ans).
- En 1836, Nicolas Georget (40 ans) vivait avec sa femme Catherine Tournois femme Georget (54 ans) et leurs enfants François, Claude et Bernardine (17, 15 et 14 ans).

L'acte de décès de Catherine Tournois, 76 ans, "épouse de Nicolas Georget", nous apprend qu'elle a rendu l'âme à Nantoux le 3 avril 1859 et que parmi les témoins figurent son mari Nicolas Georget (62 ans) et son fils Claude Georget (39 ans).

Le couple a donc eu au moins 3 enfants précédemment cités dont on retrouve les actes de naissance à Nantoux :

- Bernarde, fille du mariage contracté à Nantoux le 25 mai 1818 entre Nicolas Georget (26 ans) et Catherine Tournois, est née le 8 janvier 1823.
- Claude, fils du mariage contracté à Nantoux le 25 mars 1818 entre Nicolas Georget (24 ans) et Catherine Tournois, est né le 26 août 1820.
- François, fils du mariage contracté à Nantoux le 25 mars 1818 entre Nicolas Georget (né à Nantoux le 10 Thermidor an 4 = 28 juillet 1796) et Catherine Tournois veuve de François Ropitaux, est né le 22 décembre 1818.

L'acte de mariage confirme la date citée dans les deux plus anciens actes de naissance d'enfants et nous apprend que le 25 mars 1818 à Nantoux, Catherine Tournois, veuve en premières noces de François Ropiteau décédé le 24 mai 1817, a épousé Nicolas Georget, né à Nantoux le 10 Thermidor an 4 (= 28 juillet 1796), fils de défunt Etienne Georget et de Margueritte Taboureau.

Avec des documents intégralement concordants entre eux, si on omet le vieillissement d'1 an sur le recensement de 1876, le dossier semble béton et l'acte de naissance de Nicolas, fils d'Estienne Georget et de Margueritte Taboureau, né et déclaré à Nantoux le 10 Thermidor an 4 (= 28 juillet 1796) finit de nous convaincre.

Nicolas Georget a donc bien vécu 101 ans et 167 jours.
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Marie ESTIVALET (1791-1892), de Barjon (Côte-d'Or)

Message par Barti le Mer 18 Avr 2018 - 20:17

L'acte de décès indique que Marie Estivalet, âgée de cent ans, née à Barjon le 20 octobre 1791, fille de Nicolas Estivalet et Jeanne Bertrand, veuve de Pierre Thibaut, est décédée à Barjon le 1er juin 1892. L'un des témoins est son petit-fils Ernest Bouget (52 ans).

Les recensements de Barjon nous apprennent que :

- En 1891, Marie Thibaut (99 ans) vivait avec Adèle Bougey (69 ans) "membre" de sa famille, et Ernest Bougey (51 ans) [dont l'âge et l'identité correspondent au petit-fils précédemment cité].
- En 1881, Marie Estivalet veuve Thibaut (90 ans) vivait avec sa fille Adèle Thibaut veuve Bougey (60 ans).
- En 1876, Marie Estivalet veuve Thibaut (85 ans, née à Le Meix) vivait avec sa fille Adèle Thibaut veuve Bougey (55 ans, née à Barjon).
- En 1872, Marie Estivalet veuve Thibaut (81 ans, née à Le Meix) vivait avec Adèle Thibaut veuve Bougey (51 ans, née à Barjon).
- En 1866, Marie Estivalet veuve Thibaut (71 ans) vivait avec Adèle Thibaut veuve Bouget (44 ans) et Ernest Bouget (26 ans, fils de la précédente).
- En 1861, Marie Estivalet veuve Thibaut (66 ans) vivait avec Adèle Thibaut veuve Bouget (39 ans).
- En 1856, Marie Estivalet veuve Thibaut (61 ans) vivait avec Adele Thibaut veuve Bouget (34 ans) et Lucien Bouget (8 ans, fils de la précédente).
- En 1851, Pierre Thibaut (61 ans) vivait avec sa femme Marie Estivalet (56 ans) et leur petit-fils Ernest Bouget (12 ans).
- En 1846, Pierre Thibaut (50 ans) vivait avec sa femme Marie Estivalet (50 ans).
- En 1836, Pierre Thibaut (46 ans) vivait avec Marie Estivallet femme Thibaut (45 ans), Adèle Thibaut (15 ans) et Anne Bertrand veuve Estivallet (93 ans, "ayeule des précédent").

L'acte de décès de Pierre Thibaut n'est pas enregistré dans les registres de Barjon entre 1851 et 1856, fourchette de dates logique de son décès. En fait, les tables de successions du bureau de Grancey-le-Château nous apprennent que Pierre Thibaut a trouvé la mort le 15 mars 1856 très loin de son domicile dans le 8ème arrondissement de Paris. Son acte de décès reconstitué le dit né à Barjon en Côte-d'Or et "époux de Marie Estivalet" tandis que les TSA citent "sa fe" Marie Estivalet comme unique héritière.

Passons à l'aïeule domiciliée avec le couple en 1836. L'acte de décès de Jeanne Bertrant, veuve de [?] Estivallet (prénom masqué) indique qu'elle est décédée à Barjon le 9 mars 1840 à l'âge de 92 ans, étant née à "Lemeix" le 19 octobre 1748. Le premier témoin est son gendre Pierre Thibaut (50 ans). Nul doute que l'on a affaire à la mère de Marie Estivalet. D'après les TSA, Jeanne avait d'ailleurs 3 héritiers : Claude, François et Marie Estivalet, sans doute ses seuls enfants survivants.

Quant à la fille du couple, son acte de naissance nous apprend que Magdelaine Adel est née à Barjon le 19 avril 1821 du mariage contracté à Barjon le 22 mars 1813 entre Pierre Thibaut (30 ans) et Marie Estivalet.

Le mariage a bien été célébré à Barjon le 22 mars 1813. Il a uni Pierre Thibaut, 22 ans, dont l'acte de naissance est en date du 23 mars 1790, et Marie Estivalet, 21 ans et demi, née au Meix, fille de défunt Nicolas Estivalet et de vivante Jeanne Bertrand, dont l'acte de naissance est en date du 20 octobre 1791 mais tiré des registres de Barjon.
La première publication de mariage rédigée à Barjon le 7 mars 1813 fait mention de la future union entre Pierre Thibaut "agé de vingt trois ans" et Marie Estivalet "agée de [?] deux ans", fille de Ni[?] Estivalet et Jeanne Bertrand. (le nombre caché ne peut être, au minimum, que "vingt" ce qui serait en accord avec l'âge mentionné sur l'acte de mariage : il s'agit donc de "vingt deux ans").

Dans les registres de baptême de Barjon, on localise effectivement un acte de baptême au nom de Marie Estivallet, fille de Nicolas Estivalet et Jeanne Bertrand, née le 20 octobre 1791 et baptisée le surlendemain. Mais s'agit-il bien de notre dame ?

Ce que l'on peut retenir à propos de la documentation récupérée :
- La constance de l'âge déclaré de Marie Estivalet peut être divisée en trois temps : De sa première publication de mariage au recensement de 1836 inclus, l'âge revendiqué corrobore une naissance le 20 octobre 1791. Puis, des recensements de 1846 à 1866 inclus, elle est rajeunie de 4/5 ans. Enfin, du recensement de 1872 à l'acte de décès, l'âge revendiqué corrobore à nouveau une naissance le 20 octobre 1791.
- Le lieu de naissance est imprécis : l'acte de décès suggère Barjon, les recensements de 1872 et 1876 ainsi que l'acte de mariage suggèrent la commune voisine du Meix, mais l'acte de mariage indique en même temps que l'acte de baptême a été tiré des registres de Barjon.

La très étrange manie de se rajeunir de 4/5 ans durant 5 recensements de suite, comme si Marie se connaissait une autre date de naissance autour de 1795/1796, pourrait faire penser à une usurpation d'identité entre soeurs. Si tel était le cas, le véritable prénom de notre présumée centenaire a toutes les chances d'être aussi Marie, puisqu'elle est appelée ainsi dans l'ensemble des documents récupérés. De plus, acte de baptême et acte de décès suggèrent Barjon comme lieu de naissance, alors que recensements de 1872, 1876 et acte de mariage font état d'une naissance au Meix. Pourrait-on donc partir sur le scénario de l'usurpation d'identité d'une soeur née à Barjon en 1791 alors que la vraie "centenaire" est née au Meix vers 1796 ?

A ce stade, il serait facile de le croire et de désespérer. Pourtant, à regarder de plus près, il semblerait que ce ne soit pas le cas pour plusieurs raisons :

- Tout d'abord, on apprend sur le site des archives de Côte-d'Or qu'il n'y a aucun registre paroissial au Meix et que, pour la période antérieure à la Révolution, il faut se diriger vers les registres de Barjon. On peut en déduire que Le Meix et Barjon formaient une seule et même paroisse avant un probable détachement en 1793 et que, si Marie était bien née dans l'actuelle commune du Meix lors de son mariage, son acte de baptême ne pouvait être trouvé que dans les registres de Barjon.
- Marie est rajeunie dès le recensement de 1846. Mais cette même année, on constate que son époux a bénéficié d'une cure de jouvence encore plus forte car les deux sont affublés de 50 ans au lieu de respectivement 56 et 54/55. Cette erreur peut témoigner d'une facilité à se tromper sur les âges, même si le fait qu'elle se répète à nouveau successivement 4 fois peut paraître suspect.
- Le plus vieux recensement, celui qui se rapproche le plus du baptême, corrobore la date de naissance revendiquée au décès.
- Si Marie était née vers 1795, elle aurait eu 17/18 ans à son mariage. Ce n'est absolument pas impossible, mais il est plus probable qu'elle fusse âgée de 21 ans et demi comme l'acte de mariage le suggère, ce qui est déjà un âge relativement bas.
- Sa mère Jeanne Bertrand est née le 19 octobre 1748. Si Marie est née en 1791, elle aurait eu 43 ans à l'accouchement. En revanche, si Marie est née en 1795/1796, elle aurait eu 47/48 ans, ce qui n'est pas non plus impossible, mais toujours beaucoup moins probable.
- La succession de Jeanne Bertrand suggère que Marie (notre centenaire) était sa seule fille survivante lors de son décès en 1840. Donc, si Marie née en 1791 était bien une soeur, cette dernière serait logiquement décédée avant l'enregistrement de la succession, soit le 11 avril 1840. Or, en ayant recherché de manière exhaustive dans les registres de Barjon et Le Meix, je n'ai réussi à trouver aucun acte de décès ou de sépulture pouvant correspondre.
- Même chose pour l'éventuel acte de naissance de Marie vers 1795/1796 : pas de fille homonyme du couple enregistrée après celle de 1791.

Tous ces éléments réunis amènent à cette conclusion : Marie Estivalet, décédée le 1er juin 1892, était bien née le 20 octobre 1791, et ce malgré le rajeunissement constant de 4/5 ans sur 5 recensements centraux successifs, que l'on peut alors considérer comme erreurs.

Marie Estivalet s'est donc éteinte à l'âge de 100 ans et 225 jours.
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Christine COUTHIER (1794-1895), d'Uncey-le-Franc (Côte-d'Or)

Message par Barti le Sam 14 Avr 2018 - 20:22

La Presse du 13 juin 1895 rapporte le décès, à l'âge de "101 ans moins 12 jours", de Christine Couthier veuve Millière née en juin 1794 à Uncey-le-Franc et morte dans la même commune.
Plus tôt, Le Petit Journal du 18 mars 1895 nous apprenait que Christine Couthier veuve Millère, née le 18 juin 1793, vivait à "Ancey-le-Franc" avec 2 de ses filles âgées de 77 et 70 ans.

L'acte de décès indique que Christine Couthier, âgée de cent un ans, née à Uncey-le-Franc le 28 Prairial an 2 (= 16 juin 1794), fille de François Couthier et Jeanne Champy, veuve d'Antoine Millière décédé à Uncey-le-Franc le 4 février 1868, est décédée à Uncey-le-Franc le 6 juin 1895.

Les recensements d'Uncey-le-Franc nous apprennent que :
- En 1886, Christine Couthier (89 ans) vivait seule.
- En 1876, Christine Couthier veuve Millière (81 ans, née à Uncey) vivait avec sa fille Françoise Millière veuve [Rabléé ?] (52 ans, née à Uncey).
- En 1866, Antoine Millière (75 ans) vivait avec sa femme Christine Couthier (71 ans).
- En 1856, Antoine Millière (64 ans) vivait avec sa femme Christine Couthier (61 ans) et leur fils Claude Millière (27 ans).
- En 1846, Antoine Millière (58 ans) vivait avec sa femme Christine Couthier femme Millière (52 ans) et leurs enfants Claude, François, Catherine et Etienne Millière (18, 16, 12 et 8 ans).
- En 1836, Antoine Millière (45 ans) vivait avec sa femme Christine Couthier (42 ans) en compagnie d'une ribambelle d'enfants nommés Pierrette, Françoise, Marie, Catherine, Claude et François Millière (13, 11, 9, 2, 7 et 5 ans).

Comme indiqué précédemment, et ainsi qu'en atteste son acte de décès, Antoine Millière, 76 ans, "marié à Couthier Christine, âgée de soixante-treize ans", est décédé à Uncey-le-Franc le 4 février 1868.

Étant donné le trop grand nombre d'enfants du couple, je n'ai recherché les actes de naissance que de 2 d'entre eux : Claude (présent sur le recensement de 1856) et Françoise (présente sur le recensement de 1876). Voici ce qu'on peut en tirer :

- Claude, fils du mariage contracté à Uncey le 25 janvier 1820 entre Antoine Milliere (37 ans) et Christine Couthier, est né à Uncey-le-Franc le 6 octobre 1828.
- Françoise, fille du mariage contracté à Uncey le 25 janvier 1820 entre Antoine Milliere (34 ans) et Christine Couthier, est née à Uncey-le-Franc le 5 février 1825.

Le mariage, qui a bien été célébré à Uncey le 25 janvier 1820, a uni Antoine Milliere à Christine Couthier, fille de défunt François Couthier et de vivante Jeanne Cham[?] dont l'acte de naissance tiré des registres d'Uncey est en date du 29 Prairial an 2 (= 17 juin 1794).

L'acte de naissance de Christine, fille de Francois Couthier et de Jeanne Champy, née à Uncey le 28 Prairial an 2 (= 16 juin 1794) et déclarée le lendemain, est le seul pouvant correspondre et corrobore les informations apportées par l'ensemble des autres documents à la seule exception du dernier recensement, celui de 1886, qui rajeunit notre centenaire de 2 ou 3 ans par rapport à l'âge réel qu'elle avait à sa rédaction.

Christine Couthier s'est donc éteinte à l'âge de 100 ans et 355 jours, ayant manqué de 10 jours seulement son 101ème anniversaire.
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Claudine Elisabeth BOUVIER (1797-1898), de Marsannay-la-Côte (Côte-d'Or)

Message par Barti le Ven 6 Avr 2018 - 20:18

Le Petit Journal du 4 mars 1898 annonce de Dijon la mort de "Mme veuve Boudrot, née Elisabeth Bouvier" survenue dans "sa cent unième année".

L'acte de décès précise que Claudine Elisabeth Bouvier, âgée de cent ans, née à Marsannay-la-Côte le 25 Floréal an V (= 14 mai 1797), fille d'Antoine Bouvier et de Pierrette Benoit, veuve de Jacques Boudrot décédé à Marsannay-la-Côte le 20 janvier 1871, est décédée à Marsannay-la-Côte le 2 mars 1898. L'un des déclarants est son petit-fils Jean Baptiste Boudrot (36 ans).

Les recensements de Marsannay nous apprennent que :

- En 1896, Claudine Boudrot (69 ans) vivait avec sa fille Claudine Quinard (42 ans) et sa mère Claudine Bouvier (98 ans).
- En 1886, Claudine Boudrot veuve Quinard (59 ans) vivait avec sa mère Claudine Bouvier "veuve" (89 ans).
- En 1876, Claudine Bouvier veuve Boudrot (79 ans) vivait avec sa fille Claudine Boudrot veuve Quinard (50 ans) et la "fille de la précédente" Claudine Quinard (23 ans), toutes trois nées à Marsannay-la-Côte.

Le 20 janvier 1871, comme indiqué dans l'acte de décès de son épouse, Jacques Boudrot, 75 ans, "époux de Claudine Elisabeth Bouvier âgée de soixante treize ans", s'est éteint à Marsannay-la-Côte. Les 2 déclarants étaient ses fils Claude Antoine Boudrot (50 ans) et François Boudrot (48 ans).

On reprend avec les recensements de Marsannay :

- En 1866, Jacques Boudrot (71 ans) vivait avec sa femme Claudine Bouvier femme Boudrot (69 ans) et étaient voisins de la famille Quinard où vivait leur vraisemblable fille Claudine Boudrot femme Quinard (40 ans).
- En 1856, Jacques Boudrot (61 ans) vivait avec sa femme Claudine Elisabeth Bouvier (59 ans) et leur fils François Boudrot (34 ans).
- En 1846, Jacques Boudrot (52 ans) vivait avec sa femme Claudine Bouvier (50 ans), leur fils François Boudrot (24 ans) et leur fille Claudine Boudrot (20 ans).
- En 1836, Jacque Boudrot (41 ans) vivait avec sa femme Claudine Bouvier (39 ans) ainsi qu'avec Claude et François Boudrot (16 et 14 ans) [que l'on connaît comme leurs enfants grâce à l'acte de décès du père].

Les actes de naissance des 3 enfants nommés précédemment nous apprennent que :

- Claudine, fille du mariage contracté à Marsannay le 30 décembre 1817 entre Jacque Boudrot et Claudine Elizabeth Bouvier, est née à Marsannay le 17 décembre 1825.
- François, fils du mariage contracté à Marsannay le 31 décembre 1817 entre Jacque Boudrot et Claudine Elizabeth Bouvier, est né à Marsannay le 1er août 1822.
- Claude Antoine, fils du mariage contracté à Marsannay le 31 décembre 1817 entre Jacque Boudrot et Claudine Elizabeth Bouvier, est né à Marsannay le 18 mai 1820.

Avec deux voix contre une, on retrouve le mariage célébré à Marsannay-la-Côte le 31 décembre 1817 entre Jacque Boudrot et Claudine Elizabeth Bouvier, âgée de 20 ans, fille d'Antoine Benoit et de Pierrette Benoit. Il est écrit plus bas que l'acte de naissance de l'épouse est en date du 25 Floréal an V (= 14 mai 1797) et est tiré des registres de Marsannay-la-Côte.

Avec un recensement de 1846 qui vieillit notre héroïne d'1 an et un reste de documents parfaitement concordants, tout est réuni pour affirmer avec certitude que l'acte de naissance de Claudine Elizabhet, fille d'Antoine Bouvier et Pierette Benoit, née et déclarée à Marsannay-la-Côte le 25 Floréal an V (= 14 mai 1797), est bien le sien.

Claudine Elisabeth Bouvier a donc quitté ce monde au crépuscule du XIXème siècle à l'âge de 100 ans et 292 jours.
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Anne FANET (1802-1904), de Villers-les-Pots (Côte-d'Or)

Message par Barti le Lun 2 Avr 2018 - 12:00

L'acte de décès indique qu'Anne Fanet, âgée de cent deux ans, née à Athée (Côte-d'Or) le 12 décembre 1802, veuve de Claude Jeuvrey décédé à Villers-les-Pots, fille d'Antoine Fanet et Jeanne Baudry, est décédée à Villers-les-Pots le 29 décembre 1904. L'un des déclarants est son petit-fils François Jeuvrey (37 ans).

Les recensements de Villers-les-Pots nous apprennent que :

- En 1891, Anne Fanet (88 ans) vivait dans la même maison que Marie Brenot (47 ans) et était la voisine d'un certain François Jeuvrey (24 ans) dont l'âge et l'identité correspondent au petit-fils qui a déclaré le décès 13 ans plus tard.
- En 1876, Anne Fanet veuve Jeuvrey (72 ans) vivait avec François Jeuvrey (38 ans) [probablement le fils que l'on retrouve en 1861] et Madeleine Brenot (32 ans) [probablement la nommée Marie Brenot en 1891 avec qui vivait Anne cette année-là et qui serait donc sa belle-fille].
- En 1861, François Jeuvrey (23 ans) vivait avec sa mère Anne Fanet veuve Jeuvrey (58 ans) et leur domestique François Largeot (12 ans).
- En 1846, Claude Jeuvrey (44 ans) vivait avec sa femme Anne Fanet (43 ans), leurs enfants Claude, François et Anne Jeuvrey (10, 9 et 12 ans) ainsi qu'une enfant en nourrice nommée Claudine Héliot (6 ans).
- En 1836, Claude Jeuvrey (34 ans) vivait avec sa femme Anne Fanet (33 ans), leurs enfants Jeanne et Claude Jeuvrey (2 ans et 7 mois) et Jeanne Baudry veuve Fanet (75 ans), "mère de la femme de Claude Jeuvrey" [donc mère d'Anne dont l'identité est confirmée dans son acte de décès].

Pour retrouver l'acte de décès de l'époux, nous disposons déjà d'un lieu de décès (Villers-les-Pots) et d'une fourchette de dates possibles (entre 1846 et 1861). Dès lors, il est facile de localiser l'acte dans lequel il est écrit que Claude Jeuvrey, 59 ans, "mari d'Anne Fanet sa veuve domiciliée au même lieu", est décédé à Villers-les-Pots le 17 août 1860. Parmi les témoins l'on retrouve ses deux fils Claude Jeuvrey (24 ans) et François Jeuvrey (23 ans).

Les actes de naissance de ces derniers sont également faciles à retrouver. Ils nous apprennent que :

- François Félix, fils du mariage contracté à Athée le 8 novembre 1829 entre Claude Jeuvrey et An[?] Fanet, est né à Villers-les-Pots le 24 juin 1837.
- Claude, fils du mariage contracté à Athée le 8 novembre 1829 entre Claude Jeuvrey et Anne Fanet, est né à Villers-les-Pots le 5 décembre 1835.

Le mariage n'est en fait pas daté du 8 novembre mais du 16 du même mois et de la même année dans la même commune. Ainsi, le 16 novembre 1829 a été célébrée à Athée l'union de Claude Jeuvrey et d'Anne Fanet, âgée de 26 ans, née à Athée, fille de défunt Antoine Fanet et de vivante Jeanne Baudry. On apprend plus bas que l'acte de naissance de l'épouse est en date du 21 Frimaire an XI (= 12 décembre 1802).

Les informations relatives à la famille et à l'identité de notre présumée centenaire sont toutes concordantes. Les actes de mariage et de décès s'accordent sur la même date de naissance. La seule petite incohérence que l'on peut relever est un rajeunissement d'1 an sur le recensement de 1876, négligeable pour peu que l'on ne trouve qu'un acte de naissance pouvant correspondre et corroborant les renseignements fournis par les autres documents.

Après recherche, c'est effectivement le cas, et l'acte nous apprend qu'Anne Fanet, fille d'Antoine Fanet et de Jeanne Baudry, est née et a été déclarée à Athée le 21 Frimaire an XI (= 12 décembre 1802).

Anne Fanet a donc vécu 102 ans et 17 jours.
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Pierrette DEMONGEOT (1805-1905), de Villargoix (Côte-d'Or)

Message par Barti le Sam 31 Mar 2018 - 22:00

L'acte de décès indique que Pierrette Demongeot, âgée de cent ans, fille de Lazare Demongeot et Marie Courtois, veuve de Dominique Bullier, née à La Motte-Ternant (Côte-d'Or) le 29 Floréal an XIII (= 19 mai 1805), est décédée à Villargoix le 16 décembre 1905. L'un des déclarants est son petit-fils Dominique Tursin (45 ans).

Les recensements de Villargoix nous apprennent que :

- En 1896, Félix Tursin (35 ans) vivait avec sa femme Virginie Bouley (30 ans), son fils Camille Tursin (6 ans), son père Dominique Tursin (67 ans), sa grand-mère Pierrette Demongeot (91 ans) et leur domestique Etienne Jeannin (16 ans) à côté de chez François Michel (78 ans) et sa femme Pierrette Bullier (62 ans).
- En 1886, Dominique Tursin (56 ans) vivait avec sa femme Jeanne Bullier (49 ans), leurs enfants Félix et Virginie Tursin (25 et 22 ans) et son "aïeule" Pierrette Demongeot (83 ans) à côté de chez François Michel (68 ans) et sa femme Pierrette Bullier (52 ans).
- En 1872, Dominique Bullier (72 ans, né à Villargoix) vivait avec sa femme Pierrette Demongeot (67 ans, née à La Motte) et leur fille Clémence Bullier (25 ans, née à Villargoix).
- En 1856, Dominique Bullier (56 ans) vivait avec sa femme Pierrette Demongeot (48 ans), leurs trois filles Jeanne, Félicitée et Clemence Bullier (20, 15 et 12 ans), un certain Jean Nevers attaché à la maison et Claude Guillaume, un domestique.
- En 1846, Dominique Bullier (47 ans) vivait avec sa femme Pierrette Demongeot (40 ans) et leurs quatre filles Pierrette, Jeanne, Félicie et Clémence (12, 9, 4 et 1 an).
- En 1836, Dominique Bullier (36 ans), sa femme Piérrette Mongot (30 ans) et leurs filles Perrette et Anne Bullier (3 et 1 ans) vivaient dans la maison de Pierre Bullier (70 ans) et Claudine Colliard (65 ans), les parents de Dominique.

L'acte de décès de Dominique Bullier, "époux en premières noces de Pierrette Demongeot", qui s'est éteint à Villargoix le 13 octobre 1877, indique que les témoins sont François Michel (58 ans) et Dominique Turcin (48 ans) tous deux gendres du décédé. Or, ces deux personnes sont citées dans les recensements soit comme habitant la même maison que Pierrette, soit comme voisin de celle-ci. En prenant en compte leur situation maritale ainsi que l'identité des filles du couple Bullier-Demongeot, on peut en conclure que Jeanne Bullier épouse Dominique Tursin (citée en 1886) et Pierrette Bullier épouse François Michel (citée en 1886 et 1896) étaient deux des filles de notre centenaire. On retrouve Pierrette sur les recensements de 1836 et 1846 et Jeanne sur ceux de 1846 et 1856 en compagnie de leurs parents. A partir des différents âges déclarés, on peut facilement mettre la main sur leurs actes de naissance :

- Jeanne, fille du mariage contracté à La Motte-Ternant le 23 novembre 1830 entre Dominique Bullier (37 ans) et Piérrette Demongot, est née à Villargoix le 27 novembre 1836.
- Pierrette, fille du mariage contracté à La Motte-Ternant le 22 novembre 1830 entre Dominique Bullier (34 ans) et Pierrette de Mongot, est née à Villargoix le 21 septembre 1833.

Comme pour le cas étudié précédemment, les actes de naissance des enfants renseignent la date et le lieu de mariage des parents. Alors, 22 ou 23 novembre ? C'est finalement le 23 novembre 1830 qu'a été célébré à La Motte-Ternant le mariage entre Dominique Bullier et Pierrette Demongeot, née à La Motte-Ternant le 30 Floréal an 13 (= 20 mai 1805), fille de vivant Lazare Demongeot et de défunte Marie Courtois.

L'acte de mariage et l'acte de décès s'accordent donc sur le lieu de naissance et l'identité des parents. La date de naissance diffère quant à elle d'une journée (20 mai 1805 d'un côté, 19 mai 1805 de l'autre). Les recensements sont globalement cohérents sur l'identité et l'âge si on omet celui de 1856 qui rajeunit Pierrette d'1/2 ans et celui de 1886 qui la vieillit de 2 ans. Il y a un équilibre !

Or, le seul acte de naissance pouvant correspondre est celui de Pierrette Demongeot, fille de Lazare Demongeot et Marie Courtois, qui est née à La Motte-Ternant le 29 Floréal an 13 (= 19 mai 1805) et a été déclarée en mairie le lendemain.

Pierrette Demongeot est donc morte à l'âge de 100 ans et 211 jours.
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Marie FRANÇOIS (1809-1909), de Brazey-en-Plaine (Côte-d'Or)

Message par Barti le Ven 30 Mar 2018 - 16:16

L'acte de décès indique que Marie François, âgée de cent ans, née à Brazey-en-Plaine le 24 août 1809, fille de Julien François et Jeanne Dallée, épouse de défunt François Royer, est décédée à Brazey-en-Plaine le 10 décembre 1909. L'un des déclarants est son petit-fils Honoré Royer (31 ans).

Les recensements de Brazey nous apprennent que :

- En 1906, Marie François (née à Brazey en 1809) vivait dans la même maison que François Hubert Royer (né à Brazey en 1844), Louis V. Hubert (né à Brazey en 1875), les femme et enfants de ces derniers.
- En 1886, Marie François (77 ans) vivait dans la même maison que François Hubert Royer (42 ans), sa femme et ses enfants.
- En 1866, François Royer (59 ans) vivait avec sa femme Marie François (55 ans) et leurs enfants François Hubert Royer (22 ans) et Marie Royer (20 ans).
- En 1846, Francois Royer (38 ans) vivait avec sa femme Marie Francois (36 ans) et leurs enfants François Hubert Royer (2 ans) et Marie Royer (2 mois).
- En 1836, Jeanne Dallée veuve Francois (62 ans) vivait avec Anne François (35 ans), Marie François (27 ans) et Jacques François (19 ans).

On déduit de ces recensements que :
- François Hubert Royer, qui vivait dans la même maison que Marie en 1906 et 1886, sans que leur lien de parenté ne soit précisé, était son fils et est né à Brazey en 1844.
- Marie a eu au moins un autre enfant : une fille prénommée comme elle née vers 1846.
- Elle est devenue veuve entre 1866 et 1886.
- Elle s'est mariée entre 1836 [date où elle vivait encore chez sa mère Jeanne Dallée] et 1844 [année de naissance de François Hubert].

L'acte de décès de François Royer, âgé de 74 ans, indique que "l'époux de François Marie" a rendu l'âme à Brazey-en-Plaine le 14 janvier 1882. L'un des témoins est son fils François Royer, âgé de 37 ans, dont l'âge et l'identité correspondent à ce que l'on sait de François Hubert.

Les actes de naissance de Francois Hubert et Marie nous apprennent que :
- Le premier est né à Brazey-en-Plaine le 30 mai 1844 du mariage contracté à Brazey le 14 février 1838 entre François Royer (36 ans) et Marie Francois.
- La deuxième est née à Brazey-en-Plaine le 8 juin 1846 du mariage contracté à Brazey le 14 février 1838 entre Francois Royer (38 ans) et Marie François.

Il est peu courant à l'échelle nationale que les date et lieu de mariage soient précisés dans les actes de naissance d'enfants mais il semble que c'était coutume en Côte-d'Or comme nous le verrons plus tard avec d'autres cas. C'est une aide précieuse et on peut donc retrouver très facilement l'acte de mariage qui a bien été célébré aux date et lieu ci-dessus dans lequel on peut lire que François Royer a épousé Marie François, 27 ans, née à Brazey, fille de défunt Julien François et de vivante Jeanne Dallée. Il est indiqué plus bas que son acte de naissance est en date du 24 août 1809, ce qui est en accord avec la date mentionnée dans son acte de décès.

Les actes de naissance des enfants ne précisant pas l'âge de la mère, on ne peut donc que se reporter aux recensements pour le trouver. Seul celui de 1866 peut attirer notre attention avec un rajeunissement d'1 ou 2 ans (selon la date exacte du recensement) qui est une erreur non seulement unique mais peu conséquente. Du reste, l'identité de Marie et celle de ses parents sont parfaitement cohérentes. Il ne devrait donc pas y avoir de mauvaise surprise.

Après examen des tables décennales de Brazey et des registres associés, le seul acte de naissance qui peut correspondre est celui de Marie, fille de Julien François et de Jeanne Dallée, laquelle est née le 24 août 1809 et a été déclarée le lendemain.

Marie François était donc bien centenaire, et s'est éteinte à l'âge de 100 ans et 108 jours.
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Joséphine Elodie VINCENT (1825-1926), d'Auxerre (Yonne)

Message par Barti le Jeu 29 Mar 2018 - 10:27

L'acte de décès indique que Joséphine Elodie Vincent, née à Avize (Marne) le 2 juillet 1825, fille d'Auguste Vincent et Marie Joséphine Escuroux, veuve de Charles Louis Hermann Wagner, est décédée à Auxerre, rue du quatorze juillet n°3, le 21 septembre 1926. Le déclarant est son petit-gendre Théophile Adonis Ythier (70 ans).

16 ans et demi plus tard, le 11 avril 1943, décède dans la même ville Marie Louise Wagner, 95 ans, veuve de Léony Contant, née à Épernay (Marne) le 22 août 1847, fille des époux décédés Charles Louis Germain Wagner et Joséphine Elodie Vincent. Il s'agissait donc de la fille de notre présumée centenaire.

C'est à Épernay dans la Marne que s'est éteint son époux. En effet, l'acte de décès de ce dernier nous apprend que Charles Louis Hermann Wagner, 82 ans, "époux de Joséphine Elodie Vincent", y est mort chez lui au n°9 rue du Donjon le 19 septembre 1894. Le décès fut déclaré par son fils Simon Louis Auguste Sosthène Wagner (49 ans).

Les actes de naissance des 2 enfants cités ci-dessus nous apprennent que :

- Marie Louise, fille de Charles Louis Germain Wagner (35 ans) et de Joséphine Elodie Vincent (22 ans), est bien née à Épernay le 22 août 1847.
- Simon Louis Auguste Sosthène Wagner, fils de Charles Louis Herrmann Wagner (33 ans) et de Joséphine Elodie Vincent (20 ans), est né à Avize le 16 juin 1845.

Le mariage a eu lieu à Avize le 28 mai 1844 : Charles Louis Herrmann Wagner a épousé Joséphine Elodie Vincent, âgée de 18 ans et 10 mois, née à Avize le 2 juillet 1825, fille d'Augustin Jean Baptiste Vincent et de Marie Joséphine Escurou[?] dit Lafont.

Le recensement d'Avize de 1836 nous indique qu'à cette époque, Auguste Vincent (35 ans) vivait avec sa femme Joséphine Lafont (34 ans) et leurs enfants Elodie Vincent (11 ans) et Arthur Désiré Vincent (2 ans) ainsi qu'avec une domestique et son fils naturel.

L'acte de décès de Charles Wagner précisait que le défunt résidait au n°9 rue du Donjon sis à Épernay. Or, à la même adresse, on retrouve sur le recensement de 1911 une certaine Louise veuve Wagner née à Avize en 1825. Bien que le prénom ne corresponde pas, les autres éléments apportés ne laissent aucun doute sur son identité : il s'agit bien d'Elodie Vincent. Dans ce cas, on pourrait se demander pourquoi, alors qu'elle était déjà + qu'octogénaire, notre présumée centenaire serait partie mourir 15 ans plus tard dans une autre ville située à près de 200 km de son habitation d'alors.

Un membre de Geneanet apporte un élément de réponse à cette énigme : "Habitait jusqu'en 1918, rue du Donjon, bordant le "Jard" à Epernay. En Mai 1918, la maison fût écrasée par une bombe allemande; huit jours après, Elodie Wagner s'était repliée à Auxerre - 3 rue du 14 Juillet - chez sa fille Louise Contant."

Cette explication est tout à fait plausible puisqu'on sait que Marie Louise Wagner, veuve de Léony Contant, fille d'Elodie, est décédée dans la même ville en 1943 comme il est expliqué plus haut. L'adresse citée "3 rue du 14 juillet" est bien celle indiquée dans l'acte de décès d'Elodie.

En confrontant tous les documents en notre possession, on s'aperçoit que les informations sont bien concordantes en particulier sur l'âge qui suggère à chaque fois une naissance en 1825 (le 2 juillet selon les actes de mariage et de décès).

D'après son acte de naissance, Joséphine Elodie, fille d'Augustin Jean Baptiste Vincent et de Marie Josephine Escuroux dit Lafont, est bien née et a été déclarée à Avize le 2 juillet 1825.

Conclusion : Joséphine Elodie Vincent est morte à l'âge de 101 ans et 81 jours.
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Prudentienne GUYOT (1774-1875), de Fontaine-sur-Coole (Marne)

Message par Barti le Dim 25 Mar 2018 - 17:41

L'acte de décès indique que Prudentienne Guyot, née à Fontaine-sur-Coole, âgée de cent ans et huit mois, veuve de Jean Claude Brisson, fille d'André Guyot et de Marie Anne Royer, est décédée à Fontaine-sur-Coole le 2 janvier 1875. Elle serait donc née en avril ou mai 1774. L'un des déclarants est son fils Clément Brisson (70 ans).

Prudentienne avait beau résider à Fontaine lors de son décès, c'est dans la commune voisine de Bussy-Lettrée (Marne) qu'on la retrouve dans le recensement de 1872 : Jean Brisson (64 ans, né à Bussy-Lettrée) vivait avec sa femme Marie Catherine Plouviez (62 ans, née à Bussy-Lettrée) et sa mère Pudentienne Guillot (100 ans, née à Fontaine-sur-Coole).

Il est impossible de retrouver Prudentienne dans les recensements de 1866 et 1861 que ce soient dans les communes ci-dessus citées ou bien dans d'autres communes voisines. Ce n'est qu'en 1856 qu'elle refait son apparition toujours à Bussy-Lettrée. Ainsi, on apprend que :

- En 1856, "dit Clément" Brisson (74 ans) vivait avec sa femme Prudentienne Guyot femme Brisson (84 ans).
- En 1846, Clément Brisson (63 ans) vivait avec sa femme Prudentienne Guyot (72 ans).
- En 1836, Clément Brisson (57 ans) vivait avec Prudentienne Guyot femme Brisson (54 ans) et Jean Brisson (26 ans).

L'acte de décès de l'époux permet de comprendre pourquoi il était surnommé Clément. En effet, Jean Claude Brisson dit Clément, 74 ans, demeurant à Bussy-Lettrée, "marié à Guyot Pudentienne", décédé le 17 mai 1856 en la maison de son fils Clément Brisson à Fontaine-sur-Coole, était le fils naturel d'une certaine Marie Jeanne Clément. En revanche, impossible de savoir à ce stade pourquoi son patronyme d'usage était "Brisson".

Le couple a donc eu au moins 2 enfants : Jean (né à Bussy-Lettrée) et Clément. Cela nous permet de retrouver leurs actes de naissance qui stipulent que :

- Jean, fils de Jean Claude Brisson et de Prudencienne Guyot, est né à Bussy-Lettrée le 1er juillet 1807.
- Clement, fils de Jean Claude Brisson et de Prudenciennes "Royer", est né à Bussy-Lettrée le 4 Thermidor an 12 (= 23 juillet 1804).

Le mariage a été célébré à Vatry (Marne) le 10 Frimaire an 10 (=1er décembre 1801) : Jean Claude Brisson, fils naturel de Claude Brisson et de Marie Jeanne Clement [il s'agit donc d'un enfant né hors mariage mais qui a conservé le nom de son père], né à Vatry le 1er août 1783, a épousé Prudentienne Guyot, née à Fontaine-sur-Coole le 30 avril 1774, fille d'Andre Guyot et de Marie Anne Royer.

La récolte est bonne, mais peut laisser perplexe : si le lieu de naissance, l'identité de Prudentienne et celle de ses parents sont constants dans le temps (à l'exception du nom "Royer" dont elle est affublée sur l'acte de naissance de son fils Clément, et qui est probablement une confusion, déjà rencontrée ailleurs, avec le nom de jeune fille de sa mère), on constate une fluctuation d'âge non négligeable : Les recensements de 1872 et 1856 la vieillissent de 2 ans, le recensement de 1846 est cohérent et celui de 1836 la rajeunit carrément de 8 ans ! La cohérence ne revient qu'avec l'acte de mariage qui lui attribue une date de naissance (30 avril 1774) qui s'accorde avec l'âge revendiqué au décès.
Si cette dernière date de naissance est correcte, alors Prudentienne serait théoriquement 9 ans plus jeune que son mari, ce que les recensements de 1856 et 1846 semblent confirmer. En revanche, sur celui de 1836, c'est le mari qui devient son aîné. Alors, ce dernier document est-il le signe d'une escroquerie bien que tout le reste ne semble pas concevoir cette hypothèse ?

Il semble que non car, après dépouillement des registres paroissiaux de Fontaine-sur-Coole dans la fourchette de dates possibles, un seul acte de baptême peut correspondre : Prudentienne, fille d'André Guiot et de Marie Anne Roier, est née le 30 avril 1774 et a été baptisée le lendemain.

Force est de constater que Prudentienne Guyot est donc bien morte à l'âge de 100 ans et 247 jours.
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Marie Elisabeth GRASSET (1776-1876), de Saint-Chéron (Marne)

Message par Barti le Ven 23 Mar 2018 - 12:53

L'acte de décès indique que Marie Elisabeth Grasset, née à Changy (Marne) le 14 octobre 1776, âgée de cent ans et un mois, épouse de défunt Pierre Etienne Valentin, fille de Jean Baptiste Grasset et Marie Françoise Justine Oudot, est décédée à Saint-Chéron le 12 novembre 1876. L'un des déclarants est son gendre Claude Eustache Bertrand (66 ans).

Les recensements de Saint-Chéron nous apprennent que :

- En 1876, Claude Eustache Bertrand (65 ans, né à Saint-Eulien) vivait avec sa femme Marie Félicité Valentin (60 ans, née à Changy) et leur "mère et belle-mère" Elisabeth Grasset veuve Valentin (100 ans, née à Changy).
- En 1872, Claude Eustache Bertrand (61 ans, né à Saint-Eulien) vivait avec sa femme Marie Félicité Valentin femme Bertrand (55 ans, née à Changy) et "leur mère et belle-mère" Elisabeth Grasset veuve Valentin (95 ans, née à Changy).
- En 1866, Claude Eustache Bertrand (55 ans) vivait avec sa femme Marie Félicité Vallentin femme Bertrand (49 ans) et "leur mère" Elisabeth Grasset veuve Vallentin (89 ans).
- En 1861, Eustache Bertrand (50 ans) vivait avec sa femme Félicité Vallentin femme Bertrand (44 ans) et "leur mère" Elisabeth Grasset veuve Vallentin (84 ans).
- En 1856, Claude Eustache Bertrand (46 ans) vivait avec sa femme Félicité Vallentin femme Bertrand (39 ans) et "leur mère" Elisabeth Grasset veuve Vallentin (79 ans).
- En 1851, Claude Eustache Bertrand (40 ans) vivait avec sa femme Marie Félicité Vallentin femme Bertrand (34 ans), "leur fils" Eustache Augustin Bertrand (13 ans) et "leur aïeule" Marie Elisabeth Grasset (74 ans), propriétaire rentière et "boiteuse".

En 1846, la mère présumée de Marie Félicité Vallentin ne résidait pas à Saint-Chéron. L'acte de mariage de Claude Eustache Bertrand avec Marie Félicité Vallentin, célébré à Changy le 11 septembre 1838, donne un élément de réponse : la mariée est née à Changy le 6 septembre 1816 du légitime mariage de Pierre Etienne Vallentin décédé à Changy le 12 mai 1823 et de sa veuve Marie Elizabeth Grasset demeurant alors à Changy et présente au dit mariage.

C'est bien à Changy que l'on retrouve notre veuve en 1846 : Marie Elisabeth Grasset veuve Valentin (69 ans) vivait avec Toussaint Eléonor Valentin (28 ans), sa femme Emélie Peuchat femme Valentin (30 ans) et la fille du couple Victoire Marcelande Valentin (7 ans).

Grâce à l'acte de mariage de la fille de notre présumée centenaire et à ce dernier recensement, on peut retrouver trace des événements suivants dans les registres de Changy :

- Décès de Pierre Etienne Vallentin, 45 ans, "mari de Marie Elizabeth Grasset" décédé le 12 mai 1823.
- Naissance de Toussaint Eléonor, fils de Pierre Vallentin et d'Elisabeth Grasset, né le 2 novembre 1817 [elle vivait donc chez son fils à Changy en 1846 avant de déménager chez sa fille à Saint-Chéron entre 1846 et 1851].
- Naissance de Marie Félicité, fille de Pierre Vallentin et d'Elisabeth Garsset, née le 6 septembre 1816.

Le mariage a été célébré à Changy le 18 mai 1815 : Pierre Etienne Vallentin a épousé Marie Elizabeth Grasset, âgée de 38 ans, veuve de Jacques Le Gros décédé à Changy le 3 juillet 1814. La filiation et le lieu de naissance ne sont pas précisés (en cause probablement son statut de veuve) mais il est indiqué que parmi les témoins du mariage est présent un certain Médard Le Gros, "parain à l'epouse".

Conformément à ce qui est indiqué ci-dessus, son acte de décès nous apprend que Jacques Legros, 59 ans, "époux de Marie Elizabeth Grasset", est décédé à Changy le 3 juillet 1814.

Ce mariage a été célébré à Changy le 20 Germinal an 12 (= 10 avril 1804) : Jacques Legros a épousé Marie Elizabeth Grasset, 28 ans, née à Changy le 14 octobre 1776, fille de Jean Baptiste Grasset et Marie Françoise Justine Oudot.

Cette fois-ci, lieu et date de naissance sont indiqués de même que la filiation qui correspondent parfaitement avec ce qui est écrit sur l'acte de décès. Sur les autres documents, âge, identité et renseignements divers sont parfaitement concordants avec le reste.

Tout ceci nous permet de localiser le seul acte de baptême pouvant correspondre : Marie Elizabeth, fille de Jean B(aptis)te Grasset et de Marie Françoise Justine Oudot, est née et a été baptisée le 14 octobre 1776. Son parrain étant un certain Jean François Medard Le Gros, il correspond bien à l'identité du fameux parrain présent lors de son second mariage.

Pas de doute : Marie Elisabeth Grasset s'est éteinte le 12 novembre 1876 à l'âge de 100 ans et 29 jours.
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Marie Reine MORET (1778?/1783-1880), de Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson (Marne)

Message par Barti le Jeu 22 Mar 2018 - 19:10

Oui oui, c'est bien le nom de cette commune. Je l'ai copié-collé évidemment, sinon je serais encore en train de l'écrire !

L'acte de décès indique que Marie Reine Moret, âgée de cent deux ans et sept mois, née à Crespy (Aube), veuve de Jean Baptiste Déclaron, est décédée à Saint-Rémy (j'abrégerai comme ça) le 17 août 1880 (elle serait donc née vers janvier 1778). L'un des déclarants est son gendre Hippolyte Puissant (60 ans). 

A Saint-Rémy, on retrouve l'intéressée aux dates suivantes :

- En 1876, Hippolyte Puissant (56 ans, né à Saint-Rémy) vivait avec sa femme Marie Célestine Déclaron (61 ans, née à Courcelles dans l'Aube) et "leur femme" [je pense que l'agent censeur voulait plutôt dire "leur mère"] Marie Reine Moret veuve Déclaron (98 ans, née à "Crépy" dans l'Aube).
- En 1866, Hypolite Puissant (48 ans) vivait avec sa femme Marie Celestine Déclaron (54 ans), leurs enfants Marie Anaïse Puissant (16 ans) et Ambroise Hypolite Puissant (17 ans) ainsi qu'avec "leur mère" Marie Reine Moret (84 ans), veuve.

Le mariage d'Augustin Hypolite Puissant avec Marie Anne Célestine Déclaron, célébré à Saint-Rémy le 13 décembre 1847, nous apprend que l'épouse est née à Courcelles (Aube) le 19 [?] 1815 et qu'elle est la fille de Jean Déclaron et Marie Reine Mo[?] [nom de famille coupé] tous deux domiciliés à Courcelles.

C'est dans cette dernière commune que l'on retrouve notre présumée centenaire sur la suite des recensements :

- En 1856, Jean René Déclaron (76 ans) vivait avec sa femme Reine Moret (74 ans).
- En 1846, J(ea)n René Déclarron (65 ans) vivait avec sa femme Marie Reine Moret femme Déclarron (60 ans) et leurs enfants Ambroise (23 ans), Célestine (30 ans) [vraisemblablement la future épouse Puissant] et Victoire (34 ans).
- En 1836, Jean B(aptis)te Declaron (51 ans) vivait avec Reine Moret femme Declaron (47 ans), Victoire Declaron (27 ans) et Ambroise Déclaron (14 ans).

Le mari est donc forcément décédé entre 1856 et 1866. Son acte de décès confirme ceci en indiquant que Jean Déclaron, 79 ans, "marié à Reine Moret", est décédé à Courcelles le 29 mars 1860.

L'acte de naissance de Marie Anne Célestine, fille de Jean Déclaron et Marie Reine Moret, confirme quant à lui qu'elle est née à Courcelles le 19 avril 1815.

Le mariage a été célébré à Crespy, commune de naissance présumée, le 17 avril 1808 après une publication datée du 10 avril précédent : René Déclaron, 27 ans, a épousé Marie Reine Morét, 24 ans, fille de Nicolas Morét et Louise Moret, cultivateurs à Crespy.

Le récapitulatif des informations récupérées jusqu'ici montre quelques grosses incohérences : premièrement le prénom de l'époux, même si ça n'est pas très important, qui passe de "Jean Baptiste" à "René" en passant par "Jean" et "Jean René".
Deuxièmement, le plus important, l'âge de l'épouse qui devrait corroborer une naissance vers janvier 1778 et qui ne le corrobore que sur le recensement le plus récent de 1876. Ensuite, ça se gâte : 4 ans de moins sur les recensements de 1866 et 1856, 8 ans de moins sur le recensement de 1846, 11 ans de moins sur le recensement de 1836.
L'écart décroît cependant sur l'acte de mariage qui ne la rajeunit que de 6 ans.

A la vue des documents de milieu de vie, il semble très peu probable que nous soyons en présence d'une authentique centenaire malgré la précision au mois près apportée par son acte de décès. L'acte de mariage ne mentionnant aucune date de naissance, il est même impossible à ce stade de deviner l'année de naissance avec certitude. Seule solution : retrouver l'acte de baptême en dépouillant les registres paroissiaux de Crespy !

Et finalement, si on tient compte de l'identité qui elle est restée fidèle tout au long de sa vie, le seul acte de baptême pouvant correspondre est celui de Marie Reine, fille de Nicolas Moret et Louise Moret, née à Crespy le 6 janvier 1783 et baptisée le lendemain. Elle était donc bien née en janvier, mais 5 ans plus tard... pas de centenaire ici !

Si on compare ce résultat aux documents récupérés, on constate que Marie Reine a été rajeunie d'1 an sur son acte de mariage, rajeunie de 6 ans sur le recensement de 1836, rajeunie de 3 ans sur le recensement de 1846, vieillie d'1 an sur les recensements de 1856 et 1866, et vieillie de 5 ans sur le recensement de 1876 et l'acte de décès. Aucun ne donnait donc son âge réel mais force est de constater qu'un fort rajeunissement sur un document n'est pas forcément signe d'escroquerie.

Quoi qu'il en soit, il y a bien eu escroquerie ici, mais moins importante que prévue : Marie Reine Moret est morte à l'âge de 97 ans et 224 jours.
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Marie Thérèse Eulanie VIART (1782-1883), de Vouciennes (Marne)

Message par Barti le Mer 21 Mar 2018 - 18:56

Le Petit Journal du 30 août 1883 rapporte la présence d'une centenaire à "Voucienne" (Marne) nommée Marie-Thérèse Viart, née le 25 août 1782 et par conséquent âgée de 101 ans.

L'acte de décès indique que Marie Thérèse Viart, âgée de cent un ans, née à Togny-aux-Boeufs (Marne) le 25 août 1782, veuve de Pierre Charles Arrouart, fille de Joseph Louis Viart et Marie Anne Baillia, est décédée à Vouciennes le 16 novembre 1883. Les déclarants sont ses fils Joseph Arrouart (74 ans, maire de Vouciennes) et Pierre Charles Arrouart (68 ans).

Les recensements de Vouciennes nous apprennent que :

- En 1876, Charles Arrouart (61 ans) vivait avec sa femme Félicité Lévêque femme Arrouart (56 ans), "leur fille" Marie Sidonie Arrouart (20 ans) et "leur mère" Thérèse Viart veuve Arrouart (94 ans). Les trois premiers sont nés à Vouciennes et la dernière à Togny.
- En 1866, Charles Arrouart "père" (83 ans) vivait avec sa femme Thérèse Viart (83 ans).
- En 1856, Charles Arrouart (73 ans) vivait avec sa femme Marie Therèze Viart (73 ans).
- En 1846, Charles P(ier)re Arrouart (63 ans) vivait avec sa femme Marie Therèze Viart (63 ans).
- En 1836, Charles Pierre Arrouart (53 ans) vivait avec Marie Therèse Eulalie Viart femme Arrouart (53 ans).

Les actes et recensements ci-dessus cités permettent de retrouver 3 autres actes utiles pour nos recherches dans lesquels on apprend que :
- Pierre Charles Arrouart, 90 ans, est décédé à Vouciennes le 26 mars 1873. Il était "domicilié en cette commune avec son épouse Viart (Thérèse)". Les déclarants étaient son fils Charles Arrouart-Lévêque (57 ans) [son 2ème nom provient vraisemblablement de celui de son épouse Félicité Lévêque] et son petit-fils Théophile Arrouart (23 ans).
- Pierre Charles, fils de Pierre Charles Arrouart (32 ans) et Marie Thérèse Eulalie Viart, est né à Vouciennes le 7 juillet 1815.
- Pierre Joseph, fils de Pierre Charles Arrouart et Marie Thérèse Eulalie Viart, est né à Vouciennes le 28 août 1809.

Le mariage a été célébré à Togny-aux-Boeufs le 3 février 1807. Charles Arrouart, 24 ans, a épousé Thérèse Eulanie Viart, 24 ans, fille de Louis Viart et de Marie Anne Baillia, résidant chez ses parents à Togny-aux-Boeufs.

Seul l'acte de décès et l'article du Petit Journal donnent donc une date de naissance exacte qui serait le 25 août 1782. Il est à noter, cependant, que les 6 documents mentionnant l'âge corroborent cette date et que les identité et filiation sont également cohérentes à l'exception du 3ème prénom Eula(l/n)ie qui n'apparaît bizarrement pas sur les documents les plus récents.

Pourtant, il apparaît bien sur le seul acte de baptême pouvant correspondre dans la paroisse de Togny-aux-Boeufs : Marie Therese Ulanie, fils de Joseph Louis Viart et Marie Anne Baillia, a bien été baptisée le 25 août 1782 mais était née "avant hier" c'est à dire le 23 août, et était donc plus âgée de 2 jours.

Bien que l'orthographe du 3ème prénom ne soit pas très clair (Ulanie ? Eulanie ? Eulalie ?) [à noter que l'intéressée signe "Ulanie" sur son acte de mariage], force est de constater que Marie Thérèse Viart est morte à l'âge de 101 ans et 85 jours.
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Nicolas François GILLET (1786-1886), de Faux-Fresnay (Marne)

Message par Barti le Lun 19 Mar 2018 - 21:41

L'acte de décès indique que Nicolas François Gillet, âgé de cent ans, né à Faux-Fresnay le 9 juin 1786, fils de Nicolas Gillet et de Marie Magdeleine Guillemet, veuf de Marie Adélaïde Garnesson décédée à Faux-Fresnay le 20 septembre 1860, est décédé à Faux-Fresnay le 14 juillet 1886. Les déclarants sont Amand Fidèle Gillet (64 ans) et Jules Alexandre Gillet (28 ans), fils et petit-fils du défunt.

Quelques recensements de Faux-Fresnay nous apprennent que :

- En 1881, Amand Fidèle Gillet (60 ans) vivait avec sa femme Angèle Brissot (47 ans) et son père Nicolas Francois Gillet (96 ans).
- En 1861, N(ico)las Gillet (75 ans), veuf, vivait seul.
- En 1836, Francois Gillet (50 ans) vivait avec Adélaide Garnesson femme Gillet (45 ans), Amand Fidel Gillet (15 ans), Auguste Gillet (13 ans) et Julie Gillet (11 ans).

Conformément aux indications fournies dans l'acte de décès de son époux, Marie Adélaïde Garnesson, 69 ans, "épouse de Nicolas François Gillet", est décédée à Faux-Fresnay le 20 septembre 1860. Les déclarants étaient ses deux fils Amand Fidel Gillet (39 ans) [celui qui a déclaré le décès de son père 26 ans plus tard] et Augustin Gillet (37 ans).

On peut retrouver les actes de naissance de ces deux fils dans les registres de Faux-Fresnay. Ainsi :
- Amand Fidèle, fils de Nicolas François Gillet (35 ans) et Marie Adélaide Garnesson, est né le 29 septembre 1821.
- Augustin, fils de Nicolas François Gillet (37 ans) et Marie Adélaide Garnesson, est né le 12 septembre 1823.

Le mariage a été célébré à Faux-Fresnay le 22 janvier 1821 : Marie Adélaïde Garnesson a épousé Nicolas François Gillet, 35 ans, né à Faux-Fresnay le 9 juin 1786, veuf en premier mariage d'Eulalie Morot décédée à Faux le 1er août 1820, fils de Nicolas Gillet et de défunte Magdeleine Guillemet.

D'après l'acte de décès d'Eulalie Morot, 25 ans, son époux Nicolas François Gillet (33 ans) a déclaré le décès qui est bien survenu à Faux-Fresnay le 1er août 1820.

Ce "premier mariage" a été célébré à Faux-Fresnay le 22 février 1819 : Eulalie Moreau a épousé Nicolas François Gillet, 32 ans, né à Faux-Fresnay le 9 juin 1786, fils de Nicolas Gillet et de défunte Magdeleine Guillemet.

A l'exception de l'acte de décès de la première épouse qui rajeunit Nicolas d'1 an par rapport à sa date de naissance théorique (revendiquée à son décès et à ses deux mariages) et le recensement de 1881 qui le vieillit d'1 an, tous les documents corroborent la dite date. La filiation et l'identité sont également cohérents.

Pas de doute : l'acte de baptême de Nicolas Francois, fils de Nicolas Gilet et Marie Magdeleine Guillemet, baptisé à Faux-Fresnay le 10 juin 1786 et "né de la veille", est bien le sien.

Nicolas François Gillet a donc vécu 100 ans et 35 jours.
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Marie Jeanne Véronique GALLOIS (1786-1887), de Sainte-Marie-à-Py (Marne)

Message par Barti le Sam 17 Mar 2018 - 21:38

L'acte de décès indique que Marie Jeanne Véronique Gallois, âgée de cent ans et demi, née à Sainte-Marie-à-Py le 7 juillet 1786, veuve de Pierre Hubert Vieillard décédé à Sainte-Marie-à-Py, fille de Jean Baptiste Gallois et Marie Simonne Huyard, est décédée à Sainte-Marie-à-Py le 8 janvier 1887. Les déclarants sont Claude Eugène Vieillard (66 ans) et Hubert Damien Vieillard (51 ans), respectivement fils et petit-fils de la défunte.

Les recensements de Sainte-Marie-à-Py nous apprennent que :

- En 1886, Marie Geneviève Vieillard veuve Gallois (73 ans) vivait avec sa mère Véronique Gallois veuve Vieillard (99 ans).
- En 1876, Véronique Gallois veuve Vieillard (90 ans) vivait seule en ménage dans la même maison que Hubert Damien Vieillard (42 ans), sa femme Marie Adèle Jacquart (34 ans) et "leur père" J(ea)n B(aptis)te Nicolas Vieillard (68 ans) [vraisemblablement le fils de Véronique]. Tous sont nés à Sainte-Marie-à-Py.
- En 1866, Véronique Gallois veuve Vieillard (80 ans) vivait seule en ménage dans la même maison que Hubert Damien Vieillard (31 ans), sa femme Marie Azèle Jacquart (23 ans), "leur père" Jean Baptiste Vieillard (57 ans) et leur fille Marie Marguerite Vieillard (3 ans).
- En 1856, P(ierr)e Hubert Vieillard (72 ans) vivait avec sa femme M(ari)e J(ean)ne Véronique Gallois (69 ans) à côté de chez J(ea)n Baptiste Vieillard (47 ans) et son fils Hubert Damien Vieillard (21 ans).
- En 1846, Hubert Viellard (62 ans) vivait avec sa femme Véronique Gallois (60 ans) et leurs enfants Eugène Viellard (26 ans), Caroline Viellard (23 ans) et Hyppolite Viellard (16 ans).
- En 1836, Hubert Viellard (52 ans) vivait avec Véronique Gallois femme "Hubert" (50 ans) et leurs probables enfants Geneviève, Julie, Eugene, Léonide, Caroline et Hyppolite Viellard (23, 22, 16, 15, 13 et 6 ans).

D'après son acte de décès, Pierre Hubert Vieillard, 76 ans, "époux de Gallois Véronique, âgée de soixante-quatorze ans", s'est éteint à Sainte-Marie-à-Py le 4 juin 1860.

Les actes de naissance de Jean Baptiste Nicolas, Marie Geneviève et Jean Claude Eugène Vieillard confirment que ces membres de la même fratrie sont nés à Sainte-Marie-à-Py respectivement les 22 janvier 1809, 27 février 1813 et 24 mars 1820 de l'union de Pierre Hubert Viellard et Marie J(e)anne Veronique Gallois. L'âge de l'épouse n'est malheureusement indiqué sur aucun de ces actes.

Leur mariage a été célébré à Sainte-Marie-à-Py le 18 juin 1806. Pierre Hubert Vielliard a épousé Marie Jeanne Veronique Gallois, âgée de 20 ans, née à Sainte-Marie-à-Py le 7 juillet 1786, fille des vivants Jean Baptiste Gallois et Marie Simonne Huyart.

Un mariage assez précoce, une date de naissance et une filiation identiques sur l'acte de mariage et l'acte de décès, des recensements et l'acte de décès de l'époux qui étayent l'année de naissance revendiquée : tout roule !

L'acte de baptême qui indique que Marie Jeanne Veronique, fille de Jean Baptiste Gallois et Marie Simonne Huyard, est née à Sainte-Marie-à-Py le 7 juillet 1786 et baptisée le lendemain, conclue cette démonstration et prouve l'authenticité de cette centenaire.

Dans la famille Vieillard, il y avait surtout une vieillarde ! Marie Jeanne Véronique Gallois est morte à l'âge de 100 ans et 185 jours.
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Re: Investigations sur de possibles grands centenaires français décédés (anciens et modernes)

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